MEREDITH (voix off) : Quand on est petit, on a peur la nuit parce qu’il y a des monstres cachés sous le lit. Quand on est plus vieux, les monstres sont différents
Plan sur Meredith et Cristina qui opèrent seules, l'air paniqué.
MEREDITH (voix off) : Doute de soi
Plan sur Callie allongée sur le sol des urgences avec un saignement de nez
MEREDITH (voix off) : Solitude
Plan sur une Lexie pleine de regrets assise dans un couloir
MEREDITH (voix off) : Regrets. Et bien qu’on soit plus âgés et plus sages, on a toujours peur du noir
1. INT – MAISON DE MEREDITH – NUIT
Izzie est assise dans un coin de sa chambre et Denny est assis sur le lit
IZZIE : Je suis folle, c’est ça hein ? Je suis cinglée
DENNY : Tu n’es pas folle, Izzie
IZZIE : Alors c’est quoi tout ça ? Mais toi, toi, t’es quoi au juste ?
DENNY : Je suis un homme mort qui t’aime toujours
IZZIE : C’est mon imagination. J’ai toujours eu une imagination débordante
DENNY : Izzie, tu m’as touché
IZZIE : Je t’ai touché et embrassé quand t’étais vivant. En fait, tout ce qui arrive là, ça s’est déjà passé et moi, je…je revis ces moments, c’est seulement une douleur résiduelle
DENNY (se levant) : Bon alors je crois que le seul moyen de tester ça, c’est de faire une chose qu’on a jamais eu l’occasion de faire à l’époque
Il enlève son t-shirt et ils s'embrassent en s'affalant sur le lit
GENERIQUE
2. EXT – BAIE DES AMBULANCES - NUIT
Cristina arrive aux urgences tandis qu'Owen attend dans le compartiment des ambulances
OWEN : Docteur Yang ?
CRISTINA : Docteur Hunt
OWEN : Je…
Elle commence à entrer
OWEN : Vous êtes là pour moi ?
CRISTINA (se retournant) : Quoi ?
OWEN : Bah je enfin je voulais dire pour mon trauma
CRISTINA : Je suis venue pour une appendicectomie, l’ambulance est en chemin
Elle commence à repartir
OWEN : Docteur…
Elle se retourne à nouveau
CRISTINA : Vous aviez un truc à me dire ?
OWEN : T’es arrivée avant l’ambulance, comment ça se fait ?
CRISTINA : Je vis de l’autre côté de la rue
Elle entre
3. INT – MAISON DE MEREDITH – NUIT
Meredith lit par terre dans la salle de bain tandis que Sadie entre pour faire pipi
SADIE : Ton canapé est pourri, j’arrive pas à dormir
MEREDITH : Je me suis pas couché moi
SADIE : T’es toujours par terre comme ça pour bouquiner ?
MEREDITH : Je voulais pas réveiller Derek. Tout ça, là, c’est ce que ma mère écrivait quand elle était résidente
SADIE : Je croyais qu’on détestait ta mère ?
MEREDITH : Je me dis que maintenant, si j’étais pas sa fille, je l’aurais appréciée. Crois-moi, elle était marrante et enthousiaste, dans le genre Cristina
SADIE (sarcastique) : Ouais, enthousiaste ça va avec Cristina. Marrante, pas tellement
MEREDITH : Il faut du temps pour l’amadouer un peu mais quand c’est fait, c’est Cristina. Laisse-lui une chance. Elle est très loyale et t’as besoin d’alliés par ici
SADIE : Oh et qu’est-ce que tu penses de ta petite Lexie ?
MEREDITH : Quoi ce que j’en pense ?
SADIE : Ouais en tant qu’alliée pour moi. (Souriant) Ma nouvelle collègue et amie pour la vie
MEREDITH : Non, non, non, ça je…ça j’en doute, c’est très…elle a eu une bonne éducation avec des parents, de nombreuses règles et des smiley un peu partout sur ses murs
Meredith reçoit un bip sur son bipeur à paillettes
MEREDITH : C’est Cristina, y a une appendicectomie. Tu vois ? La loyauté
SADIE : Je viens avec toi. J’ai des tas de travaux pratiques à rattraper. Je m’habille
MEREDITH : D’accord
Dans le couloir, elles entendent Izzie gémir dans sa chambre
SADIE : C’est chaud
MEREDITH : Non, porno
Meredith est perplexe lorsqu'Alex sort de sa chambre
MEREDITH : Mais…mais qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que tu fais ici ?
ALEX : Y a pas que toi qu’as payé pour qu’on te bipe s’il y a une petite appendicectomie
MEREDITH : Non, je parle pas de ça
Ils entendent Izzie
MEREDITH : Voilà de quoi je parle. Si t’es ici alors qui est avec Izzie ? (Choquée) Derek ?!
Derek sort en titubant de leur chambre et s'approche
DEREK : Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ?
MEREDITH : Rien, il se passe rien, je…
DEREK : Pourquoi t’es habillée ? Il est 3 heures du matin. (Entendant) Qui fait un porno avec Izzie dans sa chambre ?
ALEX : Oh du calme, elle se la joue en solo, c’est très chaud
Alex frappe à la porte de la chambre d’Izzie
ALEX : Izzie ? La fête est terminée, on a une appendicectomie
SADIE (d’en bas) : On y va la tueuse ?
DEREK : Sadie vit ici également ?
MEREDITH : Juste pour la dépanner le temps qu’elle se trouve un appart et elle s’en va
DEREK : Je veux plus de chiens errants
MEREDITH : Non, plus de chiens errants
Derek et Meredith s’embrassent
ALEX : Izzie ? Izzie, ouvre
Izzie ouvre sa porte toute en sueur
IZZIE : Oh hey salut. Bon euh…ouais j’ai pas, je me sens pas très bien, j’aime mieux laisser tomber. J’en sais rien, je crois que j’ai la grippe ou une intoxication alimentaire
ALEX : Tu transpires
IZZIE : Ouais…j’ai super chaud. Et froid. Chaud, froid, j’ai des frissons. Oui, je crois que je vais retourner me coucher
ALEX (ricanant) : T’avais pas trop l’air de dormir. Je vais rester je peux te filer un petit coup de main si tu veux
IZZIE : Non, non, j’ai pas…je veux pas te contaminer toi aussi alors…
Izzie ferme la porte
4. INT – URGENCES - NUIT
Bailey arrive aux urgences et trouve Meredith, Cristina, George et Alex qui l'attendent
BAILEY : Qu’est-ce que vous faîtes tous ici ?
