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#222 : Les deux sœurs

Scénario : Blythe Robe - Réalisation : Seth Mann
Guest stars : Jeff Perry, Jeffrey Dean Morgan, Mare Winningham, Laurie Metcalf, Steven W. Bailey, Chris O'Donnell, Sara Ramirez

Meredith et Izzie se mettent au tricot. Derek opère Andrew, un jeune garçon atteint d'une tumeur au cerveau et qui est champion d'orthographe. Bailey force Derek à participer à son opération, parce que cela fait plusieurs jours qu'elle n'est plus inscrite sur le tableau et elle ne veut pas qu'elle ne soit que "maman" mais elle est Bailey, le tyran, la chirurgienne. Le patient de Addison est un bébé sur le point de naître avec des complications médicales. Alex, lui, s'occupe d'une patiente attiente d'un cancer incurable et qui refuse de le dire à sa fille. Il se fait remonter les bretelles plusieurs fois par Burke pour son manque de sensibilité et de manières. Mais Alex continue et essaie de faire comprendre à sa patiente qu'elle doit préparer sa fille à sa mort prohaine. George s'éternise chez Burke après que Callie lui ait rendu visite. Meredith apprend des nouvelles surprenantes sur sa famille. Izzie continue de rester avec Denny avec qui elle joue à une version plus ou moins cochonne de Scrabble.

Popularité


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Titre VO
Name of the Game

Titre VF
Les deux sœurs

Première diffusion
02.04.2005

Première diffusion en France
09.10.2006

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(Au bar de Joe, des personnes sont en train de regarder un match de basket. Un des joueurs marque et des personnes applaudissent.)

 

JOE: Ouais !!

 

Meredith Voix Off: Un bon match de basket peut tous nous mettre en transe. On joue pour la gloire, pour se défouler, pour dépasser ses limites. Il y a aussi des jeux plus solitaires.

 

(Meredith tricote et Derek est à une table derrière elle et la regarde tricoter.)

 

MVO: Des jeux auxquels on joue … tout seul.

 

(Derek s’approche de Meredith. Il lui parle et Meredith ne le regarde même pas et continue à tricoter.)

 

DEREK : Ce que tu fais là, c’est assez... assez bizarre.

 

MEREDITH : Je suis seulement en train de tricoter un pull.

 

JOE : Tu tricotes dans un bar. Ça ne se fait pas. Tu effraies tout le monde.

 

DEREK : Allez, prends un verre.

 

MEREDITH : Ah ! Non, ça je peux pas. Je suis célibataire.

 

JOE : Tu veux dire sobre. (À Derek) Elle veut dire sobre.

 

MEREDITH : Non. Célibataire. Et je compte bien rester célibataire. Et la boisson s’accorde très mal avec le célibat, parce que ça me rend euphorique. Et qu’après, je n’arrive pas à me contrôler. C’est comme ça que une chose entraînant une autre, je suis nue avec un mec. Peu importe, je suis célibataire et tricoter, c’est bon pour avoir de la dextérité, alors je me fais un pull.

 

DEREK : Toi, célibataire ? Ça, j’y crois pas.

 

MEREDITH : Les hommes, c’est fini.

 

(Addison arrive.)

 

ADDISON : Oh ! Les hommes, c’est fini ? Sérieusement ? Vous ? Non, je demande ça parce qu’on est ami, c’est tout.

 

MEREDITH : Chaque fois qu’un homme m’attire, je découvre qu’il est marié.

 

DEREK : Ouh ! Ça, c’est vache.

 

MEREDITH : Désolée. Ou que c’est Mark.

 

ADDISON : D’accord. Je vais voir ailleurs.

 

(Addison s’en va.)

 

MEREDITH : Désolée. Ou je peux même faire des choses horribles, comme avec George.

 

DEREK : Amuse-toi bien !                 

 

(Derek s’en va.)

 

MEREDITH : Je te remercie, toi aussi.

 

MVO : Les jeux de société, les jeux de réflexion, nous servent à passer le temps, à rendre la vie plus intéressante, à échapper à la réalité des choses.



(Dans la chambre de Denny, Izzie tricote également.)

 

IZZIE : Ce n’est plus le même George. C’est un George brisé. D’abord, il se coupe les cheveux, ensuite il traîne avec cette Callie. Non mais c’est un nom, ça ? Mais qui s’appelle Callie ? Enfin qui est cette fille ? C’est moi, sa meilleure amie. Et là, il me parle même plus.

 

(Denny est assis dans son lit d’hôpital et joue au scrabble avec Izzie, mais Izzie pense à autre chose.)

 

DENNY : Un mot qui compte triple. 69 points. Je suis en train de vous ridiculiser. Il faut bien regarder le jeu. Qu’est-ce que vous faites ?

 

IZZIE : Je fais un pull. En réalité, c’est Meredith, mon ami, celle qui a brisé le cœur de George, qui tricote un pull. Mais, c’est pas elle qui tricote le pull, parce qu’elle n’y connaît rien en tricot. Mais je veux qu’elle croît qu’elle tricote un pull parce qu’on a décidé, elle et moi, de faire vœu de célibat et de remplacer le sexe par le tricot. Alors je fais dans mon coin des morceaux de son pull pour les échanger avec les siens, afin qu’elle est réellement l’impression que c’est elle qui a tricoté. Parce que si quelqu'un doit être célibataire, c’est Meredith, parce que c’est elle qui a brisé le cœur de George.

 

DENNY : Vous avez fait vœu de célibat, c’est ça ?

 

IZZIE : Oui.

 

DENNY : Comment je peux vous faire l’amour, si vous avez fait vœu de célibat ?

 

IZZIE : Dire ça, c’est inapproprié et surtout à son médecin.

 

DENNY : Vous savez ce qui est inapproprié ? Promettre un tas de faveurs sexuelles à un patient pour qu’il s’accroche à la vie et faire marche arrière.

 

IZZIE : Denny Duquette. Je ne vous ai jamais rien promis du tout.

 

DENNY (en souriant) : Dans ma tête. Et dans ma tête vous avez tenu votre promesse.

 

IZZIE : D’accord.

 

DENNY : Et pour tout dire. Vous n’étiez pas très douée.

 

(Denny rigole et Izzie arrête de tricoter.)

 

IZZIE : D’accord. Vous savez, j’ai été très gentille. Je vous ai laissé gagné parce que vous êtes monsieur le malade qui a besoin d’un nouvel organe. Mais après une telle remarque, je vais vous écraser. Ouais. Et maintenant, vous allez calmer la bête, Denny.

 

MVO : Certains d’entre nous aiment jouer. Quelque soit le jeu.



(Dans l'appartement de Cristina et Burke, Cristina a le compteur de point dans les mains. George est debout alors que les autres sont assis.)

 

GEORGE : Bon alors, 100 ans de solitude.

 

CALLIE : …

 

MVO : Et certains d’entre nous aiment jouer un petit peu trop.

 

GEORGE : D’accord. Euh ! Directeur de la Fema incompétente.

 

BURKE : Euh …

 

GEORGE : Alors, euh. Prénom Charlie.

 

CALLIE : Brown, Charlie Brown, Michael Brown.

 

(George saute et Callie se lève et ils font une sorte de danse à deux.)

 

GEORGE : Ouais, ouais.

 

CRISTINA : Stop, stop.

 

CALLIE/GEORGE : Un, un, un, un, un…

 

GEORGE : Ouais. Bravo.

 

BURKE : Impressionnant O’Malley (avec un verre de vin en main).

 

GEORGE: Merci.

 

BURKE : Prénom, Charlie.

 

CALLIE : On pense de la même manière (tout en regardant George avec des yeux amoureux).

 

GEORGE : Ouais.

 

CRISTINA : Il y a vraiment pas de quoi être fière.

 

CALLIE : Est-ce qu’on a le droit de l’ouvrir à l’avance ?

 

GEORGE : Et !

 

CRISTINA : Chacun sa stratégie.

 

BURKE : C’est un jeu, rien de plus.

 

CRISTINA : Je le sais.

 

BURKE : T’as l’air de prendre ça au sérieux. C’est que t’amuser.

 

CRISTINA : Je m’amuse comme une folle. Allons-y.

 

BURKE : Ouais. D’accord.

 

CRISTINA : Vas-y.

 

GEORGE : T’es prête ? Allez (en commençant à appuyer sur le bouton du chronomètre.)

 

(Cristina retourne son papier et sourie.)

 

CRISTINA : Blonde dans Mi Chan Tour. (Voyant qu’il ne réagit, elle répète pour être sure qu’il a entendu.) Blonde dans Mi Chan Tour. Vogue. Oh ! C’est pas vrai. D’accord, elle est blonde, elle est blonde et ambitieuse, elle est ambitieuse et elle fait des tournées. Elle voguing. Et… Attends, regarde-moi. Elle est … (à George qui rigole) La Ferme. Les seins dans des cônes. Blonde dans Mi Chan, c’est le nom de la tournée. Et le voguing, le voguing. Sean Penn, Sean Penn !!

 

(George et Callie sont morts de rire.)

 

GEORGE: 0 point pour Madonna.

 

BURKE : Oh ! Madonna ! Ouais.



(Dans la galerie, Cristina fait les cents pas et se retourne vers Izzie et Meredith, qui tricote toujours.)

 

CRISTINA : Tout le monde connaît Madonna.

 

IZZIE : T’es une mauvaise joueuse.

 

CRISTINA : Je ne suis pas une mauvaise joueuse. D’accord peut-être et après. Le but du jeu c’est justement qu’il y ait un vainqueur en fin de partie. Tu veux que le deuxième meilleur chirurgien t'opère ? Non, tu veux le meilleur, la deuxième place, c’est médiocre. Et s’installer dans la médiocrité, c’est un signe de dégoût de soi tout à fait flagrant. Et un maque d’éthique professionnelle. (Elle s’assied.) Il faut que je sorte George de mon appartement.

 

MEREDITH : Tu pourrais coucher avec lui et là te mettre à pleurer tout de suite. C’est douloureux, humiliant et extrêmement cruel, mais apparemment, ça marche.

 

IZZIE : Pose ton tricot Meredith. (A Cristina) Si tu le mets dehors, il sera obligé de revenir chez nous.

 

CRISTINA : C’est le toutou de Burke. Son animal de compagnie, alors je peux pas le virer. Je dois arriver à convaincre Burke de le mettre dehors.



(Dans un bloc, Burke est en train d’opérer un patient.)

 

BURKE : Il y a plein de métastase, ici. Comment on procède ?

 

ALEX : On enlève les métastases bronchiques en étant symptomatique et palliatif.

 

BURKE : Tu as appris tes leçons, Karev.

 

ALEX : J’ai étudié des nuits entières.

 

BURKE : Regarde. Les métastases ont envahis la paroi thoracique.

 

ALEX : Elle est foutue.

 

BURKE : Tu ne trouves pas ça un peu exagéré ?

 

ALEX : Elle ne peut pas m’entendre.

 

BURKE : Tu n’en sais rien. Ton comportement envers les malades fait parti du boulot. Etudier des nuits entières ne suffit pas. Essaie de t’en souvenir.



(Dans le hall de l’hôpital, une secrétaire donne un dossier à Addison et Derek se dirige vers le bloc.)

 

ADDISON : (A la secrétaire.) Merci.

 

DEREK : Bonjour.

 

ADDISON : Salut ! Tu vas au bloc ou tu en viens ?

