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#202 : Donnant donnant

Scénario : James D. Parriott - Réalisation : Peter Horton
Guest stars : Loretta Devine, Lukas Behnken, Romy Rosemont, Scott Michael Campbell, Kate Walsh, Sarah Utterback 

La journée va être chargée pour tout le monde. Burke prend très difficilement ses marques en tant que Chef de la chirurgie intérimaire et se retouve avec une programmation des plus désordonnées pour les opérations. Tous les internes s'occupent d'un accident où une famille entière est blessée, le mari étant le plus mal en point et en même temps ils attendent un donneur d'organes pour faire des transplantations.

Popularité


4 - 13 votes

Titre VO
Enough Is Enough

Titre VF
Donnant donnant

Première diffusion
02.10.2005

Première diffusion en France
31.07.2006

Plus de détails

202. Enough is enough

J'ai une tante qui disait, à chaque fois qu'elle vous versait quelque chose : "dis stop." Ma tante disait, "dis stop," et bien sûr, on ne le disait jamais. On ne dit pas "stop" parce qu'il y a la possibilité d’avoir encore plus. Plus de tequila. Plus d'amour. Plus de tout. Plus, c'est mieux.

Meredith et Cristina sont dans la salle de bain, elles ont trop bu et sont malades. Elles se plaignent des hommes, plus particulièrement de Derek qui a caché qu’il était marié et de la façon dont Burke a rompu avec Cristina. George et Izzie les rejoignent. George aimerait être sûr que Meredith est célibataire. Derek guette l’arrivée de Meredith à SGH. Il tente de discuter avec elle mais elle refuse catégoriquement. Il ne comprend pas pourquoi elle persiste à l’ignorer alors que, la veille, il s’est confié à elle. Elle lui rappelle qu’il a mis deux mois avant de lui avouer qu’il était marié. Tout ce qu’elle sait de lui, c’est Addison qui le lui a révélé. Dans le hall, Burke avertit le neurochirurgien qu’une de ses interventions est reportée. Derek remet en cause sa façon de gérer l’hôpital. Les filles assistent avec satisfaction à leur prise de bec.

Des ambulances amènent les victimes d’un accident de voiture. George et Meredith, assistés d’Olivia, se chargent d’un homme qui est en arrêt depuis plus de 20 minutes. Ils essaient de le ranimer, mais très vite George estime que toute tentative est inutile. Il y a trois autres victimes, une famille de trois personnes. Le père est pris en charge par Izzie, la mère par Cristina et le fils par Alex. Bailey demande à Meredith de s’occuper d’un jeune homme qui souffre d’une occlusion intestinale suite à l’absorption de corps étrangers, vraisemblablement des sachets de drogue. Par ailleurs, elle encourage George à tenter l’impossible pour sauver son blessé.

Derek examine Richard avant de signer son bon de sortie, lorsque sa femme Adèle arrive. Elle accepte difficilement de ne pas avoir été avertie de l’opération de son mari. Celui-ci réalise que c’est Derek qui l’a prévenue et le lui reproche, ce à quoi le neurochirurgien objecte qu’il a bien prévenu Addison. Celle-ci arrive et salue Adèle qui affirme avoir toujours su qu’elle se réconcilierait avec son mari. Derek insiste sur le fait que tout est terminé entre eux. Adèle leur recommande de consulter un conseiller conjugal. Derek rétorque qu’il y a eu un adultère, c’est suffisant. Blessée, Addison s’en va. Adèle demande au neurochirurgien de lui laisser une chance. Il ne lui répond pas.

Le jeune homme confie à Alex que l’accident a été provoqué par son père, en état d’ébriété. Au même moment, sa mère donne une autre version à Cristina. Celle-ci constate qu’elle porte des traces suspectes dans le dos, qui sont bien plus anciennes que l’accident. George aimerait prononcer le décès de son client mais Bailey veut qu’il continue les examens. Meredith cherche à faire avouer à son patient qu’il a ingéré des boulettes de drogue. Il nie. Lors de l’examen des radios, Bailey émet l’hypothèse que la patiente de Cristina est une femme battue et que son mari est vraisemblablement un alcoolique. Puis elle confirme à Meredith que son patient avait l’intention de passer de la drogue en fraude. C’est Alex qui attire leur attention sur le fait qu’une des boulettes de drogue a un visage. Bailey comprend alors qu’il s’agit de 10 têtes de poupée.

Olivia essaie de discuter avec George à propos de ce qui s’est passé avec Alex mais il n’y tient pas. Elle insiste pourtant : quand elle est sortie avec lui, elle a cessé toute relation avec Alex. En ce qui concerne la syphilis, elle ne s’était pas rendu compte qu’elle l’avait. George est mal à l’aise et s’en va précipitamment.

