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#213 : Un nouveau départ

Scénario : Kip Koenig - Réalisation : Jessica Yu
Guest stars : Jeffrey Dean Morgan, Lauren Tom, John Prosky, Shannon Cochran, Kate Burton, Linda Klein, Stephen Spinella, Becca Gardner 

Cristina enfreint la règle stipulant que tout médecin ayant atteint les 80 heures doit s'arrêter immédiatement et rentrer chez lui pour diminuer le nombre d'erreurs médicales. Izzie s'occupe d'un patient, Denny Duquette, en attente d'un nouveau coeur et qui ne désire que deux choses : 1. une greffe de coeur, 2. Izzie. Addison déteste la caravane de Derek et elle le lui fait savoir. Lui, rend visite à la mère de Meredith. Suite à cette visite, la jeune femme accepte que sa mère soit inclue dans des nouveaux essais cliniques pour ralentir la maladie d'Alzheimer dont elle souffre. De son côté, George s'occupe avec Addison d'une jeune fille semblant avoir une tumeur, mais il s'avère qu'elle est hermaphrodite avec l'appareil génital masculin en interne. Alex lui s'occupe d'un écrivain qui a mangé le livre qu'il vient d'écrire.


Popularité


3.67 - 9 votes

Titre VO
Begin the Begin

Titre VF
Un nouveau départ

Première diffusion
15.01.2005

Première diffusion en France
04.09.2006

Plus de détails

[EXT SGH]

(Plans sur la salle de bain de la maison de Meredith. Izzie est debout derrière la porte, une tasse de café à la main. On entend au loin les aboiements et les grognements de Doc.)

GEORGES : Oh c’est pas vrai ! Aie ! J’ai dit couché ! Couché ! Izzie ! Izzie ! J’arrive ! Ouvre !

(Izzie ouvre la porte de la salle de bain et Georges y rentre précipitamment.)

VOIX OFF (Meredith) : Grâce au calendrier, les nouveaux départs arrivent chaque année ! Réglez vos montres sur Janvier !

IZZIE : Tu sais que je pense à me faire une couleur ? Peut-être rouge !

GEORGES : Oui. Oui, super le rouge. Moi je vais me faire occuper les cheveux.

IZZIE : Ouais. Tu seras très mignon.

GEORGES : Tu crois ?

IZZIE : Ouais.

(On entend Meredith qui parle à Doc dans le couloir)

MEREDITH : Oh oui c’est un gentil toutou ! Il est gentil ! Oh oui, c’est un bon chien ! Très gentil chien ! Oh c’est qui la maman du gentil chien ?

(Entendant Meredith, Izzie et Georges sortent de la salle de bain pour voir ce qu’il se passe)

Meredith, caressant Doc qui lui donne la patte : Oh oui gentil toutou ! T’es un très bon chien ! (se tourne vers Izzie et Georges) Mais qu’est-ce que vous faites là ? On va être à la bourre !

GEORGES : Il faut qu’on te parle du chien.

IZZIE : C’est pas un chien ! C’est une hyène échappée du zoo et déguisée en chien !

GEORGES : En tout cas, moi je ne mange pas ses fringues, je pisse pas sur son lit et je lui grimper dessus par derrière !

MEREDITH : Soyez sympas, c’est notre chien. On aime notre chien et il nous aime.

(Meredith s’en va. Izzie et Georges sont encore sur le pas de la porte de la salle de bain. Doc qui était sage jusqu’à présent, se tourne vers eux et se met à grogner)

IZZIE : Il a essayé de te grimper dessus par derrière ?

GEORGES : Oui, il essaie. Il essaie seulement.

(Plan sur la montagne et la nature.)

VOIX OFF : Notre récompense pour avoir survécu aux vacances, c’est une nouvelle année ! Ce qui nous amène à la grande tradition des résolutions du Nouvel An !

 (Derek en tenue de pêcheur rentre dans la caravane. Addison est en train de se sécher les cheveux la tête en bas et ne voit pas ce que Derek fait)

DEREK, s’approchant d’Addison, une truite à la main : J’ai eu une truite !

ADDISON, surprise : Oh ! Han !

DEREK, heureux : Une truite arc-en-ciel !

ADDISON, énervée : Pourquoi tu apportes une truite dans la maison ?

DEREK : La caravane !

ADDISON, agacée : Pourquoi tu apportes une truite arc-en-ciel dans la caravane ?

DEREK : Petit-déjeuner !

ADDISON : Petit-déjeuner ?

DEREK : Oui. T’as faim ?

ADDISON : Pour une truite ?

DEREK : Oui !

ADDISON, se mettant à crier : Je déteste ça ! Je déteste ça Derek ! Je….Je déteste tout ça ! j’en ai assez ! Je déteste cette caravane !

(Addison s’enferme dans la salle de bain tandis que Derek continue de préparer la truite pour le petit-déjeuner)

DEREK, faisant comme si de rien n’était : Alors, pas de truite pour toi ?

VOIX OFF : Laisser le passé derrière soi et entamer un nouveau départ !

(Plan sur la maison de repos. Ellis Grey et Richard Webber se servent un café tout en discutant)

ELLIS, ravie : J’étais toute à l’heure avec Pritchard et Lewis. Et ils m’ont demandé plusieurs fois avec qui j’étais la nuit dernière dans le bureau de garde !

RICHARD, gêné : Hum.

ELLIS, ravie : Ils nous ont entendus ! On faisait autant de bruit ?

RICHARD : Tu as de la voix.

ELLIS : Et arrête tu veux ! Je manque de discrétion ?

RICHARD : Pritch était toujours en train de fourrer son nez dans les affaires des autres. Tu sais que je l’ai revu y’a pas longtemps ? A l’enterrement de sa femme.

ELLIS, étonnée : Quoi ? Pritchard n’est pas marié !

RICHARD, mal à l’aise : Euh… Euh, oui c’est vrai. Je pensais à un autre. J’ai confondu.

ELLIS : Tu as besoin de repos. L’internat t’épuise ça se voit !

RICHARD : Ellis ? Euh…

ELLIS : Oui ?

RICHARD : Rien. En fait, je n’aime pas être interne.

ELLIS : Moi non plus.

VOIX OFF : Difficile de résister à la chance d’un nouveau départ ! Une chance de mettre de côté les problèmes de l’année précédente.

[INT SGH]

(Plan sur Burke qui rentre dans la pièce où l’on se prépare pour les opérations. Cristina y est déjà. Un homme en sort.)

BURKE : Alors, en l’honneur de la nouvelle année….

CRISTINA, interrompant Burke : Oh, je ne prends aucunes résolutions !

BURKE : En l’honneur de la nouvelle année, j’ai pensé que tu pourrais me donner une réponse à ma question.

CRISTINA : Quelle question ?

BURKE : Que tu viennes vivre chez moi.

CRISTINA : Je n’ai pas de réponse.

BURKE : Cristina !

CRISTINA : Ce n’est pas contre toi ! C’est… Je n’ai pas de réponses à ça.

BURKE : Alors, dis-moi une chose, qu’est-ce que tu avais l’intention de faire ?

CRISTINA : A propose de quoi ?

BURKE : Du bébé.

(Cristina ne sait pas quoi répondre à cette question. Par chance, ils sont interrompus par une infirmière)

INFIRMIERE : Dr Burke ? Nous sommes tous prêts.

(Plan sur Meredith qui s’avance vers le bureau principal des infirmières, là où se trouve le grand escalier. Chef Webber est en train de faire un discours de rentrée.)

RICHARD : Ecoutez-moi tous ! A nouvelle année, nouveau règlement ! Devrais-je dire, à nouvelle année, respect obligatoire des règles étiquetées par le comité de révision des internats. Trop d’erreur ont été commises l’an dernier. La fatigue y a été pour beaucoup ! Dépasser 80h par semaine ne sera plus toléré ! Alors, soyez vigilants et respectez ces règles !

GEORGES, en aparté à Izzie : Ca veut dire qu’on a enfin le croit d’avoir une vie

IZZIE : Oui, je crois !

RICHARD : Sullivan ? Vous êtes de garde depuis 28h. Quand vous en serez à 30, repos. Grey, vous étiez là jusqu’à 2h du matin. On vous revoit à midi.

MEREDITH, à Alex : Je dois m’en aller ? Du temps libre ?

ALEX : Tu devrais filer avant qu’il change d’avis.

RICHARD : Et attention, nos infirmières vont avoir un surcroit de travail pour compenser alors, traitez les bien. Un personnel qui grogne n’est bon pour personne.

(Chef Webber s’éloigne. Les médecins se dispersent.)

IZZIE, à Alex : Ah ben, tu pourras leur remonter le moral !

(Elle s’arrête un instant, fait demi-tour et se reprend)

IZZI, toujours à Alex : Tu veux que je te dise ? Ma résolution c’était de lâcher prise et je l’ai fait, j’ai enfin lâcher prise. Je te prie de m’excuser.

GEORGES, étonné : T’es sérieuse ?

IZZIE : Oh oui ! Ça a été ton examen ?

ALEX : J’ai un bon feeling mais, il faut attendre les résultats.

IZZIE : On espère tous que tu réussiras !

GEORGES : Tous ?

IZZIE : Tous !

(Plan sur le bloc où Burke est en train d’opérer)

BURKE : Tu peux mieux voir le mésothéliome maintenant que j’ai commencé à le disséquer.

CRISTINA, tentant une approche : Oh, je peux pas… Je peux pas bien le voir d’où je suis. Je peux m’approcher ?

BURKE : Tu es bien là où tu es !

(Richard Webber entre dans le bloc)

RICHARD : Preston, bonne nouvelle ! On a un cœur pour Denny Duquette !

BURKE : C’est formidable ! Il a été contacté ?

RICHARD : Il est arrivé il y a 10 minutes !

BURKE : Parfait ! Je m’inquiétais de ne rien trouver à temps !

RICHARD : On a un avion prêt à vous emmener à Twin Falls pour récupérer le cœur. Trois heures de voyage aller-retour. Vous en êtes où ?

BURKE : J’ai mon opération à terminer. Et le cœur doit être en bon état.

RICHARD : Ils ont une équipe sur place. Alors ?

BURKE : Non. Bailey. Envoyez Bailey ! Elle saura me tenir au courant.

RICHARD : Dr Yang ? Vous devez quitter le bloc.

CRISTINA, étonnée : Excusez-moi ?

RICHARD : Vous avez dépassé les 80h cette semaine, vous devez quitter l’hôpital.

CRISTINA : D’accord. Euh… dès que le mésothéliome sera disséqué je m’en irai.

RICHARD : Dr Yang ! Maintenant !

CRISTINA, regardant Burke dans l’espoir qu’il la laisse rester : Euh…

BURKE : Tu l’as entendu.

RICHARD, s’impatientant : Hum hum !

(Plan sur Bailey, suivit d’Alex, Izzie et Georges. Ils rentrent tous les quatre dans la chambre de Denny Duquette)

BAILEY, ravie : Denny Duquette !

DENNY : Bonjour Dr Bailey !

BAILEY : J’espère que votre présence signifie qu’on vous a trouvé un cœur !

DENNY : C’est pas contre vous docteur, mais je suis pas un fan des hôpitaux, il faut une raison bien particulière pour que je sois là !

BAILEY, s’adressant aux internes : Que savons-nous au sujet de Mr Duquette ?

DENNY, draguant Izzie : Capricorne, célibataire, adore voyager et cuisiner.

BAILEY : Denny, voulez-vous vous taire. Laissez la faire l’intéressante !

IZZIE : Denny Duquette, 36 ans, admis aujourd’hui pour une greffe cardiaque sur cardiomyopathie virale.

BAILEY : Qu’est-ce que ça veut dire ?

IZZIE : Que son cœur ne peut pas se remplir et éjecter le sang normalement.

BAILEY : Bien. Denny, voici le Dr Stevens qui s’occupera de vous avant l’intervention.

DENNY : On ne va donc pas tarder à se revoir Dr Stevens !

(Izzie est toute sourire tandis qu’Alex la regarde un brin jaloux. Ils sortent tous les deux de la chambre de Denny)

ALEX, jaloux : Alors là bravo ! Il te fait du gringue alors qu’il est déjà à moitié froid !

IZZIE : Alex ! Il essayé d’être gentil

(Bailey et Georges sortent à leur tour de la chambre de Denny)

BAILEY : Jamais on nous a restreint à 80h quand j’étais interne. 110, 120h de rang, moi ça m’allait très bien. J’ai appris beaucoup parce qu’on bossait beaucoup.

GEORGES : Au moins, vous allez pouvoir vous reposer avant la naissance du bébé. Je veux dire, vous avez un rythme quand même bien soutenu !

BAILEY : Tu sous-entends que je suis fatiguée O’malley ?

GEORGES : Nan ! Vous êtes pas fatigué ! Vous êtes euh… fraiche, plein d’allant, vous rayonnez ! (Il regarde sa montre pour essayer de se sortir de cette situation) Quoi ? Elle marche plus.

BAILEY : O’malley va glaner des infos sur la patiente de Sheperd.

GEORGES, en s’éloignant : Addison.

IZZIE : C’est vrai vous rayonnez.

ALEX : Un vrai soleil !

BAILEY : Tu veux passer la journée à la mine Karev ?

(Plan sur la chambre de Rebecca Singleton. C’est une patiente d’Addison. Dans la chambre il y a les parents de Rebecca et Georges.)

MR SINGLETON, a sa femme : Ne t’en fais pas ça va bien se passer !

