1. INT – MAISON DE MEREDITH – JOUR
Meredith et Derek déplacent des cartons et Meredith ouvre un carton et en sort une poupée
DEREK : Meredith…
MEREDITH :Oh ça va j’ouvre juste un carton pour voir
DEREK : On avait dit qu’on ouvrait rien, on avait dit qu’on montait les affaires de ta mère au grenier et c’est tout
MEREDITH : Oh regarde, c’est Anatomy Jane !
Meredith occupée avec les organes détachables de la poupée
MEREDITH (voix off) : Pour un chirurgien, chaque patient est un champ de bataille
DEREK (souriant) : Ouais, j’aurai jamais mon bureau
MEREDITH (voix off) : C’est le territoire ennemi. On avance, on bat en retraite, on essaie de déminer le terrain
MEREDITH (souriant) : Et elle a toujours sa « putcha »
DEREK: Sa quoi ?
MEREDITH : Anatomy Jane avait les organes amovibles et je leur avais inventé des noms parce que je me rappelais jamais comment ils s’appelaient. Y avait la « putcha » puis à côté, il y avait le « traboul » qui était lui-même rattaché au « crimy ». (Enlevant un organe) Oh puis regarde, ça c’est le joli « potin »
DEREK (souriant) : Oh le joli potin, mon préféré, je suis un inconditionnel du joli potin
MEREDITH (voix off) : Et juste quand on croyait avoir gagné la bataille et ramené la paix…
Izzie se réveille dans le lit d'Alex
MEREDITH (voix off) : …une autre mine vous explose à la figure
ALEX : On continue à coucher avec qui on veut ou pas ?
IZZIE : Quoi ?
ALEX : Bah je veux savoir si tu vas aussi t’envoyer en l’air avec O’Malley ou je sais pas quel autre boulet parce que si oui, je lâche pas mon plan avec la fille de la pédiatrie
IZZIE (levant les yeux au ciel et se levant) : Connard
ALEX : Bah quoi ?
2. INT – APPARTEMENT D’ERICA - JOUR
Callie et Erica rient au lit
ERICA : Oh j’en reviens pas, c’était génial
CALLIE : Ouais. Ouais, je trouve aussi
Elles s’embrassent
ERICA : Je veux dire, c’était vraiment exceptionnel
CALLIE (se levant) : Oh c’est clair
ERICA : Oh depuis toujours je fais ça. Enfin, toute ma vie, j’ai fait ça uniquement avec des mecs et je sais pas, c’était toujours…bien. C’était bon mais jamais j’avais eu…je veux dire, si, mais là…rien à voir. C’est comme avoir besoin de lunettes
CALLIE (confuse) : Je t’ai carrément éblouie ? T’es aveugle ?
ERICA : Non. Non, quand j’étais petite, j’avais des migraines chroniques alors on m’a emmenée voir le docteur et le docteur a dit que j’y voyais rien, que j’avais besoin de lunettes. Et j’ai pas compris parce que pour moi, je voyais très bien, et quand on est allé chercher les lunettes, je les ai mises sur mon nez, je suis remontée en voiture, on a roulé cinq minutes et là, tout d’un coup, j’ai hurlé…(Pleurant) parce que les points verts complètement informes que je regardais depuis toujours, c’était…c’était pas des points vers informes en fait, c’était des feuilles dans les arbres ! Je les voyais. Tout d’un coup, j’ai vu les feuilles. Ce qui est dingue c’est que je savais pas ce que je ratais puisque je savais même pas que les feuilles existaient et là d’un coup, elles étaient là ! T’es comme les lunettes Callie. Et voilà, je suis gay. Je suis gay ! Je suis super, super gay. Je suis complètement gay
Callie semble bouleversée
CALLIE : Euh…il faut que je file
Callie s’en va et Erica semble comprendre qu’elle est allé trop loin
3. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL – JOUR
Richard s’approche de l’ascenseur attendu par Mark et Derek, avec Owen
RICHARD : Ah Messieurs, je vous présente le nouveau responsable de la traumato à Seattle Grace. Le Major Owen Hunt. Vous connaissez Derek Shepherd et Mark Sloan
Ils se serrent la main
MARK : Bonjour
DEREK : Il m’a volé un de mes patients
MARK : Moi aussi
OWEN : Maintenant, vous allez pouvoir me voler les miens
DEREK : Oh bah j’attends que ça
MARK : Avec plaisir
RICHARD : J’ai eu un de mes amis au Ministère et maintenant que nous avons Owen avec nous, nous devrions redevenir un centre de traumatologie de niveau 1 au début du mois prochain
DEREK : Ceci explique cela
Meredith et Cristina entrent dans l'hôpital en discutant d'Anatomy Jane
MEREDITH : Ma mère me l’avait offerte pour mes 5 ans, c’est un cadeau super glauque pour une gamine de 5 ans mais je l’aimais bien…
Cristina aperçoit Owen. Elle attrape Meredith et l'entraîne dans un couloir
CRISTINA : Fonce !
Elles s'arrêtent au coin d’un couloir
MEREDITH : Ok, pourquoi faut se planquer ?
CRISTINA : Je viens de voir Owen. Le Major Owen Hunt qui a enlevé la stalactite de ma poitrine
MEREDITH : Je le croyais en poste en Irak
CRISTINA : Ouais bah il est rentré et il est là maintenant, dans mon hôpital
MEREDITH : Oui et c’est quoi le souci ?
CRISTINA : Le souci c’est qu’on s’est embrassé. Enfin, il m’a embrassé, j’y ai jamais repensé, c’était rien, aucune importance
MEREDITH (souriant) : Mais tu te dis qu’en fait, c’était peut-être pas rien pour lui
CRISTINA : Bah s’il m’a embrassée c’est que je lui plaisais et là il revient, pourquoi il revient ?
MEREDITH : Il aurait quitté l’armée pour toi, tu crois ? Oh ce serait limite obsessionnel mais ce serait carrément romantique
CRISTINA : Il n’est pas question que je sorte avec un autre titulaire. La voie est libre ?
Discrètement, Meredith penche la tête pour regarder dans le couloir et fait un pouce en l’air à Cristina
4. EXT – HELIPORT - JOUR
Bailey rejoint Richard
BAILEY : Vous m’avez bipée, Chef ?
RICHARD :Oui
BAILEY : Euh en général, quand on m’appelle à l’héliport c’est parce qu’un hélicoptère est à l’approche
RICHARD : Oui, ce mois-ci, vous avez réussi une procédure domino de 12 personnes, on aurait besoin de ce genre d’exploit chaque semaine. Vous avez l’étoffe d’un grand chirurgien Docteur Bailey, vous me l’avez encore prouvé
BAILEY : Merci Monsieur
RICHARD : Mais ça ne suffit pas. Je ne veux pas que vous deveniez un grand chirurgien, je veux que vous deveniez le meilleur. Et pour me succéder en tant que meilleur chirurgien du Seattle Grace, il faut s’y prendre maintenant, dès aujourd’hui. Ce qui veut dire que vous devez être moi. Une décision à prendre sur une intervention ? Prenez-là. Un problème se présente ? Ne venez pas m’en parler,résolvez-le. Prenez ma place
BAILEY: Je prends votre…
RICHARD : Prenez ma place
BAILEY : D’accord, c’est parti. Mais vous n’étiez vraiment pas obligé de me faire monter ici pour…
RICHARD (montrant un hélicoptère en approche): Si, regardez. L’hôpital Lake Washington nous envoie une petite fille de 10 ans atteinte d’un léiomyosarcome abdominal. C’est inopérable. Vous allez devoir monter une équipe et trouver un moyen de la sauver
BAILEY : Je dois sauver une fillette d’une tumeur inopérable ?