CRISTINA : Il est à moi, j’ai grillé l’ambulance
MEREDITH : Et elle partage avec moi
GEORGE : Il est à moi, je suis de garde
ALEX : Bonjour Docteur Bailey, vous êtes ravissante
CRISTINA : Lèche-cul. J’étais là en premier et le Chef a dit que c’est moi qu’il doit regarder
BAILEY : Oh ça y est, y a la chirurgie en solo qui approche et vous savez que depuis deux ans, le Chef donne une appendicectomie. Alors, vous, les apprentis chirurgiens, vous avez traîné vos petites carcasses jusqu’ici pour obtenir quelques conseils du maître. Oui, c’est très astucieux, d’accord, j’en garde deux d’entre vous
GEORGE : Moi, je suis de garde
CRISTINA : J’ai donné toutes les infos à Meredith sur ce cas
MEREDITH : Jason Kron, 47 ans, douleur au niveau de la fosse iliaque droite
BAILEY : Hum-hum, Karev qu’est-ce que tu sais à propos de Monsieur Kron ?
ALEX : Je sais que ce gars a du bol de vous avoir comme chirurgien
Owen amène son patient
NICOLE : Arthur Soltanoff, 45 ans, tombé d’une fenêtre au deuxième étage. Constantes stables, fractures multiples et lacérations avec trauma crânien probable
OWEN : Trauma 1. Docteur Bailey, je vais avoir besoin d’un de vos résidents
GEORGE : Moi ! Moi, je suis de garde
BAILEY : Vas-y
Une infirmière s'approche
INFIRMIERE : Docteur Bailey, on a une patiente avec des douleurs abdominales sévères, on peut vous prendre un résident ?
BAILEY : Très bien, Grey et Yang, préparez Monsieur Kron pour l’opération. Karev, on ne sait jamais, des douleurs abdominales sévères, ça peut devenir une appendicectomie
ALEX : Docteur Bailey, un médecin est là pour aider chaque personne quelle qu’elle soit. Si un de mes patients a mal, je suis présent
Alex sourit, lui fait un clin d’œil et s’en va. Bailey rigole
5. INT – SALLE AU SOUS-SOL - NUIT
Les internes testent la sensibilité des pieds de Steve
RYAN : Tu sens ça ?
STEVE : Je sens plus mes jambes
RYAN : Tu peux sentir ça ?
Les internes s’amusent à le chatouiller, y compris à la tête en riant
STEVE : T’as pas besoin de faire…mais arrête, je peux le sentir ça
Sadie entre
SADIE : Les résidents sont ici, tous sans exception dans l’hôpital, alors quoi que vous fassiez…(Voyant Steve allongé) qu’est-ce que vous faîtes ?
LEXIE : On lui a fait une péridurale
SADIE : Sans m’appeler ?
RYAN : Ça vient d’arriver
SADIE : Les péridurales n’arrivent pas subitement. J’habite chez la tueuse, j’aurais pu être là en dix minutes
LEXIE Tu vis chez Meredith ?
STEVE : Lexie
LEXIE : Quoi ?
Steve s'est fait pipi dessus
RYAN : Oh ça craint, le mec s’est pissé dessus
GRACIELLA : On a oublié la sonde urinaire
STEVE : Non, pas de sonde
LEXIE : Tu veux encore te pisser dessus ?
STEVE : Non
SADIE : Une péridurale hein ? Wow, ça m’impressionne. (A Lexie) La tueuse se trompe complètement sur toi
LEXIE : Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle a dit ?
SADIE : Que t’étais une poule mouillée. (Mettant des gants) Dommage qu’il soit pas enceint, on pourrait lui faire une césarienne
LEXIE : On pourrait lui retirer l’appendice
RYAN (riant) : Ou l’amputer d’un pied
LEXIE : Je suis sérieuse, là. Ça changerait rien pour lui
SADIE (souriant) : On pourrait lui retirer l’appendice, on trouve un bloc de libre et tout sera réglé en une heure
STEVE : Je suis là, je vous entends
LEXIE : Tu pourrais regarder. Même pas besoin de t’endormir, tu seras encore sous péridurale
RYAN : Je suis de repos demain. On peut échanger les gardes pour qu’il se rétablisse
GRACIELLA : Mais ils sont tous ici
SADIE : Ils pensent qu’à la chirurgie en solo, t’inquiète
LEXIE (souriant) : Elle est géniale cette idée, on pourrait être des stars
STEVE : Non ! Hors de question d’avoir un tube dans mon pénis. Je suis contre
SADIE.: Très bien. On le fait. Sur moi. Mais je veux le faire sur l’un d’entre vous ensuite
LEXIE : Marché conclu
SADIE (serrant la main de Lexie) : D’accord
6. INT – URGENCES – NUIT
Mark rejoint Callie
MARK : Qu’est-ce qu’on a ?
CALLIE : Blessures importantes. Hunt et Shepherd s’en occupent. Le type est somnambule, il a fait un plongeon à travers la fenêtre du deuxième étage. Terreurs nocturnes
MARK : T’imagines ? Tu te réveilles et puis t’es blessé et meurtri et tu sais pas où t’es, ni comment t’y es arrivé
CALLIE : Ça ressemble à ma vie. Mariée, trahie. Gay, abandonnée. Et je sais même pas comment j’en suis arrivée là. J’ai touché le fond, c’est vraiment horrible, c’est aussi moche que ça en a l’air, ça sera jamais pire
Ils entrent en salle de traumatologie. Une petite fille est aussi présente
OWEN : Fracture tibia péroné gauche. Le reste de son bilan trauma est normal
DEREK : Il lui faut un scan crâne
GEORGE : Il a un saignement là
Le patient se réveille et commence à se débattre avec les médecins
PATIENT : Reste pas là ! Viens vite Ivy ! Il y a un lion des montagnes !
OWEN : Vous êtes dans un hôpital
PATIENT : Ivy ? Où est ma fille ?
IVY : Je suis là papa
PATIENT : Il va attaquer ma fille !
DEREK : Il dort encore
PATIENT : Lâchez-moi !
CALLIE : S’il vous plaît, un peu d’aide par ici !
Alors que les médecins tentent de le maîtriser, il frappe Callie au nez et elle tombe
PATIENT : Lâchez-moi ! Elle a besoin de moi !
7. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL – NUIT
Les internes sont devant le tableau des chirurgies
LEXIE : Bailey a une appendicectomie dans le bloc 2 donc ce niveau est cuit mais si on se met en chirurgie ambulatoire, on est peinard
SADIE : Ok, allons-y
Meredith s'approche
MEREDITH : Vous cherchez quelque chose ?
LEXIE : Oh salut euh…on lui fait visiter, c’est tout. (A Sadie) Ca, c’est le planning des blocs. Et…(montrant le brancard de Meredith) ça c’est un patient. Vous êtes entre de bonnes mains, le Docteur Grey est un excellent médecin
MEREDITH : C’est quoi la suite de la visite ?