MME SINGLETON : Oh non, j’ai peur.

(Addison arrive à son tour dans la chambre)

ADDISON : Dr O’malley !

GEORGES : Bonjour. Mr et Mme Singleton, Rebecca, voici le Dr Montgomery-Sheperd.

MR SINGLETON : Bonjour.

MME SINGLETON : Vous ne pensez pas que c’est un cancer Dr ? Bex est trop jeune pour avoir un cancer.

ADDISON : Mme Singleton, je n’ai pas encore toutes les informations. Dr O’malley ?

GEORGES : Rebecca vient d’être admise pour euh….

BEX : Vous pouvez arrêter de m’appeler comme ça ?

MR SINGLETON : Elle préfère Bex, pas Rebecca.

GEORGES : Euh… Bex a été admise pour une biopsie sous échographie d’un ganglion pelvien suspect.

ADDISON : Bien. Bex, tu veux bien que je t’ausculte ?

MR SINGLETON : Bien, alors je vais… (Il fait un signe pour signifier qu’il va sortir de la chambre)

ADDISON, commençant à ausculter Bex : C’est une procédure mineure Bex. Mais, on te donnera un anesthésique local pour que tu n’aies pas mal.

GEORGES, à Bex : Qu’est-ce que tu dessines ?

BEX : C’est juste une bande dessinée.

GEORGES : Oh, t’a du talent dis donc !

MME SINGLETON, à Addison : C’est gros, je sais. C’est apparu tout d’un coup.

ADDISON : On va faire une biopsie ce matin et le Dr O’malley lui fera une prise de sang pour que nous fassions d’autres examens de façon à ce que j’ai des réponses à vous donner. D’accord ? Mme Singleton, il n’y a pas de raison de paniquer. Je vous informerai de l’avancé des résultats.

MME SINGLETON : Merci.

ADDISON : Bien.

(Addison sort de la chambre et Georges se prépare pour faire la prise de sang à Bex)

GEORGES, en enfilant ses gants : Désolée mais, je vais avoir besoin de ce bras pour la prise de sang. Je ferai vite.

(En soulevant la manche de Bex pour lui faire la prise de sang, Georges découvre des scarifications au niveau de son poignet)

(Plan sur la chambre de Mauer Paskowitz. Il est allongé sur son lit et sa femme tricote sur le fauteuil d’à côté. Alex rentre dans la chambre du patient.)

ALEX : Mr Paskowitz. Nous avons localisé la source de votre douleur abdominale. Là. (Il montre du doigt sur la radio). Ca s’appelle un Bézoard.

MAUER : Bézoard ?

ALEX : C’est un corps étranger qui n’a pas pu être évacué par un accélérateur du transit.

MAUER : J’adore ! Dans un hôpital un laxatif s’appelle un accélérateur du transit.

MME PASKOWITZ, à Alex : Et alors, vous allez dans ses fesses et l’attraper ?

MAUER : Ma biche, je t’en prie.

ALEX : Non, nous ne pourrons pas le récupérer comme ça. Il faudra passer par ici. (Il montre du doigt le ventre du patient). Alors, dites-moi ce que vous avez mangé Monsieur.

MAUER : De la merde. J’ai mangé de la merde.

ALEX : Vous pourriez être plus précis ?

MME PASKOWITZ : Dis-lui ce que tu as mangé Mauer. (Pause) Il est écrivain. Il souffre pour son art.

ALEX : Ouais.

MME PASKOWITZ : Il a avalé son roman !

ALEX, surpris : Hein ? Je vous demande pardon ?

MAUER : J’ai avalé mon roman d’accord ? Tout ce foutu roman ! Jusqu’à la dernière page de cette immondice innommable.

[Générique]

(Plan sur Georges et Addison au bureau des infirmières)

GEORGES : Les résultats de Bex Singleton.

ADDISON : Il y a quelque chose ?

GEORGES : Oui, Ces hormones, œstrogène-progestérone, sont au plafond.

ADDISON : Est-ce que vous avez exploré les antécédents ? Elle n’a pas parlé de la pilule ?  

GEORGES : Non mais, ses parents étaient présents.

ADDISON : Reparlez avec elle.

GEORGES : Mais, elle n’est pas pubère, c’est curieux qu’elle ait des relations sexuelles.

ADDISON : De nos jours, Dr O’malley, ce n’est pas si rare. Allez lui parler.

(Plan sur Richard Webber dans un couloir)

RICHARD : Derek ?

DEREK : Ah, bonjour Richard.

RICHARD : Vous êtes occupés ?

DEREK : Non, mon intervention vient d’être annulée. Pourquoi ?

RICHARD : Rendez-moi service !

DEREK : Bien sûr.

(Plan sur la chambre de Bex. Elle est en train de dessiner. Georges arrive dans la chambre pour parler avec elle)

GEORGES : Salut Bex ! Dis-moi, est-ce que ton père et ta mère sont…

BEX, en train de dessiner : Ils mangent.

GEORGES : Ah super. Parce que je voulais te parler. J’ai tes résultats et ils indiquent…. Est-ce que tu as déjà pris la pilule ?

BEX : SI vous le dites à mon père et ma mère!

GEORGES : Nan, nan, je dirai rien. Seulement, je voudrais savoir pourquoi ? Tu as un copain ou…

BEX : Comme si je pouvais donner envie qu’on me fasse l’amour !

GEORGES : Alors, pourquoi ?

BEX : Je suis plate comme une limande. J’ai pris genre 5 pilules par jour et ça n’a rien changé du tout. J’ai pas de nichons !

GEORGES : Ah, tu… Tu essayé de te faire pousser les seins ?

BEX : Je voulais être normale pour une fois dans ma vie. C’est à cause de ça la tumeur ?

GEORGES : Non. Non, non. La pilule n’a eu aucun effet sur tes ganglions mais, la quantité que tu as prise, ça, c’est vraiment dangereux. Et ça a déclenché un sacré déséquilibre hormonal. Est-ce que tu t’es senti différente de d’habitude ?

BEX, déçue : Je me sens exactement pareil.

(Plan sur un ascenseur dans lequel se trouve Derek et deux femmes. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Les deux femmes sortent et Meredith rentre.)

MEREDITH : Salut.

DEREK, tout sourire : Salut. Tu t’en vas ?

MEREDITH : 80h, pas plus. Et toi ?

DEREK : Mon intervention a été reportée.

MEREDITH : J’ai un chien.

DEREK : Tu as un chien.

MEREDITH : Parfaitement. J’ai un chien.

DEREK : Tu as un chien. Ah, tu veux que je te dise ? J’adore les chiens !

MEREDITH : C’est du passé maintenant. Ne fais pas ces yeux-là.

DEREK : Quels yeux ?

MEREDITH : Ces yeux-là. C’est fini. Je ne suis plus amoureuse.

DEREK : Moi non plus.

MEREDITH : C’est vrai ?

DEREK, ravie : Non !

MEREDITH : Et ben pour moi, c’est terminé !

DEREK : Et pour moi aussi.

MEREDITH : Tu viens juste de le dire ! Tais-toi s’il te plait !

(L’ascenseur s’ouvre. Addison est devant la porte)

DEREK, à Addison, pas très content de la voir : Salut.

MEREDITH, en sortant de l’ascenseur : Au revoir.

(Addison monte dans l’ascenseur sans dire un mot. Les portes se ferment.)

DEREK : Il y a un pays qui s’appelle la passiva agressiva et tu en es la reine.

ADDISON : Je vais bien.

DEREK : Sauf quand tu hurles à cause d’une truite.

ADDISON : Je n’ai pas hurlé à cause d’une truite.

DEREK : Non c’est vrai, tu as raison. Tu hurles à cause de Meredith.

ADDISON : Non, je hurlais à cause de la caravane. Je la déteste.

DEREK : Ces trois dernières semaines tu as piqué des crises à cause de la caravane ?

ADDISON : Oui !

DEREK : Pas parce que j’ai dis que j’aime Meredith ?

ADDISON, reprenant Derek : J’aimais !

DEREK : Quoi ?

ADDISON : Tu as dit que tu l’aimais au passé.

DEREK : Oui, oui, au passé.

ADDISON : Et là, j’ai hurlé à cause de la caravane.

(Les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Addison en descend et Derek soupire)

(Plan sur la chambre de Mauer Paskowitz. Un brancardier arrive pour l’emmener en salle d’opération.)

ALEX : Bien Monsieur, il faut rendre votre bouquin à la bibliothèque ! L’intervention est dans une heure !

MAUER : Pourquoi je transpire comme ça ?

ALEX : Les nerfs, probablement.

MAUER : Je transpire comme Nixon. Le président Richard Nixon. Ce type transpirait et moi, Mauer Paskowitz, j’ai écrit un roman épouvantablement mauvais et je transpire comme Richard Nixon.

MME PASKOWITZ, agacée : Arrête ! Il n’est pas aussi mauvais ton bouquin. J’ai lu pratiquement toutes les versions.

MAUER : Excuse-moi chérie, mais tu n’es pas Lionel Trilling, loin s’en faut.

ALEX : Lionel Trilling ?

MME PASKOWITZ : Il veut être encensé par les critiques disparus. Les morts ne lisent pas Mauer !

ALEX : Vous n’avez jamais pensé à changer de métier ?

MAUER : Nan ! Je suis écrivain, Mauer Paskowitz, et je n’ai pas de plan de rechange.

MME PASKOWITZ : On ne s’est pas marié pour qu’il finisse son satané bouquin. Trois ans à l’entendre gémir et se plaindre. Tout ça pourquoi ? Pour qu’il avale son roman !

(Alex, aider de deux autres personnes, transfère Mr Paskowitz sur le brancard.)

ALEX : Vous auriez pu l’effacer sur votre ordi !

MAUER : Je voulais littéralement le mettre derrière moi et en commencer un nouveau.

MME PASKOWITZ : D’accord. On a compris le symbole. C’est parfaitement évident.

ALEX : Et douloureux en plus.

(Plan sur le Dr Bailey. Elle se prépare à aller à Twin Falls pour récupérer le cœur pour Denny Duquette. Cristina qui aurait dut quitter l’hôpital, traine dans les parages.)

INFIRMIER : C’est prêt Dr Bailey.

CRISTINA, en chuchotant : Eh ! Eh ! Euh… Je sais que vous allez à Twin Falls, Idaho. Je ne connais pas.

BAILEY : Tu as atteint les 80h ?

CRISTINA : Théoriquement.

BAILEY : C’est fini pour aujourd’hui Cristina ! Va-t-en et profite de ta journée !

CRISTINA : Nan ! Je profiterai de ma journée si je vous accompagner récupérer ce cœur.

(Cristina attrape le gilet du Dr Bailey et le lui met sur les épaules)

BAILEY : Oh !

CRISTINA, voulant s’attirer les faveurs du Dr Bailey : Très joli ce manteau !

(Plan sur Addison qui est en train de faire la biopsie à l’échographie de Bex)

ADDISON : Vous voyez ça Dr O’malley ?

GEORGES : On dirait que la tumeur comprime un ovaire.

ADDISON : Oui. C’est pour ça que j’ai fait la biopsie des deux ovaires.

BEX, inquiète : C’est mauvais ?

ADDISON : Non. C’est juste une précaution Bex. Comprimer Dr O’malley. Je vais apporter ça à l’anapath’. Vous faites les pansements s’il vous plait ?

GEORGES : Oui, bien sûr.

ADDISON : Parfait. Ensuite nous,… Nous donnerons les résultats à tes parents le plus vite possible.

(Addison sort de la pièce. Georges observe fixement les cicatrices sur les poignets de Bex.)

BEX : Vous êtes un médecin. Vous avez jamais vu de cicatrices avant ?

GEORGES : SI. J’essaie simplement de comprendre pourquoi une fille aussi douée s’infligerai ça.

BEX : C’est juste une BD. Ça parle de moi et ma meilleure amie quand on était petite. Vous êtes contents ?

GEORGES : Elle l’a écrite avec toi ?

BEX : Jane a un petit-ami comme tout le monde. Y’a que moi qui ne suis vraiment pas normal.

GEORGES : Pas normal ? Quand on est au lycée c’est pas facile de se sentir différent.

BEX : Mon dieu, on dirait mon psy !

GEORGES : Eh, et tu sais j’ai pas toujours était médecin ! Au lycée, j’ai été le secrétaire et le trésorier du club « Donjons et Dragons ». Ah, c’était le top !

BEX : Hein ! La vache !

GEORGES : ouais c’est vrai. Je faisais des compét’ en maths et j’ai gagné un prix au club de biologie : meilleure dissection des organes du cochon ! Et je peux te dire que des filles y’en avaient qui frappé à ma porte. Il faut que tu tiennes le coup au lycée. C’est vrai que c’est nul pour tous ceux qui se sentent vraiment différents mais, après y’a la fac et ensuite, dans la vraie vie, tu verras, là tu trouveras ta place.

BEX : Vous êtes sûrs ?

GEORGES : Oh oui je suis sûr !

(Plan sur Izzie qui rentre dans la chambre de Denny Duquette)

DENNY : Coucou.

IZZIE, surprise car elle pensait qu’il dormait : Oh Denny ! Je croyais que vous dormiez !

DENNY : Oh je ne dors pas dans les hôpitaux ! J’ai peur de ne pas me réveiller.

(Izzie pose le stéthoscope sur la poitrine de Denny pour ausculter son cœur)

DENNY : Je peux vous poser une question personnelle ?

IZZIE : Et si je dis non ?

