1. INT – CHAMBRE DE JEN – JOUR
Derek regarde des scanners dans la chambre de Jen. Rob dort à côté d'elle. Elle se réveille
MEREDITH (voix off) : Il se passe un truc quand les gens apprennent qu’on est médecin
DEREK (souriant) : Bonjour Jen
JEN : Vous l’avez…de…demandé…
DEREK : En mariage ? Non, pas encore. Vous serez la première au courant
Jen sourit
MEREDITH (voix off) : Ils ne nous voient plus comme un simple mortel mais comme un être supérieur
Rob se réveille
ROB : Comment elle va Docteur ?
DEREK : Elle…elle va bien. Ça va aller
MEREDITH (voix off) : Ils sont obligés de nous voir comme ça. Comme des Dieux. A leurs yeux, on ne peut pas être comme tout le monde. Hésitants, plein de défauts, normaux
Rob l'embrasse sur le front. Meredith arrive avec des clichés
MEREDITH : Comment elle va ?
DEREK : Pas de changement. C’est son doppler cérébral ?
MEREDITH : Oui. Tu veux boire un truc ?
DEREK : Non, merci
MEREDITH : Un café ?
DEREK : Non, non, merci, ça va
MEREDITH (voix off) : Alors on essaie d’être forts, on reste stoïques, on cache aux patients nos faiblesses d’être humains
Alex rejoint Meredith à l'extérieur de la chambre
ALEX : Il culpabilise toujours ? Addison dit qu’il culpabilise comme un dingue
MEREDITH : Alex…
ALEX : Regarde-le, il a pas quitté le chevet de sa patiente depuis trois jours
MEREDITH : Il va bien. Addison est bien repartie à Los Angeles ?
ALEX : Elle a mis son frère dans l’avion hier soir. Reconnais-le, t’aimes pas la voir traîner autour de ton mec. Ça t’emmerde
MEREDITH (souriant) : Ça m’emmerde pas. Toi, tu m’emmerdes
Derek sort de la chambre de Jen, où les moniteurs bipent
DEREK : Karev, bipe Addison, dis-lui que j’ai besoin qu’elle reste
MEREDITH : Ouais, ça m’emmerde un peu, t’as raison
Un peu plus tard, Addison a rejoint le groupe dans la chambre de Jen
DEREK : C’est la diminution du débit sanguin dans les artères qui provoque les micro AVC et l’aphasie. Il faut opérer au plus vite. Je vais pratiquer ce qu’on appelle une dérivation intracrânienne pour réparer tout ça
ROB : Et après, ce sera terminé ? Elle aura plus d’attaques ?
DEREK : Normalement, ça devrait fonctionner
JEN : Mais le b…le b…
ROB : Je suis sûr qu’ils opèreraient pas s’il y avait le moindre risque pour le bébé. Docteur Montgomery ?
ADDISON : Oui, votre tension est élevée mais je serai là pendant l’intervention pour vous surveiller, vous et votre bébé
DEREK : En attendant, reposez-vous
Ils sortent de la chambre
DEREK : Merci d’être restée
ADDISON : C’est la moindre des choses, tu as sauvé Archer
ROB (les suivant) : Euh Docteur ? Euh…j’espère que le bébé court pas de danger mais…si jamais il se passe quelque chose, si vous devez faire un choix…vous sauvez ma femme. Il peut y avoir d’autres bébés mais y a qu’une Jen
2. INT – URGENCES - JOUR
Callie informe Cristina et Owen sur son patient
CALLIE : Monsieur Terzian est tombé dans un escalier, il a 52 ans et il est à cinq jours post-op d’une cholécystectomie qui semblerait être à l’origine de la chute
CRISTINA : Comment une ablation de la vésicule biliaire a pu causer une chute ?
Callie leur montre la cicatrice
OWEN : Ça n’a pas été fait par coelioscopie ? Où est-ce que vous vous êtes fait opérer Monsieur Terzian ?
JOHN : Ici. Mon chirurgien est le Docteur Campbell
CRISTINA : Ah ça explique tout
OWEN : Excusez-nous deux petites minutes
Ils prennent leurs distances
OWEN : Bon, qu’est-ce qu’il y a ?
CALLIE : Campbell a été la première femme chirurgien de cet hôpital, une pionnière. Maintenant, elle traîne dans les couloirs, elle prend la pause et elle profite de son prestige mais de temps en temps, on lui donne encore quelques patients à traiter
CRISTINA : Quelques patients à massacrer, tu veux dire. J’appelle le Chef
OWEN : Non, tu appelles Campbell, c’est son patient
CRISTINA : Elle l’a assez amoché comme ça, non ? On devrait faire appel à un chirurgien qui sait à peu près ce qu’il fait au lieu d’un vieux dinosaure qui refuse de lâcher son bistouri et d’aller s’installer en Floride pour sa retraite
DR CAMPBELL : Le vieux dinosaure est déjà là
Ils se retournent
DR CAMPBELL : Pas besoin de me biper
GENERIQUE
3. INT – POSTE DES INFIRMIERES – JOUR
Callie rejoint Mark
CALLIE : Alors, tu l’as repérée ?
MARK : Qui ça ?
CALLIE : Arizona
MARK : Ah oui, c’est vrai, bah non, j’ai pas eu le temps de passer en pédiatrie demander aux infirmières de me montrer la blonde qui t’a embrassée dans les toilettes d’un bar louche
CALLIE (voyant un café) : Au moins t’as pensé à aller me chercher un café
MARK : C’est pas pour toi
ADDISON (arrivant) : Oh un café, merci Mark, c’est sympa
MARK : Euh non, désolé, c’est pas pour toi
Il voit Lexie passer et prend les deux cafés pour la rejoindre. Callie et Addison le regardent
MARK : Bonjour Docteur Grey
LEXIE : Tu peux te le garder ton café interdit
MARK : Hein ?
LEXIE : Tant que Derek et Meredith ne sont pas au courant, nous deux, ça se résume à ça : toi, planqué dans le grenier et moi qui essaie de les éviter quand je remonte de la bouffe. Tu sais ce que ça fait de toi ?
MARK : Ton copain ?
LEXIE : Non, un clandestin. Je sors avec un clandestin et j’en ai ras le bol. Je veux m’assoir dans le salon avec toi, je veux dire aux flics de l’immigration qu’ils peuvent aller se faire voir
MARK : Je vais parler à Derek. Bientôt. Et je lui dirai que ce sera toi qui m’accompagneras au mariage
LEXIE : Il a fait sa demande ?