RYAN : Un petit tour au labo
LEXIE : Au labo, c’est exact
SADIE (à Meredith): Je dois rester avec mes alliés
MEREDITH : Des smiley un petit peu partout, c’est tout ce que je dis
8. INT – CHAMBRE DE LAUREN - NUIT
Alex entre
ALEX : Madame Hammer, quel est exactement le problème ?
LAUREN : Je…j’ai très, très mal dans mon estomac et je garde rien de ce que je mange, je renvoie tout immédiatement
SETH : Dis-lui ta petite théorie Lauren. Elle a une théorie
LAUREN : Ça va, je suis ici et je sais parler
SETH : Elle croit avoir un cancer de l’estomac parce que c’est internet qui lui a dit
LAUREN : Je suis pas une hypocondriaque, d’accord ? Il est pas à l’intérieur de mon corps
SETH : J’ai aussi une théorie, moi. Ce qu’elle a c’est connu sous le nom de diarrhée
LAUREN : Seth
SETH : Très bien. Je la ferme
ALEX : Allongez-vous, je vais regarder ça. (L’auscultant) C’est pas sensible au niveau de l’appendice alors on a pas besoin de vous l’enlever
LAUREN : Vous faîtes une drôle de tête, c’est une bonne chose ça ou non ?
ALEX : Je suis un peu déçu, pas pour vous. Je vais devoir prélever un échantillon de selles
9. INT – SALLE D’EXAMEN - NUIT
Mark s'occupe du nez de Callie
CALLIE : J’arrive pas à le croire
MARK : C’était pas un si joli nez de toute façon
CALLIE : N’importe quoi, j’avais un très joli nez
MARK : Du calme. Je plaisantais. Il était magnifique ce nez et il le sera encore. Dans deux semaines, ce sera comme si il s’était rien passé
CALLIE : C’est vrai ?
MARK : Hum. Trois semaines. Quatre au pire
CALLIE : Je te déteste
MARK : T’es dingue de moi. Une légère piqûre
Callie gémit de douleur
MARK : Oh arrête, ça fait pas si mal
CALLIE (pleurant) : Ouais bah peut-être que si j’avais passé une bonne année, ça m’aurait juste fait une légère piqûre mais là j’ai très mal. Ça fait super mal
MARK : Alors tu vois, je voulais le faire sous anesthésie locale…mais je vais plutôt le faire sous sédation comme ça, quand tu vas te réveiller, ce sera fait. Et un nouveau jour commencera
CALLIE : Ouais bah…je peux toujours compter sur toi hein ? Tu vas rester mon ami et coucher avec moi quand je veux ?
MARK : Ça c’est clair. Bien sûr. (Souriant) Dès que ton visage sera en meilleur état
CALLIE : Je te déteste
MARK (riant) : T’es dingue de moi
10. INT – SALLE DE TRAUMATOLOGIE – NUIT
ARTHUR : J’ai frappé un médecin ? Je comprends pas. Qu’est-ce que je fais ici ?
OWEN : Votre fille a dit que vous étiez en plein cauchemar et que vous avez sauté par la fenêtre
DEREK : Vous avez des antécédents de somnambulisme ?
ARTHUR : Ça a commencé y a deux ans quand ma femme est morte. Ça m’a fait très peur et je suis allé dans une clinique du sommeil. Ils ont dit que c’était dû au stress et ils m’ont prescrit du clonazépam
GEORGE : Et ça a bien marché ?
ARTHUR : J’élève une fille de 13 ans alors le stress fait partie du boulot. J’avais pas eu de crise depuis longtemps. J’ai pas dû prendre mon comprimé hier soir. (A Ivy) Mon ange…je suis vraiment désolé. T’as dû avoir très peur
IVY : Ça peut aller. Ca va. Seulement je m’inquiète pour toi
ARTHUR : Je suis désolé
11. INT – PLACARD A FOURNITURES – NUIT
Lexie fouille dans le placard quand Mark entre
LEXIE : Docteur Sloan ? Salut euh bonsoir
MARK : Tu sais où ils mettent les kits de perfusion ? Et où sont passés tous les internes ?
LEXIE (lui tendant un kit) : Euh les internes sont tous en train d’interner. C’est prenant d’interner, ils sont très, très pris
DEREK (arrivant) : Docteur Sloan ? Mini Grey
MARK : Je suis venu prendre du matériel médical, des fournitures, j’ai trouvé cette interne dans la réserve. Je n’ai pas invité cette interne dans cette pièce Derek
Derek sourit
MARK : Sauve-toi Grey
LEXIE : Merci
Lexie s'en va
MARK : Me regarde pas comme ça, j’ai rien fait
DEREK : Alors ne fais rien
MARK : Je n’ai rien fait
DEREK : Ne fais rien
MARK : J’ai rien fait
Derek s’en va
12. INT – BLOC OPERATOIRE POUR M. KRON – NUIT
Meredith, Cristina et Bailey sont en train d'opérer
CRISTINA : Docteur Bailey ? On doit visualiser le péritoine ?
BAILEY : Ça dépend. J’en ai tellement vu. En général, je le sens simplement
MEREDITH : Vous avez coupé le muscle dans ce sens-là ou dans celui-là ?
BAILEY : Dans ce sens-là. Ah non, attends euh c’était…dans ce sens-là. C’est le genre de chose qui devient tellement naturel qu’on y pense même plus au bout d’un moment. (Les regardant) Vous réfléchissez tellement que vous me fatiguez rien qu’à vous regarder
13. INT – SALLE DE CHIRURGIE AMBULATOIRE – NUIT
Lexie entre avec les fournitures et les internes sont avec Sadie, anesthésiée
SADIE : Vous arrivez à croire qu’on va faire ça ?
RYAN : La péridurale doit faire effet
LEXIE : Très bien, elle est anesthésiée. On est prêt. Voilà. On y va. (A Sadie) Ca va ?
SADIE : Je trouve le fait que tu aies des parents, des règles et des smiley un peu partout assez réconfortant
LEXIE : Quoi ?
SADIE : Je suis prête
LEXIE : Marqueur chirurgical. Je vais dessiner l’incision. (A un autre interne qui a un livre expliquant l’opération) Tu peux rapprocher ça un tout petit peu ? A un tiers de la distance qui va de la partie antéro supérieure de l’aile iliaque à l’ombilic. Très bien
Lexie marque l'incision en se référant aux manuels médicaux
LEXIE : C’est à peu près…voilà. C’est une belle journée pour sauver des vies. Bien que techniquement, ta vie n’est pas en danger et que…
RYAN : …c’est la nuit
LEXIE : Mais Shepherd dit tout le temps ça, c’est…
SADIE : Alors t’y vas oui ou non ?