Alex parle avec son patient du comportement violent de son père. Il fait le rapport avec sa propre expérience d’enfant. Izzie vient les chercher. La mère avouee à Burke que son mari boit trop. Cela fait deux ans qu’il attend une greffe de foie. Leur fils est un donneur compatible mais il n’a pas encore pris sa décision. Cristina estime que c’est à lui seul de prendre cette décision. La mère comprend mais elle sait aussi qu’elle ne veut pas perdre son mari. Une fois hors de la chambre, Burke reproche à Cristina d’être intervenue. Elle se justifie par le fait que le patient ne mérite pas de bénéficier d’un nouveau foie. Il lui rappelle qu’elle est chirurgien et non assistante sociale.

Burke trouve Adèle dans le bureau du chef, elle prend de quoi l’occuper pendant sa convalescence.Elle espère que maintenant il va prendre sa retraite. S’apercevant que cette perspective intéresse Burke, elle lui dit que le job est fait pour lui car il faut être sans attache et entièrement dévoué à la médecine.

Izzie essaye de convaincre le fils d’être donneur pour son père. Alex lui demande de cesser : le jeune homme doit prendre cette décision seul.

Addison demande à Meredith si Derek lui a rapporté les raisons de leur séparation. L’interne refuse de répondre, elle n’est pas concernée. De plus, elle ne veut avoir avec elle que des rapports strictement professionnels. Addison insiste pourtant : elle justifie ses actes par le besoin qu’elle avait d’attirer l’attention de Derek. Meredith refuse d’en écouter davantage.

Les internes se retrouvent à la cafétéria. Meredith reproche à George d’ignorer Olivia. Izzie lui apprend qu’il aime une autre fille. Meredith s’emporte : il ne doit pas laisser croire à Olivia qu’il est disponible et qu’elle a une chance. Il est clair qu’elle décrit sa propre situation. Cristina surenchérit : il doit parler à Olivia pour qu’elle sache à quoi s’en tenir.

George doit s’occuper d’un patient en mort cérébrale, dont le cœur va être transplanté. Olivia lui fait comprendre qu’elle préfèrerait qu’il soit franc avec elle. Lors des examens, le jeune homme s’aperçoit que son patient n’est pas en mort cérébrale.

La transplantation du foie devient urgente. La mère veut parler à son fils. Mais Cristina l’en dissuade. Elle estime que l’amour a ses limites.

Pour éviter qu’un docteur trop zélé ne prélève les organes sur sa patiente, George demande l’aide de Derek. Celui-ci exige des examens complémentaires. Burke les lui accorde.

Alex raconte sa propre histoire à son jeune patient : sa mère était aussi une femme battue. Izzie leur apprend qu’il faut prendre une décision immédiatement. Le jeune homme accepte d’être donneur pour son père à deux conditions : sa mère doit dire la vérité sur l’accident à la police et elle s’engage à ne plus jamais vivre avec son mari. Burke demande à Cristina si elle va bien, elle lui dit que oui, à condition qu’elle puisse aller au bloc.

Derek constate que la patiente de George a une tumeur opérable au cerveau. Il félicite l’interne d’avoir été vigilant. Il en profite pour lui demander de veiller sur Meredith. George se décide à avouer à Olivia qu’il aime quelqu’un d’autre. Ensuite, il va à la rencontre de la famille de la victime de l’accident de la route. Il a compris pourquoi Bailey insistait tellement pour qu’il essaie de le sauver : pour pouvoir dire à la famille que tout a été tenté.

Addison et Derek se retrouvent dans l’ascenseur. Elle lui demande s’il a tout raconté à Meredith. Il ne répond pas. Elle lui rapporte ce qu’elle-même lui a dit. Derek n’en revient pas qu’elle ose dire avoir couché avec Mark uniquement pour attirer son attention. Elle tente de s’excuser mais il refuse d’en écouter davantage.

Le patient aux têtes de poupées avoue à Meredith qu’il se sent vide. Elle a le même sentiment que lui.

Derek et George opèrent la tumeur au cerveau. Meredith les observe depuis la galerie.

Il y a quelque chose qu'on dit à propos d'un verre à moitié plein… à propos de savoir quand dire "stop". Je pense que c'est une ligne flottante, un baromètre qui indique le besoin et le désir. C'est entièrement à l'individu de décider... ça dépend de ce qui a été versé. Parfois... tout ce que nous voulons, c’est une saveur. D'autres fois, il n'y a rien qui soit suffisant. Le verre est sans fond. Et tout ce que nous voulons... c'est plus.