 

DEREK : J’y vais. Je cours depuis ce matin, Doc est malade.

 

ADDISON : C’est vrai, quel sont les symptômes ?

 

DEREK : Polydipsie, fatigue et vomissements.

 

ADDISON : Des signes de fièvre ou de déshydratation ?

 

DEREK : Euh ! C‘est pas clair. Je pensais le mettre sous perf avec antibiotiques et soluté

 

(Derek appuie sur le bouton de l’ascenseur.)

 

ADDISON : Sérieusement ?

 

DEREK : Non Addison, c’est un chien. Je l’ai emmené chez le véto, ils vont lui faire des analyses et le garder en observation et Meredith passera le voir.

 

(Le bipeur de Addison sonne.)

 

ADDISON : Je dois y aller, j’ai une patiente transférée de Mercy ouest. Tu m’attendras pour rentrer à la maison ?

 

DEREK : Ouais.



(Dans une salle de cours, Cristina écrit.)

 

PROFESSEUR : Aujourd’hui, nous allons voir … (À Cristina qui lève la main.) Oui ?

 

CRISTINA : Cristina Yang, première année de chirurgie. Je me demandais si on allait pouvoir traité les excroissances intra et extracorporelles dans le séminaire d’aujourd’hui ?

 

PROFESSEUR : On va s’entraîner à toutes les formes de chirurgie, la paroscopique. Nous commencerons par les instruments de basse.

 

(Le chef s’installe derrière Cristina et sort son stylo. Il sourit à Cristina.)

 

CHEF : Docteur Yang.

 

CRISTINA : Chef. (Elle le regarde du coin de l’œil, très bizarrement.) Vous suivez ce cours ?

 

CHEF : Oh ! Je veux rester dans la course, c’est amusant.

 

CRISTINA : Amusant, ouais.

 

PROFESSEUR : Alors qui veut être volontaire pour notre première… (Il s’arrête, voyant la main de Cristina se levait.) Docteur Yang.



(Dans la chambre de Molly, George arrive avec le récapitulatif de Molly. Molly est avec sa mère.)

 

GEORGE : Alors, Molly Thompson, 22 ans, 32 semaines de grossesse, transférée de Mercy ouest après une échographie qui montrait une hernidya-phragmatique congénitale du bébé.

 

ADDISON : Bonjour Molly. Je suis le docteur Shepherd

 

MOLLY : Il paraît que vous êtes la meilleure.

 

LA MERE : C’est pas pour vous mettre la pression ou quoi que se soit mais c’est mon bébé qui attend mon petit-fils, alors j’espère bien que vous l’êtes, que vous êtes la meilleure.

 

MOLLY : Maman ! Tu as l’air de menacer le docteur. Ne fais pas ce genre de choses, ça n’aide pas.

 

LA MERE : Désolée. Mon mari m’a dit de ne pas être aussi protectrice parce que Molly est adulte et qu’elle mène sa propre vie, mais j’ai du mal.

 

ADDISON : Ça ne fait rien. Je suis coriace et je suis la meilleure.

 

MOLLY : Vous allez vite arranger ça, n’est-ce pas ?

 

ADDISON : On va insérer une toute petite sonde dans votre utérus et on pourra atteindre les voies aériennes du bébé. Ce qui stimulera la croissance de ces poumons. Ça ne sera agréable ni pour lui, ni pour vous, mais j’ai souvent d’excellent résultat avec cette technique.

 

(Addison et George sortent de la chambre.)

 

ADDISON : Emmenez-la tout de suite passer une IRM et donnez-moi les résultats dès que vous les aurez.

 

(Elle lui donne le récapitulatif.)

 

GEORGE : Oui, madame.

 

(Il se dirige vers l’accueil et croise un homme. L’homme se retourne vers lui et George le regarde.)

 

GEORGE : Euh ! Est-ce que je peux vous aider, monsieur ?

 

HOMME : Oh ! Euh ! Est-ce que le… docteur… Meredith Grey travaille aujourd’hui ?

 

GEORGE : Oui.

 

HOMME : Elle est là ? Elle est dans l’hôpital en ce moment ?

 

GEORGE : Ecoutez, si vous voulez, je peux la faire appeler pour vous.

 

HOMME : Non. Non. Merci.

 

GEORGE : Oh ! Excusez-moi monsieur, vous vous appelez comment ?

 

HOMME : Thatcher.

 

GEORGE : Ah ! Votre nom…

 

THATCHER : Grey, oui.

 

GEORGE : Oh ! Vous êtes le père de Meredith.

 

THATCHER : Oui.

 

GEORGE : Vous ne voulez pas que je la fasse appeler pour vous ?

 

THATCHER : Non. Excusez-moi. C’est compliqué.

 

FEMME : Chéri. Par ici.

 

THATCHER : Oh ! Tu es là Susan.

 

SUSAN : Vous lui avez dit, j’imagine que je l’ai un peu protégé. C’est plus fort que moi.

 

THATCHER : Oh ! Et bien ! Ça ne m’étonne pas. Euh …

 

GEORGE : Pardon. Je suis le docteur O’Malley. C’est moi le médecin de…

 

THATCHER : Euh ! On va… Excusez-nous. On va voir notre fille.

 

(Thatcher et Susan rentre dans la chambre. George ferme la porte et regarde par la fenêtre de celle-ci.)



(Dans le couloir, Bailey regarde le tableau où il est marqué chaque patient, dans chaque salle, avec chacun de ses médecins. Derek la trouve enfin.)

 

DEREK : Ah ! Docteur Bailey ! Il vous reste un interne ?

 

BAILEY : Je suis disponible.

 

DEREK : Non, non, non. J’ai dit un interne.

 

BAILEY : Shepherd, regardez le tableau.

 

(Il se retourne vers le tableau, en se demandant ce qu’il doit regarder.)

 

DEREK : D’accord. Qu’est-ce que je regarde ?

 

BAILEY : Mon nom n’est marqué nulle part. Il n’y était déjà pas hier et il n’y sera pas demain.

 

DEREK (d'un ton ironique): Vous avez contrarié le chef ?

 

BAILEY : Oui, j’ai contrarié le chef en ayant un bébé, un être humain, en donnant simplement la vie. Je suis chirurgien et on ne fait pas ça. Donc il m’empêche de bosser.

 

DEREK : Il essaie d’alléger vos journées.

 

BAILEY : Pas du tout. Je change les couches sans broncher, je nettoie le vomi rapidement, je chante des berceuses, je suis une vraie maman. Et ce n’est pas pour ça qu’il faut m’empêcher de bosser.

 

DEREK : Vous devenez hystérique.

 

BAILEY : Il faut que j’aille au bloc, et que j’y aille vite, alors on dit que pour aujourd’hui c’est moi votre interne. (Voyant que Derek hésite.) Sinon, je ne vais sans doute pas tarder à devenir hystérique.

 

DEREK : D’accord. Venez.

 

(Elle le suit.)



(Dans la salle d'attente, Meredith entre.)

 

IZZIE : Cristina m’a dit que l’ortho était avec George chez eux hier. Elle y a passé la soirée. Elle l’a même pas invité après. Elle a laissé entendre qu’elle voulait le faire et ensuite qu’elle ne pouvait pas. C’est bizarre, non ?

 

MEREDITH : George m’a bien fait comprendre que je ne suis plus dans sa vie.

 

IZZIE : L’ortho cache quelque chose, tu crois pas ? Elle a des petits secrets, je parie.

 

CALLIE : Stevens ? Prenez ça. (Elle lui lance un objet et Izzie l’attrape.) George a dit que vous n’étiez pas doué en ortho. Grey, prenez le stéothome et le maillet. Venez avec moi.

 

(Elles la suivent.)



(Dans la chambre, Madame Carver est allongée sur son lit, regarde et écoute les médecins.)

 

ALEX : Madame Carver, nous avons malheureusement découvert que le cancer avait envahi la paroi thoracique. Nous avons enlevé une petite tumeur qui obstruait les voies aériennes, ce qui vous aidera à mieux respirer mais, ce n’est pas guéri.

 

CARVER : Alors, ça y est, c’est la fin ? Je suis en train de mourir, hein ? C’est ce que vous essayer de dire.

 

BURKE : Beatrice …

 

BEARICE : Je veux retourner au bloc, et une fois que j’y serai, faites le nécessaire, coupez tout ce qui gène. Donnez-moi le plus de temps que vous pourrez, d’accord ?

 

BURKE : Malheureusement, une nouvelle intervention …

 

BEATRICE : Excusez-moi.

 

(Une fille apparaît et critique la cafétéria.)

 

FILLE : Maman, pas question que j’avale ces trucs de la cafétéria. Il va falloir qu’on commande des plats chinois, parce que je meurs de faim. La nourriture, ici, est atroce.

 

(Elle s’assied sur le lit de sa mère et met en marche la télévision.)

 

BEATRICE : Attends. Je vais demander un plateau repas à l’infirmière et tu mangeras ici.

 

FILLE : Dis, maman. T’as plusieurs médecins ou je rêve ?

 

BEATRICE : Ils allaient partir, en fait.

 

(Ils s’en vont.)



(Dans la salle de cours, Les personnes présentes doivent manier des outils afin de mettre une petite boule ronde dans un trou.)

 

PROFESSEUR : Dans 5 à 10 ans, la chirurgie, telle que nous la réalisons, sera pratiquement obsolète. (Voyant que Cristina a réussi à mettre la petite boule dans le trou.) Très bien docteur Yang.

 

CRISTINA : Merci, monsieur.

 

(Le chef, quant à lui, essaie de la mettre mais la fait tomber.)

 

POFESSEUR : Ne serrez pas si fort, chef. Relâchez un peu. Voilà.

 

(Cristina et le chef se regardent.)

 

CHEF : Qu’est-ce qui y'a, je ne copiais pas.

 

CRISTINA : Bien sur que non, chef. (Ils continuent et Cristina met la dernière boule.) J’ai terminé, terminé. J’ai fini la première. J’ai terminé.



(Dans la salle d’ortho, Callie est debout sur la table et tient la jambe du patient dans ses mains. Meredith et Izzie sont à ses côtés.)

 

IZZIE : Alors, docteur Torres ?

 

CALLIE : (La coupant.) Tenez-le bien, Grey.

 

IZZIE : Vous avez toujours voulu vous spécialiser en orthopédie ?

 

CALLIE : Et vous, vous avez toujours voulu être mannequin ?

 

IZZIE : Ah ! Je vois.

 

CALLIE : Grey, au boulot. Tenez-le bien.

 

IZZIE : Est-ce que votre mari est aussi médecin ?

 

CALLIE : Qu’est-ce qui vous intéresse exactement docteur Stevens ? Mes goûts, ma petite histoire ou bien mes mystérieux secrets ?

 

IZZIE : Je suis la meilleure amie de George.

 

CALLIE : Oh ! Je vois. Je trouve ça assez drôle, parce qu’autant que je sache, en tant que meilleure amie, vous n’avez pas été une bonne entremetteuse dans le passé.

 

(Elle tire sur la jambe du patient.)



(Izzie descend les escaliers, elle croise George, continue à descendre et, finalement, revient en arrière, et s’approche de lui.)

 

IZZIE : Salut !

 

GEORGE : Oh ! Salut !