RICHARD : C’est pas facile d’être moi
5. INT – VESTIAIRE DES RESIDENTS – JOUR
Izzie est avec Alex et soupire
ALEX : Bah quoi, qu’est-ce que t’as ?
IZZIE : Non mais tu te fous de moi ? Ca fait à peine une semaine qu’on couche ensemble et tu t’ennuies déjà ? Je suis canon et au lit, je suis une vraie bombe sexuelle alors qu’est-ce que t’as ?
ALEX : J’ai jamais dit que je m’ennuyais, je voulais savoir si je continuais ou pas à me taper Michelle. Je te demandais si t’étais à fond avec moi. Je vois pas où est le mal
IZZIE : T’es un barbare Alex. Et avec un barbare, je vois pas trop comment on peut être à fond avec toi
ALEX : D’accord. Claudia, en radio, trouve que j’ai un beau cul alors je vais pas me priver
IZZIE : T’as raison, vas-y
6. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL – JOUR
George s’approche de Lexie
GEORGE : Lexie, ça t’ennuierait de…
Lexie l’ignore
GEORGE : Lexie, on est coloc, il va bien falloir qu’on se parle
LEXIE (partant) : C’est qu’une supposition et je la nie
GEORGE : Et moi, je la nie que tu la nies
LEXIE : Moi je t’ignore et j’ignore que tu nies que je la nie
Lexie s’en va alors que Cristina et Meredith rentrent dans les vestiaires, comme George
MEREDITH : Moi je t’ignore pas George
GEORGE : Merci
Bailey entre
BAILEY : Alors, deux choses : d’abord, vous avez tous un cours de pratique ce matin, c’est obligatoire, n’essayez pas de vous défiler, ça ne marchera pas. Ensuite, l’un de vous n’aura pas à assister à ce cours de pratique obligatoire parce qu’il travaillera avec moi. Il m’assistera pendant que je m’efforcerai de retirer une tumeur inopérable à une enfant de 10 ans
Cristina, Izzie et George lèvent la main
GEORGE : Je vais le faire
BAILEY : Non, pas toi. Toi, tu as une tonne de dossiers en retard. Tu t’en occuperas après ton cours
CRISTINA : Feignasse
ALEX : Mais qu’est-ce qu’on peut faire sur une tumeur qui est inopérable ?
BAILEY : Cours de pratique pour Karev
Izzie sourit
ALEX : Qu’est-ce que j’ai fait ?
BAILEY : Tu as douté de moi
CRISTINA : Moi, je…je doute pas de vous Docteur Bailey
BAILEY: Je ne prends pas Yang, non plus
CRISTINA : Pourquoi ?
BAILEY : Tu t’es moquée d’un confrère qui a des difficultés à tenir sa paperasse à jour
Bailey voit alors que Meredith tient Anatomy Jane
BAILEY : Qu’est-ce que c’est que ça, Grey ? C’est Anatomy Jane ?
MEREDITH : Euh oui
BAILEY : Avec les 24 organes amovibles et toutes les pièces optionnelles pour le mode grossesse ?
MEREDITH : Oui. Vous me prenez pas non plus ?
BAILEY : C’est toi qui m’assisteras
IZZIE : Mais c’est pas juste
BAILEY : Pense à apporter une poupée ridicule la prochaine fois
7. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE – JOUR
Tout le monde se met en tenue
RYAN : Docteur Yang ? En quoi ça consiste un cours de pratique ?
CRISTINA (confuse) : T’es qui, toi ?
RYAN : Je suis votre nouvel interne. Ryan Spalding
CRISTINA : Oh je m’en souviendrai jamais, tu t’appelleras euh…4,5
Owen entre dans le laboratoire alors qu'ils sont en train de recevoir leur blouse
CRISTINA (à Lexie) 3 ? 3 ?
Cristina se cache derrière Lexie
LEXIE : Ça va Docteur Yang ?
CRISTINA : Tu la fermes et tu bouges pas
OWEN : Bonjour, je suis le Docteur Hunt. Au cours des prochains mois, je vais vous apprendre à travailler rapidement et efficacement et tout ça pour sauver des patients dans des circonstances où le premier diagnostic est qu’il sera mort dans l’heure qui suit. Ça pose un problème à quelqu’un de bosser sur du tissu vivant ?
CRISTINA (chuchotant à Izzie) : Du tissu vivant ?
IZZIE : Oui, c’est bizarre
OWEN : Non ? Personne ? Dîtes-le tout de suite, d’ailleurs, partez tout de suite si ça vous gêne. Sinon, vous êtes à moi pour la matinée
Tout le monde reste
OWEN : Bon, allez, on y va
Owen ouvre un rideau, révélant des cochons anesthésiés
OWEN : Chaque résident a son porc. Ses internes l’assistent. Attendez
Il les poignarde un par un sous le regard horrifié des internes et internes
OWEN : Allez-y. Sauvez-leur la vie
GENERIQUE
IZZIE : Vous êtes monstrueux
OWEN : Ils sont sous anesthésie, ils ne souffrent pas, le vétérinaire…
IZZIE : Vous avez poignardé ces pauvres bêtes
CRISTINA (se montrant enfin) : Oui, pour qu’on les sauve
IZZIE : Sur les mannequins chirurgicaux, on apprend exactement la même chose ! Exactement de la même façon !
OWEN : Alors, tu ne restes pas avec nous ?
IZZIE : Non, y a pas moyen !
Izzie s’en va
OWEN : Très bien. Qui veut un deuxième cochon ?
Plusieurs résidents, dont Cristina, lèvent la main
8. INT – CHAMBRE DE TORI – JOUR
Meredith présente le cas de Tori entourée de plein de membres de sa famille. Richard, Bailey et d’autres internes sont là
MEREDITH : Tori Begler, 10 ans. Tori est atteinte d’un léiomyosarcome abdominal. La tumeur a envahi l’artère cœliaque, l’artère splénique et l’artère gastrique gauche. On considère que ça la rend inopérable
BAILEY : Tu as compris un seul mot de tout ça Tori ?
TORI : Non, rien du tout
BAILEY (riant) : Grey ?
Meredith utilise Anatomy Jane pour lui expliquer
MEREDITH : Ça, c’est Anatomy Jane
TORI : Elle a une drôle de tête
MEREDITH (riant) : Oui, elle est un peu bizarre mais elle va t’aider à comprendre. Regarde, tu vois, la tumeur est là, tout en bas, dans ton ventre. C’est difficile de l’atteindre parce qu’il y a tous ces organes par-dessus
PERE DE TORI : Difficile mais pas impossible ?
RICHARD : Nous ferons tout ce que nous pourrons
RUTH (grand-mère) : J’espère que ce « nous » inclut votre chirurgien cardiothoracique ? Le Docteur Stewart du Presbyterian dit que la vascularisation est le plus gros problème et que vous lui avez volé le meilleur chirurgien cardiovasculaire qu’il ait jamais eu. Si elle ne s’occupe pas de Tori, on s’en va. On part pour San Francisco. (Tendant une boîte aux médecins) Brownie ? C’est du fait maison
9. INT – SALLE DE GARDE – JOUR
Mark entre et voit Callie sous les draps, nue
MARK (commençant à se déshabiller) : J’adore cet hôpital
CALLIE : Pas de bla, bla. Allez, viens
MARK : Encore une petite leçon ?