[MAISON DE MEREDITH.]                                                                               

MEREDITH VOIX-OFF: J'ai une tante qui, quand elle vous sert quelque chose, dit toujours “tu me dis stop”.
(Meredith est allongée sur le sol de sa salle de bain.) 
Meredith: C'est pas nous. C'est les hommes. Les hommes qui laissent stupidement leur pénis les diriger. Ils disent jamais qu'ils ont une femme, ils donnent absolument aucun signe qu'ils sont sur le point de rompre avec toi.
(Tout d'un coup, Cristina ouvre la porte de la douche. Elle est assise dans la baignoire, avec ses vêtements.)
Cristina: C'est pas le fait que Burke ait rompu avec moi, c'est la façon dont il a rompu avec moi. C'était comme un truc professionnel, comme un truc professionnel. Il joue les patrons avec moi !
Meredith: C'est ton patron, tu sais.
Cristina: Le pire c'est que ça me fait quelque chose.
Meredith: Je vais encore vomir.
(Elle se traîne vers la cuvette des toilettes et Cristina referme la porte de la douche.)
MVO: Ma tante dirait “Dites stop”, et bien sûr on ne le fait jamais.
(Meredith semble vouloir encore vomir.) 
Meredith: Non. Attends. Fausse alerte.
(Elle s'éloigne de la cuvette des toilettes et Cristina réouvre la porte de la douche. Meredith s'assoit contre le mur.)

Cristina: Le problème, c'est les œstrogènes.
Meredith: Non, le problème c'est l'alcool.
Cristina: J'ai toujours pensé qu'au boulot, et là, il se pointe et me met enceinte.
Meredith: Guidé avec son stupide pénis.
Cristina: Maintenant, je suis submergée d'hormones. Je suis foutue, il m'a démolie. Il a fait de moi cette vilaine, stupide baleine enceinte. Et qui ça intéresse ? Les œstrogènes !
(Elle referme une nouvelle fois la porte de la douche..) 
Meredith: Pénis, je te dis. Pénis, Izzie !
(La porte de la salle de bain s'ouvre et Izzie et George entrent. George va se brosser les dents et Izzie tient une bouteille d'eau. La porte de la douche s'ouvre à nouveau.)
Cristina: Les œstrogènes, George !
George: D'accord. Izzie.) Qu'est-ce que j'ai raté ?
(Izzie verse de l'eau dans le verre que tient Cristina.)
Izzie: Un mélodrame à vomir. Elles sont dans cet état parce qu'elle a largué Derek, et elle, parce qu'elle couchait avec Burke !
George: Je le savais.
MVO: On ne dit jamais “stop” parce qu'il y a toujours la possibilité d'avoir plus.
George: Tu as vraiment rompu avec Shepherd ?
(Il commence à se brosser les dents.) 
Meredith: Je sens un vide en moi.
Izzie: Deux heures à vomir, voilà ce que ça donne.
(Izzie et George brossent maintenant tous les deux leurs dents en regardant Meredith.)
MVO: Plus d'alcool, plus d'amour, plus de tout. Plus, c'est toujours mieux.
Meredith (Plus pour elle-même.): Non, je sens un vide énorme à l'intérieur.
Cristina: T'as du bol. Moi, je suis vraiment énervée.
(Elle referme la porte de la douche.)

[PARKING DU SEATTLE GRACE HOSPITAL.] 
(Meredith claque la porte de sa voiture. George, Cristina et Izzie sortent tranquillement de la voiture, juste après elle. Derek l'attend derrière un abri. Elle passe devant lui mais il la suit.)

Meredith: Stop.
Derek: Quoi ? 
Meredith: T'es là, à me guetter. Arrête, s'il te plaît.
Derek: On n'a pas communiqué, hier soir ?
Meredith: Si.
Derek: Et alors, tu n'as pas entendu ce que j'ai dit ?
Meredith: Que ta femme s'est tapée ton meilleur ami.
Derek: Et ce qui est vraiment important, c'est qu'elle a cessé d'exister pour moi, dès cette minute.
Meredith: T'as une amnésie conjugale ?  Derek: Non. Oh, je t'en prie, je me suis mis à nu, hier soir.
Meredith: C'est loin d'être suffisant.
Derek: Mais qu'est-ce qui serait mieux que ça ?
(Ils sont maintenant devant les portes d'entrée de l'hôpital. Meredith s'arrête et se retourne pour lui faire face.)
Meredith: T'as attendu deux mois avant de me dire que tu étais marié, et j'ai découvert ça seulement le jour où elle a débarqué, toute souriante et magnifique. Il a fallu que ce soit elle qui me dise que tu l'avais plaquée. (Cristina passe devant eux mais Izzie et George regardent de loin.) Je suis un évier qui n'a plus de bouchon, et tout ce que tu peux me dire va tout droit à l'égout. Alors ce sera toujours insuffisant.
(Elle s'éloigne et Derek a l'air triste. Izzie et George passent devant Derek.)
George: Elle aurait peut-être pu trouver une meilleur métaphore.
Izzie: Lâche la, elle a la gueule de bois.