MARK : Pas encore mais ça va pas tarder
4. INT – POSTE DES INFIRMIERES - JOUR
Arizona arrive en patin à roulettes vers Bailey
ARIZONA : Cette candidature c’est le premier pas vers une nouvelle vie. Comment vous vous sentez ? Optimiste ? Confiante ?
BAILEY : Je me sens bien. Très bien. Vous occupez pas de moi, ça va
ARIZONA : La concurrence est rude pour rentrer en pédiatrie
BAILEY : Oui, je sais mais j’ai obtenu plus de lettres de recommandations que n’importe quel autre postulant : Shepherd dit que je suis pleine de talent et de ressources, Sloan se dit honoré de travailler avec moi tous les jours et…
ARIZONA : Et le Chef ? Vous avez une lettre du Chef ?
BAILEY : Il faut que je lui en parle
ARIZONA : Bailey, y a que l’avis du Chef qui pèse vraiment, les membres du Comité travaillent pour lui et donc, il faut…
BAILEY : Oui, je suis au courant, c’est bon, calmez-vous ! Ca va, je suis sur le coup
ARIZONA : J’espère parce que je sais pas trop pour les autres mais moi…je serais vraiment ravie de vous avoir avec nous
Arizona s’en va et le Chef passe
BAILEY : Ah Chef ? Désolée d’insister mais il faudrait que j’aie votre lettre avant la fin de la journée
RICHARD : Je transmets à Patricia
BAILEY : Donc, vous l’avez écrite ?
RICHARD : Vous aurez votre lettre de recommandation
Richard s’en va et George arrive
GEORGE : Il me faut plus de temps
BAILEY : Non
GEORGE : Ne vous méprenez pas, je suis très honoré que vous m’ayez choisi parmi tous les autres résidents mais…c’est dur de décrire un chirurgien de votre classe en moins de 50 lignes
BAILEY : Je te l’ai demandé parce que tu es le seul résident en qui j’ai suffisamment confiance alors au boulot
Bailey s’en va
5. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL - JOUR
Les chirurgiens emmènent Jen au bloc
JEN (à Rob) : Je veux qu’il sache…jouer du…patio…jouer du pi…
ROB : Il prendra des cours de piano. Oui, d’accord
JEN : La colle pudique…oh école publique…
ROB : Oui, oui, on le mettra dans une école publique pour pas en faire un petit snob, je sais. Mais t’en fais pas mon cœur parce que tu seras là pour m’empêcher de faire des bêtises et de trop le gâter
DEREK : On y est
JEN : Je t’aide…
ROB (ému) : Je sais. Tu m’aimes. Moi aussi, je t’aime. Je t’aime mon cœur, allez à tout à l’heure
Elle est emmenée
ADDISON : Je m’inquiète pour sa tension, elle est plus élevée qu’hier
DEREK : On ne peut pas attendre
ADDISON : Je sais mais je voulais que…
DEREK : Tu voulais que je le sache, je comprends, t’es un bon médecin, moi aussi, on va essayer de bien bosser ensemble
ALEX (à Meredith) : Ton doc et mon doc fonctionnent bien ensemble
MEREDITH : Mon doc fonctionne bien avec tout le monde
6. INT – DISPENSAIRE – JOUR
Les internes s’approchent d’Izzie
GRACIELLA : Docteur Stevens ?
IZZIE : Oui
GRACIELLA : On a une chance d’aller au bloc aujourd’hui ?
IZZIE : Vous croyez que je mettrais la vie d’un patient entre les mains des minables qui n’ont même pas fini le tournoi des internes ? Vous rigolez ? Allez au boulot
Lorraine s'approche d'elle
LORRAINE : Ah Docteur Stevens ? Vous vous souvenez de moi ? Vous m’avez examinée l’autre jour et vous m’avez appris que j’avais peut-être un cancer. Et vous m’avez envoyée chez un cancérologue, qui m’a envoyée chez un immunologue, qui m’a, à son tour, envoyée chez un…je ne sais quoi logue dont je ne connaissais même pas la spécialité y a trois jours. Et 70.000 dollars de tests médicaux plus tard, il s’avère que mon seul problème est que je fais de l’anémie
IZZIE (confuse) : De l’anémie, vous êtes…
LORRAINE : Mon avocat pense que quelqu’un dans cet hôpital a mal étiqueté les prélèvements sanguins et a échangé le mien avec celui de quelqu’un d’autre. Il m’a conseillée de ne pas revenir vous voir mais je tenais à m’assurer que vous consulteriez les dossiers de tous les patients qui ont été reçus ici ce jour-là
IZZIE (perturbée) : Oui, bien sûr, je m’en occupe. Je suis vraiment désolée
LORRAINE : Ne vous excusez pas auprès de moi. Je fais seulement de l’anémie. Faîtes plutôt des excuses à la personne qui est en train de mourir d’un cancer
Après l’avoir regardé fixement, Izzie ouvre le tiroir et obtient ses propres résultats de tests d'il y a quelques jours qui disaient qu'elle était anémique
7. INT – BLOC OPERATOIRE POUR JEN - JOUR
Derek et Meredith s'occupent du cerveau de Jen
MEREDITH : C’est l’artère cérébrale moyenne ?
DEREK : Oui, après avoir relié la région subthalamique, on pourra fermer
ALEX : Le bébé fait des ralentissements spontanés
ADDISON : La mère est en hypotension. Derek, ils ne vont pas tenir très longtemps
DEREK : L’artère saigne un peu, ça doit pas aider. Suture, s’il vous plaît ?
ADDISON : La tension chute, il va falloir sortir le bébé
DEREK : Attends Addison, j’ai presque fini
ADDISON : C’est pas moi qui ne peux pas attendre
ALEX : Les ralentissements se rapprochent
ADDISON : Un fœtus de 24 semaines peut pas encaisser trois interventions en quatre jours. Il faut qu’on le sorte, Derek
DEREK : Le bébé est trop jeune pour sortir
ALEX : Le dernier ralentissement a duré 30 secondes
ADDISON : Bon ça suffit, on y va Karev, on le sort. Lame de dix
DEREK : Coupez les sutures. Ne touchez pas au bébé
Alors qu’Addison s’apprête à inciser
DEREK : Ça y est. J’ai fini. J’ai fini
Le rythme cardiaque du bébé augmente. Addison secoue la tête
8. INT – URGENCES – JOUR
Callie est avec John
CALLIE ; Ce n’est qu’une petite fracture, on aura pas besoin d’opérer. Vous serez sur pieds dans quelques semaines
Cristina, Owen et le Docteur Campbell sont là aussi
JOHN : Je ne sais pas ce qui m’a pris, pourtant, je voyais bien que la plaie guérissait moins vite que prévu mais…
DR CAMPBELL : La prochaine fois, appelez-moi John. Docteur Yang ? S’il vous plaît, expliquez à mon patient pourquoi selon vous j’aurais dû procéder différemment afin d’éviter cette complication. Oh ne soyez pas timide, allez-y
CRISTINA : Bon, d’accord. Il a été démontré qu’un patient, après une opération peu invasive, présente moins de complications post-opératoires et dans tous les cas, une récupération plus rapide
DR CAMPBELL : Le langage humain vous est inconnu Docteur Yang ?