DENNY : Je retiendrai ma respiration, ce qui arrêtera mon cœur et me tueras. Puisque vous étiez là, on vous inculpera pour meurtre, vous écoperez de la prison à vie et serez aimé par une vieille fille nommée Ilda.

IZZIE : Alors, j’ai le choix entre être accusé de meurtre ou accepter de répondre à des questions personnelles posées par un patient.

DENNY : Ouais, je sais, c’est pas juste.

IZZIE : Retenez votre respiration, je tente ma chance avec Ilda ! Je peux faire ça avec une fille !

DENNY : Oh ! Vous êtes plutôt brancher fille ! Je peux pas vous faire chanter si vous aimez mieux les filles !

IZZIE, rigolant : Qu’est-ce que vous voulez savoir ?

DENNY : Ce garçon-là, Alex, vous êtes avec lui ?

IZZIE : Non. Je suis plus et jamais plus je ne le serai.

DENNY : Tant mieux !

IZZIE : Tant mieux ?

DENNY : Ouais, tant mieux. Je ne serai pas obligé de me battre avec lui !

IZZIE : Qu’est-ce qui vous fait croire que je veux que vous vous battiez pour moi ?

DENNY : Ben voyons ! Vous êtes amoureuse de moi !

IZZIE, rigolant : Ah bon ?

DENNY : Oui ! Vous n’y êtes pour rien. Je suis en pleine forme mais je suis pas trop friquée, je suis intelligent mais pas « Mr je sais tout », je suis très drôle, je suis un homme très gentil, j’adore les animaux et j’ai du charme. Je suis séduisant. Si vous acceptez un cœur qui part à volo et à qui il faut administrer des médicaments à haute dose.

IZZIE : Humpf ! Vous avez raison. Je suis bien trop amoureuse de vous ! C’est dommage vraiment. Surtout que je suis avec Ilda !

(Les deux rigolent ensemble)

[EXT SGH]

(Plan sur Meredith, dans sa cuisine, en train de plier beaucoup, beaucoup de linge)

MEREDITH : Voilà ! J’ai fait cinq machines, tout mon linge. J’ai littéralement nettoyé le passé. Ma vie est comme neuve.

[INT SGH]

(Plan sur Georges qui entre dans le laboratoire où se trouve déjà Addison)

GEORGES : Vous m’avez appelé ?

ADDISON, regardant quelque chose au microscope : Oui. Jetez un œil là-dessus. C’est la biopsie de Bex

GEORGES, regardant à son tour : La biopsie des ovaires.

ADDISON : Pas exactement. Organisez un rendez-vous avec les parents. Et trouvez le psychiatre qui est de garde aujourd’hui. S’il peut, qu’il se joigne à nous.

GEORGES : Elle a un cancer ?

ADDISON : Non. Ce n’est pas un ovaire, c’est un testicule.

GEORGES, surpris : Un testicule ? Vous en êtes sûre ?

ADDISON : Ah oui. Sûre et certaine.

GEORGES, réalisant ce qu’il se passe : Bex est hermaphrodite ?

ADDISON : Oui.

[EXT SGH]

(Plan sur un avion en plein vol. A l’intérieur de ce même avion se trouve Cristina et le Dr Bailey. Cristina regarde le ventre de femme enceinte du Dr Bailey pensant que cette dernière dort.)

BAILEY : Yang ? Pourquoi tu regardes mon énorme ventre de femme enceinte ?

CRISTINA : Désolée.

[INT SGH]

(Plan sur une salle de réunion. Addison, Georges et un psychologue viennent d’expliquer à Mr et Mme Singleton les résultats de la biopsie de Bex.)

MR SINGLETON, faisant les cent pas : Si je comprends bien, vous me dites que… notre fille, ma fille… Enfin, vous êtes en train de me dire que ma fille pourrait en fait être un garçon ?

MME SINGLETON : Mais, comment… comment est-ce possible ? Je… Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment c’est….

MR SINGLETON, s’asseyant : Ca n’aurait pas pu être détecté bien avant ?

ADDISON : En apparence, Bex a des organes génitaux féminins. Elle a l’air d’une fille mais,… mais, ces organes sexuels sont à la fois féminin et masculin à l’intérieur.

MME SINGLETON, inquiète : Mais alors, qu’est-ce qu’il faut qu’on fasse maintenant ? Je ne comprends pas.

ADDISON : Ecoutez, il y a une bonne nouvelle, c’est que le ganglion est bénin. Donc, physiquement Bex va s’en tirer très bien mais, émotionnellement, psychologiquement, je…Je ne saurai trop vous recommander une thérapie.

MR SINGLETON : Elle fait déjà une analyse.

ADDISON : Non, je parle d’une thérapie pour vous trois ! Ce ne sera pas du tout facile à entendre pour Bex et ça ne sera pas facile pour vous non plus de vous adapter.

MR SINGLETON : Mais, pourquoi parlez-vous d’adaptation ? Que voulez-vous dire par là ?

MME SINGLETON : Ma pauvre petite fille…..

PSYCHOLOGUE : Beaucoup de gens hermaphrodite s’identifie d’abord très fortement à un sexe. Ce n’est pas nécessairement le sexe dans lequel ils ont été élevés.

MME SINGLETON : Oh, elle… C’est une fille ! Elle ressemble à une fille, elle a toujours été une fille !

GEORGES : Au moins, ceci peut expliquer pourquoi elle se sent si différente.

PSYCHOLOGUE : Je crois que biologiquement et émotionnellement parlant, elle a un choix à faire.

MME SINGLETON : Un choix ?

(Plan sur Alex et un infirmier qui pousse le brancard de Mauer Paskowitz pour l’emmener en chirurgie.)

MAUER : J’ai une sensation bizarre dans la bouche

MME PASKOWITZ : Mâcher du papier ça doit faire cet effet non ?

ALEX : Bizarre comment ?

MAUER : Comme des petites aiguilles. Non, comme des fourmis. Aiguille et fourmis, oui. Oui, de mes doigts et de mes orteils elles jaillissent. Hum… comme…. Il me faut une comparaison.

ALEX : Il est toujours comme ça ?

MME PASKOWITZ : Il a avalé un roman, ce n’est pas un acte normal. Il est devenu encore plus bizarre comme s’il était obsédé !

(Alex tend le dossier à Richard Webber, en tenue de bloc)

RICHARD : Mr Paskowitz ? C’est moi qui vais vous opérer aujourd’hui.

MR PASKOWITZ : J’ai travaillé comme un forçat sur ce foutu bouquin ! Il est coincé dans mes intestins. Met ça sur ma tombe Audrey ! Sur ma pierre tombale !

(Plan sur Denny Duquette allongé dans son lit. Il a l’air stressé car il pianote avec ses mains assez rapidement, telles un tic nerveux. Izzie rentre dans sa chambre, un petit calepin à la main.)

DENNY : Alors, Dr Stevens ?

IZZIE, tout sourire : Alors, Denny ça va ?

DENNY : Ca fait très longtemps que j’attends ce moment. Vous allez ouvrir ma poitrine, sortir mon cœur et le remplacer avec celui d’un autre.

IZZIE : Nan. Pas moi. Et ce sera surtout un cœur en meilleur état.

DENNY : Et si ça se passe pas bien ?

IZZIE : Ne soyez pas nerveux. Le Dr Burke est un remarquable chirurgien et vous allez avoir un cœur tout neuf aujourd’hui. Accrochez-vous à cette pensée.

DENNY : Oui. D’accord.

(Dr Burke entre dans la chambre)

BURKE : Eh Denny !

DENNY : Preston Burke ! Mon chirurgien cardiaque préféré!

BURKE : Votre seul et unique chirurgien cardiaque mais, merci ! Je serai au téléphone avec le Dr Bailey le temps de la récupération du cœur. Nous voulons être certains qu’il s’adapte, qu’il reste intact pendant que les autres organes sont perfusés. Vous serez dans le bloc et si tout est bon, on commencera l’opération avant le retour de Bailey.

DENNY, ayant retrouvé le sourire : Izzie ?

IZZIE : Ouais ?

DENNY : Je vais avoir un cœur !

IZZIE : Vous allez avoir un cœur. (Pause. Izzie et Denny sourient tous les deux à cette idée) A plus tard.

DENNY, heureux presque jusqu’aux larmes : A plus tard.

(Plan sur Addison et Georges qui marchent dans le couloir vers la chambre de Bex. Ils sont interpelés par les parents de Bex)

MR SINGLETON : Euh, excusez-moi. Marie et moi avons discuté et euh… Nous pensons que Bex devrait rester….

MME SINGLETON : C’est trop dur. Elle ne pourra pas le supporter. Vous avez vu ces cicatrices ?

GEORGES, étonné : vous n’allez pas le lui dire ?

(Mr et Mme Singleton hochent la tête pour dire non)

GEORGES : Mais, ça pourrait l’aider ! Ne lui refuser pas la vérité.

ADDISON, interrompant Georges : Dr O’malley ! Nous allons tout d’abord pratiquer l’intervention prévue pour enlever la tumeur et ensuite, vous parlerez à votre fille comme vous le souhaitez.

MME SINGLETON : Oh, en fait, nous pensions…

MR SINGLETON : Nous pensions que puisque vous allez l’opérer, …. Bien sûr réparer n’est pas le bon mot mais,…

MME SINGLETON : Nous pensions qu’avec le dérèglement hormonal, ce serait peut-être plus facile de lui enlever les organes, les organes masculins qu’elle a.

MR SINGLETON : Qu’elle reste vraiment une fille.

ADDISON : Soyons clair. Vous me demandez de pratiquer une orientation sexuelle chirurgicale de votre fille ?

MR ET MME SINGLETON : Oui.

GEORGES : Sans qu’elle le sache ?

MR SINGLETON : Depuis toujours, elle ne cesse de répéter qu’elle veut être normale. Elle ne se sent pas normale.

MME SINGLETON : Pourquoi ne pas mettre un terme à son angoisse ?

ADDISON : Eh bien, tout d’abord, lui enlever ses organes sexuels mâles pourrait provoquer tout le contraire de ce que vous cherchez.

MME SINGLETON : Mais, ses hormones ?

GEORGES : On peut très bien les réguler à l’aide de médicament.

MR SINGLETON : Nous voulons ce qu’est le mieux pour Bex.

ADDISON, agacée : Modifier définitivement son corps en l’opérant est une chose que je ne ferai jamais sans que la personne soit mise au courant. Et vous aurait du mal à trouver un chirurgien qui le fera.

(Addison s’en va)

GEORGES : Bex apprendra la vérité, un jour ou l’autre. Comment voulez-vous qu’elle l’a découvre ? Excusez-moi.

(Georges s’en va à son tour laissant les parents de Bex à leur réflexion. Bex observe la scène à travers la fenêtre de la porte de sa chambre.)

[EXT SGH]

(Plan sur Meredith. Elle a décidé de profiter de son temps libre pour rendre visite à sa mère à la maison de repos. )

DAME RESPONSABLE DE LA MAISON DE REPOS : Meredith ? Bonjour.

MEREDITH : Bonjour. J’avais ma matinée libre alors, j’ai eu l’envie de venir voir ma mère.

RESPONSABLE : Oh elle est dans le salon, elle va très bien. Elle est pleine d’entrain, les visites lui font du bien.

(La responsable s’éloigne)

MEREDITH : Les visites ?

(Et là, Meredith voit Derek, une tasse de café à la main)

[Coupure. Vu sur le port de Seattle. Puis retour à la maison de repos]

MEREDITH, en colère : Qu’est-ce que tu fais ici ?

DEREK : Il y a un essai clinique qui étudie l’évolution des Alzheimer à des buts précoces.

MEREDITH : Bon, écoute-moi. Tu peux te mêler de ma vie mais, celle de ma mère, non. C’est inacceptable !

DEREK : Des essais similaires en Europe ont eu des résultats prometteurs et ta mère pourrait en bénéficier.

MEREDITH : Ma mère est très malade et elle a peu de bon temps devant elle. Et je n’ai pas du tout envie qu’on la pousse dans un programme expérimental.

DEREK : Je voulais aider.

MEREDITH : Tu vois ce que tu fais ? Et bien ça ne prend pas. Tu fais le joli cœur mais, ça ne m’aide pas ! Ca me fait encore plus mal !

DEREK : Je vois ce que tu veux dire.

MEREDITH : J’en doute pas. Mais, toi tu as une femme que tu rejoins à la maison. Et je parie qu’elle n’a aucune idée de l’endroit où tu es en ce moment.

DEREK, rigolant : Non, tu as raison.

MEREDITH : C’est bien ce que je pensais.

(Meredith part pour aller voir sa mère et laisse Derek en plan. Ce dernier soupire.)

(Plan sur l’hôpital de Twin Falls. Une infirmière passe le téléphone à Bailey. C’est le Dr Burke qui lui téléphone. Plan successif sur le Dr Bailey et le Dr Burke.)

INFIRMIERE : Dr Bailey ?

BAILEY : Merci. Dr Burke?

BURKE : Allez-y Bailey, dites-moi ce qu’on a.

(Cristina fait des signes à Bailey pour lui signifier qu’elle n’est pas là)

BAILEY : Le donneur est sous 25mg de dopamine

BURKE : 25mg ? C’est beaucoup trop !

BAILEY : Et ils l’ont mis sous 5mg de dobutamine, 30 minutes avant son arrivé.

BURKE : Ils veulent tuer mon cœur ? A combien est la pression centrale veineuse ?

BAILEY, à Cristina : La PVC Docteur?