LEXIE : Bistouri
Lexie prend le bistouri et semble hésiter
LEXIE : C’est une mauvaise idée, c’est une très mauvaise idée et on est au beau milieu de la nuit alors notre jugement est…il est faussé ! Mais on peut utiliser cette frustration qu’on ressent, qui…qui nous a amenés à être prêts à faire quelque chose de stupide, une chose qu’on regrettera tous, je suis sûre, de notre cellule en prison. Et on peut utiliser cette frustration à bon escient. On peut demander plus de temps en travaux pratiques et on peut demander à observer plus d’opérations et on peut demander à ce que nos résidents nous enseignent mieux
Sadie s'empare du scalpel, pratique une incision
SADIE : Ou tu peux retirer mon appendice
Les internes pratiquent l'appendicectomie
LEXIE : Bon, je descends la bandelette longitudinale du côlon jusqu’à l’appendice
STEVE : Wow
GRACIELLA : Il est là
SADIE : J’ai envie de le voir
LEXIE : Donne-lui un miroir.
Ils utilisent un miroir pour montrer l'appendice à Sadie
SADIE : Oh cool. (Voyant que Lexie fait une drôle de tête) Quoi ?
LEXIE : Tu trouves pas que ça a l’air un peu inflammé ?
RYAN : Oui, je crois, on dirait que c’est un peu inflammé
SADIE : Je voudrais jeter un œil au bouquin
RYAN : Normalement, il est censé mesurer 7 à 8 millimètres de diamètre
SADIE : Oui il est un petit peu plus gros on dirait bien
GRACIELLA : Si c’est inflammé, c’est pas une procédure ordinaire. C’est…on devrait…on devrait appeler un résident
SADIE : On appelle pas de résident
GRACIELLA : Désolée mais moi je…ça me fout vraiment la trouille
SADIE : C’est moi qui suis allongée sur la table et j’ai pas besoin que tu sois à côté en train de paniquer. Si tu peux pas gérer ça, va-t’en
Graciella s'en va
LEXIE : Quelqu’un d’autre ? Pince de Kelly et fil de soie de 2.0
Lexie poursuit l'opération
14. INT – CHAMBRE D’ARTHUR - NUIT
Mark trouve Ivy en train de regarder la télévision dans la chambre de son père
MARK : Ton père est dans le coin ? Je dois regarder ses points
IVY : On lui fait des analyses
MARK : Bon, je reviendrai
IVY : Hey comment va le médecin que mon père a frappé ?
MARK : Elle va s’en remettre
IVY : Dîtes-lui que je suis désolée
MARK : Pourquoi t’es désolée ? Tu lui as rien fait
IVY : Ouais, c’est juste que…si j’avais pu renvoyer mon père dormir…il me suffit de lui parler et puis il se recouche d’habitude
MARK : Mais ça c’était pas produit depuis longtemps hein ? Le somnambulisme ?
IVY (se frottant les yeux) : Non, c’est vrai
MARK : C’est quand la dernière fois que tu as dormi ?
IVY : Ça va, je suis pas si fatiguée
MARK : Ouais et bah tu devrais te reposer
Mark s’en va
15. INT – CHAMBRE DE LAUREN – NUIT
Alex est avec Lauren et son mari, Seth
ALEX : Alors, vous avez fait le diagnostic toute seule ?
LAUREN : J’ai acheté des antibiotiques sur internet pour traiter un staphylocoque
SETH : Non, c’est pas vrai !
LAUREN : Ce que mon cher mari a affirmé n’être qu’un bouton
SETH : Tout comme ton dermatologue
LAUREN : Oh qui a à peine regardé ce que c’était, ok ? C’était un staphylocoque Seth, voilà ce que c’était et puis c’est parti. Après que j’aie pris les médicaments, c’est parti
SETH : Les boutons, ça part
ALEX : Vous avez un Clostridium difficile et ça partira pas tout seul
LAUREN : Bon, comment ça se soigne ?
ALEX : Vous avez quasiment tué toutes les bactéries non pathogènes de votre corps. Maintenant, on doit en introduire de nouvelles
LAUREN : D’accord
ALEX : Pour ça, on a besoin de pratiquer ce qu’on appelle une…une transplantation de matière fécale
LAUREN : On parle bien d’excréments ? J’ai besoin d’une transplantation d’excréments ?
ALEX : On devra passer un petit tube dans votre nez qui va aller jusqu’à votre estomac. Le…le donneur doit seulement être une personne avec qui vous partagez des germes tous les jours. Typiquement un conjoint
SETH : Admets que c’était un petit bouton
LAUREN : Seth…
SETH : Non, je ne vais pas aller chier pour toi dans un bol tant que diras pas que c’était un petit bouton
LAUREN : Seth…
SETH : Y a rien à ajouter. Quand t’es prête, viens me chercher
Il s’en va
ALEX : Allez, dîtes-lui et on en parle plus
LAUREN : Ce n’était pas un petit bouton
16. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL – NUIT
Meredith est avec Cristina
MEREDITH : Aucun de mes internes ne répond à son bipeur. Ils sont rentrés chez eux ou ils sont morts ?
Cristina voit Graciella, qui passe avec plusieurs tablettes de chocolat, visiblement nerveuse
CRISTINA : Hey toi ? Où sont les autres demeurés ?
GRACIELLA (mangeant) : J’en sais rien. Je suis venue chercher des sucreries et euh…j’en sais rien
CRISTINA : Allez, dis-le
GRACIELLA : J’en sais rien, ça non, non j’en sais rien
Graciella commence à partir
CRISTINA : Hey !
Graciella s’arrête se retourne
CRISTINA : Donne-moi ton chocolat. Tout. (Prenant tout) Donne-moi ça aussi
Graciella s’en va et Alex arrive
ALEX : Où sont tous les larbins ?
CRISTINA : Eh bien cette demeurée est demeurée et les autres demeurés ont fait le mur
ALEX : Je veux qu’un interne me bipe si mon type veut bien chier un peu
MEREDITH : Ils sont peut-être tous en travaux pratiques, Sadie m’a parlé de ça
CRISTINA : Quoi ? Sadie est dans l’hôpital ?
ALEX : Tout ce temps en travaux pratiques, c’est payant. Mes internes sont des crétins mais des crétins qui savent poser une IV
Cristina comprend ce qu'ils manigancent
CRISTINA : Non, ce sont juste des crétins
Cristina s'en va
MEREDITH : Alors, qu’est-ce qui se passe avec Izzie ?
ALEX : Je sais pas ce qui va pas chez Izzie. Mais les gens qui se parlent pas, c’est très chiant. J’ai besoin de merde pour une patiente dans la merde, moi
Alex s’en va et Meredith est bipée. Lexie s'approche
LEXIE : Meredith ? T’as une seconde ?
17. INT – SALLE AU SOUS-SOL - NUIT
Cristina entre dans la chambre au sous-sol et trouve Steve en train de consulter son dossier médical dans un lit
CRISTINA : Deux ? Qu’est-ce que tu fais ?