CRISTINA : Cette intervention aurait dû être pratiquée par coelioscopie
DR CAMPBELL : Docteur Hunt ? Vous pourriez peut-être expliquer au Docteur Yang pourquoi j’ai choisi de procéder d’une autre manière ?
OWEN : Certains médecins préfèrent utiliser les nouvelles technologies mais d’autres pensent que ça comporte plus de risques, à cause de la réduction du champ de vision et de la marge de manœuvre. Les deux écoles ont chacune de bons arguments
DR CAMPBELL : Bravo Docteur Hunt. Vous avez compris, John ?
JOHN : Oui je n’ai jamais eu le moindre doute sur vos compétences Docteur Campbell
DR CAMPBELL (souriant) : Bon, parfait. Docteur Yang ? S’il vous plaît, emmenez notre patient au scan. Avec un peu de chance, vous apprendrez quelque chose au passage
Cristina semble confuse
DR CAMPBELL : Pendant ce temps, le Docteur Hunt et moi parlerons de la suite du traitement
9. INT – SALLE DE REUNION - JOUR
Izzie retrouve Bailey
BAILEY : J’ai pas le temps, Stevens
IZZIE : Sadie Harris a mal référencé un prélèvement, le dispensaire risque d’être poursuivi
BAILEY : Eh bah heureusement qu’elle ne travaille plus ici, alors
IZZIE (furieuse) : C’est plus grave que ça, cette fille n’était pas la seule à faire des erreurs. Tous les internes, sans exception, sont capables de faire la même connerie ! Ils sont nuls et ils sont dangereux…
BAILEY : Stevens…
IZZIE (tapant sur la table) : Ne me dîtes pas de me maîtriser, de ne pas en faire une affaire personnelle ! Parce que c’est une affaire personnelle ! J’ai travaillé tellement dur pour les former et…c’est une affaire personnelle
BAILEY : Quand vous étiez en première année toi et tes petits copains, j’ai vécu le même enfer. Tu sais ce que le Chef me disait quand j’essayais de lui parler de mes internes ? « Débrouillez-vous, dehors »
Izzie s’en va
10. INT – CHAMBRE DE JEN - JOUR
Jen se réveille et voit Derek
JEN : Vous ne vous reposez pas beaucoup Docteur Shepherd
Tout le monde est soulagé de voir qu'elle va bien
DEREK : Vous avez entendu ce que vous venez de dire ?
JEN (souriant) : Oh c’est pas vrai, je me suis pas trompée, je parle normalement
ROB : T’entends ça mon cœur ? C’est fini
Ils s’embrassent
JEN : Et le bébé ? Comment va le bébé ?
ADDISON (arrivant avec Alex) : Votre bébé est stable pour le moment, cela dit…vos derniers examens indiquent que vous êtes en prééclampsie. On espérait avoir maîtrisé le problème mais l’intervention vous a fragilisée, votre corps a subi un traumatisme important
ROB : Vous êtes en train de nous dire que c’est pas terminé ?
Les médecins se regardent
ROB : Docteur Shepherd, s’il vous plaît, dîtes-nous qu’on a plus de raison de s’inquiéter !
À l'extérieur de la salle, les médecins sont réunis
DEREK : C’était leur premier moment d’espoir depuis une semaine
ADDISON : La prééclampsie est une affection sérieuse, ils devaient savoir. Tu es trop proche de cette patiente
DEREK : Arrête de me faire la morale, Addison, on a remporté une victoire, restons concentrés là-dessus
ADDISON : On doit donner aux familles toutes les informations, Derek, c’est notre boulot
Derek s’en va
ALEX (à Meredith) : Cette fois, mon doc a mis ton doc KO
ADDISON : Meredith ? Euh Karev ? Il me faudrait les résultats de ses analyses sanguines
Addison envoie Alex au labo
ADDISON (à Meredith) : Donnez-moi une bonne raison de ne pas aller voir le Chef
MEREDITH : Pourquoi ? L’intervention est une réussite
ADDISON : Il s’est planté sur la première intervention, ça a entraîné des complications et maintenant, il se sent coupable alors, rassurez-moi, dîtes-moi ce qui m’empêcherait d’aller voir le Chef
MEREDITH : Pendant l’essai clinique, on a perdu beaucoup de patients et ça l’a affecté, mais dans le bon sens je crois. Il fait le maximum, il s’implique encore plus. Il faut lui faire confiance
ADDISON : D’accord
11. INT – POSTE DES INFIRMIERES - JOUR
Callie s'approche d'Arizona
CALLIE : Salut
ARIZONA (souriant) : Salut Callie, ça faisait longtemps que je t’avais pas croisée
CALLIE : Oh bah c’est parce que je t’évitais. (Riant nerveusement) C’est…c’est tellement bizarre. Ouais, rencontrer une femme magnifique qui vous embrasse, comme ça, sans prévenir, c’est…une nouvelle aventure, qui me tente beaucoup d’ailleurs, ce serait la deuxième fois et…enfin bref, tu fais quoi ce soir ? On boit un verre ?
ARIZONA : Euh petite question : y en a eu d’autres avant Erica ?
CALLIE : Non…
ARIZONA : Oh…ok, si c’était ta première fois, c’est non, désolée. A plus tard
CALLIE (lui attrapant le bras) : Quoi ? Mais, attends…tu…c’est…c’est toi qui m’as embrassée. Tu m’as sautée dessus dans…dans les toilettes…
ARIZONA : Tu vois, c’est exactement ça que j’essaie d’éviter. T’es en pleine euh…exploration, t’expérimentes et c’est…(souriant) c’est génial ! C’est une période géniale pour toi, la nouveauté, tout ça. Mais je travaille en pédiatrie. Je passe mon temps avec des nouveau-nés au boulot alors j’évite de faire la même chose dans ma vie privée. J’ai dépassé ce stade-là mais je te remercie, je suis flattée. Super flattée
Arizona s’en va
12. INT – POSTE DES INFIRMIERES - JOUR
Richard donne sa lettre à Bailey
RCHARD : Comme promis
BAILEY (souriant) : Merci Monsieur
Richard s’en va. Pendant que Bailey la lit, Callie s'approche
CALLIE : Un nouveau-né ? Je suis pas un nouveau-né. Je suis une femme adulte, un bon résident et un super chirurgien. Je suis même divorcée, ça divorce un nouveau-né ? Non, je suis pas…je suis pas une…ce serait sympa de votre part de me dire que vous êtes d’accord, Bailey
Bailey est trop préoccupé par la lettre du chef
CALLIE : Bailey ?