CRISTINA : Autour de 10.

BAILEY, à Burke : Autour de 10.

CRISTINA : La PA autour de 80.

BURKE, à Bailey : La pression artérielle ?

BAILEY, à Burke : Autour de 80.

BURKE : Je peux me débrouiller avec une PVC à 5 et une PA à 60. Ce cœur n’a plus besoin de dobutamine.

BAILEY, à l’équipe médicale de Twin Falls : Ce cœur n’a plus besoin de dobutamine.

BURKE : Et dites-leur de baisse la dopamine à 10mg. Et qu’il cherche deux culots de sang supplémentaires.

[INT SGH]

(Burke raccroche le téléphone et se dirige vers la chambre de Denny. Izzie s’y trouve déjà.)

DENNY : Ca marche Docteurr ?

BURKE : Ce n’est pas encore le feu vert. Je veux que vous ayez un cœur en excellent santé.

DENNY : Dr Stevens, vous allez rester avec nous?

(Izzie se tourne vers le Dr Burke pour avoir son approbation)

BURKE : Oui.

IZZIE : Oui, je vais rester avec vous.

(Plan sur le bloc où Richard Webber et Alex commence l’intervention sur Mauer Paskowitz. Il y a du monde dans la galerie d’observation. Meredith est assise là. Georges arrive à son tour.)

RICHARD, on entend sa voix dans l’interphone : Bien, nous allons commencer l’intervention.

GEORGES, à Meredith : Eh ? T’es censé prendre ton temps libre.

MEREDITH : Oh, j’ai fait cinq machines à laver, je me suis coupé les pointes, j’ai étudié, j’ai nettoyé tout le frigo. Le temps libre, je déteste.

GEORGES : Hum. C’était à quel moment que t’as appris que ton copain était marié ?

MEREDITH : T’es en colère contre moi ? C’est quoi ton problème ?

GEORGES : Non. Non. Désolée. Non, c’est que j’ai une patiente et je sais qu’il y a u bon et un mauvais moment pour apprendre une grande nouvelle. Est-ce que c’est plus tôt ou plus tard ? Il faut que ça permette d’avancer dans la vie, comme un nouveau départ non ?

(Plan plus précis sur ce qu’il se passe dans le bloc)

RICHARD : Vous voyez la ligne blanche de tolt ? Maintenant, on peut bouger le bord du colon gauche. Clamp. Quand Léon Tolstoï se réveillera, vous pourriez peut-être lui suggérer des idées pour changer de métier.

ALEX : Il était plutôt réfractaire à la chose.

RICHARD : Oui. Ce n’était que du délire heureusement !

ALEX : SI vous êtes d’accord, j’aimerai le surveiller quand il sera en post-op. Il a un comportement bizarre.

RICHARD : Il a avalé un roman. Il est bizarre c’est indéniable.

ALEX : Ouais, mais je ne voudrais pas laisser passer quelque chose.

RICHARD : Voyons Karev ! Je suis à court de personnel dans tout l’hôpital. Allez, on y va !

(Il enlève le Bézoard de la paroi abdominale du patient et le montre à la galerie)

RICHARD : Quelqu’un est tenté par la lecture ? Personne ? C’est peut-être le roman du siècle ! On ne le saura jamais. Il a besoin d’un plan de rechange.

ALEX : Il n’est pas le seul.

RICHARD : Vous n’êtes pas sûr d’avoir réussi ?

ALEX : Bah, j’ai cru que je l’avais réussi la première fois.

RICHARD : Patience, vous verrez bien. En tout cas, aujourd’hui, vous êtes là.

(Plan sur Georges qui est en train d’ausculter Bex.)

BEX : Vous avez dit à mes parents pour la pilule ?

GEORGES : Nan.

BEX : Est-ce que je vais mourir ? C’est ça que personne ne veut me dire ?

GEORGES : Certainement pas.

BEX : Alors, pourquoi mes parents ont l’air tellement…. Vous pouvez me dire ce qu’il se passe ?

GEORGES : Ce qu’il se passe, c’est qu’on te prépare pour l’opération. On va t’enlever le ganglion tumoral qui comprime ton…

BEX : Mon ovaire ?

(Georges regarde Bex, ne sachant pas quoi lui répondre. Addison, suivit des parents de Bex entre dans la chambre.)

ADDISON : Alors Bex, comment ça va ?

BEX, paniquée : Maman, Papa, j’ai vraiment trop peur !

MME SINGLETON : Oh non ! tout va très bien se passer mon ange !

MR SINGLETON : Ne crains rien ma chérie !

BEX : Je me fais opérer pour qu’on enlève la tumeur qui comprime mon ovaire. C’est ça Georges ?

(Georges regarde Bex mais reste silencieux)

ADDISON : Dr O’malley ?

BEX : Georges ?

GEORGES : Quoi ? Vous voulez que je lui mente c’est ça ?

ADDISON, sentant le malaise : Très bien. Ça suffit. Dr O’malley veuillez-vous en aller.

BEX, à Georges : Non, attendez ! Dites-moi ce qui ne va pas. Dites-moi ce qui ne va pas.

MR SINGLETON : Eh bien, Bex, nous avons appris que ta tumeur ne comprime pas un ovaire.

BEX : Alors c’est quoi ?

MME SINGLETON : C’est…hum… Un testicule

BEX, étonnée : Quoi ? Un testicule ? J’ai des testicules ?

ADDISON : Oui. Un Bex, c’est une information extrêmement brutal pour toi, je le sais mais,…

BEX : Je l’ai eu depuis que je suis né ? Oh mon Dieu ! Est-ce que ça veut dire… Est-ce que ça voudrait dire que je suis un garçon ?

(Un malaise se fait ressentir dans la chambre et Addison ainsi que les parents de Bex regardent Georges avec un air de reproche. Seule Bex semble être contente de cette information.)

BEX, en souriant et murmurant : Ouais.

(Plan sur le couloir. Georges, Addison et Mr et Mme Singleton sont sortis de la chambre de Bex pour discuter)

MME SINGLETON, criant après Georges : Vous avez provoqué cette conversation. Vous nous avez forcé la main.

GEORGES : Vous étiez en train de lui mentir.

MR SINGLETON : Nous la protégions !

MME SINGLETON : C’est qu’une enfant de 14 ans !

GEORGES : Peut-être. Peut-être pas.

MME SINGLETON, très en colère : Ce n’est pas votre vie ! Ce n’est pas votre enfant ! 14ans ! Pendant 14 ans, nous avons élevés une fille et en un après-midi…. Vous voulez qu’on fasse quoi ? Comment Bex va-t-elle réagir ? Comment va-t-elle pouvoir l’annoncer aux autres enfants ? Comment ? Vous n’aviez pas le droit !

(Addison s’interpose entre les parents de Bex et Georges)

GEORGES, en partant : Je sais, on m’a retiré le dossier, d’accord.

(Plan sur Mauer Paskowitz en soins post-opératoire. Alex arrive pour voir comment il se sent.)

ALEX : Oh, Mr Paskowitz ! Monsieur ? Couchez-vous! Vous venez d’être opérer. Je vais arranger votre chemise.

MAUER : Merci beaucoup drocteur. Docteur, merci beaucoup.

ALEX : Comment vous sentez-vous ?

MAUER : Merci beaucoup. Vous savez le quoi du quoi Alex ? On sait le quoi du quoi ? Hein ? Le quoi du quoi du qui. Hein ? Où est la cuillère ?

(Plan sur Derek et richard marchant dans un couloir)

DEREK : J’ai vu Ellis.

RICHARD : Et ?

DEREK : Je crois que je peux la faire bénéficier de cet essai clinique. C’est une candidate parfaite.

RICHARD : Excellent ! Merci Derek !

DEREK : Mais, il va falloir l’autorisation de Meredith.

RICHARD : Oui.

DEREK : Ce serait mieux si ça venait de vous. Avec moi ce sera plus dur. Tandis que vous, vous aidez une amie.

RICHARD : Oui. Oui.

DEREK : Dites-moi si Meredith veut que je m’en occupe.

(Derek s’éloigne. Richard se tourne vers Alex qui est au bureau des infirmières)

RICHARD : Karev ? Qu’est-ce que vous faites ?

ALEX : Des recherches sur le patient qui a un bézoard.

RICHARD, sur un ton de reproche : Je vous ai dit que j’avais besoin de vous ailleurs !

ALEX : Il a de la fièvre, des sueurs, des picotements des lèvres, des doigts et des orteils, une mauvaise coordination et un discours incohérent.

RICHARD : Où voulez-vous en venir ?

ALEX : Eh bien, il a avalé son roman.

RICHARD : Je sais.

ALEX : Le mercure dans le papier. Il est empoisonné au mercure.

[EXT SGH]

(Plan sur Bailey, toujours à Twin Falls. Elle est en train d’examiner le cœur du donneur.)

BAILEY : Cristina, appelle Burke. J’ai l’impression de dégâts modérément diffus à cause de la pathologie coronarienne.

CRISTINA : Euh…

BAILEY : Yang !

(Plan sur le Dr Burke. Son téléphone sonne et il décroche. Plan successif sur Cristina puis sur Burke)

BURKE : Dites-moi Bailey !

CRISTINA, chuchotant : C’est moi.

BURKE : J’ai pas le temps, j’attends un coup de fil de Bailey

CRISTINA, chuchotant : Je suis avec Bailey.

BURKE : Tu es dans l’Idaho ?

CRISTINA : Oui.

BURKE : Tu désobéi au règlement.

CRISTINA : Oui.

[INT SGH]

(Richard Webber arrive pour parler à Burke)

RICHARD : Preston ? Des nouvelles de notre cœur ?

BURKE : Ah Docteur Webber ! Dites-moi ce qu’il faut que je sache sur ce cœur Docteur Bailey !

(Plan sur Izzie en train d’ausculter Denny Duquette. Elle se tourne et voit Burke et Webber qui discutent au loin.)

RICHARD, tapotant l’épaule de Burke : On a fait tout ce qu’il fallait.

(Burke fait signe à Izzie de venir le voir)

(Plan sur Meredith. Elle peut enfin recommencer à travailler. Elle remplit un dossier au niveau du bureau des infirmières. Richard Webber arrive à son tour. )

RICHARD, tendant un dossier à quelqu’un : Merci. (Il se tourne vers Meredith) Le programme que Derek a étudié, je le lui avais demandé.

MEREDITH : Et je dois vous croire ?

RICHARD : Parfois Meredith un service c’est juste un service. Ce traitement ne guérira pas ta mère, ça ne lui donnera pas un nouveau départ mais, quelques jours meilleurs en tout cas. Etudie la question.

(Richard s’éloigne laissant Meredith à sa réflexion.)

(Plan sur la chambre de Mauer Paskowitz)

MAUER : Allonger ici dans cette prison de chair, j’en suis arrivé à une conclusion atroce. Je ne vaux rien du tout. Vous voyez ce que je veux dire ?

ALEX, en train de l’ausculter : Oh oui ! Je vois

MAUER : Même ma tentative obsessionnelle de laisser ce roman derrière moi ne valait rien. J’en suis réduit au plan de rechange. C’est le mot : réduit. Je pourrais peut-être me lancer dans le violon.

ALEX : Hum. Ici nous comettons des erreurs et des gens meurt. Ca arrive assez souvent.

MAUER : C’est quoi souvent ?

ALEX : Euh…pas mal !

MAUER : Vous faites partie de mon hallucination c’est ça ?

ALEX : Je pense qu’on a tous des échecs Mr Paskowitz. Mais, je suis médecin et vous êtes écrivain. Nous n’avons pas de plan de rechange.

(Richard Webber et Mme Paskowitz entre dans la chambre)

MAUER, prenant la main de sa femme : Appelez-moi la sécurité.

RICHARD : Avez-vous déterminé un traitement pour l’empoisonnement au mercure Docteur Karev ?

ALEX : Oui, on a donné au patient un kélateur appelé « anti leucocite britannique » qui va donc absorber le mercure au court des prochains jours.

MAUER : Charmant.

RICHARD : Bon travail Docteur !

[EXT SGH]

(Plan sur Cristina et Bailey dans l’avion de retour. Cristina est encore en train de fixer le ventre de femme enceinte de Bailey)

BAILEY : Yang ?

CRISTINA : Euh… Vous savez ce qui est nul avec cette limite des 80h ? C’est nul ! Ca protège les faibles ! Ca aplani tout ! Et c’est pas seulement nul, c’est très dangereux !

BAILEY : La semaine de 80h. C’est à ça que tu penses ? (Pause, silence gêné) J’y ai pensé, tu sais, à ne pas le garder.

CRISTINA : C’est vrai ?

BAILEY : Mon mari et moi, on a essayé pendant des années mais, enfin, quand la languette est devenue bleue…. On ne peut pas travailler comme on travail, on ne peut pas vouloir ce genre de carrière qu’on a toujours eu envie d’avoir sans hésiter. Et j’ai hésité.

CRISTINA : Vous avez hésité ?

BAILEY : J’ai hésité. J’ai hésité pendant un très long moment.

CRISTINA : Alors, pourquoi ?

BAILEY : Je me suis levée une nuit, au milieu de la nuit. Et là, j’ai u que je pouvais le faire. Je ne sais toujours pas comment je vais le faire, mais, j’ai su que je pourrais. Il suffit seulement d’en être sûr. Mais quand on n’est pas certaine, personne ne peut vous le reprocher. On fait ce qu’on peut, quand on peut, comme on peut et quand on ne peut pas, on ne peut pas.