STEVE : Les dossiers. Je remplis les dossiers
CRISTINA : Mais où sont trois et 4,2 ?
STEVE : Je…j’en sais rien. Je croyais qu’elles avaient…
CRISTINA : C’est bon, tais-toi. Viens, tu vas noter les consignes post-op de l’appendicectomie et tu vas me dire dans quel pétrin toi et tes petits copains vous vous êtes fourrés
Cristina se dirige vers la porte et se retourne en voyant que Steve ne bouge pas
CRISTINA : Tu as besoin d’une laisse ? En route
STEVE : Non
CRISTINA (s’approchant du lit) : Quoi ? Comment ça « non » ?
STEVE : Eh bien, je ne peux pas marcher en quelque sorte. A cause de la sonde et de la péridurale
18. INT – MAISON DE MEREDITH - NUIT
Izzie est au lit avec Denny
IZZIE : J’entends ton cœur qui bat. Ce qui est curieux parce qu’ils l’ont enlevé pour l’autopsie. Tout ça n’est pas réel, n’est-ce pas ?
DENNY : C’est réel. C’est réel, crois-moi
IZZIE (fermant les yeux) : Je vais garder mes yeux fermés parce que c’est comme ce moment, le matin quand tu viens à peine de te réveiller et que tu dors à moitié et que tout semble…les choses sont possibles, les rêves paraissent vrais et pendant ce petit moment, entre le réveil et le sommeil…chaque chose peut être réelle. Ensuite, tu ouvres les yeux et le soleil t’aveugle et…et tu te rends compte que…je vais garder mes yeux fermés
DENNY : D’accord
19. INT – SALLE DE CHIRURGIE AMBULATOIRE - NUIT
Ryan aspire le sang de Sadie tout seul. Lexie arrive avec Meredith et Cristina arrive peu après
RYAN : Je crois qu’elle est en train de mourir
Cristina et Meredith sont en train d'enfiler leurs blouses et leurs gants
CRISTINA : Sa tension est dangereusement basse
MEREDITH : Il faut passer deux litres
LEXIE : On doit appeler la réa ?
CRISTINA : Il n’y a pas d’équipe de réa en chirurgie ambulatoire la nuit parce que normalement, cette opération serait faîte par un chirurgien dans un bloc normal
MEREDITH : Bipez le Chef et allez chercher Bailey, dîtes-lui qu’il y a une urgence, ne lui dîtes rien d’autre et arrêtez de prendre cet air terrifié
20. INT – POSTE DES INFIRMIERES – NUIT
Mark s’approche de Derek
MARK : Comment va Monsieur Soltanoff ? Je crois que ses terreurs nocturnes se produisent plus souvent qu’il ne le croit. Sa fille est épuisée. Ça doit être un peu effrayant de t’endormir sans savoir avec quoi tu vas te réveiller
DEREK : Hum c’est comme de vivre avec Meredith. Elle recueille les chiens errants
MARK : C’est de ta faute, tu sais. J’avais jamais pensé à Mini Grey jusqu’à ce que tu me le déconseilles. Maintenant, j’arrête pas. Tu as planté une graine
DEREK : Déplante-là
Derek s’en va
21. INT – CHAMBRE DE LAUREN – NUIT
Seth entre dans la chambre où se trouvent Lauren et Alex
ALEX : Elle a quelque chose à vous dire
LAUREN : Je pense en fait que tu penses que c’était qu’un bouton
SETH : Lauren…
LAUREN : Désolée, je ne peux rien dire d’autre. Je pense vraiment que tu penses vraiment que c’était…
SETH : Arrête. Ça va. C’était qu’un petit bouton !
LAUREN : C’était un staphylocoque !
SETH : Tant pis ! Tant pis pour toi !
Il commence à partir
ALEX : S’il vous plaît, attendez ! Elle pourrait mentir et vous dire ce que vous voulez entendre mais elle le fait pas ! Elle vous dit ce qui est réel pour elle. C’est bon, allez, revenez
Il revient
LAUREN : Je continue de croire que ça pourrait être un cancer de l’estomac. Quand j’ai une migraine, je crois que c’est une tumeur cérébrale. Et j’ai…je reste éveillée et je sens bien des boules dans ma poitrine. Et ensuite, mon cœur s’accélère et je pense que je fais une crise cardiaque alors non, ça non, je crois pas que c’était qu’un petit bouton. Le monde est un endroit qui fait peur. Et il y a des tas de choses qui peuvent te tuer ici tous les jours. Et je ne comprends pas que tu ne vois pas ça
22. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL - NUIT
Ryan retrouve Bailey
RYAN : Docteur Bailey ? Y a une urgence en chirurgie ambulatoire
BAILEY : Quoi ? Quel type d’urgence ?
RYAN : C’est euh…une super urgence. Venez, je vous en prie
23. INT – CHAMBRE D’ARTHUR – NUIT
Derek, Mark et Owen sont avec Arthur. George est là également
DEREK : J’aimerais faire un ECG. Il est possible que vos terreurs nocturnes soient causées par un genre d’épilepsie dans le lobe frontal de votre cerveau
Ivy semble inquiète
ARTHUR : On m’en a déjà fait un à la clinique du sommeil. Tant que prends mes médicaments…
MARK : On a des raisons de penser que le problème pourrait être plus grave que vous ne l’imaginez
ARTHUR : Quoi ? Comment ça ?
MARK : Ivy, il est souvent somnambule ton père ?
ARTHUR : Je dors, j’ai juste oublié de prendre mes cachets cette fois-ci
IVY : Non, je t’assure. Tu les as pris quand je me brossais les dents, comme tu le fais toujours. Et tu m’as dit d’aller me coucher, comme tu le fais toujours. Tu t’es réveillé en hurlant, comme tu le fais toujours
ARTHUR : Ivy…
IVY (les larmes aux yeux) J’essaie de rester éveillée la nuit parce que j’arrive à te convaincre de te recoucher. (Pleurant) Mais hier soir, j’ai dû m’endormir je crois
ARTHUR : Pourquoi tu ne m’as rien dit ?
IVY (pleurant) : Tu as dit que ces mauvais rêves étaient causés par le stress et c’est moi qui te donne ce stress. Tu prends tellement bien soin de moi durant la journée, je me suis juste dit que c’était à moi, en échange, de prendre soin de toi la nuit
MARK (à Ivy) : Mais nous on dit que les cauchemars étaient causés par l’épilepsie, pas par le stress. Si le test confirme l’épilepsie, tu comprends ce que ça veut dire ?
IVY (pleurant) : Que c’était pas ma faute ?
MARK : Que c’était pas ta faute
IVY : Papa…
ARTHUR : On fait l’ECG
24. INT – MAISON DE MEREDITH - NUIT
Izzie se réveille et découvre que Denny est parti
IZZIE : Denny ? Denny ? Denny !