BAILEY : Le Chef m’a…il ne pouvait pas faire mieux qu’une malheureuse lettre type pour mon dossier ?
CALLIE (prenant la lettre) : Quoi ? Qu’est-ce que vous racontez ? Vous êtes son bras droit. (Lisant) « Appréciée des aides-soignantes », « Agréable en salle d’opération », « A accompli un travail acceptable en termes de recherches » « Un élément efficace et travailleur sur lequel on peut compter »
BAILEY : « Efficace » ! Il a écrit le mot « Efficace »
CALLIE : Bah…
BAILEY : J’en suis malade, une page blanche m’aurait été plus utile. J’ai brillamment réussi une procédure domino de 12 personnes, j’ai retiré et j’ai remis en place les 6 organes vitaux d’une petite fille mourante ! Je suis le Docteur Bailey et je suis plus qu’efficace !
Bailey s’en va
CALLIE : Au moins, il vous a pas traitée de « bébé »
INT – SCANNER - JOUR
John est au scanner. Owen rejoint Cristina dans la cabine
CRISTINA : Plus que quelques minutes Monsieur Terzian. (A Owen) Oh t’as fini avec Son Altesse ?
OWEN : T’es vraiment dure avec les gens. Ça a du bon d’être aussi exigeante mais l’erreur est humaine. Même pour les médecins
CRISTINA : C’est une tête de mule aux méthodes préhistoriques
OWEN : Et ses 40 ans d’expérience, ça veut rien dire ?
CRISTINA : Bah non, sauf si elle s’en sert correctement. Qu’elle continue à opérer à son âge, je veux bien, mais alors qu’elle fasse l’effort de suivre les progrès de la médecine
OWEN : Cristina, elle a fait une erreur. Tu vas la condamner pour une erreur ? Une fois sur un patient ?
CRISTINA : Ce patient a le droit de savoir que son chirurgien s’est trompé même si ça fait pas plaisir à Sa Majesté
Les scanners apparaissent
CRISTINA : Chirurgie ouverte ou par endoscopie, c’est inacceptable cette erreur
14. INT – SALLE PRIVEE - JOUR
Izzie trouve une salle privée et commence à examiner sa peau devant un miroir. Elle découvre un grain de beauté dans son dos
15. INT – BUREAU DE RICHARD – JOUR
Cristina et Owen sont dans le bureau de Richard
RICHARD : Docteur Yang, vous êtes consciente que vous accusez de négligence l’un des médecins les plus réputés de notre hôpital ?
CRISTINA : Oui, Monsieur
RICHARD : Docteur Hunt, qu’est-ce que vous en pensez ?
OWEN : C’est le Docteur Yang qui voulait vous voir
RICHARD : Je vous demande votre avis
OWEN : Je n’ai pas l’ancienneté de Campbell, Monsieur, je crois qu’il serait préférable que vous voyiez ça directement avec elle
RICHARD : Bien, Docteur Yang, appelez le Docteur Campbell et dîtes-lui que je veux parler au patient avant l’intervention
CRISTINA : D’accord. (En passant près d’Owen) J’aime me sentir soutenue
16. INT – SALLE DE PAUSE - JOUR
Mark retrouve Derek
MARK : Ah il est là, le légendaire Shepherd en personne. Alors champion, ça va ?
DEREK (ricanant) : T’as bu ou quoi ? J’ai des raisons de m’inquiéter pour toi ?
MARK : Et en plus, il a retrouvé son sens de l’humour. Comment va ta patiente ?
DEREK : Elle va bien. Etat stable. Ça faisait longtemps que j’avais pas eu le sentiment d’être un bon chirurgien qui fait bien son boulot
MARK : Toi ? Me fais pas rire. Tu es le Dalaï Lama de la chirurgie. Les gens viennent du monde entier pour que tu les découpes. Et tu sais pas le meilleur ?
DEREK : Quoi ?
MARK : T’es sexy quand t’opères. La classe. D’ailleurs ça te va super cette barbe, c’est pile la bonne longueur
DEREK (riant) : Ok, ça suffit, arrête, c’est bon
MARK : Derek, il faut que je te parle de quelque chose
DEREK : Tu peux coucher avec Addison, vas-y
MARK : Addison ? Non, non…
DEREK : Y a pas de souci
MARK : Je vais pas coucher avec Addison
DEREK : Ah bon ? De quoi tu voulais me parler, alors ?
MARK (pause) : Bon, non, laisse tomber
DEREK : D’accord
Derek s’en va
17. INT – CAFETERIA - JOUR
Meredith s'assoit avec Cristina, qui lit un autre journal d'Ellis
MEREDITH : Comment va ma mère ?
CRISTINA : Elle est furieuse. Aigrie. Et géniale. Tu sais ce qui allait pas ? C’est que ta mère et le Chef se disputaient sans arrêt. Ça devait être le super pied au lit
MEREDITH : Ce sont tes commentaires qui vont pas du tout
Izzie et Alex s'assoient avec elles
IZZIE : Qu’est-ce qui va pas ? L’intégralité de notre système de santé ? Je suis d’accord
CRISTINA : Ah ça y est (Lisant) « Le 3 mars 79. J’ai assisté Margaret Campbell sur une splénectomie, un CV plutôt bien rempli et une technique correcte » Je le savais. Même à l’époque, elle assurait pas
MEREDITH : Tu bosses avec Margaret Campbell ?
CRISTINA : Ouais, Son Altesse la Reine Mère se trouve encore assez vaillante pour jouer du bistouri. Tu vois, j’ai plus de respect pour ta mère. Elle s’est pas obstinée quand Alzheimer lui est tombé dessus. Abattez-moi si un jour je commence à faire des conneries sur les patients et que je continue à me prendre pour un Dieu du Stade
ALEX : Ouais, comme Shepherd
MEREDITH : Alex !
ALEX : Oh c’est bon, mon doc a raison. Ton doc a foutu en l’air un anévrisme et maintenant, il essaie de se rattraper
MEREDITH : Ton doc devrait la fermer
Meredith et Alex sont bipés
18. INT – CHAMBRE DE JEN - JOUR
Jen gémit de douleur et Derek est déjà là quand Meredith et Alex arrivent
MEREDITH : Qu’est-ce qu’elle a ?