(Meredith marche rapidement dans le hall d'entrée. George et Izzie sont quelques pas derrière. Burke se promène dans la salle d'attente de l'entrée et voit Derek arriver.)
Burke: Dr. Shepherd.
Derek (Regardant toujours Meredith.): Dr. Burke. 
Burke: Euh, on a un donneur qui arrive cette après-midi de Wilkeson General. On va faire le prélèvement d'organes.
Derek: Je ne vois pas en quoi ça me concerne...
(Quelques mètres plus loin, Meredith, George, Izzie et Cristina regardent, en attendant l'ascenseur.)
Burke: Dans le bloc 1, à 4 heures.
Derek: J'ai le bloc 1, à 4 heures.
Burke: Votre intervention n'est pas urgente...
Derek (Il le coupe.): Vous pouvez pas me dégager !
Burke: ...vous passez en premier, demain. En tant que chef...
Derek: Par intérim. Burke: ... j'en ai la possibilité.
Derek: Vous pouvez bien en déplacer un autre. Burke: On a besoin du bloc 1.
Derek: Pourquoi ils ne font pas le prélèvement à Wilkeson ?
Burke: Ils sont perdus au milieu de nulle part. Nous, on a l'aéroport à côté, l'équipement et le personnel. Votre opération est reportée à demain.
(Derek le regarde fixement puis s'en va. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et ils montent dedans.)
Cristina (À Meredith.): La mienne est plus grosse que la tienne.
(Alex arrive rapidement dans l'ascenseur.) 
Alex: Déshabillez-vous, je vais mesurer.
Cristina: Oh la ferme, Alex.
(Burke entend sa voix et la regarde dans l'ascenseur. Elle est mal à l'aise quand les portes se referment.)

(Bailey est avec ses internes, devant une ambulance à l'entrée des urgences. Les portes de l'ambulance s'ouvrent et un homme sur une civière est emmené par deux ambulanciers.)
 
Ambulancier #1: Homme de 45 ans. Collision frontale. Glasgow à 3. Embarrure. Lésions internes multiples. Vasoplégie au début du déchocage. On a dû médiquer par la sonde gastrique. Activité cardiaque inefficace.
Bailey: Depuis combien de temps ?
Ambulancier #1: On le réanime depuis plus de 20 minutes. Les pompiers ont mis 20 minutes à le sortir de la voiture. Il est pratiquement mort.
Bailey: Non, il n'est pas mort tant qu'on déclare qu'il n'est pas mort. Continuez.
(L'ambulancier emmène le patient à l'intérieur.)
Bailey: O’Malley, emmène-le dans la salle, et sauve-le.
George: Mais il est mort.
(Une autre ambulance approche des urgences. Alex, Cristina et Izzie se frayent un chemin vers elle.)
Bailey: T'as pas entendu ce que j'ai dit ? Il n'est pas mort tant qu'on déclare pas qu'il est mort. Tu sais quoi faire, alors fais-le. Euh Grey, t'es avec lui. Allez, bouge.
(Elle pousse Meredith vers l'entrée. Meredith avance, tandis que George reste planté là.)
Ambulancier #2 (De l'autre ambulance.): On a trois autres victimes qui vont arriver. Allez, bougez-vous !
(George suit Meredith tout doucement..) 
George (À lui-même): Mais... il est mort.
(Il soupire.) 

(Salle de trauma. L'homme de l'accident est allongé sur un chariot d'hôpital. Le moniteur de fréquence ne montre aucune activité cardiaque. Olivia est là, debout à côté de George. Meredith et d'autres médecins sont là aussi. Olivia donne à George les palettes pour choquer le coeur.)

George: Olivia.(Aux autres docteurs.) Il est en T.V.  
Meredith: Perf posée.
George: Bon, chargez à 200.
Olivia: 200. 
George: On dégage.
(Il choque le corps mais rien ne se passe.)
Meredith: Une ampoule d'adré et on recommence. Chargez à 300.
George: T'es sérieuse ?
Olivia: Je crois que c'est ce que le Dr. Bailey veut que tu fasses, George. (Il lui donne un coup d'oeil.) Dr. O’Malley. 
Meredith: C'est bien ce qu'elle veut, Dr. O’Malley. 
George: Oh bah d'accord, alors allons-y. Chargez à 300.
Olivia: 300. 
George: On dégage.