CALLIE : Non, pas de leçon, que du sexe. Rien de sophistiqué, un bon vieux missionnaire, avec une fille, un pénis, un vagin. Sérieux, on dit pas de cochonneries, on parle pas d’Erica, on dit rien. On grogne et on besogne
MARK : Qui est-ce qui dit des cochonneries, là ?
CALLIE : La ferme
MARK (montant dans le lit) : C’est quoi ce plan tordu ?
CALLIE : Je vérifie une théorie
Ils s’embrassent
10. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE - JOUR
Owen observe le travail des internes. Lexie caresse le cochon
CRISTINA : Tu le caresses pas quand même ? Ne caresse pas le porc
OWEN (à Cristina) : Eh bah, ça traîne cette petite anastomose, c’est quoi ton nom déjà ?
CRISTINA (surprise) : Yang. Cristina Yang
OWEN : Ouais, viens voir le cochon de ton copain, là
CRISTINA (voyant de qui il parle) : O’Malley ?
ALEX (à son interne) : Attention, ça va être bon ça
Cristina se dirige vers George et ses internes
GEORGE (à un des internes) : Tiens, laisse passer le Docteur Yang
OWEN : Tu vois ce qu’il a fait ? Il a stoppé l’hémorragie et maintenant, il peut s’occuper de la plaie au foie
CRISTINA : Oui mais un travail bâclé entraîne des complications. Dans deux jours, quand son porc se mettra à vomir du sang, O’Malley regrettera de ne pas avoir été plus soigneux
OWEN : Rien ne l’empêche de venir fignoler plus tard quand la bête sera stable. Pendant ce temps, ton porc est en acidose et en hypothermie. Si c’était un gamin, il aurait déjà passé l’arme à gauche. On fait vite et comme on peut Christine
Owen s’éloigne
CRISTINA : « Na », c’est Cristina
11. INT – SALLE D’INTERVENTION POUR TORI - JOUR
Meredith et Bailey s'occupent de Tori
BAILEY : Voilà, on guide le cathéter dans l’artère cœliaque
MEREDITH : Fluoroscope s’il vous plaît
BAILEY (levant les yeux) : Mais qu’est…oh je reviens tout de suite
La tante et l'oncle de Tori apparaissent dans la galerie et Bailey appuie sur l’intercom
BAILEY : Vous ne pouvez pas rester là
TORI : C’est mon oncle Pat et ma tante Jean. Ils aiment pas que je sois toute seule
BAILEY (à l’intercom) : Elle n’est pas toute seule. Je suis une vraie rigolote et le Docteur Grey aussi. (Voyant Tori tousser) Bon d’accord, vous pouvez rester mais vous n’entrez pas, y a des radiations ici. (Revenant vers Meredith) Bien, injecte le produit de contraste
Meredith injecte le produit de contraste, qui révèle la tumeur. Meredith et Bailey ont l’air choqué
TORI : Alors ça va ?
BAILEY : Euh…ça va
12. INT – POSTE DES INFIRMIERES – JOUR
Izzie rejoint Derek
IZZIE : Owen Hunt n’est qu’un salaud assoiffé de sang, c’est un pervers
DEREK : Ça va Stevens ? Premier cours pratique ?
IZZIE : Il a poignardé plusieurs cochons sans sourciller l’un après l’autre. Lui, il appelle ça du tissu vivant parce qu’un cochon, bien sûr, ce n’est qu’un cobaye. Interdiction de parler d’animal
DEREK : C’est le nouveau Chef de la traumato. C’est peut-être pas l’idéal mais si c’est sa façon de faire, il faut t’y habituer
IZZIE : On peut se passer de sujets vivants. La première règle c’est de ne pas faire de mal, c’est valable pour l’homme et pour tous les êtres vivants
DEREK : Oui enfin c’est surtout valable pour l’homme
IZZIE : Je vais parler non pas à mon supérieur mais à mon colocataire
DEREK : Uh-huh
IZZIE : Vous me faîtes gerber
Izzie s’en va
13. INT – SALLE DE GARDE – JOUR
Callie se rhabille
CALLIE : Merde !
MARK : Quoi ? T’as pas pris ton pied ? Pas possible
CALLIE : Si, si je me suis éclatée. C’est justement ça le souci
Callie s’en va sous le regard confus de Mark
MARK : Ça t’arrive dès fois de dire « merci » ?
14. INT – SALLE DE RADIOGRAPHIE – JOUR
Erica rejoint Bailey
ERICA : Vous m’avez bipée ?
BAILEY : J’ai une petite fille de 10 ans avec une tumeur qui envahit son aorte. Je suis en train de monter une équipe
ERICA (regardant les clichés) : C’est son angio ?
BAILEY : Elle a déjà subi…
ERICA : La tumeur a envahi cinq artères, pas seulement l’aorte
BAILEY : C’est compliqué mais j’ai quand même une idée
ERICA : Tant mieux, testez-là sur un patient qui a peut-être une chance de survivre
BAILEY : Je sais bien, enfin je vous accorde que c’est plutôt mal parti mais sa grand-mère a cité votre nom…
ERICA : C’est très gentil mais je me fiche de ce cas
BAILEY : Moi, non, Docteur Hahn
ERICA : N’en faîtes pas un drame Bailey, personne n’aime les filles qui pleurent pour un rien
BAILEY : J’insiste. Je voudrais que vous fassiez partie de mon équipe
15. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE - JOUR
Lexie parle maintenant à son cochon
LEXIE : Je suis vraiment désolée pour toi petit cochon, c’est vraiment horrible ce qui t’arrive. Tu gambadais dans la campagne, près d’une adorable petite ferme, tu respirais le grand air, tu te prélassais dans la boue avec tous tes copains et puis tout à coup, on t’anesthésie et on te plante un couteau dans le ventre…
CRISTINA : Arrête ton cirque 3
Owen est bipé
OWEN : Allez tout le monde, on se bouge. (A Alex) Toi, tu emmènes les internes aux urgences, je vous retrouve là-bas
ALEX : Des traumas ?
OWEN : Plusieurs AVP. Ils nous amènent six blessés. O’Malley, le cours est fini, occupe-toi de tes dossiers
GEORGE : Et mon cochon ?
OWEN (montrant Cristina) : Elle va s’en charger
CRISTINA : Quoi ?
OWEN ; Tu restes ici
CRISTINA : Quoi avec six victimes d’AVP qui débarquent à la mine ?
OWEN : Des victimes, t’en a quatre ici, rien que pour toi, essaie de les maintenir en vie
CRISTINA : Tous ? Karev bosse sur des traumas multiples et moi je me tape 800 kilos de bacon ?
OWEN : Vivant le bacon et il vaudrait mieux qu’il le soit quand je reviendrai
Owen s’en va
16. INT – URGENCES - JOUR
Les victimes arrivent aux urgences. Le premier brancard est avec Alex
AMBULANCIERE : Homme de 35 ans, passager arrière, le front contre la vitre et c’est le front qui a perdu. Souffre aussi de brûlures au deuxième degré, constantes stables
OWEN : En trauma 1. (Voyant un deuxième brancard avec Izzie) Qu’est-ce que t’as ?
IZZIE : Charles Hiott, 46 ans, présente des hématomes sur l’abdomen. Tension sur les lieux de l’accident à 17
OWEN : Tu sais faire une écho ou pas ?