DEREK : La dérivation n’a pas dû tenir, bipez Addison et dîtes-lui de me rejoindre au bloc
Ils déplacent Jen
ROB : Hey Docteur Shepherd ! Je comprends pas, il a dit que l’intervention était réussie
MEREDITH : Désolée Rob, je viendrai vous dire comment ça se passe dès que je pourrai
19. INT – BLOC OPERATOIRE POUR JEN – JOUR
DEREK : L’œdème ne dégonfle pas
MEREDITH : La ventriculostomie est peut-être bouchée
DEREK : Non. Merde !
MEREDITH : Docteur Shepherd ?
DEREK : Il faut que je retire le lobe temporal
ALEX : Ça risque pas de la tuer ?
ADDISON : Non. Mais elle pourrait perdre en partie la parole et…son timbre de voix et la mémoire
DEREK : Le cerveau peut compenser. Je l’ai déjà fait pour arrêter des convulsions
MEREDITH : Dans un cas comme celui-ci ?
DEREK : Je peux le faire, maintenant
ALEX : Le bébé fait encore des ralentissements
ADDISON : Qu’est-ce qu’on fait Derek ?
DEREK : Pince baïonnette s’il vous plaît
20. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL – JOUR
Alex est avec Meredith
ALEX : Qu’est-ce qu’on est censé lui dire ? « Le Docteur Shepherd découpe le cerveau de votre femme mais on espère que ça va pas la tuer » ?
MEREDITH : Non, on va simplement dire la vérité : « Le Docteur Shepherd fait tout son possible pour sauver votre femme et votre enfant »
ALEX : La vérité c’est que la vie de ce type sera plus jamais la même
MEREDITH : Alex, s’il te plaît, sois pas si…
Ils arrivent en salle d'attente
ALEX : Le bébé présente des troubles du rythme cardiaque mais le Docteur Montgomery fait tout ce qu’il faut pour éviter un accouchement prématuré
ROB : Et ma femme ?
MEREDITH : Le Docteur Shepherd essaie de maîtriser l’hémorragie mais on ne sera pas vraiment fixé avant la fin de l’intervention
ROB : Mais elle va pas mourir ?
Meredith semble ne pas savoir quoi dire, ce que remarque Alex
ROB : S’il vous plaît, dîtes-moi qu’elle va pas mourir
ALEX : Le Docteur Shepherd fait absolument tout ce qu’il peut pour que votre femme s’en sorte
ROB : Il va la sauver ?
ALEX : Il fait le maximum pour que tout se passe bien. Il faut qu’on y retourne
ROB : Oui, bien sûr. Merci
Meredith et Alex repartent
MEREDITH : Merci
ALEX : Ton doc assure pas
21. INT – CHAMBRE DE JOHN – JOUR
Richard, Elisabeth, Owen et Cristina sont avec le patient
RICHARD : Monsieur Terzian, vos radios indiquent que le bilan post-opératoire du Docteur Campbell n’est plus d’actualité. Il y a eu des complications suite à l’opération : une déchirure de la voie biliaire et de l’artère. On va devoir opérer pour réparer ça
JOHN : C’est tout ?
RICHARD : Oui, c’est tout
JOHN (riant) : Ah j’ai eu peur. Quand j’ai su que le Chef de service de chirurgie voulait me parler, je me suis dit que je devais être mourant
Cristina semble surprise
RICHARD : Je tenais simplement à vous voir pour m’assurer que vous sachiez que vous aviez tout à fait le droit de demander à changer de chirurgien
JOHN : Le Docteur Campbell n’est pas disponible ?
DR CAMPBELL : Si, je suis disponible
JOHN : Alors merci mais je…je garde le Docteur Campbell
RICHARD : Très bien. Docteur Campbell
DR CAMPBELL : Merci Richard
Cristina suit Richard dehors
CRISTINA : Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, je ne crois pas que le patient ait vraiment compris
RICHARD : Vous l’avez entendu, il veut garder son médecin
CRISTINA : Mais, Monsieur…
RICHARD : Laissez tomber Yang
Richard s’en va
22. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL - JOUR
George essaie de faire lire sa lettre à Izzie
GEORGE : Allez, je veux juste que tu me dises si c’est digne du Docteur Bailey
IZZIE : Le Docteur Bailey est une abrutie, mets-ça. Dis qu’elle écoute pas les résidents qui ont des informations importantes sur les internes
Ils entrent dans le service de dermatologie
GEORGE : Je crois que tu n’as pas saisi le but de l’opération, il faut que je sois élogieux, que je dise des trucs bien sur elle
Izzie s’assoit en salle d’attente
GEORGE : Tu viens toujours traîner ici ?
IZZIE : D’accord, t’as qu’à dire qu’elle est dévouée et qu’on peut compter sur elle, enfin c’était encore le cas y a quelques semaines avant que…laisse-moi maintenant
GEORGE : Fiable et pleine de générosité ?
Izzie acquiesce en souriant
GEORGE : Merci
Il part et le Dr Daisy Pepman arrive
DAISY : Isobel Stevens ?
23. INT – BLOC OPERATOIRE POUR JOHN - JOUR
Richard entre au bloc opératoire de Campbell où se trouvent également Owen et Cristina
DR CAMPBELL : Ça fait des années que je ne vous ai pas eu au bloc avec moi, Richard. Je crois me souvenir d’un petit incident, un clamp que quelqu’un avait laissé tomber dans une cavité abdominale
RICHARD : Vous ne perdez jamais une occasion de me rappeler cette histoire
DR CAMPBELL : Une bonne enseignante ne lâche jamais ses élèves. D’ailleurs je me demande souvent comment la nouvelle génération peut apprendre quoi que ce soit avec les méthodes d’enseignement qui ont cours de nos jours. Les titulaires semblent s’appliquer à prendre leurs élèves par la main…à les ménager, les encourager, les dorloter. Au lieu de leur inspirer les sentiments de crainte et de respect qui font que n’importe quel élève retient n’importe quelle leçon. Docteur Hunt, vous qui êtes un ancien militaire, ne pensez-vous pas que la rigueur de votre apprentissage vous a aidé à devenir le médecin que vous êtes aujourd’hui ?
OWEN : Si, Madame, je suis tout à fait d’accord
DR CAMPBELL : Alors que le Docteur Yang, quelque chose me dit que la crainte n’est pas un sentiment qu’elle a souvent éprouvé en salle d’opération
CRISTINA : J’apprécie chaque occasion d’apprendre
DR CAMPBELL : Fantastique. Alors, allons-y. Dîtes-moi comment vous pratiqueriez une embolectomie pulmonaire ?