 

IZZIE : Tes cheveux ont repoussés, c’est une bonne chose. Faudrait les recouper. Je pourrais le faire si tu vivais toujours avec nous. On pourrait se voir et discuter de plein de choses et de ta copine, Callie. C’est, c’est une fille très… hum… comment dire, tu sais, si tu l’aimes bien, je l’aimerais bien… Enfin de compte.

 

GEORGE : Je ne peux pas lui échapper.

 

IZZIE : Quoi ?

 

GEORGE : Tout ce que je veux, c’est l’oublier, tout ce que je veux, c’est... c’est lui échapper et y a rien à faire.

 

IZZIE : Tu veux échapper à Callie ? (Elle sourit.) C’est génial. Elle a l’air tellement fêlée et je commençais vraiment à m’inquiéter pour toi. (Voyant sa tête.) Ah ! Ce n’est pas Callie. Désolée. Oups ! Euh… C’est qui ? Ah ! Meredith, encore.

 

GEORGE : Je vais te dire un truc. Dès que tu entendras ce que je m’apprête à te dire, ça deviendra officiellement ton problème, pas le mien.

 

IZZIE : D’accord.

 

GEORGE : Meredith a une sœur.



(Dans le bloc, Derek s’essuie les mains et s’approche du patient.)

 

DEREK : Qu’est-ce que ça donne ?

 

PERSONNE : Je rabats le lambeau cutané. Le patient est endormi.

 

DEREK : Très bien. Beau travail.

 

(Bailey met sa blouse bleue et regarde le patient.)

 

BAILEY : C’est un enfant.

 

DEREK : Oui.

 

BAILEY : Je ne penserais pas que se serait un enfant, avec une tumeur de cette taille. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

 

DEREK : On le réveille.

 

BAILEY : On fait une neurochirurgie sans anesthésie générale ?

 

DEREK : (A Bailey.) Oui. (Au médecin.) Merci. Andrew ? (Au médecin.) Un peu plus. Andrew. Tu m’entends ? (Le voyant bouger ses paupières.) Tu peux compter pour moi ?

 

ANDREW : 1

 

DEREK : Bien. Continue.

 

ANDREW : 2 3

 

(Derek et Bailey l’opèrent.)

 

DEREK : La tumeur est située près de l’aire du langage. Faut faire attention à ne pas l’endommager. Andrew ? J’ai besoin que tu parles, tu veux bien ? Tu peux me parler.

 

ANDREW : Je… J’essaierais.

 

DEREK : Très bien. Tu es en quelle classe ?

 

ANDREW : En 5ème.

 

DEREK : Tu aimes le sport ?

 

ANDREW : Non, pas trop.

 

DEREK : Tu n’aimes pas le baseball ?

 

ANDREW : Le baseball est un sport ? 

 

DEREK : Bon, d’accord. Euh ! Si on parlait des filles. Tu as une petite copine ?

 

ANDREW : Non.

 

BAILEY : Euh ! Tu n’as probablement pas le temps d’avoir une petite copine, n’est-ce pas ? Tu es sûrement très occupé.

 

ANDREW : Oui, m’dame.

 

BAILEY : Qu’est-ce qui te prends tout ton temps ?

 

ANDREW : C’est le concours d’orthographe que je prépare. Le concours national. J’ai gagné la finale régionale, y a un mois.

 

BAILEY : Ah ! Dans ce cas, tu vas pouvoir nous épeler quelques mots, tu veux bien ? D’accord ?

 

ANDREW : Ouais.

 

BAILEY : Euh ! Alors… Euh !

 

DEREK : Vous savez trouver les mots, d’habitude, docteur Bailey.

 

BAILEY : Donnez m’en un, ne vous gênez pas. Euh ! Voyons. J’ai trouvé. Acetaminophen

 

ANDREW : Acetaminophen. Origine du mot ?

 

BAILEY : Aucune idée.

 

(Derek rigole.)



(Dans les couloirs, George et Addison se croisent.)

 

ADDISON : Vous avez les résultats de l’IRM de Molly ?

 

GEORGE : Non, pas encore. Je suis désolé.

 

ADDISON : Mais qu’est-ce que vous avez fait jusqu’ici ?

 

GEORGE : J’ai …

 

ADDISON : O’Malley, ce n’est pas sérieux. Quand je vous attribue un malade, c’est pour que vous vous donniez à fond et qu’il est toute votre attention. Donnez-moi une bonne raison de ne pas vous retirer ce dossier.

 

GEORGE : Molly Thompson, son nom de jeune fille, c’est Grey. Son père, c’est Thatcher Grey et Thatcher Grey est aussi le père de Meredith, ce qui veut dire que Molly et Meredith sont sœurs, mais je ne crois pas que Meredith sache que Molly existe et j’en ai rien à faire, rien du tout, sauf que je m’occupe de ce dossier. (Tout bas.) Et j’ai l’impression que Dieu a une dent contre moi.

 

ADDISON : D’accord.

 

GEORGE : D’accord et merci.

 

(Ils s’en vont chacun de leur côté.)



(Dans la chambre de madame Carver, Alex et Burke arrivent et Beatrice essaie d’enlever tous les fils qui sont sur elle.)

 

BEATRICE : Enlevez-moi tout ça maintenant, je vais quitter l’hôpital.

 

BURKE : C’est impossible Beatrice. Vous venez de subir une grave opération.

 

BEATRICE : Demain, c’est l’anniversaire de ma fille. Apparemment, c’est le dernier qu’on pourra fêter ensemble, je ne veux pas le passer ici.

 

BURKE : Oui, je comprends mais si on enlève la sonde, votre poumon va s’affaisser. Vous voulez passer l’anniversaire de votre fille comme ça ?

 

BEATRICE : Je m’en remettrai vite, et depuis l’opération, j’arrive à respirer.

 

BURKE : C’est parce qu’on a enlevé une partie de la tumeur pour libérer les voies aériennes, ça veut pas dire que vous allez bien. Si vous partez, vous risquez de faire une infection et une hémorragie.

 

ALEX : Votre fille ne sait même pas que vous avez un cancer. Vous voulez prendre le risque de tomber dans la rue en sortant de l’hôpital ?

 

(Beatrice arrête de s’agiter et est perturbée par ce qu’a dit Alex. Ils sortent de la pièce et vont s’expliquer dans une autre salle.)

 

BURKE : Karev. Je ne comprends pas. Dis-moi, essayer de faire peur à un patient, c’est la solution ?

 

ALEX : Ça a marché, non ? Elle ment à sa fille.

 

BURKE : Elle est effrayée, en état de choc. Et ce n’est ni ton rôle, ni ton devoir de prendre un ton pareil avec un patient, ça, jamais. On est bien d’accord ?

 

ALEX : Oui, monsieur.

 

(Alex s’en va, furieux.)



(A la cafétéria, Cristina, Izzie et George mangent.)

 

IZZIE : Alors, son père et sa sœur ont l’air de quoi ?

 

CRISTINA : De quoi ? Ils sont un petit peu comme les gens de sa famille qu’elle ne connaît pas.

 

GEORGE : Ils sont gentils.

 

IZZIE : Vous imaginez, une sœur, toute une famille, dont vous ne savez rien. Ça va la rendre folle, non ?

 

GEORGE : Ce n’est pas mon problème, maintenant.

 

IZZIE : Mais…

 

CRISTINA : Attention, faites gaffe.

 

(Une personne toussote et vient prendre place entre Izzie et Cristina.)

 

GEORGE : Bonjour chef.

 

CHEF : Bonjour. Je crois que j’étais un peu rouillé dans mes implantations de perler mes sutures à distances. Le docteur Yang m’a devancé toute la journée.

 

IZZIE : Oh ! Je n’arrive pas à croire une telle chose.

 

CHEF : Si, c’est pourtant la vérité. Oh ! Bien sur, rapidité et précision ne sont pas les compétences les plus importantes en chirurgie, docteur Yang. Les bases sont la clé. Il vous faut de solides fondations pour pouvoir acquérir le reste. (Personne ne mange et ils le regardent.) Euh ! Très bien. Je vous verrai au labo tout à l’heure.

 

CRISTINA : Monsieur.

 

CHEF : Bonne appétit.

 

IZZIE : Bonne fin de journée.

 

(Il s’en va.)

 

CRISTINA : C’est super. J’ai battu le chef aujourd’hui.

 

(Elle rigole et prend le journal. Meredith arrive, s’installe et George se lève.)

 

IZZIE : George.

 

GEORGE : Ce n’est pas mon problème. Ce n’est pas mon problème.

 

(Il s’en va.)

 

CRISTINA : Oh ! Mais c’est…

 

MEREDITH : Ça fait rien. Je peux accepter d’être rejetée. J’ai mon tricot.

 

IZZIE : (Tout bas à Cristina) Allez vas-y toi.

 

CRISTINA : Meredith.

 

MEREDITH : Mais le plus étrange, c’est qu’à l’instant, j’ai cru voir mon père.

 

IZZIE : Oh ! Bah ! C’est génial. Je t’assure, c’est génial.

 

CRISTINA : T’as également vu ta sœur ?

 

(Meredith se retourne vers elle, ne comprenant pas ce qui se passe et Izzie la regarde avec des reproches pour la façon dont elle l’a annoncé.)



(Dans le bloc, Derek est toujours en pleine opération.)

 

ANDREW : L’année dernière, c’était à Pruetshéture et l’année précédente, à Chébboudigga. Il s’est évanoui, quand il a repris connaissance, il a épelé « alopécie ». Ce mec est une légende.

 

DEREK : Bon, à mon tour. Fibromyalgie.

 

BAILEY : Fibromyalgie.

 

DEREK : Qu’est-ce qui ne va pas avec fibromyalgie ?

 

BAILEY : Andrew a remporté la finale régionale, il va à Washington, il se sent sûrement insulté avec fibromyalgie.

 

ANDREW : Fibromyalgie.

 

DEREK : Respiration.

 

ANDREW : F I B R O M Y A L G I E. Fibromyalgie. Elle a raison, c’est vrai, c’était très facile.

 

DEREK : D’accord, tu veux des mots plus compliqués. Aucun problème. Omphalocèle.

 

ANDREW : Omphalocèle.

 

DEREK : Hum, hum ! Respiration.

 

ANDREW : Omphalocèllllll… E O F

 

BAILEY : Andrew ? Qu’est-ce qui se passe ?

 

DEREK : Prenez notes. On a touché l’aire du langage. Il faut reculer.

 

BAILEY : Andrew ? Andrew ? Attends, Andrew, Andrew. Épelle-le encore pour moi.

 

DEREK : Donnez-moi la sonde.

 

BAILEY : Le docteur Shepherd va arranger ça. Tu ne dois pas avoir peur. Je veux que tu attendes un petit peu. Attend un petit peu.

 

DEREK : Notez ça aussi. C’est bon allez-y.

 

BAILEY : D’accord. Allez, vas-y Andrew. Epelle omphalocèle, encore une fois, s'il te plaît.

 

ANDREW : Omphalocèle.

 

DEREK : Prenez notes, je vous prie.

 

ANDREW : O M P H A L O C E L E. Omphalocèle.

 

DEREK: Oui !

 

BAILEY: C’est très bien, parfait !

 

ANDREW : Docteur Bailey, est-ce que vous pleurez ?

 

BAILEY : Oh ! J’ai quelque chose dans l’œil.

 

DEREK : Tu te débrouilles bien, Andrew. On a presque fini.

 

BAILEY : Arrêtez de me regarder comme ça. Ce sont mes hormones. Je suis toujours chirurgien, un chirurgien avec un excès d’ostrogène. C’est tout. Andrew, est-ce que tu peux épeler ostrogène ?