(Retour à l'entrée des urgences avec une nouvelle ambulance et une autre victime du même accident mais d'une voiture différente. Izzie, Cristina, Alex et Bailey sont devant le patient. Deux ambulanciers sont avec eux.)
Ambulancier #3: Homme de 46 ans. Conducteur sans ceinture d'un véhicule qui a traversé les voies.
(Une autre ambulance s'arrête de “gémir”. Ils commencent à emmener le patient à l'intérieur.)
Ambulancier #3: Systolique à 8. Tachycardie à 138. On lui a passé deux litres de Ringer, débit à fond. Sensibilité abdominale marquée.
Bailey: Des antécédents médicaux ? 
Ambulancier #3: Sa femme dit qu'il a le foie malade. Il attend une transplantation.
Bailey: Défense abdominale. Laissez-le. On va appeler Burke et Domner. Il faut le préparer pour le bloc, qui veut s'en charger ?
Izzie (Lève son bras très fort.): Moi ! 
Alex: Moi. 
Cristina (Lève son bras également très fort.): Moi, moi.
Bailey: Ah, trop tard. Stevens, il est à toi.
Izzie: Ouais. 
(Izzie avec l'aide de l'ambulancier, emmène le patient plus loin.) 
Bailey: Karev, prends le garçon.
(Une autre civière est emmenée par des ambulanciers et d'autres docteurs. Alex les rejoint.)
Bailey: Yang, tu prends la mère.
(Une troisième civière qui transporte la mère est emmenée par des ambulanciers. Cristina les rejoint.)
Bailey (Crie.): Je veux voir leurs radios dans 20 minutes, c'est clair !
(Un autre docteur près de là, avec un dossier dans la main, appelle Bailey.) 
Docteur: On a encore un patient pour vous.
Bailey: Où ? Là-bas ? (Elle regarde vers la mine.) Ah, d'accord.
(Elle arrive et le docteur lui donne le dossier du patient.
Bailey: Très bien, qu'est-ce que c'est ?
Docteur: C'est ce gars, là.
(Il pointe son doigt vers un gars allongé sur un lit, en robe d'hôpital. Son nom est M. Hubble.)
Bailey: Il a été blessé dans l'accident ?
Docteur: Non. Occlusion intestinale. Il veut pas nous dire ce qu'il a avalé, mais les radios montrent des petits sacs.
(Le docteur s'en va.) 
Bailey(Soupire.): Ils peuvent pas trouver de meilleur moyen pour faire passer de la drogue ?
(Bailey arrive dans la salle de trauma où se trouve George, Meredith, Olivia et les médecins. George est en train d'enfoncer une grande aiguille dans l'abdomen du patient.)
Bailey: Grey ! (Elle voit ce que George est en train de faire.) Oh, évacuation péricardique. Bien. C'est efficace ?
George: Mm mmh.
Bailey: Bon, vous allez le...
(Elle fait signe aux autres docteurs qu'ils peuvent partir.)
George: Je le prononce ?
(Olivia bouge et attrape un respirateur manuel et le raccroche au patient puis commence à pomper.)
Bailey: Qu'est-ce que tu fais ensuite, O'Malley ?
George: Je prononce le décès.
Bailey: Pour le sauver.
George: Euh... une fenêtre péricardique ?
Bailey: Excellent. Vas-y. (Elle fait signe à Meredith.) Grey, tu laisses ça, et tu vas t'occuper d'une occlusion intestinale.
(Elle sort.) 
Meredith: Chouette !
George: En tout cas, ton patient, il est encore en vie.
(Meredith s'en va. George et Olivia sont seuls dans la salle maintenant.)
Olivia: Et maintenant, docteur ?
(George semble moins heureux quant à la situation.)

(Richard est couché sur son lit d'hôpital, encore avec les bandages de sa neurochirurgie. Derek essaye de vérifier ses yeux avec la petite lampe de poche mais n'y arrive pas. Richard n'arrête pas de le repousser.)

Richard: Arrêtez. Ça va. D'accord. Ça suffit !
Derek: Allez, restez tranquille.
Richard: Derek, je vous en prie. Stop, arrêtez !
Derek: Restez tranquille, Richard. Je ne vois rien.
Richard: Comment je peux rester tranquille avec le machin dans les yeux ?
(Richard arrête enfin de se tordre et Derek peut vérifier ses yeux.)
(Richard soupire et Derek éloigne la petit lampe de poche des yeux de Richard. Il marche jusqu'à la fin du lit. Une petite femme noire légèrement enrobée arrive dans la chambre. C'est Adèle, la femme de Richard.)
Adèle: Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il veut sortir ? (Richard semble horrifiée qu'elle soit là.) Derek, vous ne savez pas que cet hôpital s'effondrerait entièrement si Richard ne soutenait pas les murs ?
Richard: Adèle. Tu devrais être en voyage.
Adèle: Vous avez de gros problèmes Monsieur mon mari. (Elle s'approche de lui et lui donne un baiser sur la joue.) Tu as subi une neurochirurgie sans rien me dire ?
Richard (L'air timide.): Tu sais, c'était juste une petite opération.
Adèle: Une neurochirurgie ! 
Richard: Je voulais pas te gâcher tes vacances.
Adèle: Tu sais pas ce que c'est que des vacances. Comment tu ferais pour les gâcher ?
Richard: Quoiqu'il en soit... (Il s'arrête et la regarde.) Comment t'as fait pour… (Il s'arrête et lance un regard très furieux à Derek.) Vous avez appelé ma femme ?
(Derek lève les yeux du dossier qu'il était en train de compléter, avec un air de surprise.)
Derek: Et vous, la mienne. (Richard se tait.) Je vous laisse sortir aujourd'hui uniquement si quelqu'un est avec vous à la maison.
Richard: Bien. 
(Addison s'approche de la porte en tenant une tasse de café.) 
Addison: J'ai cru voir une femme magnifique passait devant moi.
Adèle: Addison ! Oh, quelle surprise ! (Elle s'approche et elles se prennent dans les bras.) J'ai dit à Richard que j'étais sûre que toi et Derek vous alliez vous réconcilier.
Addison: Euh, à vrai dire si je suis ici, c'est pour le travail.
Derek: Addison et moi, c'est terminé, Adèle.
Addison: On n'est pas divorcés.
Derek: Pratiquement divorcés.
Adèle: Vous avez eu une conciliation ? 
Derek: On a eu un adultère, ça suffit.
Adèle: Hmm. 
Addison: Je vous verrai plus tard, d'accord ?
(Adèle hoche la tête et Addison s'en va. Adèle s'approche de Derek.)
Adèle: Vous devriez lui laisser une chance, Derek.
Derek: Content de vous avoir vue. (Il lui donne un bisou sur la joue.) Veillez bien sur lui.
(Il s'en va. Adèle se tourne vers Richard qui semble tout gêné.)