IZZIE : Ouais
OWEN : Alors il est à toi. Trauma 2
Mark et Derek arrivent
OWEN : Oui, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
MARK : Le Docteur Karev nous a bipés
OWEN : Oh il aurait pas dû, on gère, merci
DEREK : Vous gérez tout seul des brûlures et une blessure à la tête ?
OWEN : Karev, t’es médecin ?
ALEX : Ouais Monsieur
OWEN : Alors est-ce que tu es capable d’évaluer les blessures d’un patient ?
ALEX : Ouais
OWEN (A Mark et Derek) : On gère. Excusez-moi
DEREK : Puisqu’on est là, laissez-nous vous aider
OWEN : Je vous remercie Shepherd mais je veux que mes résidents apprennent à s’occuper des traumas tous seuls et ils n’apprendront pas assez vite s’ils se contentent de regarder leurs titulaires, sauf si c’est moi ce titulaire
Owen rejoint Alex et Mark et Derek partent, dépités
17. INT – SALLE DE REUNION – JOUR
Erica est avec Richard et Bailey. Meredith est là aussi en train de décortiquer sa poupée sous le regard de Richard
ERICA : Il y a déjà trois hôpitaux qui ont refusé de la prendre en charge. Si on avait un peu de bon sens, on ferait pareil
BAILEY : Vous ne pourriez pas être un peu plus constructive ?
RICHARD : Essayons d’inciser autour de l’estomac
ERICA : Non, le seul moyen d’y arriver ce serait de le retirer
BAILEY : Il y a déjà eu des auto transplantations in vivo
ERICA : Oui, avec des foies et des reins
MEREDITH : Pourquoi on n’enlèverait pas l’estomac et les reins ?
ERICA: Ah ça, excellente idée, si vous voulez la tuer. Non, on parle de deux réseaux vasculaires bien distincts. Mauvaise pioche Grey
La famille de Tori est rassemblée à l’extérieur de la salle de conférence et les regarde par la fenêtre
ERICA : Mais qu’est-ce que c’est que tout ce monde
BAILEY : Ah oh c’est…c’est Randy, le père de Tori, c’est son oncle Pat, sa tante Jean et David, son frère et…
RICHARD : Mais qu’est-ce qu’ils ont à nous regarder comme ça ?
BAILEY : Je crois qu’ils nous attendent Chef, ils veulent juste nous parler. Ils veulent savoir si on a du nouveau
Richard est bipé
RICHARD : Essayez de trouver une solution viable avant que je revienne
ERICA : Allez fermer les stores, Grey
18. INT – POSTE DES INFIRMIERES – JOUR
Richard rejoint Derek
RICHARD : Vous m’avez bipé ?
DEREK : Rambo est complètement incontrôlable
RICHARD : Je vous demande pardon ?
DEREK : Hunt. Il m’a carrément viré des urgences
RICHARD : Il a tué des patients ?
DEREK : Pas encore
RICHARD : Alors tout va bien
DEREK : Richard…
RICHARD : Je suis débordé Shepherd, j’ai une petite fille de 10 ans qui agonise et des médecins qui passent leur temps à se bouffer le nez au lieu de trouver une solution, enfin à part votre petite amie qui préfère s’amuser avec sa poupée
DEREK : Anatomy Jane ?
RICHARD : Je la revois traîner ce truc dans tout l’hôpital quand elle avait 5 ans et je peux vous dire que c’était plus mignon à l’époque
Richard s’en va
19. INT – SALLE DE REUNION - JOUR
Richard retourne dans la salle de conférence, où Meredith joue avec la poupée
RICHARD : On a quelque chose ?
ERICA : A votre avis ? Je sais que vous voulez être le numéro 1 Richard mais il faut arrêter d’accepter les cas désespérés, c’est une perte de temps et une perte d’énergie pour tout le monde
RICHARD : A vous de voir Docteur Bailey. (Voyant Meredith et la poupée) Rangez-moi ça Grey, c’est pas le moment de jouer
MEREDITH : Je ne jouais pas Monsieur, je réfléchissais. Et si on sortait tous les organes sur lesquels la tumeur interfère avec les réseaux vasculaires ?
ERICA : En clampant l’aorte, vous provoquerez forcément des lésions irréversibles sur les autres organes
MEREDITH : Mais si on les sort tous un par un, on peut peut-être…
ERICA : Non Grey, vous n’aurez jamais le temps
RICHARD : Et si on essayait de prendre le temps qu’il faut ? Docteur Bailey ? Essayons de mettre ça en forme sur le tableau
BAILEY : D’accord
20. INT – URGENCES – JOUR
Alex est avec Owen en salle de traumatologie 1
ALEX : Le scan a montré un hématome sous-dural. On l’emmène au bloc ?
OWEN : Commence par le commencement, le cuir chevelu pisse le sang, qu’est-ce que tu fais ?
ALEX : Normalement, je bipe Shepherd
OWEN : Bon, imagine qu’il est pas là, comment tu fais pour stopper l’hémorragie ?
ALEX : Je suture les plaies, je ligature les vaisseaux…
OWEN : Ça te prendra deux heures, qu’est-ce que tu peux utiliser dans cette pièce pour arrêter le saignement ?
ALEX (regardant autour de lui) : Euh…des agrafes ?
OWEN : C’est son front, Karev. Tu veux quoi ? Qu’il ressemble à Frankenstein jusqu’à la fin de ses jours ?
ALEX : De la colle cutanée ?
OWEN : Voilà, parfait. Tu nettoies, tu fermes et tu mets un pansement compressif dessus
Owen se rend dans l'autre salle de traumatologie, où Izzie s'occupe de Charles Hiott
OWEN : Comment vous vous sentez Monsieur Hiott ?
CHARLES : Pas terrible
OWEN (à Izzie) : Qu’est-ce qu’on fait pour soulager Monsieur Hiott ?
IZZIE: L’écho montre un épanchement, on va l’emmener au scan pour confirmer mais à priori, il faut l’opérer
OWEN : Bien. (Voyant Izzie s’apprêter à lui faire une piqûre) C’est pour le tétanos ?
IZZIE : Oui
OWEN : Vous savez à qui on doit le vaccin antitétanique Stevens ? Au cheval. Ça a été expérimenté sur le cheval
Owen s’en va
21. INT – SALLE DE CONFERENCE - JOUR
L'équipe chirurgicale de Tori explique à sa famille
MERE DE TORI : Vous voulez retirer tous ses organes abdominaux ? Les intestins, l’estomac, enfin tout quoi ?
PERE DE TORI : D’un seul coup ?
RICHARD : C’est ça
BAILEY (montrant le schéma sur le tableau) : On va mettre les organes dans de la glace, ensuite on travaillera sur la tumeur et quand on l’aura enlevée, on reconnectera les vaisseaux en utilisant des greffons synthétiques
RUTH : Pourquoi les Docteurs Graham et Fleisher de l’hôpital de Washington ne nous ont pas proposés ça ? Ils sont pourtant doués
RICHARD : Parce que personne n’a jamais pratiqué cette opération
ERICA : C’est extrêmement risqué. Il y a de nombreux facteurs qui peuvent faire que ça tourne mal
MERE DE TORI : Randy, je sais pas, peut-être qu’il vaut mieux reprendre la chimio
BAILEY : Je suis désolée Madame Begler mais j’ai peur qu’il soit trop tard pour ça
RANDY : Est-ce que ça lui sauvera la vie ?