[INT SGH]

(Plan sur la chambre de Denny Duquette. Izzie est présente.)

DENNY : Vous rôdez autour de moi avec un air discret.

IZZIE : Hein, vous me le reprochez ?

DENNY : Je ne l’ai pas.

IZZIE : Vous avez encore du temps.

DENNY : Menteuse.

IZZIE : Bon c’est vrai, il n’y a plus le temps.

DENNY : Oh non ! Ca c’est méchant ! Je n’ai pas le cœur ?

IZZIE : Vous n’avez pas le cœur.

[EXT SGH]

(Plan sur Seattle vu de nuit.)

[INT SGH]

(Plan sur Georges entrant dans la chambre de Bex.)

GEORGES : Eh !

BEX : Eh Georges !

GEORGES, sautant pour s’assoir sur le lit de Bex : Je voulais juste savoir comment tu te sentais.

BEX: Mes parents n’ont pas été très sympa avec vous ?

GEORGES: Non.

BEX : Merci de me l’avoir dit. De les avoir obligés à me le dire.

GEORGES : Tu sais, tu peux parler à des gens si tu veux. Oui, je peux, si tu en as envie….

BEX : Oui, je sais. Georges ? Il faut que je sois un garçon maintenant ?

GEORGES : Nan ! Nan.

BEX : Et si je veux, alors je peux ?

GEORGES : Oui tu peux. Si tu veux.

BEX : Et… Et est-ce que vous… vous pourriez m’apporter une paire de ciseaux ?

(Georges hoche la tête pour dire oui.)

VOIX OFF : Qu’est ce qui détermine quand le passé est finit et qu’on fait enfin peau neuve ?

(Plan sur Meredith qui attend Derek)

MEREDITH : Derek ? Parle-moi du programme.

VOIX OFF : Ce n’est pas un jour sur le calendrier, ni un anniversaire, ni une nouvelle année.

(Plan sur Izzie raccompagnant Denny qui quitte l’hôpital.)

IZZIE : Denny ? A très bientôt.

DENNY : Au revoir Dr Stevens.

ALEX, rejoignant Izzie : Eh ? Il s’en va ?

IZZIE : Il n’a pas eu le cœur.

ALEX : C’est triste.

IZZIE : Ouais.

ALEX : Il est sympa ?

IZZIE : Oui. Très.

(Elle se retourne pour voir Denny partir. Ils échangent entre eux un regard.)

VOIX OFF : C’est un événement. Petit ou grand. Quelque chose qui nous change et surtout, qui nous donne de l’espoir.

(Plan sur Georges en train de couper les cheveux de Bex. Sa maman arrive et prend les ciseaux pour prendre le relai)

VOIX OFF : Une nouvelle façon de vivre et de regarder le monde.

[EXT SGH]

(Plan sur Derek assis sur la terrasse de la caravane. Il est en train de faire cuire une truite au barbecue. Addison arrive.)

DEREK : Je fais cuire la truite dehors !

ADDISON : Merci. (Elle s’assoit sur la chaise à côté de Derek) Il y un pays appelé « passiva-agressiva » et j’en suis la reine

DEREK : C’est tout ce que je dis.

ADDISON : Et alors ? Avec Meredith ? Je suis censé attendre jusqu’à ce que ça passe ?

DEREK : Ce serait bien.

ADDISON : Je déteste toujours la caravane.

DEREK : Tu en as le droit.

VOIX OFF : Accepter les vieilles habitudes, les vieux souvenirs.

[INT SGH]

(Plan sur Cristina qui attend Burke sur le parking devant l’hôpital.)

CRISTINA : Je n’avais pas l’intention de le garder. Le bébé. Et tu ne peux surtout pas m’en vouloir ! On se connaissait à peine. J’étais une interne et je n’avais aucun moyen de ….

BURKE : Je ne t’en veux pas.

CRISITNA : C’est vrai ?

BURKE : Oui. Je voulais savoir. Je veux savoir des choses.

VOIX OFF : Ce qui est important, c’est que nous n’arrêtions jamais de croire que nous avons le droit à un nouveau départ.

[EXT SGH]

(Plan sur Georges et Izzie assis par terre dans la salle de bain en train de manger de la pizza. On entend des aboiements de Doc et Meredith qui lui crie après)

MEREDITH : Doc, c’était ma lessive ! La lessive ça ne se mange pas ! Méchant chien ! Méchant !

(Meredith rentre dans la salle de bain, s’assoit à côté de Georges et prend un bout de pizza.)

VOIX OFF : Mais c’est aussi important de se rappeler qu’au milieu de tout ce chantier, il y a quelque petites choses auxquelles ça vaut la peine de s’accrocher !

[INT. MEREDITH’S TOWNHOUSE]

(Opens with Izzie in the bathroom standing against the door, holding a coffee mug in one hand. You can hear Doc barking and growling really loudly and you can also hear George’s muffled yelling)


GEORGE (screams): IZZIE! IZZIE! Incoming!!!!!!!

(Izzie looks startled and moves to open the bathroom door and George runs in and they both slam the door shut)

Meredith Voice Over (MVO): Fresh starts. Thanks to the calendar, they happen every year.

(Izzie hands George her coffee mug which he accepts gratefully)

MVO: Just set your watch to January.

IZZIE: You know I’m thinking about coloring my hair. Maybe red.

GEORGE: Red’s good. I’m thinking about cutting mine.

IZZIE: Yeah? It’ll look good shorter.

GEORGE (looks a little surprised): You think?

(You can now hear Meredith giving the dog compliments and the barking has stopped. George and Izzie open the door tentatively and peek out)

MEREDITH: What a good dog? Who’s mommy’s good boy?

(They see Meredith patting and shaking the dog’s paw)

MEREDITH: You’re such a good boy.

(They look absolutely amazed by this)

MEREDITH: What are you guys doing in there? We’re going to be late.

GEORGE: We need to talk about the dog.

IZZIE: That’s not a dog. It’s a hyena, escaped from the zoo just in dog clothing.

GEORGE: Whatever! I don’t chew up his clothes. I don’t urinate on his bed. I don’t try to mount him from behind!

MEREDITH: People, he’s our dog. We love our dog. He loves us.

(She continues patting and leaves. Doc turns and growls at Izzie & George and then lets out a bark)

IZZIE (apprehensive): Tries to mount you from behind?

GEORGE: Tries to. (Doc barks loudly and George whispers) Tries to.

[EXT. WILDERNESS, DEREK’S TRAILER]

(Derek decked out in full fisherman’s gear is heading into the trailer carrying a trout)


[INT. DEREK’S TRAILER]

VO: Our reward for surviving the holiday season is a new year. Bringing on the great tradition of New Year resolutions.

(Derek walks in and up to Addison is blow drying her hair actually standing outside the bathroom)

DR. SHEPARD: I got a trout.

ADDISON: Ew!

DR. SHEPARD: Rainbow trout.

ADDISON: Why, why did you bring a trout into the house?

(Derek walks to the tiny kitchen, with the trout and starts washing it)

DR. SHEPARD: The trailer.

ADDISON: Why did you bring a rainbow trout into the trailer?

DR. SHEPARD: Breakfast.

ADDISON (dead-panned): Breakfast.

DR. SHEPARD: Yeah, you hungry?

ADDISON: For trout?

DR. SHEPARD (smiling): Yeah.

ADDISON (fed up): I hate this Derek! (She tries to storm up to him but the blow dryer cord pulls her back) I… argh! I hate this! I hate, hate! I hate this trailer!

(She huffs and slams the door of the bathroom behind her)

DR. SHEPARD: So no trout for you then?

MVO: Put your past behind you and start over.

[INT. NURSING HOME]

(Richard is visiting Ellis Grey at the nursing home. He’s helping them to cups of coffee at the coffee/food table. Ellis is standing next to him)


ELLIS: I’m standing there with Pritchard and Willis and they keep on asking me who was I with in the on-call room last night.

RICHARD (uncomfortable): Uh.

ELLIS (grinning): They heard us. (chuckles) Were we that loud?

RICHARD: Huh, you’re loud.

ELLIS: Stop. (Richard starts moving towards some seats and a table) I am loud aren’t I?

RICHARD: Pritch. Always sticking his nose in someone else’s business. You know I actually saw him again … at his wife’s funeral.

(They sit down)

ELLIS: What? Pritchard isn’t married.

RICHARD: Ah oh right, right. I’m thinking of someone else. Just confused.

ELLIS (nods): You need sleep. Residency is wearing you down.

(They sip their coffee)

RICHARD: Ellis.

ELLIS (smiles): Yes?

RICHARD: Nothing. I just hate being an intern.

ELLIS: Me too.

MVO: It’s hard to resist the chance of a new beginning. A chance to put the problems of last year to bed.

[INT. SGH, SCRUB ROOM OF AN O.R]

(Cristina is getting scrubbed up for a surgery. Burke walks into the room and hands Cristina a scrubs mask which she accepts smiling)

DR. BURKE: So, in the name of the new year …

CRISTINA: Oh, I don’t do resolutions.

DR. BURKE: In the name of the New Year I thought you could give me an answer to my question.

CRISTINA: Your question?

DR. BURKE: About you … moving in.

CRISTINA (sighs): I don’t have an answer.

DR. BURKE: Cristina.

CRISTINA: I’m not being Cristina. I just … I don’t have an answer.

DR. BURKE: Then answer me this. What were you planning to do?

CRISTINA: About what?

DR. BURKE: The baby.

(Cristina looks up at this but a scrubs nurse enters the room)

SCRUBS NURSE: Dr. Burke, we’re ready for you.

(Cristina leaves and Burke is left looking upset)

(Cut to a hospital hallway where Richard is standing up on some stairs talking to a crowd of interns and doctors that are standing at the base of the stairs. Meredith walks up to the crowd and stands next to Alex who is also standing there)

RICHARD: Listen up people. New Year, new rules or should I say New Year and we will be enforcing the rules mandated by the residency review committee. There were too many mistakes made last year. (Alex looks down at this) Fatigue played too big a role. Exceeding 80 hours per week will not be tolerated.

GEORGE (whispers to Izzie): Does that mean we actually get to have a life?

IZZIE: I think so.

RICHARD: Sullivan, you were on-call for 28 hours, leave when you hit 30. Grey you were here to 2am last night, see you at noon.

MEREDITH (to Alex): I get to go? Free time?

ALEX: Run before he changes his mind.

(Meredith leaves)

RICHARD: Oh and people our nurses are gonna have to work extra hours to compensate so treat them well. Cranky nurses don’t do us any good.

(The crowd disperse and Izzie and George walk past Alex)

IZZIE (to Alex): Well maybe you can cheer them up.

(George chuckles and Alex gives her a look. Izzie stops walking and turns around)

IZZIE: You know what? My New Year’s resolution was to let it go, and I am and I have let it go. I apologize.

(They all start walking down the hallway together)

GEORGE (amazed): You do?

(Alex smirks at George)

IZZIE: I do. How’d your test go?

ALEX: I feel pretty good about it but I won’t know for a few days.

IZZIE: Well we’re all pulling for you.

GEORGE: We are?

IZZIE: We are.

(Cut to Burke performing surgery in the O.R with another doctor. Cristina is standing a few feet away watching)

DR. BURKE: He can see the mesothelioma better now that I’ve partially dissected it.

CRISTINA: Um, I can’t uh, I can’t really see it from here. Can I, can I move closer.

DR. BURKE: You’re fine there.

(Richard enters the O.R)

RICHARD: Preston, good news. We have a heart for Denny Duquette.

DR. BURKE: That’s great news. Has he been called?

RICHARD: Got here 10 minutes ago.

DR. BURKE (nods): Good. I was worried we couldn’t find a match in time.

RICHARD: We have a plane ready to take you to Twin Falls, Idaho for the recovery. 90 mins each way. How much more do you have here?

DR. BURKE: Uh, heart comes out first. I’ll be cutting it too close.

RICHARD: They have a local heart team there so …

DR. BURKE: No, Bailey. Send Bailey. She’ll be our eyes.

(Richard nods and then stares at Cristina)

RICHARD: Dr. Yang, you need to leave this O.R.

CRISTINA: Excuse me?

RICHARD: You’ve exceeded your 80 hour limit for the week Yang. You have to leave the hospital.

CRISTINA: Okay um, um as soon as the mesothelioma is dissected out.

RICHARD: Dr. Yang. Now.

(Cristina nods and Richard walks to the door but Cristina still stands there)

DR. BURKE: You heard him.

(Cristina looks down and walks out of the O.R, the door being held open by Richard for her)

(Cut to Bailey, Alex, Izzie & George doing rounds. They enter Denny Duquette’s room. A reasonably good looking heart transplant patient’s. He is lying in a hospital bed as a nurse fixes his IV)


DR. BAILEY: Denny Ducquette.

DENNY: Hey Dr. Bailey.

DR. BAILEY: I hope seeing you here means that they finally found you a heart.

DENNY: No offence doctor but I’m not a big fan of hospitals. It takes something pretty special to get me in here.

DR. BAILEY (to Izzie): What do we know about Mr. Ducquette?

DENNY (smiling at Izzie): Capricorn, single, loves to travel and cook.

DR. BAILEY: Denny be quiet. Let her show off.

IZZIE (looks down smiling): Denny Ducqutte, 36. Admitted today for a heart transplant necessitated by a viral-cardiomyopathy.

DR. BAILEY: Hmm and what does that mean?

IZZIE: That his heart isn’t able to fill and pump blood normally.