 

ANDREW : O S T R O G E NE.

 

DEREK : J’ai un autre mot pour toi. Baratin.

 

ANDREW : Baratin.



(Dans la salle de cours, Le chef et Cristina mettent leurs gants et se regardent méchamment.)

 

PROFESSEUR : Pour ce dernier cours, vous allez devoir faire appel à tout ce que vous avez appris. Et l’appliquer concrètement à une opération. Vous pouvez commencer.

 

(Cristina fait une bulle avec son chewing-gum.)



(Meredith arrive devant la porte de la chambre et regarde Molly.)

 

ADDISON : Je vais faire l’intervention avec un petit fibroscope, ce qui sera un petit peu invasif. Et, ainsi, vous pourrez passer votre convalescence à la maison.

 

MOLLY : D’accord. Merci beaucoup.

 

(Addison voit Meredith et lui fait signe d’entrer.)

 

ADDISON : Molly ? Voici le docteur… voici Meredith. C’est elle qui va continuer à vous préparer en surveillant vos constantes. D’accord ?

 

MOLLY : D’accord.

 

MEREDITH : Bonjour.

 

MOLLY : Bonjour.

 

MEREDITH : Excusez-moi, il faut que

 

MOLLY : Oh ! Oui, allez-y.

 

MEREDITH : Merci.

 

MOLLY : Tous ces examens, je commence à être habituée.

 

MEREDITH : C’est une très jolie bague.

 

MOLLY : Oh ! Merci. Elle était à ma grand-mère et à ma mère après. Vous trouvez que je suis trop jeune pour être mariée ?

 

MEREDITH : Non.

 

MOLLY : Tout le monde me trouve trop jeune. D’ailleurs, si je voyais une fille comme moi, je me trouverais trop jeune.

 

MEREDITH : Quel âge avez-vous ?

 

MOLLY : 22 ans. Eric en a 23. Il est dans l’armée et il devait partir avec sa compagnie. Je n’aurai pas pu supporter, je l’aime tellement. Alors, j’ai voulu qu’il m’épouse.

 

MEREDITH : Et vos parents, ils approuvent ce choix ?

 

MOLLY : Oh ! Mes parents sont fantastiques. Vous savez comment sont les pères. Le mien est très protecteur. Mais le jour de mon mariage, pendant la cérémonie, il pleurait. Et, je n’avais encore jamais vu mon père pleurer. Mais, je crois que ça devait être bizarre pour lui parce que… Je suis sa fille. Je suis la plus jeune et ma sœur, n’est pas du tout prête à se marier. Mais c’était des larmes de joie. Il semblait fier de moi. Vous voyez. Oh ! Excusez-moi, je suis nerveuse alors je parle sans arrêt.

 

MEREDITH : Non, ça fait rien. Donc, vous avez une sœur ?

 

MOLLY: Ouais. Lexie. Elle fait des études de médecine à Harvard. C’est le cerveau de la famille. Faut voir comment mon père est avec elle, il en est vraiment très fier.

 

MEREDITH : Euh ! Voilà. C’est tout pour l’instant.

 

MOLLY : Meredith ? Vous croyez que mon bébé sera en bonne santé ?

 

MEREDITH : Oh ! Et bien, je l’espère.

 

MOLLY : Moi aussi.

 

MEREDITH : D’accord.

 

(Meredith se retourne et s’en va. Elle rentre dans une autre salle où Izzie et Callie sont déjà et claque la porte derrière elle.)


MEREDITH : Je veux tordre des bras.

 

CALLIE : Quoi ?

 

MEREDITH : Tordre un peu des bras, démettre des épaules, j’ai besoin de me défouler.

 

CALLIE : Euh ! Détruisez le plâtre qui est sur la table si vous voulez.

 

(Elle prend une sorte de marteau et tape dessus comme pas possible.)

 

CALLIE : Cette fille est dingue !!

 

IZZIE : Non, non, ça va. Elle va bien. (En entendant les bruits furieux de Meredith.) Alors, George est vraiment votre genre ?

 

CALLIE : Vous ne le voyez pas. Aucune de vous ne le voit tel qu’il est. C’est que George à vos yeux. C’est juste O’Malley, votre colocataire.

 

IZZIE : Vous savez, c’est une chose…

 

CALLIE : Et moi, je pense à lui, constamment. George O’Malley est gentil, délicat, intelligent et fort. Et en plus, je pense à lui constamment, alors fichez-lui un petit peu la paix. (Voyant que Meredith arrête de taper.) N’oubliez pas de tout nettoyer, quand votre crise sera passée.

 

IZZIE : On est mal. Elle est dingue de George, apparemment.



(Dans la salle de cours, Cristina refait une bulle avec son chewing-gum. Cristina est déterminée à gagner. Elle se concentre bien sur l’opération. Elle regarde le chef, qui a les yeux fermés, mais qui le fait tout de même.)

 

CHEF : Terminé. Terminé. J’ai fini.

PROFESSEUR : C’est parfait, chef Webber. Parfait, félicitations.

 

CHEF : Les gens m’appellent docteur Webber. (Il s’approche de Cristina et lui dit tout bas.) C’est pour ça que c’est moi le chef, Yang. (En dansant.) C’est pour ça que je suis le chef. C’est pour ça que je suis le chef, le chef.



(La fille de Madame Carver rentre dans sa chambre.)

 

FILLE : Alors, ma mère va sortir quand ?

 

BEATRICE : Je regrette, ma chérie. Ce ne sera pas avant plusieurs jours. J’ai eu tante Sue, elle va t’héberger.

 

FILLE : Je vais passer mon anniversaire avec tante Sue. C’est magnifique !

 

BEATRICE : Je te promets que l’année prochaine, on fera quelque chose de spécial pour ton anniversaire. Tout ce que tu voudras. Je te le promets.

 

FILLE : Ouais, bien sur.

 

ALEX : Toute ces cachotteries et ces mensonges, vous trouvez ça bien ?

 

BEATRICE : Je vous demande pardon ?

 

ALEX : Vous allez mourir dans peu de temps et vous le savez. Pas la peine d’essayer de faire illusion.

 

BEATRICE : Vous n’êtes pas une mère, docteur. Vous ne savez pas ce que c’est de tenir votre bébé dans vos bras, de mettre votre tête près de la sienne, en sachant que votre seul travail au monde, c’est de le protéger.

 

ALEX : Vous croyez la protéger ?

 

BEATRICE : Je la protège, oui.

 

ALEX : Appelez ça comme vous voulez. Mais vous laisserez derrière vous une gamine qui risque probablement de vous détester toute sa vie.

 

BURKE : hum, hum.

 

(Alex sort.)

 

BURKE : Docteur Karev…

 

ALEX : C’est à moi de parler, cette fois.

 

BURKE : Excusez-moi ?

 

ALEX : Je dis la vérité. C’est ce que je fais toujours. Ça ne fait pas de moi, un mauvais médecin. Tous les gens qui bossent à l’hôpital mentent sans arrêt. On va dire à un patient qui meurt, qu’il y a encore de l’espoir alors qu’il n’y en a plus. Je suis un pourri, peut-être bien, peut-être même un gros naze, peut-être même une vermine comme tout le monde le dit, mais je leur dis la vérité. C’est au moins une chose que j’ai vraiment pour moi. Et cette chose là, vous ne me l’enlèverez pas. C’est sur et certain. Monsieur.

 

(Meredith marche dans les couloirs et croise la mère de Molly, mais ne fait pas attention car elle ne l’a jamais vu.)

 

MERE : Un jour, je suis tombé sur une photo, prise il y a très longtemps.)

 

(Meredith arrête de marcher.)

 

MERE : Vous lui ressemblez, à votre mère. Vous ressemblez beaucoup à mes filles, surtout à Molly. Vous parliez avec elle.

 

MEREDITH : Je ne lui ai rien dit. Je ne lui ai parlé de rien.

 

MERE : Elle sait que vous existez. Enfin, elle sait que son père a été marié avant, et qu’il avait une autre fille, qu’il a une autre fille.

 

MEREDITH : Non, c’est ça, avait.

 

MERE : Votre père pense beaucoup à vous. Croyez-moi, c’est vrai. Seulement, votre mère... à cause de votre mère, il a beaucoup souffert.

 

MEREDITH : Excusez-moi. Je dois voir un patient.

 

(Meredith se retourne et s’en va.)



(Dans un autre couloir, Le père de Meredith, Thatcher, regarde le tableau. Le chef le rejoint.)

 

THATCHER : J’ai passé des années à étudier ce tableau, en tenant mon joli bébé. A essayer de deviner quand ma femme sortirait de chirurgie. Une appendicite, ça ne prend pas moins d’une heure. Dès qu’il y avait le mot « cardio », inutile d’essayer de la revoir de toute la journée.

 

CHEF : Thatcher, est-ce que tu es au courant de ce qui arrive à Elis ?

 

THATCHER : Tu n’as pas le droit. Tu n’as pas du tout le droit de me parler d’Ellis

 

CHEF : Je sui désolé, mais j’essayais surtout de te parler de Meredith. Ellis a un Alzheimer précoce. Ça c’est aggravé. Et c’est dur pour Meredith, comme tu peux l’imaginer. J’ai pensé qu’il fallait que tu le saches.

 

(Le chef s’en va et Thatcher ne sait plus quoi penser et tout tourne dans sa tête.)



[Dans la chambre de Andrew, le jeune garçon est allongé, avec sa mère à côté, ainsi que le docteur Bailey.)

 

BAILEY : Salut, Andrew. C’est le docteur Bailey.

 

(Elle vérifie que ses yeux voient.)

 

BAILEY : Tu te souviens de moi ? Un des médecins qui était au bloc avec toi.

 

ANDREW : Non, je suis désolé.

 

BAILEY : C’est pas grave. T’inquiète pas. Généralement, les gens qui sont réveillés durant l’opération, ne se souviennent de rien après. Peu importe, ton opération s’est très bien passée. On a retiré toute cette tumeur de ta tête et tout ira très bien.

 

ANDREW : Merci.

 

BAILEY : De rien. J’ai un fils, Andrew. Quand, je vais rentrer chez moi, ce soir, je lui dirai que j’ai passé la journée avec le garçon le plus doué de Seattle ; le champion d’orthographe.

 

(Andrew et Bailey sourient. Baile prend le dossier de Andrew et s’en va.)



[Dans les couloirs, Meredith marche et voit son père, elle se cache derrière une porte. George l’a vu et se demande ce qui se passe et il croise alors le père de Meredith.)

 

THATCHER : Oh ! Tiens. Docteur O’Malley.

 

GEORGE : Monsieur Grey.

 

THATCHER : Je vous cherchais, justement. Tout à l’heure, quand j’ai posé des questions sur Meredith, vous la connaissez, vous êtes son ami.

 

GEORGE : J’ai été son colocataire.

 

THATCHER : Oh ! Je vois. Alors, vous la connaissez bien ?

 

GEORGE : Je la connais assez bien.

 

THATCHER : Euh ! Elle est passée me voir, il y a à peu près 15 jours et…

 

GEORGE : A peu près 15 jours ?

 

THATCHER : Oui. Je n’ai pas su quoi lui dire. Elle ressemble tellement, tellement à sa mère. Ellis était froide et moi j’étais un peu lâche parce que je suis parti. Sa mère ne m’aurait jamais laissé la voir. Maintenant, je ne sais pas comment la connaître.