(Retour sur le garçon de l'accident Scott Seibert, qui semble avoir 15-16 ans. Il est allongé prêt à passer ses radios, et il porte une minerve. Alex est debout avec lui et un docteur des urgences se tient là aussi.)

Scott: Ma mère va bien, n'est-ce pas ?
Alex: Ouais, ouais, je crois.
Scott: Ils se sont disputés au petit-déjeuner. (Alex hoche la tête.) Papa... c'est l'enfer quand il est dans cet état. Il a grillé trois feux avant qu'on arrive sur la voie rapide.
(La caméra sort de la chambre et va dans une salle de trauma adjacente, où la mère de Scott, Lea Seibert est allongée sur un lit d'hôpital avec Cristina qui l'examine.)
Mme Seibert: Bob, mon mari, il conduit vraiment très bien.
(La scène passe successivement de Mme Seibert à Scott quand ils parlent. Ils parlent tous les deux au plafond plutôt qu'à une personne directement.)
Scott: Un mec dans un pick-up nous a coupé la route.
Mme Seibert: Il est prudent. Je crois qu'il a vu quelque chose au milieu de la route et...
Scott: Alors, ça l'a rendu dingue.
Mme Seibert: …et il a essayé de l'éviter.
Scott: Il s'est mis à poursuivre le gars… 
Mme Seibert: L'accident. Je sais pas ce qui s'est passé.
Scott: ...il roulait à fond pour l'avoir...
Mme Seibert: Cétait une si belle matinée. À un moment, tout va à merveille, et l'instant d'après...
Scott: …je criais après lui.
Mme Seibert: Le gars dans l'autre voiture, j'ai bien vu sa tête.
Scott: Et on s'est retrouvés à l'envers de l'autre côté de la voie rapide.
Mme Seibert (À Cristina, d'un ton implorant.): Les chirurgiens savent que Bob est malade du foie ?
Cristina: Oui. 
Mme Seibert: Comment va Scotty? 
Cristina: Votre fils est à côté en train de passer des radios.

(Retour sur Scott et Alex.) 
Scott: Mon père, il est...
Alex: Il est au bloc. C'est plutôt sérieux.
Scott (Se tait pendant un petit moment.): Ah oui ? Eh ben... alors ce salopard a ce qu'il mérite, tout compte fait.
(Alex le regarde fixement.) 

(Nouvelle scène dans un bloc opératoire, où M. Seibert, le conducteur de l'accident se fait opérer par le Dr. Burke et le Dr. Domner avec beaucoup d'autres docteurs debout, qui aident ou regardent. Izzie est une des internes qui regarde.)

Dr. Domner (À Burke): Pourquoi les gens s'imaginent qu'ils n'ont pas besoin de ceinture ?
Dr. Burke: J'ai fini de ce côté.
Dr. Domner: Le colon a dégusté, mais c'est jouable. Il y a du boulot, mais pour le foie, je vois pas ce qu'on peut faire.
(Burke le regarde fixement très durement.) 
Dr. Burke (À Izzie.): Que voyez-vous, Dr. Stevens? 
Izzie: Une profonde entaille qui saigne.
Dr. Burke: Quoi d'autre ? 
Izzie: C'est un duret et anémique, cirrhotique. Il paraît qu'il attend une transplantation.
Dr. Burke: Il a de la famille ici, Stevens? 
Izzie(Hoche la tête.): Sa femme et son fils.  

(Retour dans la salle de trauma où Cristina est encore en train d'examiner Mme Seibert.)
Cristina: Je vais vous aider à vous retourner. Doucement.
(Elle roule Mme Seibert sur un côté et relève sa robe d'hôpital pour voir son dos. On peut y voir un très gros bleu.)
Cristina: C'est un vilain bleu. Comment vous avez eu ça ?
Mme Seibert (Silencieuse pendant un moment.): Sûrement pendant l'accident, le choc était violent.
Cristina: Je ne crois pas que ça provienne de la collision. Ça date d'au moins une semaine.
(Mme Seibert reste silencieuse et ne répond pas. Cristina lève les yeux et se pose des questions à ce sujet.)