RICHARD : C’est votre seule chance. La seule
RANDY : Alors, allez-y
RICHARD : Très bien
22. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL - JOUR
Cristina retrouve Bailey
CRISTINA : Docteur Bailey ? Je ne suis pas vétérinaire. Je suis tout à fait prête à reconnaître l’utilité de la pratique sur des tissus vivants mais y a des traumas multiples à la mine et ma formation sera quand même plus pointue si je pratique sur des humains
BAILEY : Pendant que tu me parles, qui baby-sitte tes petits cochons ?
CRISTINA : Mes internes
BAILEY : C’est le Major Hunt ou c’est toi qui leur as demandé de baby-sitter des cochons ?
CRISTINA : Que ce soit lui ou moi…
BAILEY : Fais ton boulot, j’ai pas le temps de te prendre par la main, je dois retirer six organes à une patiente
CRISTINA : Vous voyez ? C’est pas juste, je suis pas le Docteur Doolittle
BAILEY : Ah les animaux de la création tout entière t’en félicitent
Bailey s’en va
23. INT – SALLE DE PREPARATION AU BLOC - JOUR
Meredith retrouve Richard
MEREDITH : J’ai une question : pourquoi on ne retire pas aussi les reins puisque l’artère rénale gauche est atteinte ?
RICHARD (ne la regardant pas) : Parce qu’on peut retirer la tumeur sans toucher aux reins alors autant s’en passer
MEREDITH : J’ai une autre question
RICHARD : Oui ?
MEREDITH : Pourquoi vous ne me regardez pas ?
RICHARD : Quoi ?
MEREDITH : Vous regardez ailleurs quand je vous parle. Vous ne m’avez pas regardée en face de la journée
RICHARD : Je crois que tu te fais des idées
MEREDITH : Je crois pas, au contraire, mais d’accord, peut-être, si vous le dîtes
RICHARD (s’énervant) : Oui, je le dis. (La regardant) Je te le dis. Alors au lieu de te demander si je suis capable de te regarder ou pas, tu ferais mieux de te concentrer sur la fillette de 10 ans qu’on est sur le point d’éviscérer
Richard s’en va
24. INT – BLOC OPERATOIRE DE TORI - JOUR
Les chirurgiens opèrent Tori
BAILEY : Grey, pourquoi faisons-nous une dissection en quadrants ?
MEREDITH : Pour bien visualiser les vaisseaux et s’assurer qu’on en a assez pour la reconstruction
BAILEY : Excellent
RICHARD : Un peu plus d’aspiration ici s’il vous plaît
INFIRMIERE : On a le père de Tori en ligne. L’accueil demande si vous voulez bien prendre l’appel
RICHARD : Non
INFIRMIERE : Il est très insistant
RICHARD : Et je suis très occupé
BAILEY : Vous voulez bien maintenir ça un peu plus haut Docteur Grey ? Il faut faire le maximum pour éviter…
Il y a une hémorragie
BAILEY : …ça
RICHARD : Bon, on clampe, vite
BAILEY : Encore un clamp s’il vous plaît. Passez un autre culot sanguin
Ils lui rajoutent une poche de sang
ERICA : J’espère pour vous que l’aorte n’est pas trop fragile sinon tout le sang du monde ne suffira pas à sauver cette gamine
25. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE - JOUR
Lexie referme son cochon. Elle est inquiète. Ryan en a un autre, Steve aussi et Cristina aussi
LEXIE : Le pouls de Reggie est à combien Ryan ?
RYAN : 69
LEXIE : C’est vrai ? Celui de Wilbur est à 200, je suis pas sûre que ce soit bon signe
STEVE : Babe c’est un costaud, le sien est à 52
CRISTINA : Hey, ça suffit les petits noms ! C’est des sujets, pas des animaux de compagnie. Notre travail c’est pas d’être affectueux avec eux, notre travail c’est de les maintenir en vie…pour que le titulaire qui nous a pris pour des incapables se confonde en excuses à la fin du cours. Alors, c’est terminé maintenant les Wilbur et les Babe. Si vous tenez à leur donner un nom, appelez-les « saucisse » ou « pâté de foie »
Le cochon de Lexie commence à s'effondrer
LEXIE : Wilbur s’enfonce !
CRISTINA : Quoi ? Qu’est-ce que t’as fait ?
Cristina se précipite à ses côtés
LEXIE : Rien, je sais pas
CRISTINA : Il faut rouvrir la thoracotomie, apporte-moi le plateau de thoraco
26. INT – BLOC OPERATOIRE DE TORI – JOUR
RICHARD : Docteur Bailey ?
BAILEY : On sort les organes à trois. Prêts ? Un…deux…trois
Ils enlèvent les organes et les mettent dans la glace. Ils observent ensuite la cavité abdominale entièrement vide
RICHARD : Je vais avoir besoin de rubans de silicone de moyenne et grande tailles pour isoler la tumeur
INFIRMIERE : Monsieur Begler à nouveau, il veut vous parler de sa fille
RICHARD : Dîtes-lui que je suis occupé
INFIRMIERE : Je lui ai déjà dit Monsieur
RICHARD : Eh bien redîtes-le-lui
INFIRMIERE : Ça fait 18 fois que je lui dis
BAILEY : Il faut que vous alliez lui parler Monsieur. Vous m’avez dit que c’était moi le Chef aujourd’hui
RICHARD (soupirant) : Très bien, j’y vais
27. INT – BLOC OPERATOIRE POUR LE PATIENT D’ALEX – JOUR
Mark et Derek sont avec Alex
DEREK (regardant le crâne) : C’est quoi ce merdier ?
MARK : C’est de la colle ? Vous avez mis de la colle cutanée ?
ALEX : Le Docteur Hunt voulait que je fasse au plus vite
DEREK : Oui et bah à cause de Hunt qui nous a pas fait inspecter la blessure, il risque de perdre la moitié du visage
MARK : Quand on sait pas retourner un lambeau, on appelle quelqu’un qui sait
ALEX : Il dit que les urgences c’est comme un champ de bataille, qu’on fait avec ce qu’on a
MARK : Qu’est-ce qui fait de cet endroit une zone de guerre, Karev ? Notre boutique de cadeau déserte ? Les cafés douteux et tiédasses de nos distributeurs ?
DEREK : C’est un charcutier, fallait s’y attendre
ALEX : Un charcutier ?
MARK : Ouais, les traumatos. Il traite les gens comme de la viande
28. INT – SALLE D’ATTENTE - JOUR
Richard retrouve le père de Tori
RANDY : Docteur Webber, comment va Tori ?
RICHARD : Son état est stable. Nous sommes en train de retirer la tumeur, d’ailleurs, je ne devrais pas être ici mais en salle d’opération
RANDY : Il fallait que je sache comment elle va
RICHARD : Monsieur, pour l’instant, ce n’est pas ça le plus important. Le plus important c’est que mes meilleurs chirurgiens s’occupent d’elle mais pour ça, ils ont besoin de rester concentrés. Les appels et les interruptions ne nous aident pas à rester concentrés
RANDY : Je suis désolé, je sais qu’on peut paraître envahissants, parfois mais on est passé par des dizaines d’hôpitaux et dans les hôpitaux, c’est dur d’obtenir des informations. En fait, très souvent, c’est même impossible de trouver un médecin qui accepte de vous parler ou qui parle vraiment avec ses confrères. Alors je ne sais pas si c’est de la négligence ou si c’est de l’orgueil mal placé mais ce n’est pas mon problème. Nous, on essaie juste de prendre soin de notre fille, elle a 10 ans, elle…elle est malade et elle a peur. On fait notre possible Monsieur
RICHARD : Continuez comme ça, prenez toujours bien soin d’elle
Richard repart
29. INT – BLOC OPERATOIRE POUR CHARLES - JOUR
Dans une autre salle d'opération, Owen est avec Izzie
OWEN : Vous vous êtes déjà servie d’une agrafeuse linéaire coupante ?