CRISTINA : J’insèrerais un cathéter par la veine fémorale puis je positionnerais le fluoroscope au niveau de l’embole
DR CAMPBELL : Que feriez-vous, si tout à coup, le courant électrique était coupé ? (Pause) Ou si faute de moyens, l’hôpital dans lequel vous opériez n’était pas équipé d’un fluoroscope ? C’est comme les calculatrices, vous pensez que ça ne sert à rien d’apprendre à compter aux enfants parce qu’il existe une machine qui le fait pour eux
CRISTINA : La machine est utile si elle peut leur éviter certaines erreurs
Tout le monde est sous le choc
DR CAMPBELL : Dehors. Sortez de mon bloc ! J’ai dit dehors ! Dehors ! C’est mon intervention et c’est encore mon bloc !
Cristina s’en va
24. INT – BLOC OPERATOIRE POUR JEN – JOUR
Jen saigne dans son lobe frontal
DEREK : Elle fait une hémorragie du lobe frontal. Si j’arrive à la stopper, à sauver le reste du cerveau, elle aura peut-être encore une chance
ALEX : Les ralentissements sont de plus en plus longs
ADDISON : Derek, il faut que je sorte le bébé
DEREK : Elle a perdu trop de sang. Si tu l’ouvres maintenant, ça va la tuer. Je peux la sauver
ADDISON : Comment ?
DEREK : Il faut que je retire le lobe frontal
ADDISON : Quoi ?! Derek, non, arrête. Tu as fait tout ce que tu pouvais
MEREDITH : Le lobe frontal ? Elle peut vivre sans lobe frontal, ni lobe temporal ?
DEREK : Oui
ADDISON : Non, elle ne peut pas. Derek, arrête, le bébé manque d’oxygène, je sais que tu veux sauver Jen, que tu te sens responsable, mais il n’y a plus rien à faire
DEREK : Je vais y arriver. Je peux les sauver tous les deux. Elle va survivre
ADDISON : Ce ne sera pas la femme dont son mari et son enfant auront besoin. Elle sera privée de tout ce qui fait d’elle un être humain. Meredith ?
MEREDITH (à Derek) : Vous êtes sûr d’y arriver ?
DEREK : J’ai pas le choix. Pince bipolaire ?
ALEX : Le cœur du bébé est en chute libre
ADDISON : Merde, Derek, tu vas trop loin ! Tu vas trop loin ! C’est n’importe quoi. Tu ne peux pas retirer le lobe frontal, même si elle survit à l’intervention, tu auras créé un monstre, tu n’as pas le droit ! Tu te prends pour Dieu ? C’est fini pour Jen. Mais son bébé a une chance de survivre, il faut que tu la laisses partir. Laisse-là partir s’il te plaît, laisse-là. C’est bon, je sors le bébé
DEREK (hurlant) : Pose le bistouri Addison !
ADDISON (ayant le bistouri dans la main) : C’est à toi de poser ton bistouri
DEREK : Addison, pose ce bistouri !
ADDISON : Toi, pose ce bistouri. Laisse-là partir
DEREK : Lâche tout de suite ce bistouri, tu m’as compris ?! Lâche-le !
ADDISON : Meredith, allez chercher…
DEREK : Ne bougez pas Docteur Grey
ADDISON :Karev, allez-y !
Alex s’en va
ADDISON : Derek, ne fais pas ça
DEREK : Je t’interdis de toucher à ma patiente
Derek continue de travailler
ADDISON : Meredith ?
MEREDITH : Derek, regarde-moi. Tu n’es pas obligée de faire ça. Jen est partie. C’est trop tard. Tu ne peux plus la sauver, c’est fini. Mais on peut sauver le bébé. Derek, regarde-moi !
Derek finit par la regarder
25. INT – SALLE DE PREPARATION AU BLOC - JOUR
Elisabeth, Richard et Owen se lavent les mains
DR CAMPBELL : Certaines opérations ne se passent pas comme on le voudrait. J’ai commis une erreur. J’ai été négligente, je le reconnais. Je le regrette et je m’en excuse. Mais malheureusement, je ne suis pas infaillible, je ne suis qu’humaine comme tout le monde. Et pour ça…je ne crois pas avoir à m’excuser
RICHARD : Margaret, rien ne vous oblige à…
DR CAMPBELL : Ce n’est pas la peine d’aller plus loin, Richard. L’incident est clos
ALEX (arrivant) : Chef, on a besoin de vous au bloc 1 !
RICHARD : Karev…
ALEX : Tout de suite Monsieur !
Richard s’en va
OWEN : J’ai été renvoyé. De l’armée, je veux dire. Ils ont parlé de démobilisation avec les honneurs mais…contrairement à moi, ils savaient que le moment était venu. Je…je leur suis reconnaissant
Owen s’en va
26. INT – BLOC OPERATOIRE DE JEN - JOUR
Derek a retiré le lobe frontal de Jen. Richard arrive
ADDISON : Le bébé est toujours en détresse, il faut le sortir
DEREK : Non. Non, attends. Je peux stopper l’hémorragie et l’état du bébé se stabilisera. Si on fait une césarienne, elle va perdre trop de sang et elle mourra
ADDISON : Elle est déjà morte
DEREK : S’il te plaît, Addison, attends
ADDISON : Elle n’a pratiquement plus de cerveau, c’est terminé. Elle est morte
Richard fait signe à Addison
ADDISON : Karev, prévenez le Docteur Friedman qu’on a un prématuré qui arrive
Addison s’apprête à inciser
DEREK : Je t’interdis de l’ouvrir
Addison fait l'incision
DEREK : Pourquoi tu l’ouvres ? Meredith, il lui faut du sang. Elle a besoin de sang. Va chercher du sang
RICHARD (s’approchant de Derek) : Plus de sang, Derek. C’est fini
27. INT – DERMATOLOGIE - JOUR
Daisy examine le grain de beauté d'Izzie
DAISY : C’est bien d’être venue vous faire examiner mais la lésion n’a pas l’air trop suspecte
IZZIE : Même avec une augmentation du taux de LDH ?
DAISY : On peut avoir un taux élevé pour plein de raisons : quand on a une mononucléose ou même quand on fait trop de sport
IZZIE : Oui mais quand on a des problèmes neurologiques ? Des hallucinations ?