 

GEORGE : Bien, Meredith est loin d’être une personne froide. Elle sourit, pas très souvent. Mais quand elle sourit, c’est pas si simple, elle a beaucoup souffert, mais, son sourire, c’est un réconfort énorme. Elle est gentille. Elle est peut-être un peu égoïste des fois, oui, ça croyez-moi, elle a des défauts mais elle est très gentille. Elle s’intéresse vraiment aux autres. Et, elle s’intéresse même de près à ces patients. Elle sera certainement un brillant chirurgien. Et chaque fois, c’est elle que tout le monde essaie de battre. Je crois qu’elle tient ça de sa mère. Mais, en ce qui concerne le reste, je crois que pour tout le reste, elle tient de vous. Oui.

 

THATCHER : Vous savez où elle est ?

 

GEORGE : Je crois qu’elle est déjà partie. Mais je pourrais lui dire que vous êtes passé, si vous voulez.

 

THATCHER : Euh ! Oui, d’accord. C’est gentil, je veux bien. Au revoir.

 

GEORGE : Au revoir.

 

(Thatcher s’en va et George part en sens inverse. Meredith, qui a tout entendu, sait ce que pense George d’elle.)

 

MEREDITH : Je te remercie George.

 

(George fait semblant de ne pas avoir entendu.)



(Au-dessus d’un bloc, Meredith tricote à nouveau et Derek arrive.)

 

MEREDITH : Salut.

 

DEREK : Tu tricotes toujours ?

 

MEREDITH : Oh ! Oui. Je commence à être très douée.

 

(Elle le regarde en souriant, quelques instants et se remet au tricot.)

 

DEREK : J’ai fait une craniotomie sur un enfant réveillé.

 

MEREDITH : J’ai parlé à une sœur dont j’ignorais l’existence, et j’ai vu mon père, ce qui est finalement… Je sais pas vraiment.

 

DEREK : Tu vas bien ?

 

MEREDITH : (Elle rigole.) J’ai mon tricot.



(Dans la chambre de Carver, Beatrice est allongée et sa fille est assise à côté.)

 

BEATRICE : Les études, c’est important. Et l’année prochaine, tu vas devoir travailler très dure. Il faut que tu sois à un bon niveau, si tu veux aller dans une fac correcte.

 

FILLE : Maman, c’est vraiment morbide.

 

BEATRICE : Et ta tante Sue est loin d’être très exigeante sur la propreté et l’hygiène. Alors, ce sera à toi de lui rappeler régulièrement de racheter de la crème démêlante ou de changer tes draps. Mais avec le quotidien, elle devrait s’en sortir.

 

FILLE : Je tiens pas trop à avoir cette conversation.

 

BEATRICE : Oh ! Ça peut avoir l’air bizarre, mais n’oublie surtout pas de mettre une culotte sous un collant. Je sais que pas mal de filles n’aiment pas ça, mais je t’assure, sans culotte, c’est très vulgaire et c’est comme ça qu’on attrape des mycoses. 

 

FILLE : Maman, c’est très choquant de dire ce genre de choses.

 

BEATRICE : Et épouse un homme bien. Un homme qui est gentil avec sa mère, et si jamais il vit avec sa mère, court dans la direction opposée, vite.

 

FILLE : Maman, je vais pas aller me marier. Je comprend pas.

 

BEATRICE : Un jour, tu te marieras et ce jour-là, boit seulement un verre de champagne. Et ensuite, boit de l’eau pendant le reste de la soirée. Parce qu’une mariée qui est saoule, c’est ce qui a de pire.

 

FILLE : Maman, j’ai pas l’intention de… Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça ?

 

BEATRICE : Je suis malade depuis longtemps et les médecins ne croient pas que j’ai la moindre chance d’aller mieux.

 

FILLE : (En pleurant) non.

 

BEATRICE : Amélia, écoute-moi. Regarde-moi. Amélia. C’est important. Ecoute bien, c’est vraiment important. Un beau jour, tu vas avoir un bébé et tu vas être transformée par cet être sans défense, sous ta responsabilité. Et tu vas penser que tu ne fais jamais ce qu’il faut pour lui et c’est normal. Tu vas te demander constamment comment le nourrir et où l’envoyer à l’école et s’il faudrait qu’il fasse du violon, ou du piano. Mais tu sais, je vais te dire un secret. Aucune importance. Que ton enfant soit un grand pianiste ou un génie en maths, ça n’a aucune importance. Parce qu’à la fin de la journée, ce qui est important, c’est que ton enfant se sente bien. Donc, toi, tu vas être triste, pendant quelques temps, et c’est normal, c’est normal. Mais ne sois pas triste indéfiniment. D’accord ? Tu me promets de ne pas être triste trop longtemps ? Tu me le promets ?

 

AMELIA : Je te le promets.

 

BEATRICE : Merci. Comme ça, je me sens beaucoup mieux.

 

(Elles se serrent dans les bras. Alex, qui était là depuis quelques minutes, posent le dossier discrètement et s’en va.)

 

MVO : La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre ou faire match nul, la partie est en cours.



(Dans la chambre de Molly, Thatcher va voir sa femme, Susan, et sa fille, Molly.)

 

MVO : Qu’on le veuille ou non.

 

(Dans la chambre de Denny, Izzie montre le pull qu’elle tricotait au début de la journée à Denny.)

 

IZZIE : Voilà.

 

DENNY : Vous m’avez fait un pull ? Là aujourd’hui ? Vous m’avez fait un pull en une seule journée ?

 

IZZIE : Oui. Et bien, j’avais un peu de temps libre, alors.

 

DENNY : Ça alors. Ce vœu de célibat, ce n’est pas rien.

 

IZZIE : Ecoutez. Acceptez votre cadeau et dites merci.

 

DENNY : Alors je peux dire adieu à tous traitements de faveur. Le pull remplace le sexe.

 

DENNY : Sentez-le. Allez-y sentez-le.

 

(Il le sent.)

 

DENNY : Ce pull sent Izzie.

 

(Elle sourit.)

 

IZZIE : Oui. Je l’ai porté pendant trois heures comme ça, vous serez le plus près de mon corps. On fait un jeu ou vous êtes fatigué ?

 

DENNY : J’aimerais bien jouer.

 

IZZIE : D’accord.

 

(Denny regarde avec fascination Izzie. Elle sort un jeu.)

 

DENNY : Faites-moi voir un bout de sein.

 

(Elle sourit à cette demande.)



(Dans les couloirs, à la sortie d’ascenseur, le chef sort de l’ascenseur, Cristina le voit et accoure vers lui.)

 

CRISTINA : Monsieur ?

 

CHEF : Très beau travail, Yang. Espérons que tous les internes de votre promotion seront aussi bons avec le fibroscope que vous.

 

CRISTINA : Merci, monsieur. Mais, vous n’avez pas regardé. Vous aviez toujours les yeux fermés. Je vous ai observé et vous n’avez pas utilisé le… Vous n’avez jamais utilisé l’écran pour vous aider et vous guider.

 

CHEF : Je suis de la vieille école. Et j’ai de la mémoire. Vous voulez gagner ? Revenez aux principes de base.



(Chez Cristina et Burke, George et Burke sont en train de jouer aux échecs.)

 

BURKE : A moi de jouer ?

 

(George lui fait non de la tête, tout en réfléchissant. Cristina entre dans la pièce, nue, et George se cache les yeux. Cristina ouvre le réfrigérateur.)

 

BURKE : Cristina ? Mais qu’est-ce que tu fais ?

 

CRISTINA : Oh ! Euh ! J’essaie d’être bien dans mon appartement.

 

GEORGE : J’ai rien vu. Je le jure. J’ai rien vu, rien du tout.

 

(Burke se lève.)

 

BURKE : Sort !

 

(George se lève à son tour et s’en va en courant mais se prend le tapis et tombe. Il se relève.)

 

CRISTINA : Les bases !!!

 

(Cristina rentre dans sa chambre et claque la porte. Burke se demande ce qu’il se passe.)

 

MVO : Alors allez-y. Discutez avec l’arbitre. Changez les règles. Trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies.

 

(Dans la rue, à côté de l’hôpital, George compose un numéro et en attendant que celui-ci réponde, regarde sa montre. Mais un autre portable sonne également dans l’hôpital. Il va voir. Il trouve la pièce avec le téléphone qui sonne à l’intérieur. Il entre.)

 

MVO : Alors jouer.

 

(Callie joue à une console, dans cette même pièce. Elle entend son portable, met son jeu sur pause, enlève les écouteurs de ses oreilles et décroche.)

 

CALLIE : Allo ?

 

(Elle voit George et il la voit.)

 

MVO : Jouer.

 

GEORGE : Salut. Vous vivez ici ?

 

CALLIE : Ouais. Je suis pas… Je suis pas cinglée. C’est juste que je passe tellement de temps ici, à l’hôpital. C’est plus pratique. Alors… Je suis pas cinglée.

 

(Elle prend des affaires, pas rangées. George prend des ciseaux et les tend vers Callie.)

 

GEORGE : Vous savez couper les cheveux ?

 

(Callie sourit et lui met une serviette sur les épaules.)

 

MVO : Jouer le jeu. Jouer vite.

 

(Callie commence à lui couper les cheveux.)

 

MVO : Jouer librement.

 

(George attrape le bras de Callie, fait pencher sa tête sur le côté et l’embrasse.)

 

[Chez le vétérinaire]

 

MVO : Jouer comme s’il n’y avait pas de lendemain.

 

(Meredith tricote en attendant le vétérinaire.)

 

HOMME : Merci.

 

(Il s’en va avec son chien.)

 

SECRETAIRE : Clinique vétérinaire. Oui, certainement. Oui, merci.

 

(Meredith soupire en regardant son tricot. La secrétaire raccroche et regarde Meredith.)

 

SECRETAIRE : Alors, vous y arrivez ?

 

MEREDITH : Pas vraiment.

 

SECRETAIRE : Les hommes, terminé ?

 

MEREDITH : Non. Oui.

 

(Elle sourit.)

 

MEREDITH : Vous savez, j’ai pas l’intention de déranger le véto. Je voulais seulement être ici avec Doc. Je veux passer un peu de temps avec mon chien.

 

(Un homme descend avec un chien, Doc. Meredith est éblouie par cet homme et en arrête même son tricot. Le vétérinaire donne le dossier à la secrétaire.)

 

SECRETAIRE : Merci, docteur.

 

VETERINAIRE : Bonsoir. Je suis Finn Dandridge, le vétérinaire de Doc. Et vous êtes le docteur Grey, l’autre maître de Doc. On se rencontre enfin.

 

(Lui aussi a l’air ébloui par Meredith et la regarde amoureusement.)

 

FINN : Très heureux.

 

MVO : D’accord. L’important n’est pas de gagner ou de perdre. L’important, c’est la manière de jouer.

 

(Meredith se remet au tricot. Finn continue à la regarder.)

 

MVO : Vous ne croyez pas ?

(Joe's Bar)

MVO: A good basketball game can have us all on the edge of our seats. Games are all about the glory, the pain and the play-by-play.

(Meredith is sitting at the bar knitting, Derek is watching from afar.)

MVO: And then there are the more solitary games.

Joe (To Derek): Dude, is she knitting?

MVO: The games we each play all by ourselves.