Elle enfile un peignoir en criant
IZZIE : Denny !
Elle le voit alors debout sur le pas de la porte
DENNY : Quoi ? Qu’est-ce que t’as à crier comme ça ?
IZZIE : Non, tu peux pas faire ça. Tu peux pas disparaître, j’ai cru que t’étais parti ! J’ai cru que tu m’avais encore abandonnée !
DENNY : Izzie, je te l’ai dit, je suis là pour toi
IZZIE : Non, c’est faux, t’es mort. Tu es mort et tu m’as laissée tomber ! Je suis restée là et j’avais plus personne ! Tu m’as laissée comme ça, toute seule !
DENNY : Ça va aller, tu n’es plus seule maintenant
IZZIE : Pourquoi ? Pourquoi tu réapparais ? J’étais passée à autre chose, j’avais retrouvé, j’avais retrouvé une vie, un travail et un mec ! Et tu réapparais, je suis dans cette chambre, toute la journée, probablement à me parler à moi-même ! Je dois probablement devenir dingue, y a un monde réelle là dehors et je suis coincée ici avec toi !
DENNY : Je suis désolé d’être mort
IZZIE : Non ! Non, ferme-là ! Ne dis pas ça, t’as pas à t’excuser d’être mort ! Alors arrête, t’as pas à t’excuser parce que c’est moi qui t’aie tué !
DENNY : Izzie…
IZZIE : J’ai réussi à te convaincre de me laisser couper l’assistance ventriculaire et je t’ai tué ! Alors t’as pas le droit de t’excuser d’être mort !
DENNY : Izzie…
IZZIE : Ça marche pas, les morts n’ont pas à s’excuser !
DENNY : Izzie…
IZZIE : Maintenant, ferme-là. Ferme-là !
Elle s'assoit sur le lit et il s'assoit à côté d'elle
DENNY : Je t’aime
IZZIE : Je t’aime aussi
25. INT – SALLE DE CHIRURGIE AMBULATOIRE - NUIT
Bailey arrive au bloc opératoire où Meredith et Cristina s'occupent de Sadie
BAILEY : Bon, qu’est-ce qui se passe ?
LEXIE : On essayait de lui enlever l’appendice
BAILEY : Qui a eu cette idée stupide ?
LEXIE : Moi
BAILEY : Où on en est ?
MEREDITH : On vient de trouver l’artère dans le méso-appendice. Apparemment, les sutures des internes ont lâché
CRISTINA : Un autre fil de soie de 3.0. Il nous faut plus d’aspiration. Comment est sa tension ?
MEREDITH : 7 de systolique
CRISTINA : Elle saigne beaucoup, je ne vois rien du tout
MEREDITH : Le moignon n’est pas correctement fermé, il faut lui faire une colectomie partielle
CRISTINA : J’arrive pas à atteindre l’artère appendiculaire
BAILEY (regardant) : Mais si, tu peux, tu y étais presque
MEREDITH : Tu as une meilleure visibilité ?
CRISTINA (paniquant): Je ne vois toujours rien
BAILEY : Ça va aller, ne panique pas. Attends, pose ça. Descends pour atteindre l’artère appendiculaire. Trouve les pulsations. Maintenant, suis-là jusqu’au bout
CRISTINA : Je sens. Ça y est, je crois que je l’ai
BAILEY : Bien. Maintenant, place ton clamp. Oui c’est bien. Grey, fais un nœud pendant que Yang maintient le clamp en place
MEREDITH : Point de suture ou ligature ?
BAILEY : Peu importe, tu dois faire ce qui te parait le mieux
MEREDITH : Ligature
Cristina place la pince et Meredith la noue
26. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL - NUIT
Les internes sont alignés dans le couloir, assis par terre
GRACIELLA : On va aller en prison ?
RYAN : Tu vas pas aller en prison, toi, parce que t’as flippé et que tu t’es sauvé. Nous tous, ici, on va aller en prison
George arrive et Lexie se lève pour aller vers lui
GEORGE : Je viens d’apprendre. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? On habite ensemble, t’aurais dû venir me voir
LEXIE : Et après ? Tu…t’aurais pu me sauver ?
GEORGE : Non, peut-être que j’aurais pu t’en empêcher
LEXIE : Non, il s’agit pas de toi. George, c’est la seule chose que j’ai faîte depuis de nombreux mois, juste comme ça et pas dans l’attention que tu me remarques. Je l’ai fait. Ça n’avait rien à voir avec toi. Il ne s’agissait que de moi
Lexie s’en va
GRACIELLA : George ? Quoi, t’as rien vu du tout ? Elle est amoureuse de toi, comment t’as pu rater ça ?
Lexie voit Richard parler à Meredith et Cristina, puis entrer dans une salle de conférence
27. INT – MAISON DE MEREDITH – NUIT
Izzie est bipée
IZZIE : Ils ont besoin de moi, y a une urgence
DENNY : D’accord, alors, vas-y
IZZIE : C’est sûrement le moment où tu repars au ciel ou n’importe où ailleurs et que toi et tes copains morts, vous parlez du fait que c’était génial que tu m’aies donné cette dernière nuit ensemble ? C’est ça ? Cette dernière nuit pour faire mon deuil ?
DENNY (riant) : Moi et mes copains, on parle plutôt de sport en fait
IZZIE : Denny…
DENNY : Izzie, tu peux y aller. T’inquiète pas, j’irai nulle-part
Izzie sourit
28. INT – CHAMBRE DE LAUREN – NUIT
Alex prépare la transplantation
ALEX : C’est bientôt prêt
LAUREN (prenant la main de son mari) : Je m’excuse chéri, désolée d’être aussi cinglée
SETH : T’as pas à t’excuser. Je t’aime même si t’es cinglée. Tu m’as emmerdé pendant toutes ces années et voilà chérie, maintenant c’est à moi. Je le fais pour ma femme mais ce serait sans doute mieux pour notre vie sexuelle que je ne voie pas ça. Je vais attendre dehors et puis je reviens après
Seth s’en va
29. INT – BLOC OPERATOIRE POUR ARTHUR - NUIT
Derek, Owen et Mark ont éliminé la zone de crise
DEREK : Il n’y a plus de pic, on a retiré la zone épileptogène
OWEN : Maintenant, il aura enfin un sommeil correct
DEREK : Mais comment a-t-il pu ne pas s’en rendre compte ?
GEORGE : Pourquoi ce serait sa faute de pas l’avoir remarqué ? Il vivait sa vie en pensant qu’avec la relation qu’ils avaient, elle pourrait lui parler, que si elle avait des problèmes, elle le lui dirait. Si vous avez vraiment des sentiments pour quelqu’un, si vous l’aimez vraiment, bah vous lui parlez non ?