IZZIE : Non mais je sais comment ça marche
OWEN : Trois questions, si vous tombez juste, elle est à vous
IZZIE. : D’accord
OWEN : Question numéro 1 : à quel animal devons-nous le vaccin contre la polio ?
IZZIE : C’est vraiment nécessaire ?
OWEN : Si vous voulez l’agrafeuse, oui
IZZIE : Et les bébés faucomels ?
OWEN : Quoi ?
IZZIE : Les bébés faucomels. Dans les années 50, 10.000 bébés sont nés avec des malformations parce que leur mère avait pris de la thalidomide. Ça avait été testé sur des cochons d’Inde et y avait pas eu d’effets secondaires
OWEN : Oui et alors ?
IZZIE : Et alors ? Ca prouve bien que les hommes et les bêtes ont des physiologies différentes, des réactions différentes
OWEN : Ils peuvent avoir des réactions différentes mais c’est pas toujours le cas
IZZIE : Allez dire ça à ces 10.000 bébés et à leurs mères
OWEN : Le vaccin contre la polio a été développé à l’aide de souris et de singes…
IZZIE (soupirant) : Gardez votre agrafeuse. Ça vaut pas le coup
30. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE - JOUR
Cristina s'occupe du cochon
CRISTINA : On en est où avec Reggie et Paddy ?
RYAN : Reggie va bien. Le pouls de Paddy est un peu lent mais régulier
CRISTINA : Et Babe ?
STEVE : Jusque-là, ça va. Je croyais que les petits noms ça vous posait problème
CRISTINA : Je leur donnerai bien des numéros mais après quand je dirai « 3 a besoin d’antibios », c’est Grey qui risquera de se prendre la seringue dans le lard. Ses constantes sont de pire en pire
LEXIE : C’est…c’est peut-être les poumons qui clochent
CRISTINA : On a déjà retiré tout un lobe
LEXIE. : Ou peut-être l’aorte descendante…
CRISTINA : Ça va, là, Lexopédie, j’ai tout essayé. (Voyant le moniteur) Plus de pouls. D’accord, ça suffit, il nous faut plus d’exposition
LEXIE : On l’ouvre complètement ?
CRISTINA : Allez, j’ai besoin de tout le monde, vite !
LEXIE : Mais si jamais il peut pas encaisser, vous risquez de le tuer et…
CRISTINA : Fais pas de sentiments, prépare-toi à lui masser le cœur. Bistouri ?
31. INT – BLOC OPERATOIRE POUR TORI – JOUR
RICHARD : Docteur Bailey, vous pouvez poursuivre la dissection ?
BAILEY : Il ne reste plus rien à couper, il n’y a pratiquement plus d’artère
RICHARD : On pourrait peut-être étirer la greffe synthétique ?
ERICA : Non, ce qu’il reste est trop fragile
MEREDITH : Alors, on ne peut pas reconnecter les organes aux vaisseaux ?
BAILEY : Non, on peut pas
MEREDITH : Mais si on ne rattache pas les organes, ils ne seront plus vascularisés et ils mourront
ERICA : Exactement
MEREDITH : Il est trop tard pour une greffe ?
ERICA : Il faudrait qu’on trouve six organes compatibles en un peu moins de 8 heures
MEREDITH : Il est trop tard pour une greffe
ERICA : 20 sur 20, Grey
BAILEY : On peut essayer de rajouter du greffon ?
ERICA : Vous voulez lui greffer encore plus de matière synthétique ?
MEREDITH : Une greffe de la veine saphène peut-être ?
ERICA : Non, elle est déjà en acidose, ce genre de chose doit être planifiée
BAILEY : Bon et vous, vous avez une idée ?
ERICA : Je vous demande pardon ?
BAILEY : Puisque nos idées sont toutes si mauvaises, vous proposez quoi ?
ERICA : Mon idée à moi c’était de ne pas s’embarquer dans cette intervention délirante Docteur Bailey
BAILEY : Oui et vous ne vous êtes pas privée de nous le faire sentir chaque fois que l’occasion se présentait
RICHARD : Taisez-vous ! Je me fiche de savoir qui a eu telle ou telle idée, arrêtez immédiatement de vous chamailler, reprenez-vous et parlez-vous
BAILEY:Et si…et si on utilisait de la veine ombilicale, prête à l’emploi, déjà héparinée ?
RICHARD : Voilà, ça, ça me plaît. Vous en pensez quoi Erica ?
ERICA : Ça peut marcher. C’est le Docteur Bailey qui décide. Si elle veut essayer, on essaie
BAILEY : Je veux essayer
RICHARD : Très bien, alors allons-y
32. INT – SALLE DE PREPARATION AU BLOC - JOUR
Owen et Izzie se désinfectent
OWEN : Excellent travail sur la valve. Une technique expérimentée sur les porcs, puis sur les vaches
Il imite un meuglement et rigole
IZZIE : Si vous avez fini de me torturer pour aujourd’hui, j’aimerais bien rentrer chez moi
OWEN : Je fais ça pour que tu apprennes Stevens
IZZIE : Vous voulez qu’on apprenne ? Il suffit qu’on aille au labo bosser sur des mannequins qui ont une tension artérielle, une fréquence cardiaque et qui crèvent quand on perce une artère
OWEN : Tant que tu n’as pas incisé de la peau avec ton bistouri, tu ne sais absolument rien
IZZIE : Ce genre de discours, c’est totalement obsolète, on a la technologie qu’il faut pour éviter de torturer des êtres vivants
OWEN : Non, tu n’as pas le droit de m’accuser de torture, ces animaux n’ont pas souffert, à aucun moment
IZZIE: Qu’est-ce que vous en savez ? Qu’est-ce que vous en savez ? Vous ne savez pas dans quelle mesure ils ressentent la douleur, la peur ou le stress. Les animaux sont doués d’intelligence et de sensibilité et quand je dis ça, ce ne sont pas émotions qui sortent, c’est un fait. Tout simplement. Vous voulez que je respecte vos méthodes ? Vous voulez m’enseigner quoi que ce soit ? Eh bien soit vous ne poignardez pas de cochons devant moi, soit vous avez la décence d’assumer votre geste. Vous faîtes souffrir des animaux à une époque où on dispose de technologies assez avancées pour pouvoir les laisser en paix. Continuez si vous voulez mais ne me prenez pas de haut parce que j’ai refusé de participer à ça
Elle s’en va
33. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE - JOUR
Le cœur du cochon ne se remplit pas
CRISTINA: Allez, me fais pas ça, Wilbur. Son cœur se remplit pas. Grey, masse-le avec les deux mains, tu fais un sandwich
LEXIE: D’accord
CRISTINA: Bien, continue. Ça y est, je crois que c’est ça, regardez. Le couteau est passé à travers le diaphragme et a percé la rate. Donne-moi ce clamp
34. INT – BLOC OPERATOIRE POUR TORI – JOUR
RICHARD: On a du sang qui stagne dans le fond du quadrant gauche. Quelqu’un voit d’où ça vient ?