(Derek walks up)

Derek: You know, as a friend, I got to tell you, you look a little weird.

Meredith: I am making a sweater.

Joe: You're knitting. In a bar. You can't knit in a bar. You're scaring the customers.

Derek: Come on, have a drink.

Meredith: I can't have a drink. I'm celibate.

Joe: You mean sober? She means sober.

Meredith: No. Celibate. I'm practicing celibacy, and drinking does not go well with celibacy, because it makes everything and everyone seem kind of porny. And then my head gets all cloudy and then the next thing you know, I'm naked. And my point is, I'm celibate, and knitting is good for surgical dexterity, so I'm making a sweater.

Derek: You, celibate? I just don't buy it.

Meredith: No more men.

(Addison walks up)

Addison: No more men? Really? You? And I'm asking because we are friends.

Meredith: Every guy I meet turns out to be married.

Derek: Ooh. Ouch.

Meredith: Sorry. Or Mark.

Addison: Ok, I'm gonna go over there now.

Meredith: Sorry.

(Addison walks away)

Meredith: Or remember the horrible thing I did? Remember George?

Derek: You're making a sweater.

Meredith: I am making a sweater.

MVO: The social games, the mind games, we use them to pass the time. To make life more interesting. To distract us from what's really going on.

(Izzie is sitting in Denny's room, knitting)

Izzie: He's just not George anymore. He's broken George. First he chops off his hair. Then he starts hanging out with this Callie. That is not a name. Callie. Who is she anyway? I'm his best friend. Not that he talks to me anymore.

Denny: Triple word score. 69 points. Woman, I'm beating the pants off you. Pay attention. What the hell are you doing?

Izzie: I'm knitting a sweater. Actually, Meredith, that's my friend, the friend that broke George, she is knitting a sweater. She's not really knitting the sweater, because she cannot knit. But I want her to think she is knitting a sweater because she and I took a celibacy vow, so she's replacing sex with knitting, and so I'm knitting pieces of Meredith's sweater so I can switch them out with hers so she can really believe she's knitting because if anybody needs to be celibate, it's Meredith, because she broke George. You know?

Denny: You took a vow of celibacy?

Izzie: Yes.

Denny: How am I supposed to get in your pants if you took a vow of celibacy?

Izzie: That is a very inappropriate thing to say to your doctor.

Denny: You know what's inappropriate? Promising sexual favors to a patient in order to get him to live and then backing out.

Izzie: Denny Duquette! I so never ever promised...

Denny: In my head, you did. In my head, you delivered.

Izzie: Well...

Denny: Don't worry. You weren't very good.

Izzie: Ok. You know what? I was being nice. I was letting you win. Because you're "Mr. Sick Needs a New Organ Guy." But just for that comment, I'm going to kick your ass. Yeah, I'm going to...You put down "mount," Denny?

MVO: There are those of us who love to play games. Any game.

(Cristina, Burke, George and Callie are playing a game at Cristina and Burke's apartment.)

MVO: And there are those of us who love to play...a little too much.

George: Ok, uh, disastrous FEMA director. No.

Callie: Oh, uh. Oh.

George: Um, poo is?

Callie: Brown. Poo is brown! Micheal Brown!

George: Yes!

Cristina: Time! Time!

George and Callie: Whoo! Whoo!

George: Yeah, thank you.

Burke: Impressive, O'Malley.

George: Thanks.

Burke: "Poo is"?

Callie: Apparently, we think alike.

Cristina: Wow, can't believe you're proud of that.

Callie: Hey, are you supposed to, um, open the papers ahead of time?

George: Hey!

Cristina: It's called strategy.

Burke: Cristina, it's a game.

Cristina: I know that.

Burke: Well, you just seem a little intense and we're just trying to have some fun.

Cristina: I'm having fun. Lets do this. Ok.

George: Are you ready?

Cristina: Mm-hmm.

George: Go.

Cristina: Blond ambition tour. (Burke says nothing) Blond ambition tour.

Callie: Oh!

Cristina: Vogue. (Burke says nothing) Oh, are you kidding? Ok, she's blonde, she's blonde! She's ambitious. With the...she's ambitious! And with the tour! And the vogueing! And the...Honey, ok, look at me! (To George) Ok...Shut up! Cones! Cones! Blond ambition, boob cones, and, uh, vogueing, honey, vogueing. Sean Penn! Sean Penn!

George: Time! (Cristina looks frustrated) Zero points for Madonna.

Burke: Oh! Madonna. Right.

(Gallery, Cristina is pacing and Meredith and Izzie are knitting.)

Cristina: Who doesn't know Madonna?

Izzie: (Coughing) Sore loser.

Cristina: I am not a sore loser. You know, and so what if I am? See, the whole point of games is that there's a winner. A first place. You want a second best surgeon operating on you? No, you want the very best. And second best is mediocre. And to settle for mediocrity is...is frankly, you know, a sign of self-loathing and substandard work ethics. I've gotta get George out of my apartment.

Meredith: You know, you could sleep with him and then right in the middle start crying. It's painful and humiliating and unbelievably cruel, but apparently it works.

Izzie: Would you just keep knitting? Kick him out so that he can come back home to us.

Cristina: No, I can't kick him out. You know, he's Burke's puppy. It's gotta be Burke's idea. I just gotta figure out a way to make him do it.

(OR where Burke is operating)

Burke: Got a lot of metastatic disease here. How do we proceed?

Alex: Definitely excise the endopronchial mets for symptomatic palliation.

Burke: You've been doing your homework, Karev.

Alex: Lot of late nights.

Burke: Look at this. The mets have adhered to her chest wall.

Alex: Dude, she's toast.

Burke: Don't you think that's a little insensitive, Dr. Karev?

Alex: She can't hear me.

Burke: You don't know that. Bedside manner is part of the job, Karev. Late nights won't get you anywhere. You have to figure that out.

(Derek walks up to Addison in the hall)

Derek: Good morning.

Addison: You going into surgery or coming out?

Derek: Going in. I had to push back. Doc's sick.

Addison: Sick? What are his symptoms?

Derek: Polydipsia, lethargy, and vomiting.

Addison: Any sign of fever or dehydration?

Derek: It's unclear. I was considering running a course of IV antibiotics and a saline drip.

Addison: Seriously?

Derek: No, Addison. He's a dog. I dropped him off at the vet. They're gonna run some tests and observe him overnight. Meredith will check on him later.

Addison: I gotta run, I got a transfer in from Mercy West. Will you wait for me to go home?

Derek: Yeah.

(Cristina is in a class)

Teacher: Today we'll be covering...

(Cristina raises her hand)

Teacher: Yes?

Cristina: Cristina Yang. First year, surgical intern. I'm just wondering if we're going to be covering both intra and extracorporeal knots in today's seminar?

Teacher: We'll be training in all aspects of laparascopic general surgery. Starting with basic instrumentation...

(Richard sits down behind Cristina)

Richard: Dr. Yang.

Cristina: Chief.

Teacher: ...including tissue approximation. The suggested time for...

Cristina: You're taking the class?

Richard: It's a good refresher course, should be fun.

Cristina: Fun. Yeah.

Teacher: Now, who would like to volunteer for our first...(Cristina immediately raises her hand.) Dr. Yang.

(George is in Molly Thompson's room.)

George: Molly Thompson, 22 years old, 32 weeks pregnant. Transferred here from Mercy West when an ultrasound diagnosed the baby with congenital diaphragmatic hernia.

Addison: Hello, Molly. I'm Dr. Addison Shepherd.

Molly: You're supposed to be the best.

Susan: And not to put any pressure on you, or anything, but this is my baby carrying my grandchild so I really hope that you are. The best, I mean.

Molly: Mom, you're kind of threatening the doctor. Don't threaten the doctor. It doesn't help.

Susan: Sorry. My husband tells me I have to try not to be such a mother lion because Molly's a grown woman and has her own life and everything, but...roar.

Addison: It's ok. I can take it. I am the best.

Molly: You can fix this, though? Right?

Addison: We'll insert a scope into your uterus and then inflate a little balloon in the baby's airway, which should help stimulate the lungs to grow. It's not going to be easy on either of you. But I do have a strong record with this surgery.

(Addison and George start to leave)

Addison: Make sure you get her to the MRI and get me the results as soon as you can.

George: I will.

(There is a man standing outside the door of Molly's room.)

George: Sir? Can I help you find something?

Man: Uh...is there a Dr. Meredith Grey working today?

George: Yes.

Man: She's here in the hospital, right now?

George: I can have someone page her for you if you want me to.

Man: No. No. Thanks.

George: Wait! Excuse me, sir. Are you...What's your name?

Man: Thatcher.

George: You're...

Thatcher: Grey. Yeah.

George: You're Meredith's father.

Thatcher: Yeah.

George: Are you sure you don't want me to page her for you?

Thatcher: No. I'm sorry. It's complicated.

(Molly's mother comes out of the room)

Susan: Thatcher, honey? We're right here.

Thatcher: Oh. Oh. There you are, Susan.

Susan: Did you tell him? I roared a little. Couldn't help it.

Thatcher: Oh. Oh, well, I knew you would. Uh...

George: I'm sorry, I'm Dr. O'Malley. I'm, uh...

Thatcher: Uh, well, excuse us. Uh...check on our daughter.

(Bailey is standing in front of the OR board, Derek walks up.)

Derek: Uh, Dr. Bailey! You have an extra intern?

Bailey: I'm available.

Derek: No, no, no, no. I said intern.

Bailey: Shepherd, look at the board.

Derek: Ok. What am I looking at?

Bailey: My name isn't up there. It wasn't up there yesterday and it won't be tomorrow.

Derek: What'd you do piss of the Chief?

Bailey: Yeah. I pissed off the Chief. I went and had a baby. I gave birth. I created a human life. I'm a surgeon. We don't do that. He's mommy tracking me.

Derek: He's just going easy on you.

Bailey: No, I change diapers, I clean spit up, I sing the ABC's. I'm covered in mommy. But that does not mean I will be mommy tracked.

Derek: You're freaking out.

Bailey: I just need a surgery. I need a surgery, now. So for today, I'm your intern. I have not begun to freak out.

Derek: All right. Come on.

(Izzie and Meredith are standing at a nurse's station)

Izzie: Cristina told me that George had a date with Ortho chick. Games night. She didn't even take him home afterwards. She hinted that she wanted to and then she said she couldn't. That's weird, right?

Meredith: George made it perfectly clear that I'm not in his life anymore.

Izzie: Think Ortho chick is hiding something? She could be hiding something.

(Callie walks up)

Callie: Stevens. Hold this. (Throws a tool at Izzie) George mentioned you're not big on ortho. Grey? Take the osteotome and the mallet. (Hands tools to Meredith) Follow me.

(Seattle Scenes)

(Beatrice Carvers room, Alex and Burke are there)

Alex: Ms. Carver, unfortunately, we found that the cancer has metastasized to your chest wall. We took out a small tumor obstructing your airway which will help with your breathing buy...it's not a cure.

Beatrice: So this is the end of the line. That's what you're saying? This is it? I die now?

Burke: Beatrice...

Beatrice: I want you to go back in and I want you to cut out everything that you can. As much as you can. I want as much time as you can give me, you understand?

Burke: Unfortunately, any additional surgery...

Beatrice: Excuse me.

(A young lady, Amelia enters the room)

Daughter: Mom, I'm not eating any of that crap in the cafeteria. I mean, we're gonna have to order in Thai food or something because I'm starving and the food here blows.