OWEN : Elle a peut-être essayé. On sait pas ce qui s’est passé entre eux. Les mots n’ont peut-être pas eu d’effet. Parfois, les mots n’ont pas d’effet
30. INT – SALLE D’ATTENTE – NUIT
Mark rejoint Ivy, assise avec un café
MARK : Ton père ne va pas sortir du bloc avant encore au moins une heure. (S’asseyant à côté d’elle) Tu devrais faire un petit somme. Quel âge t’as ? 13 ans ? Et tu tournes au café ?
IVY : Ouais, j’aime bien ça
MARK : J’ai été élevé par des parents que ça intéressait pas trop d’avoir des enfants. Ils avaient des amis, ils vivaient leur vie. La nuit, ils étaient pas souvent là. Et le soir, avant d’aller me coucher, j’allumais toujours la télévision et toutes les lumières de la maison, même celles des placards. Je pouvais toujours pas dormir. C’est difficile de dormir quand on se sent pas en sécurité chez soi
IVY : Oui
MARK (lui prenant le café) : Donne-moi ça. Tu vas dormir
IVY : Non
MARK : Y a pas de « non », tu vas le faire, c’est tout. Je reste là, ferme les yeux. Allez repose-toi
Elle pose sa tête sur son épaule et ferme les yeux
31. INT – SALLE DE CONFERENCE – NUIT
Richard est face à Meredith et Cristina
RICHARD : Je dormais très bien et c’est vraiment difficile pour moi de trouver le sommeil mais j’avais réussi à m’endormir et je reçois un appel
MEREDITH : J’y comprends rien. J’arrive toujours pas à y croire
RICHARD : Il n’y a pas de raison de vous en prendre à vous-même. Vous avez fait preuve de beaucoup de maturité dans cette sombre histoire. Vous avez géré la crise, vous avez géré l’opération et vous avez sauvé la vie de cette fille. Et vous avez demandé de l’aide immédiatement. Il n’y a pas si longtemps vous en seriez arrivé à une toute autre conclusion. Vous auriez pu respecter le code d’honneur, sauver les vôtres et essayer de cacher toute l’affaire. Vous savez, parfois, protéger ses collègues c’est de la solidarité et parfois, c’est seulement de l’orgueil. Ça me plaît que vous sachiez faire la différence
LEXIE (entrant) : Chef ! Je suis désolée, je peux pas vous laisser prendre pour moi
MEREDITH : Lexie…
LEXIE : C’est pas juste. Je peux pas dire que je savais pas. Le Docteur Yang m’a bien dit d’arrêter hier mais j’ai rien écouté
RICHARD : Quoi ?! Comment ça vous le savez depuis hier ?! Vous étiez au courant ?
MEREDITH : Non
Cristina regarde Meredith
Meredith et Cristina sortent dans le couloir
MEREDITH : Tu le savais !
CRISTINA : Non
MEREDITH : Tu savais qu’ils avaient l’intention de l’opérer ?
CRISTINA : Non !
MEREDITH : Lexie a dit que tu le savais !
CRISTINA : Des sutures. Je savais qu’ils faisaient des sutures sur eux-mêmes et j’ai pas cru que j’avais à dire quoi que ce soit parce que j’avais tout arrêté, j’avais réglé ça !
MEREDITH : Apparemment c’est pas le cas parce que Lexie a failli perdre son travail sans oublier que Sadie a failli mourir là-bas !
CRISTINA : Non, attends, Sadie s’est fait ça toute seule et ne fais pas comme si tu avais une sorte de relation avec Lexie, ne fais pas comme si tu tenais à elle
MEREDITH : Je tiens à mon travail ! Et je tiens à faire tout ce qu’il faut
CRISTINA : Qui es-tu toi pour venir me dire ce qu’il convient de faire ? Tu te fous de moi ? T’es pas une titulaire Meredith. Tu peux bien t’en taper un mais t’en es pas encore une
MEREDITH : Il s’agit de ça finalement hein ? Derek ? Il s’agira en permanence de Derek ?
CRISTINA : Non ça va, il s’agit pas de Derek seulement de toi et de moi et du fait que t’aies pas été là pour moi dans cette pièce !
MEREDITH : Quoi ? Mais qu’est-ce que t’aurais voulu que je fasse ?
CRISTINA : J’en sais rien, n’importe quoi ! Dire quelque chose déjà ! Tu as des liens assez forts avec le Chef, il t’écoute mais t’as rien dit pour me défendre. Parce que là, il est pas juste question de moi. Tu étais là et tu l’as regardé m’éliminer de la course à la chirurgie en solo et c’est moi la seule à prendre mais le fait est qu’on avait tous des internes dans cette pièce. On a tous échoué à les superviser. Et si ta copine Sadie y était restée, si on avait pas réussi à lui sauver la vie, ça aurait vraiment été notre faute à tous. T’aurais dû lui dire ça
Cristina s’en va
32. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL – NUIT
Bailey rejoint Alex, George, Meredith et Cristina
BAILEY : Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ?
CRISTINA : On se demandait…
ALEX : Ouais les internes
MEREDITH : Qu’est-ce que vous allez leur dire ?
BAILEY : Non. Non, je suis fatiguée, je ne vais pas aller dire quoi que ce soit aux internes. J’ai élevé mes bébés. Vous étiez mes bébés. Aujourd’hui, vous êtes grands et forts, c’est à vous de jouer, vous élevez seuls vos bébés
GEORGE : Alors on doit aller leur parler ?
BAILEY : Vos bébés
MEREDITH : Qu’est-ce qu’on doit dire ?
BAILEY : Vous avez besoin d’un sermon de ma part ? Là, comme ça, après tout ce temps, parce que si c’est le cas, vous ne devriez pas être là. Ça voudrait dire que je ne vous ai pas élevés correctement et je sais que je vous ai élevés correctement. Non, je ne vous ferai pas de sermon. Il est temps que vous fassiez vos propres sermons
33. INT – CHAMBRE DE SADIE - NUIT
Les résidents et leurs internes entrent dans la chambre de Sadie
CRISTINA : Docteur Grey, on vous écoute
LEXIE : Sadie Harris, 30 ans, trois heures post-op d’une appendicectomie compliquée par une hémorragie sévère
SADIE (à Meredith) : Hey c’est quoi ça ?
MEREDITH : Docteur Spalding ?
RYAN : Constantes stables, triple couverture antibiotique. Elle devrait être remis d’ici deux semaines
CRISTINA : Et ?