(Bailey rentre dans la salle de trauma où George et Olivia essaient toujours de ranimer le conducteur déjà mort de l'autre voiture de l'accident. George fait une fenêtre péricardique tandis qu'Olivia continue avec le respirateur manuel.)

Bailey: Alors, où en êtes-vous ? 
George: J'arrive à voir son coeur. Son coeur, qui a cessé de battre.
Bailey: Bon, ouvre le péricarde puis évacue. Si son coeur ne se relance pas, tu refermes et tu prononces le décès. (George semble contrarié.) Quoi ? Oh, tu crois qu'on profane le corps de cet homme ?
George: Bah, on fait certainement plus que...
Bailey: …plus que quoi ? (George paraît résigné.) S'ils sont en train d'y rester à la minute où ils franchissent ces portes, tu trimes et tu t'acharnes. Pourquoi ?
George: Pour l'expérience. 
Bailey: Non, quoi d'autre ? Il y a plus important. (George n'a aucune réponse.) Réfléchis à ça. Tu vas trouver.
(Bailey s'en va de la salle.) 

(Retour sur M. Hubble qui semble un peu abasourdi alors que Meredith et un autre médecin l'emmènent dans le couloir. Ils s'arrêtent devant l'ascenseur.)

Meredith: M. Hubble, ça simplifierait les choses pour nous et pour vous-même, si vous nous disiez ce que vous avez ingurgité. On va le savoir de toute façon en voyant vos radios.
M. Hubble: Vous avez le plus beau des visages. Aux traits fins et réguliers. Comme de la porcelaine.
Meredith: M. Hubble, ce que vous avez ingéré pourrait vous tuer. Êtes-vous sûr de en pas vouloir me dire ce qui est bloqué dans vos intestins ?
(Il la regarde puis regarde l'autre médecin et à nouveau Meredith.)
M. Hubble: Euh, non, ça pourrait vous offenser.
Meredith: C'est de la drogue ? 
M. Hubble: C'est pas de la drogue.
Meredith: M. Hubble. 
M. Hubble: C'est promis. C'est pas de la drogue.
(Les portes de l'ascenseur s'ouvrent.) 
Meredith: Très bien. Je suis contente que ce ne soit pas de la drogue.
(Ils poussent le chariot dans l'ascenseur.) 

(Meredith reçoit les radios de M. Hubble au bureau de la radiologie.)
Radiologiste: C'est de la drogue. On dirait qu'il a une dizaine de ballons dans les boyaux. (Meredith met les radios à la lumière pour mieux voir par elle-même.) Moi je dirais, cocaïne.

(Bailey, Cristina et Alex sont dans la salle d'observation des radios. Bailey allume la lumière sur l'écran pour éclairer les radios du patient d'Alex.) 
Alex: Scott Seibert. 18 ans. Ni fracture, ni hémorragie interne. Il a eu beaucoup de chance.
Bailey: Tes recommendations ?
Alex: On le garde une nuit en observation.
(Cristina affiche les radios de sa patiente sur l'écran.)
Bailey: Oh, c'est horrible !
Cristina: Léa Seibert. 43 ans. Multiples fractures anciennes de la clavicule, de l'humérus, de la troisième et quatrième côte.
Bailey: Soit c'est une adepte du rodéo, soit c'est une femme battue.
Alex: Le fils dit que l'accident est dû à la conduite dangereuse. Son père s'est énervé quand un mec lui a coupé la route.
Cristina: Oh, c'est pas l'histoire que j'ai eue. (Elle affiche une autre radio.) Elle a un très gros hématome en regard de son rein droit. Sensible à la palpation. Elle dit qu'elle a fait une chute la semaine dernière, et ça saigne.
Bailey: Hématome périrénal Qu'est-ce qu'on fait ?
Cristina: Ça se résorbera tout seul. On va juste surveiller. Elle doit se reposer... et voir un psy.
(Meredith arrive avec les radios de M. Hubble.)
Meredith: C'est de la drogue. 
Bailey: Stupide. (Elle prend les radios et les met sur l'écran.) Stupide, stupide. Une des boulettes éclate, et il crève en 5 minutes. Bon, qu'est-ce qu'on fait ?
Meredith: Vider l'intestin. 
Bailey: En quoi ça consiste ? Yang ?
Cristina: Vider l'intestin, ça consiste dans un premier temps, à le sortir entièrement de la cavité abdominale, ensuite à chercher les boulettes et à les extraire.
Bailey: Grey, réserve un bloc. Yang, Karev, vous en êtes. J'ai besoin de tous les bras disponibles.
(Bailey, Meredith et Cristina commencent à s'en aller mais Alex continue de regarder fixement les radios. Il s'approche d'un peu plus près.)
Alex: Vous êtes sûres que c'est des boulettes ? 
(Elles s'arrêtent à la porte et Bailey fait demi tour.)
Bailey: Tu as une raison de penser que ce ne sont pas des boulettes ?
(Alex pointe son doigt sur l'écran alors que Meredith et Cristina font demi tour aussi.)
Alex: Bah, celle-là a un visage.
(Bailey obscurcit légèrement la lumière. Les boulettes prennent peu à peu des structures de visages.)
Meredith: Celle-là aussi.
(Ils semblent tous stupéfaits.)
Cristina: Elles en ont toutes. 
Bailey: Ça, c'est pas croyable. Ce sont des poupées.
Cristina: Des poupées? 
Bailey: Il a avalé dix têtes de poupées, cette espèce de dingue !
(La caméra fait un gros plan sur un des visages de poupées.)
(Cristina a une expression de dégoût.)