DR. BAILEY: Good. Denny this is Dr. Stevens. She’ll be tending to your private surgery.

DENNY (grins): So I guess I’ll be seeing you around Dr. Stevens.

(Alex looks on less than amused as Izzie smiles back. They leave the room and stand at the nurse’s station as Bailey finishes checking on Denny)

ALEX: Gotta hand it to the guy, trying to get some action when he’s practically a corpse.

IZZIE: Alex, he’s just trying to be nice.

(Bailey and George walk out of the room and start walking down the hallway. Izzie and Alex catch up to them)

DR. BAILEY: Nobody enforced an 80 hour work week when I was an intern. 110, 120 hours suited me just fine. I learned more because I worked more.

GEORGE: Well at least this way you get a rest before you have the baby. I mean being that pregnant, keeping up this pace.

DR. BAILEY: Are you saying I look tired O’Malley?

GEORGE: No, not tired, no. You look fresh, spry. You glow. What (he looks at his watch) is the time now?

DR. BAILEY: O’Malley, go do an intake on Addison Shepard’s patient.

GEORGE (still looking down): Addison.

(He walks off. Bailey turns to Izzie and Alex)

IZZIE: You do glow.

ALEX: Like the moon.

DR. BAILEY: And you can spend the day in the pit Karev.

(Bailey and Izzie walk off)

(Cut to a patient’s room. A young girl named Bex is sitting on the hospital bed drawing on a drawing pad. Her parents are next to her talking to each other. George walks in and is followed by Addison a few seconds later)


ADDISON: Dr. O’Malley.

GEORGE: Hi. (he hands Addison the chart) Mr. and Mrs. Singleton. Rebecca this is Dr. Montgomery-Shepard.

(Addison shakes hands with the parents)

MRS. SINGLETON: You don’t think it’s cancer, do you? Bex is too young for cancer right?

ADDISON: Mrs. Singleton, I’m just getting up to speed. I’m sorry. Dr. O’Malley?

GEORGE: Rebecca has been admitted for-

BEX (interrupts): Could you stop calling me that?

MR. SINGLETON: She prefers Bex. Not Rebecca.

GEORGE: Bex has been admitted for an ultrasound-guided biopsy on an enlargement of the pelvic lymph node.

ADDISON: Okay Bex, you mind if I check it out?

MR. SINGLETON: Okay, I’ll just ah …

(He nods and leaves the room)

ADDISON: It’s a minor procedure Bex, but we’ll give a local anesthetic to manage the pain.

(Addison starts feeling around Bex’s stomach and chest)

GEORGE: What are you drawing?

BEX: Just a dumb comic.

GEORGE: You’re really talented.

MRS. SINGLETON: It’s big, I know. It just appeared one day.

ADDISON: I’ll perform a biopsy this morning and Dr. O’Malley will have to take some blood so we can run some tests and then we can start to get you some answers. Okay? Mrs. Singleton there’s no need to panic. I’ll keep you posted every step of the way.

MRS. SINGLETON (nods): Thank you.

(Addison leaves)

GEORGE: Sorry about this but I’m going to need that arm to get some blood. I’ll be quick.

(Bex stops drawing and George takes her arm and rolls up her sleeve. He notices several slash and cut marks on Bex’s wrist. He looks up at Mrs. Singleton who just looks down)

(Cut to a patient lying on a hospital bed on his side. His name is Mauer Pasqovitz. His fiancé Audrey, is sitting on a chair knitting)

ALEX: Mr. Pasqovitz, we’ve located the source of your abdominal pain. (He points to the x-ray film he’s holding) There. It’s called a bezoar.

MAUER: Bezoar, huh?

ALEX: Yeah it’s a clump of foreign matter that couldn’t be expelled with a pro-kinetic agent.

MAUER: I love it. In a hospital a laxative is a pro-kinetic agent.

AUDREY: So what you just go up his butt and grab it?

MAUER: Baby, please.

ALEX: Actually we won’t be able to reach it that way. We will have to get it from here. (He points directly at Mr. Pasqovitz stomach) So Mauer, tell me what you’ve been eating?

MAUER: Garbage. Absolute garbage.

ALEX: Could you be more specific?

AUDREY: Tell them what you ate Mauer. (Mauer just stays silent) He’s a writer. Suffering for his art.

ALEX (nods): Okay.

AUDREY: He ate his novel.

ALEX (does a double take): Huh, I’m sorry what?

MAUER: I ate my novel, okay? The whole damn thing. Every last piece of that unmitigated crap.

(Audrey just smiles and shakes her head. Alex is left looking amazed)

(Cut to George walking up to Addison, who is standing at a nurse’s station)


GEORGE (hands Addison a chart): The labs for Bec Singleton.

ADDISON: Anything?

GEORGE: Yeah her hormone levels, estrogen, progesterone are sky high.

ADDISON: Huh, you did a history right? Any mention of birth control pills?

GEORGE: No, but her parents were right there.

ADDISON (hands him back the chart): Talk to her again.

GEORGE: But she hasn’t hit puberty yet, isn’t that weird she’d be having sex?

ADDISON: These days Dr. O’Malley it’s not that unusual. Talk to the patient.

(Addison leaves)

(Cut to Richard walking up to Derek who is dressed in regular clothes, using his phone in the middle of a hospital hallway)


RICHARD: Derek.

DR. SHEPARD: Oh, morning Richard.

RICHARD: You busy?

DR. SHEPARD: No, my surgery just got cancelled. Why?

RICHARD: I need a favor.

DR. SHEPARD: Sure.

(Cut to Bex’s room, where she is now by herself, drawing some really amazing comics. George enters the room)

GEORGE: Hey Bex. Is your mom and dad …

BEX: Food.

GEORGE: Great. … Because I wanted to talk to you. Your lab work showed … have you been taking birth control pills?

BEX (stops drawing & looks up scared): If you tell my mom and dad-

GEORGE (interrupts): No, I won’t. I just ah need to know why. Do you have a boyfriend?

BEX: Like anybody would want to have sex with me.

GEORGE: Well then why?

BEX: I’m as flat as a board. I took like 5 of those pills a day and nothing’s different. (George just stares at her confused) Boobs dude.

GEORGE (realization dawns): You were trying to make your breasts grow.

BEX: I wanted to be normal for once in my life. (George nods to himself) Is this what caused the tumor?

GEORGE: No. No the pill wouldn’t have any effect on your lymph nodes but it would … the amount you were taking is really dangerous and it caused a pretty major hormonal imbalance. Have you been feeling any different than usual?

BEX: I feel like how I always feel.

(She brings up one arm and rests on it. It reveals the scars on her wrist)

(Cut Derek standing in an elevator, reading a paper with two other nurses. The doors open and reveal Meredith standing outside dressed to go home. She walks in and the two nurses leave)


MEREDITH: Hi.

DR. SHEPARD (puts the paper away): Hi. You leaving?

MEREDITH: 80 hour limit. You?

DR. SHEPARD: Surgery was postponed.

(It looks like he’s checking her out. He can’t stop smiling or looking at her. Meredith looks over at him)

MEREDITH: I have a dog.

DR. SHEPARD (smiles): You have a dog.

MEREDITH: My point is I have a dog.

DR. SHEPARD (full on grinning now): You have a dog. Oh you know what? I love dogs.

MEREDITH: I’ve moved on so don’t give me that look.

(He moves from his position against the wall and stands up close to her)

DR. SHEPARD: What look?

MEREDITH: That look. Our look. I’m over you.

DR. SHEPARD: I’m over you too.

MEREDITH: You are?

DR. SHEPARD (shakes his head smiling): No.

MEREDITH (matter of factly): Oh, well I am. Over you.

DR. SHEPARD: I’m over you too.

MEREDITH: You just said … (He raises his eyebrows at her) Shut up.

(The doors open and they are both smiling at each other until they see who is standing in front of the doors. Addison. Who is by the way not looking very happy)

DR. SHEPARD (to Addison): Hi.

MEREDITH (to Derek): Bye.

(Meredith walks out of the elevator. Derek resumes his original position of leaning against the wall and Addison walks in. She has a very ill look on her face but doesn’t say anything)

DR. SHEPARD (sighs): There is a land called ‘passive-agressiva’ and you are their queen.

ADDISON: I am fine.

DR. SHEPARD: Except your shrieking about trout.

ADDISON: I was not shrieking about trout.

DR. SHEPARD: Right, you weren’t. You were shrieking about Meredith.

ADDISON: No, I was shrieking about the trailer. I hate the trailer.

DR. SHEPARD: Oh okay, so the past three weeks have been about the trailer?

ADDISON: Yes.

DR. SHEPARD: Not about the fact that I said I love Meredith.

ADDISON: Loved.

DR. SHEPARD: What?

ADDISON: You said you loved her. Past tense.

DR. SHEPARD (looks down): Right yes past tense.

ADDISON: Well then I have been shrieking about the trailer.

DR. SHEPARD (nods disbelieving): Mmm.

(The doors bing open and Addison leaves. Derek just shakes his head)

(Cut to Alex entering Mauer’s patient room with another intern, who is wheeling in a gurney)


ALEX: Okay Mauer it’s time to return your book to the library. Your surgery is in an hour.

MAUER: What’s up with this flop sweat?

(Mauer is sweating like crazy)

ALEX: Probably just nerves.

MAUER: But I’m sweating like, like, like Nixon. President Richard Milhouse Nixon. (Audrey just shakes her head) That guy could sweat. And I Mauer Pasqovitz, I wrote an epic-like crap novel that I sure as shine can sweat like Nixon.

(The two other doctor’s and Alex start prepping Mauer for his surgery)

AUDREY: It’s not that even bad of a book. I read practically every draft.

MAUER: Forgive me honey but you are not exactly Lionel Trilling. It blows.

ALEX: Lionel Trilling?

AUDREY: He seeks the approval of dead literary critics. The dead don’t read Mauer.

ALEX: You think of being something other than a writer?

MAUER: No. I am a writer. Mauer Pasqovitz! I have no plan B.

AUDREY: Can’t get married for three years until the damn book is done. Three years I listened to him piss and moan! For what? So he can eat the thing.

MAUER: Ha!

(They move Mauer onto the gurney)

ALEX: The computer didn’t have a delete button?

MAUER: I wanted to literally put it behind me and start a new book.

AUDREY: Okay, we all get the symbolism. It’s painfully obvious.

ALEX: And obviously painful.

(The wheel Mauer out of the room)

(Cut to Bailey receiving a container for transporting the heart she’s supposed to get. Cristina peers around the corner dressed to go home. Cristina creeps up to her as Bailey grabs her stuff and starts heading down the hallway)


CRISTINA: Uh, hi. I heard that you were going to Twin Falls, Idaho. I’ve never been.

DR. BAILEY: You reached 80 hours?

CRISTINA: Technically.

DR. BAILEY: You’re off work Cristina. Go enjoy your day.

(Cristina takes Bailey’s coat from her and helps her put it on)

CRISTINA: I’ll enjoy my day if I can help retrieve a heart. Promise.

(Bailey just shakes her head in disbelief but lets Cristina tag along)

CRISTINA: It’s a nice coat.

(Cut to Addison performing an ultrasound on Bex in her patient room. George is in there but her parent’s are not)

ADDISON: You see that Dr. O’Malley?

GEORGE: It looks like a tumor is compressing an ovary.

ADDISON: That’s why I biopsed both ovaries.

BEX: Is that bad?

ADDISON: It’s really just a precaution Bex. (Addison moves away from the bed) Apply pressure Dr. O’Malley.

(Addison puts the biopsied tissue into containers at the end of the bed)

ADDISON: I’ll get these up to Path. You mind doing the dressings?

GEORGE: Sure.

ADDISON: Alright Bex, then we’ll get you the results as soon as possible.

(She takes the containers and leaves. George avoids looking at Bex’s wrists which Bex notices)

BEX: You’re doctor, haven’t you seen scars before?

GEORGE: I’m just trying to figure out why someone with so much talent would want to do that.

(He looks at the comic book that lies on the table in front of her)

BEX: It’s just a comic book. It’s about me and my best friend Jen, when we were kids. Satisfied?

GEORGE: Did she write it with you?

BEX: Jen has a boyfriend like everyone else. I get to be a freak all by myself.

GEORGE: Oh, freak. That’s not the easiest thing to be in high school is it?

BEX: You sound like my shrink.

GEORGE: Hey, I wasn’t always a doctor. In high school, I was … secretary and treasurer … of the dungeons and dragons club.

BEX (chuckles): Oh man!

GEORGE: Yeah. I was also a mathling and I won the blue ribbon in biology club. Best fetal pig dissection. Yeah, I mean I can tell you that had the girls knocking down my door. You just have to get through high school. Cause high school sucks for anyone who’s the least bit different. But then there’s college. And out in the real world, you will find where you fit in.

BEX: You think so?

GEORGE: Yeah, I know so.

(Cut to Izzie entering Denny’s room. Denny has his eyes closed and looks like he is asleep)

DENNY (opens his eyes): Hi.

(Izzie lets a small gasp)

IZZIE: Denny. Ha ha, I thought you were asleep.

DENNY: Nah, I don’t sleep in hospitals. Scared I’ll never wake up.

(Izzie gets out her stethoscope and checks Denny’s heartbeat)

DENNY: Can I ask you something personal?

IZZIE: If I say no?

DENNY: I’ll hold my breath which will stop my heart, killing me. You’re right here, you’ll be charged with murder. Lifetime in prison loved by a big old girl named Hildy.

IZZIE: So my choices are homicide charges or inappropriate personal questions from a patient.