DAISY : Et voilà, j’ai fini. C’est terminé. Vous et moi, on voit tous les jours des patients réagir comme ça. Ils découvrent quelque chose qui leur semble louche et ils se persuadent qu’ils sont malades. Même quand tout va bien. Mais en tant que médecin, vous savez aussi bien que moi que ça sert à rien de s’inquiéter, pas avant d’avoir une preuve médicale qu’on a un souci. Vous devriez essayer de vous détendre. Rentrez vous reposer. Et demain, vous trouverez ridicule d’avoir imaginé que vous étiez malade
28. INT – BLOC OPERATOIRE DE JEN – JOUR
ADDISON : Bon, prêt ?
Addison accouche du petit garçon
ADDISON : Il a l’air solide. Voilà
ARIZONA (le prenant) : Oh il a de bonnes chances de s’en sortir. Allez, on l’intube
ADDISON : Le placenta
Jen est en arrêt cardiaque. Derek quitte le bloc
29. INT – SALLE D’ATTENTE – JOUR
Les médecins de Jen parlent à Rob
ALEX : Les corticoïdes qu’on a administrés à votre femme ont permis aux poumons du bébé de se développer
ADDISON : Entre ce traitement et les trois jours supplémentaires dont il a bénéficié avant que le Docteur Shepherd pratique l’intervention, on est en mesure de penser que votre bébé a de fortes chances de survie
ROB : Je comprends pas, comment elle a pu mourir ?
DEREK : Je suis désolé
ROB : Oui, oui, je sais, vous l’avez déjà dit. Je vous demande comment elle est morte ?
MEREDITH : Nous pensons que c’est à cause de sa tension artérielle. Elle était trop élevée pour la dérivation. C’est ce qui a provoqué l’hémorragie et l’œdème cérébral. Le Docteur Shepherd a fait l’impossible pour la sauver mais son cerveau était trop endommagé. Et le Docteur Montgomery a pris le relai pour l’accouchement
ROB (pleurant) : Vous aviez dit que c’était une procédure de routine, que tout irait bien. Ensuite, y a eu des complications, vous l’avez réopérée et vous avez dit que c’était réparé mais y a eu un problème avec la grossesse et l’état de Jen a empiré. Mais vous avez dit que ça aussi vous allez le réparer. Et maintenant, elle est morte ?
DEREK : Je suis désolé
ROB (pleurant) : Arrêtez de dire que vous êtes désolé ! Vous l’avez tuée ! Vous êtes un meurtrier ! Un meurtrier ! Où est ma femme ? Je veux ma femme ! Je veux ma femme !
30. INT – POSTE DES INFIRMIERES - JOUR
Bailey lit la lettre de George
GEORGE : Je sais que c’est pas terrible. Je me suis creusé la tête mais vous êtes quelqu’un de complexe et j’ai eu du mal à trouver les mots…
BAILEY (voyant Richard) : Chef ? (Lui donnant la lettre de George) Tenez ! Voilà ce que c’est qu’une lettre de recommandation !
RICHARD : O’Malley ? Je devrais prendre exemple sur O’Malley ?
BAILEY : Oui Monsieur, vous n’en trouverez pas de meilleure et ça ne vous ferait pas de mal !
Richard s'éloigne et Bailey le suit dans son bureau
BAILEY : Chef…
RICHARD : Je suis le Chef. Je suis le Chef du service de chirurgie et je n’ai pas le temps de chanter vos louanges. Mon Chef de neurologie s’est fait traiter de meurtrier, je dois virer un de mes plus anciens chirurgiens parce qu’elle refuse de prendre sa retraite, les internes mélangent des prélèvements sanguins au dispensaire et vous voulez que je ponde une lettre de recommandation pour que vous me laissiez tomber ?
BAILEY : Que je vous laisse tomber ? Monsieur, je…je me présente pour une spécialisation en pédiatrie dans votre service
RICHARD : Ce n’est pas ce que nous avions décidé ! Vous savez combien de temps vous m’avez fait perdre ? Vous imaginez le temps que ça demande de former quelqu’un, vous deviez prendre ma place !
BAILEY : Non, non, vous vouliez que je prenne votre place, Monsieur, mais je ne suis pas votre fille, vous n’avez pas le droit de reporter vos espoirs et vos frustrations sur moi !
31. INT – PASSERELLE DE L’HOPITAL - JOUR
Derek se reprend. Mark s'approche
MARK : Je sors avec Lexie. Je fais pas que coucher avec elle. On est heureux ensemble. Je suis bien avec elle
Derek le frappe au visage
MARK : Oh d’accord, peut-être que c’était mérité. Enfin, je suis pas sûr, c’est pas à toi de me dire avec qui je peux coucher ou pas…
Derek frappe alors Mark à nouveau. Mark le frappe en retour, ce qui fait tomber Derek. Derek tire Mark au sol et le frappe à plusieurs reprises. Alors qu'ils continuent de se battre, Owen rejoint la foule qui s'est formée
32. INT – BUREAU DE RICHARD – JOUR
BAILEY : Vous voulez laisser une trace, un héritage, mais je ne suis pas votre héritière et ma candidature en pédiatrie…
Richard est détourné de Bailey par la bagarre
BAILEY : Est-ce que vous écoutez ce que je vous dis Monsieur ?
Bailey voit aussi la bagarre
33. INT – PASSERELLE DE L’HOPITAL - JOUR
Richard et Bailey se précipitent hors du bureau tandis qu'Owen éloigne Mark de Derek. Addison et Meredith arrivent. Meredith s'éloigne avec Derek
ALEX (A Addison) : C’est son doc
34. INT – GALERIE DU BLOC OPERATOIRE - JOUR
Campbell est dans la galerie. Cristina entre
CRISTINA: Je ferais une artériotomie pulmonaire. Je visualiserais le caillot en direct et j’utiliserais des forceps atraumatiques pour l’extraire. Voilà comment je m’y prendrais pour une embolectomie pulmonaire si j’avais pas de fluoroscope
DR CAMPBELL : Le fait que vous ayez ressenti le besoin de me le dire est la preuve que vous êtes un bien meilleur chirurgien que je ne le croyais Docteur Yang. Moi j’ai décidé que l’intervention d’aujourd’hui serait ma dernière. Vous n’en avez pas encore conscience mais un matin, dans un avenir bien plus proche que vous ne l’imaginez, vous vous réveillerez et vous vous apercevrez que c’est fini, que vous êtes moi. Quand on ne peut plus tenir un bistouri, qu’est-ce qu’il nous reste ? Au bloc, j’étais un Dieu. Ici, dans ce bloc, devant la table d’opération, j’étais un Dieu et aujourd’hui…qu’est-ce qu’il vous restera à vous ?