Beatrice: I'll have the nurse bring a menu by and we can have a picnic in bed.

Amelia: God, mom, how many doctors do you have?

Beatrice: They were just leaving.

(She flips on the television and Burke and Alex leave.)

(Class with Cristina and Richard)

Teacher: In five to ten years, cutting, as we know it, will be virtually obsolete. Very nice, Dr. Yang.

Cristina: Thank you, sir.

Teacher: A little less tension there, Chief. Watch your grip. There you go.

Richard: (To Cristina) I wasn't copying you.

Cristina: Of course not, sir. (Loudly) Done! I'm done! I totally finished first. I'm done.

(Izzie, Meredith and Callie are working on a patient)

Izzie: So, Dr. Torres...

Callie: Hold it steady, Grey.

Izzie: Did you always know you wanted to specialize in orthopedics?

Callie: Did you always know you wanted to model?

Izzie: Oh, ok.

Callie: Grey, I mean it. Watch your grip.

Izzie: And your husband? Is he a doctor too?

Callie: What are you trying to ask me, Dr. Stevens? My history? My marital status? My deep dark little secrets?

Izzie: I'm George's best friend.

Callie: Oh, I see. Well, it's just funny because from what I understand, as his best friend, you haven't been the best matchmaker in the past.

(Izzie is walking down a set of stairs, George is standing on the landing.)

Izzie: Hi.

George: Hey.

Izzie: Your hair's growing out, which is nice. I still think you should cut it. I could cut it for you, if we still lived together. Or we could just hang out and talk, about stuff. Like your new friend, Callie. She's, uh, she's very, um...You know, if you like her, I will like her. Eventually.

George: I can't escape her.

Izzie: What?

George: All I want to do is forget her. All I want to do is just escape her and...you know, I can't.

Izzie: You want to escape Callie? Thank God, because she is like a total freak and I'm starting to get really worried about you. (She looks at George who is just standing there) Not Callie. Sorry. Oops. Who? Or, uh...oh! Meredith again.

George: Let me tell you something. The minute I tell what I'm about to tell you, this officially becomes your problem. Not mine.

Izzie: Ok.

George: Meredith has a sister.

(Derek and Bailey are in surgery)

Derek: How we doing?

Doctor: Turning the skull flap. Patient's sedated.

Derek: Very nice. Nicely done.

Bailey: He's a kid.

Derek: Yes.

Bailey: I just didn't think it would be a kid. A tumor that size...What happens now?

Derek: Now we wake him up.

Bailey: We're doing awake brain surgery on him.

Derek: Yes. Thank you. Andrew? A little more. Andrew? Can you hear me? Hey, want to count for me?

Andrew: One...

Derek: Good. Keep going.

Andrew: Two. Three.

Derek: The tumor is located near the language center of the brain. It's always important that we don't damage it. Andrew? I need you to keep talking. Can you do that? Can you talk to me?

Andrew: I'll...I'll try.

Derek: Great. Now what grade are you in?

Andrew: Um...seventh.

Derek: You into sports?

Andrew: Not really?

Derek: How about baseball?

Andrew: Um...baseball's a sport.

Derek: Right. Ok. What about, uh, girls? Do you have any girlfriends?

Andrew: No.

Bailey: Um...you probably don't have tome for girlfriends, right, Andrew? Probably too busy, right?

Andrew: Yes, ma'am.

Bailey: What are you busy doing?

Andrew: Getting ready for the National Spelling Bee. I won the greater regionals last month.

Bailey: Oh, well, in that case, you need to spell some words for us. Uh, can you do that?

Andrew: Sure.

Bailey: Good. Uh...

Derek: You usually provide the word, Dr. Bailey.

Bailey: I don't hear you coming up with one. Uh, lets see. Oh, right! Um, "acetaminophen."

Andrew: Acetaminophen. Origin of the word?

Bailey: Heck if I know.

(Addison and George pass in the hall.)

Addison: Do you have Molly's MRI results?

George: No, I haven't. Not yet.

Addison: What the hall have you been doing then?

George: I was just going...

Addison: When I assign you to a case of mine I expect you to give it your full and undivided attention. Give me one good reason why I shouldn't take you off this case.

George: Molly Thompson's maiden name is Grey. Her father is Thatcher Grey. Thatcher Grey is also Meredith's father. Which means that, Molly and Meredith are sisters, but I don't think Meredith even knows Molly exists. That... I don't care. I don't, except I'm on this case and apparently God hates me.

Addison: Ok.

George: Ok, thanks.

(Alex and Burke enter Beatrice's room)

Beatrice: I want all this out now. I'm getting out of the hospital.

Burke: Oh, we can't, Beatrice. You just had major surgery...

Beatrice: Tomorrow is my daughter's birthday. Apparently, it's the last one I get to celebrate. I'm not spending it in here.

Burke: Ok. I'm so sorry. But if we remove this tube, your lung will collapse. I'm sure you don't want to spend your daughter's birthday this way.

Beatrice: I'm a quick healer. I'm breathing better since the surgery.

Burke: That is because we removed some of the tumor opened up your airway. That doesn't mean that you are well. All right? If you try to leave, you're at risk of infection or hemorrhage.

Alex: Your kid doesn't even know you have cancer. You really want to risk dropping dead on the street outside the hospital?

(Alex and Burke leave the room)

Burke: Dr. Karev. So you thought...scaring her back in the bed was the way to go?

Alex: It worked, didn't it? She's lying to her kid.

Burke: She's frightened. She's in shock. It is not your job or your place to take a tone like that with a patient. Not ever. Are we understood?

Alex: Yes, sir.

(Izzie, Cristina and George are having lunch in the outdoor cafeteria)

Izzie: So what are the sister and the father like?

Cristina: Like? They're like people Meredith is related to and never met.

George: They're nice.

Izzie: Can you imagine? A sister, a whole family you know nothing about. You think she's going to freak out?

George: It's not my responsibility to care.

Cristina: Heads up. Heads up.

(Richard walks up and sits down at their table.)

George: Hey, chief. Seems I'm a little rusty on my bead transfer and rope pass. Dr. Yang here, has been kicking my ass all day.

Izzie: Oh, I can't imagine, Chief.

Richard: No, really, she has. Of course, spend and precision aren't the most important surgical skills, Dr. Yang. The basics are the key. You need a solid foundation before anything else. Ok, um...We'll, I'll see you back at the lab. Enjoy your lunch.

George: You too.

Izzie: Have a nice day, sir.

(Richard leaves)

Cristina: Ok, I really am kicking the Chief's ass.

(Meredith walks up and sits down and George leaves)

Izzie: George.

George: Not my responsibility. See you guys.

Cristina: So who's going to be the...

Meredith: It's ok. I can accept rejection. I've got my knitting.

Cristina: Mer...

Meredith: The weird thing is, I thought I just saw my father.

Izzie: Ok. That's good. That's so good.

Cristina: Hmm. Did you meet your sister too?

(Andrew's OR)

Andrew: "Appoggiatura" won last year. Year before that? Akshay Buddiga. He fainted, then got up and spelled the word "alopecoid." Kid's a major legend.

Derek: All right. Now it's my turn. "Fibromyalgia."

Bailey: Fibromyalgia?

Derek: Yeah, what's wrong with fibromyalgia?

Bailey: Andrew won the regionals. He's going to D.C. He's probably insulted by fibromyalgia.

Andrew: Fibromyalgia.

Derek: Suction.

Andrew: F-I-B-R-O-M-Y-A-L-G-I-A. Fibromyalgia. She's right. That was kind of easy.

Derek: Ok. You want me to bring on the heat? I'll bring on the heat. "Omphalocele."

Andrew: Omphalocele.

Derek: Mm-hmm. More suction in there.

Andrew: (Slurring) Omphalocele.

Derek: Ok.

Bailey: Andrew? What's happening?

Derek: Mark that. We've hit the language center. We have to pull back.

Bailey: Andrew? Andrew? Oh, Andrew. Andrew. Uh, spell it again for me.

Derek: Give me the probe.

Bailey: Dr. Shepherd's working on it. I don't want you to be scared. I want you to wait. Wait, I want you to hold on.

Derek: Mark that as well, please. Ok, try now.

Bailey: Ok. All right, Andrew, spell "omphalocele" one more time for me.

Andrew: Omphalocele.

Derek: Mark that, please.

Andrew: O-M-P-H-A-L-O-C-E-L-E. Omphalocele.

Bailey: That's it. That's perfect. (Sniffling)

Andrew: Dr. Bailey, are you crying?

Bailey: Ooh! I got something in my eye.

Derek: You're doing great, Andrew. We're almost done.

Bailey: Stop looking at me like that. It's my hormones.

Derek: Mm-hmm.

Bailey: I'm still a surgeon. I'm just a surgeon with an excess of estrogen. Deal with it. Andrew, can you spell "estrogen"?

Andrew: E-S-T-R-O-G-E-N.

Derek: Here's a word for you. "Delusional."

Andrew: Delusional.

(Cristina and Richard's class. Cristina and Richard are preparing to battle!)

Teacher: Today's final assignment will show how well you can take the skills you have learned and apply them to a single operation. You may begin.

(Addison is in Molly's room. Meredith walks by peeking in.)

Addison: So I'm gonna do the surgery with a small scope. It will be minimally invasive. And then you should be able to do the rest of your recovery from home.

Molly: Thank you. Yeah, Ok.

(Addison sees Meredith in the hall)

Addison: Uh...(Nods to Meredith to enter) Uh, Molly, this is Dr...uh...This is Meredith. She's going to be...continuing your prep work and taking your vitals, ok?

Molly: Ok.

Meredith: Hi.

Molly: Hey.

Meredith: Uh, do you mind if I, um...?

Molly: No, it's fine.

Meredith: Ok.

Molly: I'm getting used to being poked and prodded.

Meredith: That's, uh, a pretty ring.

Molly: Oh, thanks. It was my grandma's and then my mom's. You think I'm too young to be married.

Meredith: No, I...

Molly: That's ok. Everybody thinks I'm too young. If I saw me, id think I was too young.

Meredith: Um, how...how old are you?

Molly: 22. Eric's 23. And he's in the army and he was getting shipped out. And...I just love him so much, you know? Anyway, I proposed.

Meredith: Oh. And your, uh, parents? They approve?

Molly: Oh. Oh, my parents are amazing. You know how dads can be. Mine's pretty overprotective. But...you know, at my wedding, when he gave me away, my dad cried, which was...I had never seen my dad cry before. But I think it was also kind of weird for him 'cause I'm his little girl. You know, I'm the youngest, and my sister's like nowhere near ready for marriage. But...it was good crying. Like...he was proud of me, you know? I'm sorry. I'm just nervous, so I'm talking.

Meredith: No, that's ok. So you have a sister?

Molly: Yeah, Lexie. She's in medical school. Harvard. She's the smart one. You should see how my dad is about her. He's like crazy proud.

Meredith: Well, I'm going to go.

Molly: Meredith?

Meredith: Hmm?

Molly: Do you think my baby's going to be ok?

Meredith: Oh. Well, I hope so.

Molly: Me too.

Meredith: Ok.

(Meredith enters a room, slamming the door behind her. Callie and Izzie are in there.)

Meredith: I need some bones to break.

Callie: What?

Meredith: Some bones to break. Something to smash. Can you help me with that, please?

Callie: Um...you can clean up this cast crap if you want.