DENNY: I know, kinda sucks.

(Izzie starts entering information in the computer next to Denny)

IZZIE: You know what? Hold your breath. I’ll take my chances with Hildy. I can do girl on girl.

DENNY: Oh so you’re brining up girl on girl? How can I blackmail if you bring up girl on girl?

IZZIE (smiling): What do you wanna know?

DENNY: That guy Alex. You with him?

IZZIE: No. Not anymore and never ever again.

DENNY: Good.

IZZIE: Good?

DENNY: Yeah good. It means I won’t have to fight him for you.

IZZIE: What makes you think I want you to fight him for me?

DENNY: Hello? You are in love with me.

IZZIE (laughs): Am I?

DENNY (grinning): Yeah, it’s not your fault. I mean I’m well off but not into money. I’m smart but I’m not a know-it-all. I’m funny. I’m really nice. I love animals. (Izzie fake swoons) And I’m hot. I’m a catch. You know if you can wrap your head around the large unfeeling heart and the dependency to IV meds.

IZZIE (playful): You’re right. I am so in love with you. It’s a shame really, since I’m with Hildy and all.

(They both chuckle and Izzie leaves)

[INT. TOWNHOUSE, KITCHEN]

(Meredith has piles of laundry on the kitchen breakfast table. She is folding sheets while Doc sits next to the table)


MEREDITH (to Doc): There. Five loads of laundry. I have literally washed the past out of my life.

(Doc just pants)

[INT. SGH, PATHOLOGY LAB]

(Cut to Addison looking through a microscope. George enters)


GEORGE: You paged me?

ADDISON: Yeah, have a look at this. It’s Bex’s biopsy.

(Addison moves away from the microscope and George steps up to have a look)

GEORGE: Biopsied ovary?

ADDISON: Not exactly. I’ve arranged a meeting with Bex’s parents, George. Oh and find out who the on-call psychiatrist is and if they’re available to join us.

GEORGE (looks up): Does she have cancer?

ADDISON: No, it’s not an ovary. It’s a testis.

GEORGE: A testis? (He looks back into the microscope) Are you sure?

ADDISON: Yes. I’m sure.

GEORGE (amazed): Bex is a hermaphrodite?

ADDISON: Yes.

[EXT. AIRPLANE FLYING OVER MOUNTAINS IN THE CLOUDS]

[INT. INSIDE THE AIRPLANE]

(Cristina is sitting in a seat shooting glances at Bailey’s stomach, who sits in two seats across the aisle with her eyes closed. Bailey awakens and sees Cristina looking)


DR. BAILEY: Yang, why are you staring at my fat pregnant belly?

CRISTINA: Sorry, I’m …

(She looks out the window)

[INT. SGH, CONFERENCE ROOM]

(George, Addison and Raj the psych guy are sitting at a table. Mr. Singleton is pacing around the room, while Mrs. Singleton sits across from them)


MR. SINGLETON: Let me get this straight. You’re telling me that our daughter, my daughter, you’re telling me my daughter might actually be a boy?

MRS. SINGLETON: That, how is that possible? (Mr. Singelton sits down next to his wife) I don’t understand. I don’t understand how-

MR. SINGLETON (interrupts): Shouldn’t this have been detected somehow?

ADDISON: Externally, Bex has female genitalia. She looks like a girl, but internally she has both female and male sex organs.

MRS. SINGLETON (upset): So what now? What are we supposed to do? I don’t understand.

ADDISON: Okay, the best news is that the lymph node tumor is benign. So physically Bex is going to be just fine but emotionally (she looks at Raj) psychologically I strongly recommend therapy.

MR. SINGLETON: She’s already in therapy.

ADDISON: I’m talking about therapy for all of you. This is not going to be easy for Bex to hear and it’s, it’s not going to be easy adjustment for you to make.

MRS. SINGLETON: My god. My poor girl.

MR. SINGLETON: A big adjustment? What kind of adjustment?

RAJ: Many inter-sex people begin to identify very strongly with one sex and it’s not necessarily the sex they’ve been raised.

MRS. SINGLETON (admant): She’s, she’s a girl. She looks like a girl; she has always been a girl.

GEORGE: It at least helps explain why she feels so different.

(The parents just stare at him)

RAJ: The point is that biologically and emotionally speaking, she has a choice to make.

MRS. SINGLETON: A choice?

(Cut to Mauer being wheeled down the hallway for his surgery by the same 2 interns as before and Alex with Audrey walking beside them)

MAUER: My mouth feels all weird.

AUDREY (sarcastic): Chewing paper will have that effect lover.

ALEX: Weird how?

MAUER: Pins and needles. No needles and pins. Needles and pins. Yeah, yeah. Sprouting from my fingers and toes like, like, like … lord god give me a simile.

ALEX (to Audrey): Is he always this way?

AUDREY: The man ate a novel, he’s not exactly normal. But he got weirder the more he ate. Like obsessed.

(They stop as they meet the Chief. Alex hands Richard the chart)

RICHARD: Mr. Pasqovitz, I’m Dr. Webber. I’m going to be performing your surgery today.

(They all wheel Mauer into the elevator)

MAUER: I poured my heart and soul into that freaking book and now it’s stuck up my ass!

Put that on my tombstone Audrey! On my tombstone!

(Cut to Denny’s room as he just taps his fingers in a rhythm obviously agitated. Izzie walks in)

DENNY: Hey Dr. Stevens.

IZZIE: Hey Denny. You okay?

DENNY: Been waiting for this a long time you know? You’re going to open up my chest, take out my heart and replace it with another one.

IZZIE: Well not me and not another heart. A better heart.

DENNY: What if something goes wrong?

(Izzie walks up to Denny’s bedside)

IZZIE: Don’t be nervous. Dr. Burke is an incredible surgeon and you’re getting a new heart today. Just keep thinking about that.

DENNY: Yeah okay.

(Burke walks in with Denny’s chart)

DR. BURKE: Denny!

DENNY: Preston Burke. My favorite cardio-thoracic surgeon.

DR. BURKE: Oh, your only cardio-thoracic surgeon, but thanks. I will be on the phone with Dr. Bailey as the organ recovery progresses. Wanna make sure that the heart stays viable, isn’t damaged while the other organs are perfused. We’ll have you in the O.R and if it is a go, we’ll start the procedure before she even gets back.

(Burke hands Izzie the chart)

DENNY: Hey Izzie.

IZZIE: Yeah?

DENNY: I’m getting a new heart.

IZZIE (smiles and nods): You’re getting a new heart.

(They smile at each other)

IZZIE: I’ll see ya.

DENNY: Bye.

(She leaves)

(Cut to Addison and George walking down the hallway to Bex’s room. They meet Bex’s parent outside the room)


MR. SINGLETON: Ah excuse me, ah uh Mary and I were talking. Ah and ah we thinks Bex should stay-

MRS. SINGLETON (interrupts): She can’t handle something like this. You saw the scars.

GEORGE (amazed): You’re not going to tell her?

(Mr. and Mrs. Singelton shake their heads)

GEORGE: But this could help her. You can’t not tell her who she is.

ADDISON: Dr. O’Malley. (to the parents) Uh we’ll go ahead and proceed with scheduled surgery to remove the tumor and then you can talk to your daughter in your own time.

MRS. SINGLETON: Actually, we were thinking (she gestures for her husband to continue)

MR. SINGLETON: We thought since you’re already going to be in there … Uh we know fixed isn’t the right word but-

MRS. SINGLETON (interrupts): We were thinking that with the hormonal confusion, it might be easier on her to remove whatever boy parts she has.

(George looks horrified)

MR. SINGLETON: Keep her more of a girl.

ADDISON: Just to be clear you’re asking me to perform sexual re-assignment surgery on your daughter?

MR. AND MRS. SINGLETON: Yes.

GEORGE (astounded): Without her knowing?

MR. SINGLETON: Well all she’s said all her life is that she wants to be normal. She doesn’t feel normal.

MRS. SINGLETON: Why can’t we just put an end to her agony?

ADDISON: First of all removing her male sexual organs may not do that, infact it could do just the opposite.

MRS. SINGLETON: But her hormones…

GEORGE: Can be controlled with an oral medication.

MR. SINGLETON: We just want the best for Bex.

ADDISON: To do surgery and alter her body permanently is … well I just would never to do that on someone who isn’t aware of the procedure and you’re going to hard-pressed to find a surgeon who will.

(She walks off)

GEORGE: Bex will learn the truth someday. (Bex walks up to her room door and looks on) How do you want her to find out? … Excuse me.

(He walks away)

[INT. NURSING HOME]

(Meredith is walking through the nursing home when Nurse Linda calls out to her)


NURSE LINDA: Meredith! Hi.

(Meredith walks up to her)

MEREDITH: Hi. I had the morning off so I thought I would come and see how my mother’s doing.

NURSE LINDA: Oh, she’s fine. She’s in the sitting room.

MEREDITH: Thanks.

NURSE LINDA: She’s in good spirits. Visitors really cheer her up.

(Linda wanders off)

MEREDITH (to herself): Visitors?

(She looks over and sees Derek walking up and making himself a cup of coffee)

[EXT. SEATTLE CITY HARBOUR]

[INT. NURSING HOME]

(Meredith is now talking angrily to Derek in an empty hallway)


MEREDITH: What are you doing here?

DR. SHEPARD: There is a clinical trial to slow the progression of early onset Alzheimer’s.

MEREDITH: Okay me you can screw with. My mother, no. Not acceptable.

DR. SHEPARD: Well there has been some really promising results from similar studies in Europe. Your mother is a prime candidate.

MEREDITH: My mother is very sick and has very few good days. And I don’t want her to be poked and prodded for some experimental program.

DR. SHEPARD (nods): I’m just trying to help.

MEREDITH: Well see this, what you’re doing, being Dreamy. It doesn’t help. It hurts me. It messes with my head.

DR. SHEPARD: I know the feeling.

MEREDITH: I don’t doubt that but you have a wife to go home to and I’m guessing she has no idea where you are right now.

DR. SHEPARD (chuckles): No, she doesn’t.

MEREDITH: It’s what I thought.

(She walks away)

[INT. TWIN FALLS HOSPITAL, OPERATING ROOM]

(Bailey and Cristina are in the O.R with the operating team about to perform surgery on the organ donor. A scrubs nurse hands Bailey the telephone)


SCRUBS NURSE #2: Dr. Bailey.

(Bailey accepts the phone)

DR. BAILEY: Dr. Burke.

(Cristina looks up at this)

DR. BURKE (over the phone): Talk to me Bailey. What are we looking at?

(Cristina makes weird gestures to tell Bailey to say she’s not here. Bailey is looking through the donor’s chart)

DR. BAILEY: The uh donor’s on 25mics of dopamine.

(The camera switches to Burke who is on a mobile phone walking down a hallway in SGH)

DR. BURKE: 25 mics? That’s too much.

(Back to the O.R)

DR. BAILEY: They started him on 5mics of dibutamine 30 minutes prior to arrival.

(Back to SGH)

DR. BURKE: Are they trying to kill my heart? What is the central venous pressure now?

(Back to the O.R)

DR. BAILEY (to Cristina): CVP. Go.

CRISTINA: Around 10.

DR. BAILEY: Around 10.

CRISTINA: MAP close to 80.

(Bailey nods)

DR. BURKE: And his mean arterial pressure?

DR. BAILEY: Close to 80.

(Switch back to SGH)

DR. BURKE: I can live with a CVP close to 5 and a MAP about 60. That heart needs to be off the butamine.

(Switch back to the O.R)

DR. BAILEY (to the O.R team): The heart needs to be off the butamine.

(Switch back to Burke)

DR. BURKE: And tell them to get the dopamine back down to 10 mics. (Switch to the O.R where Bailey shakes her head) and get them to get another 2 units of blood.

[INT. SGH]

(Burke hangs up the phone and walks into Denny’s pre-op room where Izzie is already standing)


DENNY: Are we a go Doc?

DR. BURKE: Still no final word. I want to you have the healthiest heart I can find.

DENNY: Dr. Stevens, you’ll be in there with us right?

(Izzie looks at Dr. Burke who nods at her)

IZZIE: Yeah I’ll be in there with you.

(Denny smiles)

(Cut to the O.R where Richard is about to perform surgery on Mauer with Alex helping him. The camera pans up to the gallery where Meredith sits watching still dressed in regular clothes. George enters with a cup of coffee and sits next to her)


GEORGE: Hey aren’t you supposed to be having free time?

MEREDITH: Oh, I did 5 loads of laundry. Cut my split ends, studied, cleaned out the fridge. Free time sucks.

GEORGE: When would it have been the right time to hear about your boyfriend’s wife?

MEREDITH (gives him a look): Okay are you mad at me or something?

GEORGE: No! No. Sorry. It’s just I have this patient and I get that there’s a right and a wrong time to hear big news but wouldn’t you rather no sooner than later? I mean just so you could move forward one way or the other. It’s a fresh start, right?

(The camera pans down into the O.R)

RICHARD: See the little white line cold. Now we can lateralize the border of the left colon. (to Scrubs nurse) Clamp. (he gets a clamp) When Leo Toestill wakes up here you might get him to revisit the idea of a new vocation.

ALEX: He was pretty against the idea.

RICHARD: Yeah well hopefully it was just delirium.

ALEX: If it’s alright, I’d like to keep an extra eye on him post-op. He’s been acting pretty strange.

RICHARD: He ate a novel. Clearly he’s pretty strange.