35. INT – DISPENSAIRE - SOIR
Izzie est avec les internes quand Bailey arrive
BAILEY : Je ne vois pas de catastrophe, personne n’a mis le feu en tout cas
IZZIE : C’est leur tactique. Ils font tout comme il faut et dès que vous tournez la tête, ça part en vrille
BAILEY : Je suis désolée d’avoir été…un peu sèche tout à l’heure, j’étais occupée, j’ai pas pris le temps de t’écouter, je suis désolée
IZZIE : C’est pas grave. Je vous ai traitée d’imbécile alors…vous aviez raison. Je crois que j’ai plus aucun recul, je…j’en ai marre de l’hôpital
BAILEY : Shepherd en a tellement marre qu’il s’est battu avec son meilleur ami devant tout le service. C’est comme ça que ça fonctionne. Les patients qu’on perd, les erreurs qu’on commet…c’est ce qui fait qu’on apprend. Ça a toujours marché comme ça. Si tu trouves une meilleure méthode ça veut dire que t’es un meilleur médecin que la plupart d’entre nous
Bailey s'éloigne
MEREDITH (voix off) : Les patients nous considèrent comme des Dieux…
Daisy s'approche d'Izzie
DAISY : Izzie ?
MEREDITH (voix off) : …ou comme des monstres
36. INT – SALLE D’EXAMEN - SOIR
Callie a mis une attelle sur la main de Mark
MEREDITH (voix off) : Mais nous sommes des gens comme les autres
Lexie entre
LEXIE : Ça va ?
CALLIE : Ça va, au moins, y a pas de fracture. Mais il faudra mettre de la glace jusqu’à ce que ça ait dégonflé. A plus tard
Callie s’en va
LEXIE : Je suis désolée
MARK : Ça valait le coup
LEXIE : Non, non, ça valait pas…enfin, enfin peut-être que si. (Souriant) Merci
MEREDITH (voix off) : On fait des conneries. On perd nos moyens
37. INT – BAR CHEZ JOE - SOIR
Callie va voir Arizona au bar qui est avec une fille
CALLIE : J’ai de l’expérience, tu sais ?
ARIZONA (se retournant) : Callie ? Comment ça va ?
CALLIE : Une certaine expérience. J’ai vécu. Tiens, j’ai été mariée, tu le savais, ça ? Je suis aussi partie en mission humanitaire quand j’étais plus jeune. Au Botswana. C’est ce qui m’a donné envie de faire médecine d’ailleurs. Et plus récemment, j’ai…découvert les joies de la cuisine. J’ai réussi une piccata de poulet délicieuse, l’autre jour et j’ai plein d’autres recettes en réserve que je serais ravie d’essayer avec toi
L’autre fille regarde Arizona qui a l’air gênée
CALLIE : Et je trouverais ça dommage que tu veuilles même pas goûter. Ce serait une sacrée expérience
ARIZONA (gênée) : Euh…Callie, je te présente Julie
CALLIE : Salut
ARIZONA : Je suis avec elle ce soir
MEREDITH (voix off) : Même les meilleurs d’entre nous ont des jours sans
Callie boit une gorgée de son verre et s'en va, gênée
Addison retrouve Bailey et lui remet une lettre
ADDISON : C’est une lettre de recommandation. Callie m’a parlé de la lettre du Chef. Je me suis dit que c’était le moins que je puisse faire avant de repartir à Los Angeles
BAILEY : Addison, je vous remercie mille fois…
ADDISON : Ne me remerciez pas. Tout ce que je vous demande c’est d’assurer. Ne me faîtes pas regretter d’avoir écrit que vous êtes le plus prometteur des chirurgiens pédiatres juniors avec qui j’ai eu le plaisir de travailler
Addison s’en va et Bailey lit la lettre, tout excitée
MEREDITH (voix off) : Mais on avance quand même tant bien que mal
Owen s'assoit à une table avec Cristina
OWEN : Aujourd’hui, tu as donné une leçon à quelqu’un qui avait besoin d’apprendre mais tu as aussi malmené une femme qui avait besoin de compassion. T’as fait les deux à la fois
CRISTINA : C’est pas vrai, je…
OWEN : Eh bah voyons
CRISTINA : Je l’ai pas malmenée et euh…et en plus, j’avais raison
OWEN : Ouais. (Riant) Tu sais, tu lui ressembles beaucoup : t’es obstinée, sûre de toi et brillante. Dans 40 ans, moi aussi je vais devoir te retirer ton bistouri de force
CRISTINA : Il faudra me casser les doigts un à un
OWEN (riant) : Mais non, c’est pas ce que je voulais dire. Quand ce moment viendra, j’espère être là
38. INT – CHAMBRE DE JEN – SOIR
Rob dit au revoir à Jen. Il lui donne un dernier baiser. Alex est dans le couloir
MEREDITH (voix off) : On ne se repose pas sur nos lauriers. On ne se félicite pas des vies qu’on a sauvées par le passé…
Il s'appuie sur Alex et s'effondre
39. INT – MAISON DE MEREDITH ET DEREK – SOIR
Meredith s'assoit avec Derek sur le canapé
MEREDITH (voix off) : …parce qu’il y a toujours un autre patient qui a besoin de nous
Elle lui sert un verre, qu'il boit aussitôt. Il s'en sert un autre
40. INT – DISPENSAIRE – SOIR
Izzie a rassemblé les internes
MEREDITH (voix off) : Alors on prend sur nous, on continue d’essayer, d’apprendre
IZZIE : Vous n’êtes pas motivés, vous êtes négligents, égocentriques, inattentifs. Vous êtes les dernières personnes de cet hôpital à qui je confierais ma santé. Mais c’est normal. Vous êtes des internes, des bébés et vous avez de la chance d’être ici, on a tous beaucoup de chance de bosser ici parce qu’on se sauve des vies. Tous les jours, on a l’occasion de sauver des vies. On est là pour ça. C’est notre métier. Et des gens capables de faire ce métier, y en a pas beaucoup
MEREDITH (voix off) : …avec l’espoir…
IZZIE (allumant l’appareil de radio) : Alors, c’est parti
MEREDITH (voix off) : …qu’un jour…
Elle leur montre des scanners
IZZIE : Nouveau jeu
MEREDITH (voix off) : …peut-être…
IZZIE : Ça, c’est la patiente X, une femme de 29 ans à qui on a diagnostiqué par erreur une anémie quand elle est venue nous consulter pour la première fois. Cette fois, on a pas le droit de se planter
MEREDITH (voix off) : …on ressemblera un tout petit peu plus au Dieu que les patients ont besoin de voir en nous