(Meredith starts pounding on the cast with a hammer.)

Callie: Is she freaking out?

Izzie: No. Uh-uh. She's fine.

Meredith: Oh.

Izzie: She's great. So, George...he's really, really your type, huh?

Callie: You don't see him. Either of you. You don't see him. He's just...He's just George to you. He's...He's just O'Malley. Your roommate.

Izzie: You don't have to get all up...

Callie: He makes my world stop. George O'Malley is sweet and kind, and smart and strong.

(Meredith is still pounding away on the cast)

Callie: And he makes my world stop. So you shut up about him. (To Meredith) Don't forget to clean it up. When you're done smashing.

(Callie leaves)

Izzie: Holy crap! George is her McDreamy.

Meredith: Oh.

(Cristina and Richard's class. Cristina looks over and Richard has his eyes closed.)

Richard: I'm done. I'm done. I'm done.

Teacher: Flawless, Chief Webber. Absolutely flawless.

Richard; They call me Dr. Webber. That's why I'm the chief. That's why I'm the chief. (Singing) That's why I'm the chief. Chief.

(Beatrice's room. Alex is in there and her daughter enters)

Amelia: So when is my mom getting out of here?

Beatrice: I'm sorry, honey, but it's going to be a few days. Can you call aunt Sue? See if she can pick you up?

Amelia: So I get to spend my birthday hanging out with Aunt Sue? Perfect.

Beatrice: I promise you, next year. Next year well do something really special for your birthday. You name it. It's done. I promise.

Amelia: Whatever.

(The daughter leaves the room)

Alex: So, this whole lying thing? This is working out for you?

Beatrice: Excuse me?

Alex: You're going to die. And soon. You get that, right? There's no rosy picture to paint here.

Beatrice: You're not a mother. You don't know what it's like to hold your newborn baby in your arms, and smell her head and know that your only job in the world is to protect her.

Alex: You think you're protecting her?

Beatrice: I am protecting her.

Alex: I guess you can call it what you want. But you should just know, you're leaving behind a kid that will probably hate you the rest of her life.

(Burke clears his throat, he has been listening at the door.)

Burke: Dr. Karev...

Alex: No. I'm talking this time.

Burke: Excuse me?

Alex: I tell the truth. It's what I do. It doesn't make me a bad doctor. Everyone walks around this place lying. We tell the patient that's dying that there is hope when there is no hope. Maybe I'm a pig. Maybe I'm an ass. Maybe I'm a vermin like everybody says. But I tell them the truth. It's the one thing that I've got going for me. And you don't get to take that away from me and call it a lesson, sir.

(Meredith walks past Susan Grey, she doesn't know who she is.)

Susan: I saw a picture once from a long time ago, you look just like her. Your mother. You look a lot like my girls. Especially Molly. You were talking to her?

Meredith: I didn't say anything about anything.

Susan: Oh, she knows about you. Or she knows that her father was married before and had another daughter. Has another daughter.

Meredith: No, had is right.

Susan: Your father thinks about you. He thinks about you a lot. He just...Your mother...Your mother...She broke him.

Meredith: Excuse me. I...I have to work.

(Thatcher is standing in front of the OR board, Richard walks up. It takes him a moment to realize who Thatcher is.)

Thatcher: I spent years studying this board. Holding a crying baby, trying to get an idea when my wife would get out of surgery. Appy takes about an hour. Anything with the word "cardio" and I know not to plan on seeing her at all that day.

Richard: Thatcher. Are you aware of what's going on with Ellis?

Thatcher: You have no right. No right to talk to me about Ellis.

Richard: I'm sorry. But I was trying to talk to you about Meredith. Thatcher, Ellis has early onset Alzheimer's. It's advanced. And it's hard on Meredith, as you can imagine. And I thought you'd want to know.

(Bailey is in Andrew's room, his mother is sleeping in a chair.)

Bailey: Hey, Andrew. It's Dr. Bailey. Remember me? I was in surgery with you.

Andrew: I'm...I'm sorry.

Bailey: No, don't worry. Don't worry. A lot of times kids who are awake during surgery don't remember afterwards. Anyway, your operation went really well. We got all that tumor out of there and you're going to be just fine.

Andrew: I...I...thanks.

Bailey: Ok. You know, I have a son, too. And I'm going home right now to tell him that today I met the best speller in Seattle.

(George is walking through the hall, he sees Meredith duck into a nearby room. Thatcher walks up to him.)

Thatcher: Oh, hey. Dr. O'Malley.

George: Hi.

Thatcher: I was looking for you. You're...Before when I was asking about Meredith, you know her. You're her friend?

George: I used to be her roommate.

Thatcher: Oh, wow. You know her really well.

George: I know her pretty well.

Thatcher: Um, she...she came to see me a couple of weeks ago. And...

George: A couple of weeks ago?

Thatcher: Yeah. I...I didn't know what to say to her. She looks so much...so much like her mother. Ellis was cold. I mean, I was a coward. I was...I...I left. But her mother would never let me know her and...now I don't know how to know her. Uh...

George: Well, Meredith is anything but cold. She smiles. Not that often, but when she does, uh...you know, because she's been going through a lot...but...it's...it's like you feel warm. She's kind. I mean, she can be a little selfish. She can be...she's flawed, but she's kind. She cares about people. And, uh, she cares about...about her patients. I think she's going to be a brilliant surgeon. You know, around here, she's known as the one to beat. So, I...I mean, I guess she has that in common with her mom, but...I think the rest of her...I think, uh, I think the rest of that she gets from you.

Thatcher: Hmm. Do...do you know...where she is?

George: I think she left already. But I could tell her you were here, if you want me to?

Thatcher: Yeah. Ok. Thank you.

George: Ok.

Thatcher: Ok.

George: Ok, bye.

Thatcher: Yeah.

(Thatcher and George walk in different directions, Meredith peeks out from her hiding spot.)

Meredith: Thank you, George.

(Molly and baby's surgery. Addison is there.)

Addison: The hernia is causing the baby's abdominal...

(Gallery, Meredith is knitting and Derek enters.)

Meredith: Hey.

Derek: Hey, still knitting?

Meredith: Oh, yeah. I'm getting so good at it.

Derek: Hmm. I did a craniotomy on a kid today while he was awake.

Meredith: I met a sister I never knew I had. And I saw my father which was, uh...I don't know what it was.

Derek: Hmm. You ok?

Meredith: I have my knitting.

(Beatrice is alone in a room with her daughter.)

Beatrice: Study hard, keep your grades up. But starting next year you're going to want to take two AP classes a semester if you want to get into a decent college.

Amelia: Mom, this is really morbid.

Beatrice: And your Aunt Sue is kind of lazy when it comes to personal hygiene so you may have to be the one to remind her when it's time to get your eyebrows waxed or get your hair cut, but eventually she'll get the routine down.

Amelia: Can we not have this conversation?

Beatrice: Oh, this might sound random, but wear underwear with pantyhose. I know it might feel a little bulky, but honestly, it's a little slutty not to and also that's how you get yeast infections.

(Alex starts to enter the room but stops)

Amelia: Mom, this is totally gross.

Beatrice: And marry a kind man. One who's nice to his mother. Now, if he lives with his mother, you run the opposite way.

Amelia: Mom, I'm not getting married any time soon.

Beatrice: You will someday. And when that day comes, just have one glass of champagne and then you drink water for the rest of the night because there's nothing tackier then a drunken bride.

Amelia: Mom, I don't want to...Why are you telling me all this?

Beatrice: Honey, I've been sick for a long time and the doctors just don't think that I'm going to get better.

Amelia: No.

Beatrice: Amelia. Listen to me. Look at me. Amelia. This is important. This one is...is really the important one. Someday you're going to have a baby. And you're going to feel overwhelmed by this little life that you're responsible for. And you're going to think...worry that everything you do is wrong. And that's normal. You're going to obsess about what to feed it and where to send it to school and whether it should take violin or piano. But I'm gonna let you in on a little secret. It doesn't matter. Whether your kid is a concert pianist or a math genius, it just doesn't matter because at the end of the day, all that matters is if your kid is happy. So you're going to feel sad...for a little while. And that's ok. That's...that's fine. But don't feel sad forever. Ok? You can promise me that? You promise me that you won't feel sad for too long?

Amelia: I promise.

Beatrice: Ok. Thank you. You make me feel much better.

MVO: Life is not a spectator sport.

(Thatcher walks into Molly's room)

MVO: Win, lose or draw...the game is in progress...whether we want it to be or not.

(Izzie is in Denny's room and holds up a sweater.)

Izzie: Ta-dah!

Denny: You made me a sweater. Today. In one day, you made me a sweater?

Izzie: Yeah, well, you know. I just had some time, so...

Denny: That vow of celibacy must really be something.

Izzie: You know what? Just accept your gift and say thank you.

Denny: Does this mean I don't get any sexual favors? Sweater instead of sex?

Izzie: Smell it. Go on, smell it.

Denny: It smells like Izzie.

Izzie: Yeah, I wore it for three hours. So that is the closest you're going to be getting to this body, mister. You wanna play some Scrabble or you too tired?

Denny: Scrabble, please.

Izzie: Ok.

Denny: Just show me one boob.

(Cristina is waiting near the elevator, Richard emerges.)

Cristina: Sir.

Richard: Nice work today, Yang. Hopefully your fellow interns will be as adept on the scope as you.

Cristina: Thank you, sir, but, um, you weren't even looking. You actually had your eyes closed. So, how...I was watching you and...and you didn't even need the...You didn't even need the screen to help you guide the needle holder.

Richard: Old school, Yang. Muscle memory. You want to win, always go back to the basics.

(Derek and George are playing chess at their apartment.)

Burke: It's my move?

(Cristina walks out of her room, naked. George quickly covers his eyes.)

Burke: Cristina, what the hell are you doing?

Cristina: Oh. Um...being comfortable in my apartment.

George: I didn't see anything! Dude, I did not see anything!

Burke: Get out.

Cristina: (Smiling) Basics.

MVO: So go ahead: argue with the refs, change the rules...cheat a little...take a break...and tend to your wounds.

(George is sitting in the abandoned hallway, dialing his phone.)

MVO: But play.

(George hears the follow ring of a phone and follows the sound.)

(George walks into a room in the hospital basement where Callie is lying on a bed.)

Callie: (Into phone) Hello?

MVO: Play.

George: Hi.

Callie: Um, hey. Um...

George: You live here?

Callie: Yeah. I'm not...crazy or anything. I just spend so much time here in the hospital. It's just...it's easier. So...I'm not...I'm not crazy or anything.

George: Do you know how to cut hair?

(Callie starts cutting his hair.)

MVO: Play hard. Play fast. Play loose and free.

(George grabs her arm and pulls her down to kiss her.)

(Meredith is at the vet, still knitting.)

MVO: Play as if there's no tomorrow.

Lola: (On phone) Dandridge's Veterinary Clinic. We certainly do. Yes. Thank you. (To Meredith) You getting the hang of it?

Meredith: Not really.

Lola: You give up men?

Meredith: No. Yes. You know, I don't actually need to see the vet. I really just wanted to sit with Doc. I just want to spend some time with my dog.

(A men enters)

Finn: Hi. I'm Finn Dandridge. I'm Doc's vet. And you are Dr. Grey. Doc's other owner. We finally meet. Hello.

MVO: Ok, so it's not whether you win or lose...it's how you play the game. Right?

Kikavu ?

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