ALEX: Yeah you know I just don’t want to overlook anything.

RICHARD: Seriously Karev I’m short-handed all over the hospital. … Okay here we go.

(He reaches in and pulls out the clump of blood paper that is Mauer’s novel. He holds it up for everybody to see)

RICHARD (calls out): Anybody tempted to read this? … No takers? Could be the great American novel we’ll never know. (He puts the clump in a dish to the side) He needs a plan B.

ALEX: He’s not the only one.

RICHARD: You don’t think you passed?

ALEX: Eh, I didn’t pass the first time.

RICHARD: Just wait and see. Right now today, you’re still here.

(Cut to Bex’s room where George is checking up on her)

BEX: Did you tell my parents about the pill?

GEORGE: No.

BEX: Am I gonna die? Is that what no-one wants to tell me?

GEORGE: Of course not.

BEX: Then why are my parents acting so … would you just tell me what’s going on?

GEORGE (writing in her chart): What’s going on is uh we’re prepping you for surgery to remove the lymph node tumor that’s compressing your …

BEX: Ovary.

(Addison and Bex’s parents walk into the room)

ADDISON: Hey Bex.

BEX (sits up): Mom. Dad. This is really freaking me out.

MRS. SINGLETON: Oh no everything is going to be fine Bex.

MR. SINGLETON: It’s okay sweetie.

BEX: I’m having surgery to remove a tumor that’s compressing my ovary, right George?

(George is silent)

ADDISON: Dr. O’Malley.

(She gives a slight shake of her head for him to be quiet)

BEX: George? (George looks sick and remains silent) George?

GEORGE: What am I just supposed to lie to her?

ADDISON: Okay, that’s enough. Dr. O’Malley, please leave the room.

(George puts down the chart and starts heading out)

BEX: No wait! Tell me what’s wrong with me. What is wrong with me?

(George just looks at the parents who give each other glances)

MR. SINGLETON: Bex … (his wife nods) we learned that your tumor … it’s not compressing an ovary.

BEX: Then where is it?

MRS. SINGLETON: It’s on a testes.

BEX: Like a testicle? (Everyone is silent) I have testicles?

ADDISON: Yes one. Bex this is a tremendous amount of information-

BEX (interrupts): And I’ve had it my whole life? … Oh my god. Does this mean, does this mean I could be a boy?

(Addison gives George a disapproving look as do both the parents)

BEX (whispers to herself): Yes.

(Cut to the hallway outside Bex’s room. George is standing out there with Bex’s parents who are very upset. Addison is there also)

MRS. SINGLETON: You engineered that conversation! You forced our hand.

GEORGE: Well you were lying to her.

MR. SINGLETON: We were protecting her.

MRS. SINGLETON: She’s a 14-year old girl.

GEORGE: Well maybe, maybe not.

(They give him appalled looks)

MRS. SINGELTON: This isn’t your life! This isn’t your child! 14 years! 14 years we have raised a daughter and one afternoon you expect us to what?!? What is Bex is supposed to do? How is she supposed to go home and tell the other kids? What? You had no right!

(Addison moves to interrupt but George gets there first)

GEORGE: No, I know I’m off the case, right?

(He walks away while Mr. Singleton tries to calm Mrs. Singleton down)

(Cut to the post-op ward where Mauer lies in one of the many beds. Alex walks up to him. Mauer is trying to climb out of the bed)


ALEX: Woah, Mauer. Mauer lay back. You just had surgery. You’re losing your shirt man.

MAUER: Much obliged, brock, brock. Much obliged.

ALEX (checks Mauer’s pupils): How do you feel?

MAUER: What’s whack for 20 Alex? Weeds, whack, weeds, whack for 200.

(Alex looks on concerned)

(Cut to Derek who is still dressed in regular clothing and Richard walking down a hospital hallway)


DR. SHEPARD: I saw Ellis.

RICHARD: And?

DR. SHEPARD: I think I can get her into the clinical trial. She’s the perfect candidate.

RICHARD: Excellent. Thank you Derek.

DR. SHEPARD: You realize this requires Meredith’s power of attorney?

RICHARD (nods): Yeah.

DR. SHEPARD: Might be better if it’s coming from you. With me there’s baggage. You, you’re just trying to help out a friend.

RICHARD: Right. Right.

DR. SHEPARD: Well let me know if Meredith wants me to make the call.

(Derek walks off, leaving Richard pondering his own true intentions. He then notices Alex at the nurse’s station nearby)

RICHARD: Karev? (He walks up to Alex) What are you doing?

ALEX: Research on the bezoar patient.

RICHARD: I told you I needed you on the floor.

ALEX: He has fever, sweats, tingling in his lips, fingers, toes, mood swings and a lack of co-ordination. And did I mention the crazy talk?

RICHARD: Your point?

ALEX: My point is that he ate his novel.

RICHARD: I know.

ALEX: Mercury’s in the paper. He’s got mercury poisoning.

(Richard looks a little surprised)

[INT. TWIN FALLS HOSPITAL, OPERATING ROOM]

(Bailey is performing the operation on the donor with other doctors while Cristina watches on)


DR. BAILEY: Cristina, call Burke. I’m feeling some fairly extensive damage from coronary artery disease.

CRISTINA (looks slightly ill at this): Um…

DR. BAILEY: Yang?

(Cristina walks over to the phone. Scene switches to SGH where Burke answers his phone in a hospital hallway)

DR. BURKE: Talk me to Bailey.

CRISTINA: It’s me.

DR. BURKE: I can’t talk I’m waiting for a call from Bailey.

CRISTINA (quiet): I’m with Bailey.

DR. BURKE (does a double take): You’re in Idaho?

(Scene switches back to Cristina)

CRISTINA: Yeah.

DR. BURKE: You’re breaking the rules.

CRISTINA: Yesss.

(Scene switches to back to Burke. Richard walks up to him)

RICHARD: Preston. What’s happening with our heart?

DR. BURKE: Hello Dr. Webber. Tell me what I need to know about Denny’s heart Dr. Bailey.

(Cristina has an oh crap look on her face)

(Cut to Denny’s pre-op room where Izzie is checking Denny’s heart beat again. She looks outside and sees Richard pat Burke comfortingly and walk off. Burke sees her and gestures for her to meet him outside)

(Cut to Meredith standing at a nurse’s station filling in some paper work when Richard walks up and stands next to her)


RICHARD: This program Derek recommended to you was a favor to me.

MEREDITH (looks up disbelieving): Nice try.

RICHARD: Sometimes Meredith, a favor is just a favor. This treatment won’t cure your mother. It won’t give her a new lease on life but it may give her more good days. I urge you to consider.

(Cut to Mauer lying in his own post-op room with Alex checking on him)

MAUER: Lying here trapped in this flesh prison I’ve reached a grim conclusion. I’m a failure. (he turns to Alex) You know how that feels?

ALEX: Dude if you only knew.

MAUER: Even my manic attempt to put my failed novel behind me failed. Time for a plan B I reckon. Time, indeed. Perhaps I shall play the cello.

ALEX: We make a mistake here and people die. It happens all the time.

MAUER: All the time?

ALEX: Well it’s a lot.

MAUER: This is part of the hallucination, right?

ALEX: My point is we all have set-backs Mauer. But I’m a doctor and you’re a writer. We don’t have a plan B.

(Richard and Audrey walk into the room. Audrey walks up to Mauer’s bedside)

MAUER (jokingly): Call Security!

(Audrey just takes his hand and smiles at him)

RICHARD (to Alex): Have you determined a course of treatment for the mercury poisoning Dr. Karev?

ALEX: Yeah the patient has been administered a chealtor called British Anti-Leukocyte which will absorb the mercury over the next several days.

RICHARD: Good work doctor.

(Richard leaves the room)

[EXT. PLANE FLYING OVER THE CLOUDS]

[INT. INSIDE THE PLAN]

(Cristina and Bailey are sitting in the same spots as they were before. Cristina is caught staring at Bailey’s stomach again)


DR. BAILEY: Yang.

(They look at each other for a bit)

CRISTINA: You know what’s wrong with having an 80 hour limit? It protects the weak. It levels the playing field. Which not only sucks. It’s, it’s dangerous.

DR. BAILEY: 80 hour work week. That’s what’s on your mind? (Cristina looks down) I thought about it. Not keeping it.

CRISTINA: You did?

DR. BAILEY: My husband and I … we tried for years but still when that stick turned blue … Well you can’t work the way we work, you can’t want the kind of careers that we want and not take pause. I took pause.

CRISTINA: You paused?

DR. BAILEY: I paused. I paused a very long time.

CRISTINA: So why did …

DR. BAILEY: I sat up one night. Middle of the night … and I knew I could do this... I still don’t know how I’m gonna do this but … I knew I could do it. You just have to know and when you don’t know then no one can fault you for it. You do what you can when you can, while you can. And when you can’t, you can’t.

[INT. SGH, DENNY’S PRE-OP ROOM]

(Izzie is standing in the room waiting for Denny to wake up)

DENNY: You’re stalking me. You’re a stalker.

(Izzie turns around to face him)


IZZIE: Well can you blame me?

DENNY: So it’s bad.

IZZIE: You have time.

DENNY: Liar.

IZZIE: Fine, there’s no time.

DENNY: Well that’s just spiteful. … I didn’t get the heart.

IZZIE (shakes her head slightly): You didn’t get the heart.

[EXT. SPACE NEEDLE AT NIGHT]

[INT. SGH, BEX’S PATIENT ROOM]

(Bex is sitting up on her bed by herself looking fairly happy. George enters the room)


GEORGE: Hey.

BEX: Hey George.

(He plonks himself down on the bed)

GEORGE: Hey, I just, I just wanted to check in on ya.

BEX: Heard my parents weren’t too happy with you.

GEORGE: Nope.

BEX: Thanks for telling me. For making them tell me.

GEORGE (nods): You know um there are people that you can talk to. I can if you’d like-

BEX (interrupts): I know. … … George, do I have to be a boy now?

GEORGE: No. No.

BEX: But I can if I want to.

GEORGE: Yeah you can, if you want.

BEX: Hey, could you, would you bring me some scissors?

(George nods)


MVO: Who gets to determine when the old ends and the new begins?
 


(Cut to Meredith waiting against a wall on the hallway for Derek who comes out an elevator and stops in front of her when she calls out his name)


MEREDITH: Derek.

             

DR. SHEPARD: Derek.


MEREDITH: Tell me about the program.


MVO: It’s not a day on a calendar. Not a birthday, not a new year.



(The camera pans across the floor to where Izzie is standing in front of the hospital entrance with Denny who is sitting on a wheelchair being pushed by a nurse)


IZZIE: Denny, I’ll see ya.


DENNY: Goodbye Dr. Stevens.


(The nurse pushes Denny out the sliding doors. Izzie starts heading back more into the hospital when Alex comes up to her)


ALEX: Hey. (Gestures to Denny) Leaving?


IZZIE: Didn’t get the heart.


ALEX: Sorry.


IZZIE: Yeah.


ALEX: He’s a good guy.


IZZIE: Yeah, he is.


(Izzie stops and looks outside through the doors and sees Denny standing up. He nods towards her and starts walking off)


MVO: It’s an event, big or small, something that changes us. Ideally it gives us hope.


(Cut to Bex’s room where Bex is sitting on a chair holding a mirror and looking in it while George cuts her long hair off. Mr. and Mrs. Singleton enter and George stops. Mrs. Singleton walks in and holds out her hand to George. George hands her the pair of scissors and heads out. Mrs. Singleton continues cutting Bex’s hair. George watches from the doorway)

MVO: A new way of living and looking at the world.

[EXT. DEREK’S TRAILER, VERANDA]

(Derek sits on an outdoor chair nursing a beer, his trout cooks on the BBQ. Addison exits from her car)


DR. SHEPARD: Cooking the trout outside.
 

ADDISON: Thank you.


(She walks up the stairs to the veranda and sits on an empty chair next to Derek)


ADDISON: Ah. (relaxes) …. There is a land called ‘passive-aggressiva’ … and I am their queen.

DR. SHEPARD: That’s all I’m saying.

ADDISON (she takes the beer from him and takes a sip): So what with Meredith? Am I just supposed to wait it out? Wait until it passes?


DR. SHEPARD: That’d be good.
 

ADDISON (nods): I still hate the trailer.


(She hands him back the beer)


DR. SHEPARD: As is your right.
 

MVO: Letting go of old habits, old memories.


[EXT. SGH CARPARK]


(Cristina is standing, waiting outside for Burke. Burke walks out and up to her)


CRISTINA: I wasn’t going to have it. The baby. And you don’t get to be mad about that, we barely knew each other. I was an intern and there was no way I could’ve-

DR. BURKE (interrupts): I’m not mad.


CRISTINA (appraises him): You’re not?


DR. BURKE: No. I just wanted to know. (Cristina half nods) I wanna know things.


MVO: What’s important is that we never stop believing that we can have a new beginning.

[INT. TOWNHOUSE, BATHROOM]

(Izzie and George are sitting on the floor sharing a pizza. Doc is heard barking loudly. You can also now here Meredith yelling at the dog about her laundry. Izzie and George look up at this. Meredith opens up the bathroom door)


MEREDITH: Bad dog! Bad dog! Bad!


(She closes the door with arms filled with laundry)


MVO: But it’s also important to remember that amid all the crap are a few things really worth holding on to.


(Meredith throws down her laundry and sits next to George who opens up the pizza box for her. Izzie resumes reading her magazine and Meredith takes a slice of pizza and starts eating it)

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