BAILEY: Là, c’est le greffon. Pince à clamper et un Prolène 4.0
35. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE – JOUR
Cristina continue d’essayer de sauver le cochon
CRISTINA: Ciseaux
36. INT – BLOC OPERATOIRE POUR TORI – JOUR
RICHARD: J’attends Docteur Bailey
37. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE – JOUR
CRISTINA: Bon, il faut retirer ça
38. INT – BLOC OPERATOIRE POUR TORI – JOUR
RICHARD: J’attends toujours Docteur Bailey
39. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE – JOUR
CRISTINA: Aspiration. Nettoyez
40. INT – BLOC OPERATOIRE POUR TORI – JOUR
BAILEY: Déclampez, s’il vous plaît
41. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE – JOUR
CRISTINA: Voilà, c’est là
LEXIE (regardant le moniteur): Toujours rien
42. INT – BLOC OPERATOIRE POUR TORI – JOUR
MEREDITH (regardant le greffon): Pas de battement
BAILEY: Allez, allez
Le greffon commence à battre
BAILEY: Revascularisation réussie !
43. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE - JOUR
Le cœur du cochon commence également à battre dans la main de Lexie
LEXIE: Ça y est, le cœur bat tout seul
Tous les chirurgiens, ceux du laboratoire de compétences et ceux du bloc opératoire, sont soulagés
44. INT – SALLE DE GARDE – JOUR
Mark est au lit avec Callie qui lui tourne le dos
MARK : J’ai connu des femmes qui se désespéraient de pas avoir d’orgasme mais ça avait rien à voir avec moi. Y avait un truc psychologique ou anatomique mais en tout cas, j’ai jamais connu de femme qui se désespérait parce qu’elle avait joui. T’es un phénomène Torres
CALLIE : Erica a pleuré ce matin. Après l’amour. J’ai halluciné
MARK : C’était un compliment. Pour toi. Quand elle pleure, c’est un compliment
CALLIE : Non, non, c’était pas un compliment, elle pleurait parce qu’elle venait d’avoir une révélation, elle faisait son…au lit, c’est incroyable avec elle. Franchement, c’est énorme. Ce qui est…
MARK : Enorme ?
CALLIE : Oui mais avec toi aussi c’est incroyablement bon
MARK : Et alors où est le problème ?
CALLIE: Je croyais qu’il y aurait une différence entre elle et toi. Un truc évident. Si je suis vraiment…ça devrait être différent
MARK : La différence entre moi et Erica c’est que moi je sais que tu as couché avec elle hier soir. Elle, elle sait pas que t’as couché avec moi. Ce qui veut dire que tu la trompes. Tu peux continuer à la tromper, moi ça me va très bien. Mais c’est vraiment ce que tu veux ?
Derek fait irruption et Callie se cache sous le drap
DEREK : Je vais engueuler le Major, ça te dit de venir avec moi ?
MARK : Ouais, grave, vas-y, je te rejoins
DEREK (en partant) : Salut Torres
CALLIE (sous les draps) : Salut…
45. INT – POSTE DES INFIRMIERES – JOUR
Alex est avec Owen quand Derek et Mark s’approchent
DEREK : Hunt ? Je peux vous parler ?
OWEN : Oui
MARK : Karev ?
OWEN : Non, non, il peut rester
DEREK : C’est vrai qu’il sait déjà que vous avez bousillé le lambeau de mon trauma crânien
OWEN : Mon travail à moi était de l’empêcher d’y rester
DEREK : Rien ne vous obligeait à prendre le risque de l’estropier à vie. Heureusement que j’ai pu réparer l’artère nourricière
OWEN : Vous auriez fait quoi à ma place ?
MARK : Bah si j’ai un type avec une blessure profonde au crâne et deux des meilleurs chirurgiens du pays à deux mètres de là, je demande aux deux chirurgiens de jeter un petit coup d’œil. C’est ma première réaction
OWEN : Je voulais dire sur le plan médical, qu’est-ce que vous auriez fait de plus que je fasse mieux la prochaine fois ? Je reconnais qu’il y a plusieurs façons de faire les choses, même dans les cas classiques. Ici, quand quelqu’un a l’air mort ou presque, on s’en occupe en priorité. En Irak, c’est pas pareil, on s’occupe d’abord des autres. Je débarque ici, quand vous pensez vraiment avoir une meilleure solution, vous me le dîtes et je vous écouterai
46. INT – SALLE DE PREPARATION AU BLOC - JOUR
Richard est avec Erica et Bailey
RICHARD : Encore une fois, bravo Mesdames. Excellent travail
ERICA : Merci Richard
Il s’en va et Bailey ricane
ERICA : Il y a un problème Docteur Bailey ?
BAILEY : Je trouve que vous prenez les félicitations du Chef avec un naturel étonnant pour quelqu’un qui ne voulait même pas opérer et qui une fois décidée, a passé son temps à me mettre des bâtons dans les roues
ERICA : L’essentiel reste que vous aviez à vos côtés un chirurgien cardiaque de renommée mondiale
BAILEY : Vous n’avez pas besoin de me rappeler que vous êtes un excellent chirurgien, ça je le sais, mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, vous avez été une emmerdeuse de première. Une râleuse tyrannique, pessimiste, hargneuse et de mauvaise foi. A aucun moment, vous avez soutenu mon projet ou admis que cette intervention n’était pas forcément vouée à l’échec et vous n’avez pas été désagréable qu’avec moi. Vous avez fait en sorte que ce soit le plus dur possible pour toute l’équipe alors, c’est vrai, on a fait du bon travail aujourd’hui, on a même fait un travail remarquable mais ce n’est pas grâce à vous. Non, c’est grâce à moi et au Chef. Et à Meredith Grey. Et à Anatomy Jane
Bailey s’en va
47. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE – JOUR
Cristina fait le point pour Owen
CRISTINA : Babe est indestructible. On a dû enlever une partie de l’intestin et une partie du foie mais il se remet bien. On a clampé la crosse aortique de Wilbur et on lui a massé le cœur. J’arrivais pas à trouver la source de l’hémorragie et puis j’ai aperçu un trou dans son diaphragme, c’était une déchirure de la rate. C’est un battant, il va s’en sortir. Reggie a eu quelques suintements après sa résection du côlon mais on a réparé ça, il est stable et a bien récupéré. Euh Paddy a failli mourir d’hémorragie, carotide sectionnée mais on a posé une greffe et depuis, il s’est stabilisé
Lexie, Ryan et Steve sont souriants
CRISTINA : Il est comme neuf
OWEN : Parfait. Bravo tout le monde, c’est du bon boulot. Bon bah vous me les mettez hors circuit et vous me rédiger un rapport
CRISTINA : Comment ça on vous les met hors circuit ?
OWEN : Supprimez les porcs, tuez-les
Cristina est choquée et s’en va
48. INT – PASSERELLE DE L’HOPITAL – SOIR
Owen retrouve Cristina
CRISTINA : Je peux pas tuer ces bêtes. J’ai passé la journée à tout faire pour qu’ils vivent, si vous voulez qu’ils meurent, débrouillez-vous
OWEN : Aujourd’hui, tu as réséqué la moitié d’un foie, tu as réparé un diaphragme, fait une splénectomie, posé une greffe sur une artère suturé une vessie déchirée, effectué une lobectomie et il paraîtrait même que tu as retiré une petite tumeur
CRISTINA : Sur Paddy. Sa thyroïde
OWEN : Tu te rends compte de tout ce que tu viens d’apprendre ? Ils souffriraient. Il leur faudrait des semaines et des semaines pour récupérer. Ce serait pas humain de les laisser en vie avec des blessures pareilles
Il commence à partir
CRISTINA : Attendez, vous vous souvenez vraiment pas de moi ?