LEXIE : Et nous, tes chirurgiens…on a fait plein d’erreurs qui ont compromis ta santé, des erreurs qui nuisent à la réputation de cet hôpital et ça ne va pas se reproduire
MEREDITH : Dès maintenant, tous les internes ici présents sont en période probatoire. On vous prend ne serait-ce qu’à éternuer et vous êtes dehors
CRISTINA : Aucun d’entre vous ne verra l’intérieur d’un bloc jusqu’à nouvel ordre
GEORGE : Vous avez perdu le respect du Chef ce qui, vous pouvez me croire, est loin d’être facile à récupérer
ALEX : Très bien, en ce qui me concerne, vous avez perdu mon respect et vous n’allez probablement jamais le récupérer
PIERCE (chuchotant) : Mais il respecte toujours Izzie Stevens…
ALEX : Qu’est-ce que t’as dit ?
PIERCE : Vous semblez toujours respecter Izzie Stevens et elle a tué un patient
Alex plaque Pierce contre le mur
ALEX : Elle essayait simplement de le sauver. Et vous avez failli tuer une amie pour jouer, c’est différent
Izzie apparaît dans l'embrasure de la porte
34. INT – DISPENSAIRE – NUIT
Bailey rend visite à Callie à la clinique
BAILEY : Comment ça va ?
CALLIE : Ils donnent de bonnes drogues ici
Bailey rigole
CALLIE : Je dois être moche
BAILEY (riant) : Vous êtes magnifique, une jolie médaille du courage étalée sur votre visage
Callie veut rire mais ça lui fait mal
BAILEY : Je suis désolée
CALLIE : Au fait, c’est vrai ce que j’ai entendu ? Que les internes sont devenus des dingues du bistouri ?
BAILEY : Oui. Oui, c’est vrai
CALLIE : Oh c’est dingue
BAILEY : Je ne sais pas s’ils l’étaient, dingues. Je me souviens de ce que c’est. D’être interne et surtout, d’aimer la médecine. D’être tellement excitée par les opérations, de vouloir aller opérer à un point tel que j’aurais fait n’importe quoi. Que j’aurais pu sauter partout pendant des heures pour avoir un bistouri en main. Maintenant…
CALLIE : Maintenant ?
BAILEY : Je fais la plupart de mes opérations sans même avoir à y penser. C’est comme…comme conduire, en fait. Tout à coup, je suis à la maison mais je sais pas comment je suis arrivée. Je fais plus attention. Et je me souviens même pas de la plupart des opérations, ni même des centaines de vies que j’ai sauvées. Les résidents, ils se donnent tant de mal, ils bossent dur pour essayer de décrocher une chirurgie en solo que moi j’ai fini par détester. Je déteste les appendicectomies. J’en ai ras le bol, ça m’ennuie à mourir, je déteste l’appendice qui se fait bien remarquer d’un jour à l’autre et que je dois prélever. Je déteste un organe. (Riant) Je sais pas. J’ai peut-être pas envie de faire de la chirurgie générale en fin de compte, j’ai peut-être besoin d’un nouveau challenge, peut-être besoin d’un tout petit truc pour me faire sauter un peu partout. Je suis peut-être fatiguée
CALLIE : C’est normal d’être fatiguée. Hein ?
BAILEY : Vous l’êtes, vous aussi
CALLIE : Je suis épuisée…ouais vraiment exténuée. Moi, ce que je veux…j’en sais rien. Mais je veux quelque chose quand même
BAILEY : Oh eh bah dans ce cas, on est deux
35. INT – CHAMBRE D’ARTHUR - NUIT
Mark met Ivy endormie sur un lit dans la chambre de son père
MEREDITH (voix off) : Dormir est la chose la plus facile à faire. Il suffit…de fermer les yeux
36. INT – CHAMBRE DE SADIE - NUIT
Sadie se réveille lorsque Meredith entre dans sa chambre
SADIE : Oui, c’est vrai, l’opération était une mauvaise idée
MEREDITH : Non, c’était une très mauvaise idée. Je te parle en tant que supérieure. C’était une idée dangereuse et irresponsable qui me fait me demander sérieusement si tu as ce qui est nécessaire pour devenir un bon médecin
SADIE : Arrête…
MEREDITH : Et en tant qu’amie…mais c’est quoi ça ? Qu’est-ce qui va pas chez toi ?
SADIE : J’en sais rien
MEREDITH (voix off) : Mais pour beaucoup d’entre nous, dormir ne semble pas être à notre portée…
37. INT – SALLE D’ATTENTE - NUIT
Mark et Derek voient Lexie assise dans la salle d'attente
MARK : Ta mère voyait tout le temps quand j’étais fatigué. Elle te demandait de m’emmener chez toi pour pas que je sois toujours seul et sans famille. C’était une excellente idée. Alors, soit tu l’emmènes soit c’est moi qui le fais
38. EXT – EN BAS DE CHEZ CRISTINA – JOUR
MEREDITH (voix off) : On veut dormir mais on ne sait pas comment y arriver
Owen est assis devant l'appartement de Cristina quand celle-ci rentre
OWEN : Je sais pas pourquoi je suis venu
CRISTINA : Vous voulez monter ?
OWEN : Non. Non, non, je crois pas que ce soit approprié
CRISTINA : Vous voulez aller autre part alors ?
OWEN : Non
Elle s'assoit avec lui sur le pas de la porte
OWEN : Je te trouve magnifique
MEREDITH (voix off) : Et une fois qu’on affronte nos démons, qu’on affronte nos peurs…
39. INT – MAISON DE MEREDITH - JOUR
Meredith retrouve Lexie dans la cuisine. Derek est dans la buanderie
MEREDITH : Salut
DEREK : Salut
MEREDITH : Lexie est ici ?
DEREK : Oui
MEREDITH : Qu’est-ce que tu fais ? Tu lui prépares un lit ?
DEREK : Oui
MEREDITH (souriant) : Tu ramènes un chien errant
DEREK (souriant) : Oui
MEREDITH (voix off) : …et qu’on demande de l’aide aux autres…
À l'étage, Alex est avec Izzie
ALEX : Je vais essayer de dormir un peu, je retourne à l’hôpital dans six heures
IZZIE : D’accord. Euh Alex, attends. Je suis pas bien. Je suis un enfer et un vrai cauchemar, ça je le sais, je le sais et…je suis désolée. Tu mérites beaucoup mieux
ALEX : Arrête s’il te plaît. Si tu veux pas être avec moi, si c’est…si c’est encore un peu trop tôt pour toi pour l’instant, ça fait rien. Mais tu vas devoir rompre avec moi, Izzie, parce que j’irai nulle-part. Je peux gérer l’enfer. Alors c’est comme tu veux. Tu viens ?
Avant d'entrer dans sa chambre, elle se tourne vers Denny, qui se tient sur le seuil de la sienne
IZZIE : Je suis désolée. Je peux pas
DENNY : Ça va. Je bouge pas d’ici. Ça va
MEREDITH (voix off) …la nuit n’est pas si effrayante parce qu’on se rend compte qu’on est pas tout seul dans le noir
Elle ferme la porte