OWEN : Je me souviens mais c’était avant. En Irak, je faisais partie d’une unité chirurgicale mobile. On traitait les grands blessés sur le terrain, enfin notre boulot c’était surtout de limiter la casse : sédatifs, ventilation, tout le monde dans les hélicos et on dégageait. Sauf qu’une fois on a pas dégagé assez vite et moi et mes hommes on a été victime d’une embuscade. On était 20 mecs dans mon unité, 20 mecs et y en a eu 19 de tués. Et j’ai été renvoyé dans le civil donc…je suis plus où j’étais à l’époque, je ne suis plus dans l’avant. Je me souviens de toi mais dans l’avant. Et maintenant j’essaie de vivre dans l’après
Il s’en va
49. INT – SALLE DE PAUSE - SOIR
Callie retrouve Erica
CALLIE : Erica ?
ERICA : Si tu viens pour t’excuser, tu ferais mieux d’aller voir Bailey. A cause de toi, je lui ai pourri la vie toute la journée
CALLIE : J’ai couché avec Mark Sloan
ERICA : Si c’est ça ta façon de me présenter des excuses, il faut sérieusement…
CALLIE : Tais-toi, stop. Tu…tu pleurais. Tu voyais des feuilles. Moi, je…je vois pas de feuilles. Ok ? Et peut-être que j’en verrai jamais. Ou peut-être que je verrai des feuilles mais aussi des fleurs, enfin toute la forêt quoi j’en sais rien, pour l’instant tout ce que je sais c’est que je veux être avec toi et…si je veux être avec toi, il faut que je te dise la vérité et la vérité c’est que j’ai couché avec Mark Sloan aujourd’hui
ERICA : Ok
CALLIE : Deux fois en fait
ERICA : Ok
50. INT – SALLE DE CONFERENCE – SOIR
Meredith rejoint Richard
MEREDITH : Vous vouliez me voir ?
RICHARD : Oui euh comment va Tori ?
MEREDITH : Ça va, son état est stable
RICHARD : Bien…tu te faisais pas d’idée tout à l’heure. Quand t’étais petite, vous étiez inséparables Anatomy Jane et toi. Tu la traînais partout. A la cafétéria, à l’observatoire du bloc. Tori a toute une armée. Tu n’avais personne. Revoir cette poupée, ça m’a rappelé que c’était ma faute en grande partie. Tu incarnes, malgré toi, les plus gros échecs de ma vie. Tu n’y peux rien bien sûr. Si seulement m’entendre dire « je suis désolé » pouvait t’apporter le moindre réconfort, je le dirais. Je le dirais cent fois par jour
MEREDITH (voix off): Il y a des guerres qui ne finissent jamais
51. INT – LABORATOIRE DE PRATIQUE – SOIR
Cristina observe les cochons. Lexie la rejoint
MEREDITH (voix off) : D’autres se solvent par un armistice au goût amer
CRISTINA : C’est trop dur. Je peux pas. Je sais qu’il faut le faire mais…
LEXIE : Ils souffriront sinon. Empêchez-les de souffrir
Elles prennent les médicaments pour les euthanasier
52. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL – SOIR
Callie et Mark sont prêts à rentrer
MARK : Alors la chambre de garde, c’est terminé ?
CALLIE : Eh ouais, c’est fini
MARK : Bah c’est dommage. Alors euh…à la prochaine
Mark commence à s’en aller
CALLIE : Attends. On va boire un verre ?
MARK : Tous les deux ?
CALLIE : On couche plus ensemble, d’accord, mais on peut continuer à se voir. En copains
Mark la regarde
CALLIE (riant) : Qu’est-ce que tu crois ? Y a pas que tes fesses qui m’intéressent
MARK : On va boire un verre
CALLIE : Elle va pleurer à chaque fois ou…
MARK: Non, ça leur passe
53. INT – COULOIRS DE L’HOPITAL - SOIR
Richard regarde la famille de Tori célébrer et remercier Bailey. Il sourit
MEREDITH (voix off) : Certaines guerres finissent par une victoire totale sur l’ennemi
54. INT – APPARTEMENT DE GEORGE ET LEXIE – SOIR
George rentre à la maison
LEXIE : Assieds-toi. Macaronis au fromage. Du fait maison hein, pas du surgelé
MEREDITH (voix off) : Et il y a des guerres qui se terminent par une offrande en geste de paix
LEXIE : J’ai donné des petits noms aux cochons
GEORGE : Je comprends pas. Qu’est-ce que ça veut dire ?
LEXIE : Ça veut dire que je prends tout à cœur. Et que je suis trop émotive. Y a pas de place pour ça au boulot, ni avec les cochons, ni avec toi. Je suis désolée
GEORGE (mangeant) : C’est cent fois meilleur que les surgelés
Lexie sourit
55. INT – MAISON DE MEREDITH - SOIR
Izzie est allongée dans son lit quand Alex frappe et entre
IZZIE : Je croyais que tu te tapais Michelle ce soir euh non attends Jackie, je sais plus
ALEX : Izzie…
IZZIE : J’ai eu une journée pourrie. Et une soirée déprimante alors fous-moi la paix
ALEX : Izzie…
IZZIE : Quoi ?
ALEX : Je sais pas faire ces trucs-là. Je suis nul pour les vraies relations, je suis nul pour parler de sentiments, je suis nul pour toutes ces conneries. Toi, tu sais faire alors tu pourrais m’apprendre j’en sais rien. Dis-moi ce que je dois faire
IZZIE : Tu ne veux pas qu’on couche avec quelqu’un d’autre. Tu veux qu’on soit ensemble mais c’est la seule façon que t’as trouvé de me le dire ?
Elle rit
IZZIE : En me demandant si c’était un souci que tu t’envoies Michelle ?
ALEX : Si ça te fait rire, c’est pas la peine
IZZIE (le retenant) : Non je suis désolée, je suis désolée
Ils s'embrassent
IZZIE : Tu veux que je te donne des cours alors ?
ALEX : Je veux que tu me donnes des cours
IZZIE : D’accord. Tu commences par dire « Isobel Stevens, au lit tu assures comme une bête. Tu es belle, drôle, brillante, super intelligente et tu respectes les animaux »
ALEX (souriant) : Il faut que je te dise tout ça ?
IZZIE : Oui et ensuite, tu dis : « Tu veux sortir avec moi ? »
ALEX : Tu rigoles, c’est ce que je dirais si j’avais 15 ans
Ils s'embrassent à nouveau
IZZIE : Alex…tu veux sortir avec moi ?
ALEX : Bah si c’est ce que tu veux, ouais pourquoi pas ?
Ils tombent sur le lit
MEREDITH (voix off) : D’autres guerres connaissent une fin pleine d’espoir
Dans une autre pièce, Meredith ouvre une autre boîte et trouve le bonnet qu'elle portait à l'école primaire
MEREDITH : Oh regarde, j’ai porté ce truc tous les jours du CP au CM2
DEREK : Génial, c’est ta mère qui l’a tricoté ?
MEREDITH (riant) : C’est ça ouais, je pense plutôt qu’elle l’avait piqué aux objets trouvés de l’hôpital
Derek ouvre une autre boîte
DEREK : Meredith, viens voir
MEREDITH : Encore des bonnets atroces ? (Voyant un journal) Un autre journal ?
DEREK : C’est pas le seul
MEREDITH (voix off) : Mais toutes ces guerres-là ne sont rien…comparées à la plus terrifiante de toutes…
Meredith est surprise de voir combien il y en a
MEREDITH (voix off) : …la guerre qu’il nous reste à livrer