[DIFFÉRENTES VUES DE SEATTLE EN PLEIN JOUR.]
[SEATTLE GRACE HOSPITAL, BUREAU DES INFIRMIÈRES.]
(Cristina est assise sur une chaise au bureau des infirmières. Alex est debout, il regarde un dossier pendant que Meredith en range un autre.)

Cristina: Ma mère m'achetait une poupée comme ça tous les ans. Ma tante aussi. La Surfeuse, la Disco, la Roller.
Meredith: J'ai toujours voulu avoir la Roller.
Cristina: Je les disséquais. Je leur enlevais les jambes, je leur rasais la tête.
(La caméra montre M. Hubble assis sur un lit d'hôpital au service pré-opératoire et revient sur les trois internes.)
Alex: Quand t'étais petite, t'avais déjà l'esprit tordu.
Cristina: Non, c'est des trucs sexistes, idiots et avilissants qui (Bailey arrive et Alex le remarque.) créent des images irréalistes et (Alex fait un signe de “bye” à Cristina et s'en va.) alimentent le délire porno dans l'esprit des mecs.
Bailey: Tu t'es levée du mauvais pied ce matin,Yang? (Cristina se retourne, puis s'assied et commence à taper sur l'ordinateur portable en face d'elle.) C'est des jouets. Grey, appelle pour un avis psy. Et vois s'il a de la famille.
Meredith: Je réserve toujours le bloc ?
Bailey: Un intestin en occlusion, ça nécrose en peu de temps. Vois avec le Dr. Burke si on peut récupérer un bloc. Ces poupées seront libérées aujourd'hui.

(Retour au bloc opératoire où le Dr. Domner est toujours en train d'opérer M. Seibert avec Burke à ses côtés. Izzie est toujours là à observer l'intervention.)
Infirmière de Bloc #1: Nouveau culot de B nég.
Dr. Domner: Il consomme beaucoup de sang.
Infirmière de Bloc #1: Je note. 
Dr. Burke: Des nouvelles des dons d'organes ?
Izzie: Il est en liste d'attente mais ils n'ont pas de foie pour lui.
Dr. Domner: La liste ne sert plus à rien. Même en y passant la journée, le foie restera hémorragique. Il ne supportera pas l'intervention.
Izzie: Et le donneur que Wilkeson nous envoie ?
Dr. Burke: Son foie est déjà attribué. Le seul espoir de M. Seibert, c'est un donneur de la famille.
Dr. Domner: On devrait peut-être arrêter. C'est pas la peine d'encombrer un bloc si on peut pas empêcher l'inévitable.
Dr. Burke: Il vous faut combien de temps pour terminer, Dr. Domner ?
Dr. Domner: Environ cinq ou six heures.
Dr. Burke: Alors c'est le temps qu'on a pour lui trouver un foie.
Dr. Domner: C'est vous le chef.

(Retour sur George et Olivia dans la salle de trauma. Ils essaient toujours de réanimer l'homme qui est mort dans l'accident. Il y a un silence gênant entre eux alors qu'ill essaient de le réanimer. George utilise un pistolet comme instrument pour faire des points de suture pour fermer la poitrine du patient.)
George: Est-ce que la famille est arrivée ?
Olivia: On essaie toujours de la joindre.
George: Tant mieux. Enfin, tant mieux qu'on l'ait pas... encore trouvée, c'est juste que j'ai pas à aller leur parler.
Olivia (Elle l'interrompt.): C'est toujours dur.
George: Oh oui.
Olivia: Désolée pour Alex.
(George serre le pistolet très fort.)
George: Ça fait rien. Ça va, je t'assure. C'est pas la peine d'en parler.
Olivia: Faut que tu saches que j'ai couché avec lui avant qu'on soit ensemble. Pas pendant.
(George serre le pistolet vraiment très fort.) Parce que, parce que quand j'ai commencé à coucher avec toi...
George (Il l'interrompt.): Oui, je comprends.
Olivia: Je voulais que les choses soient claires.
George: D'accord. C'est clair. (Encore une fois, il serre fort le pistolet.) C'est parfaitement clair.
Olivia (L'interrompant.): Bien. 
George (Hochant la tête.): Ouais.  
Olivia: Et, à propos de la syphilis...
George (Rapidement.): C'est vraiment pas nécessaire d'en parler.
Olivia: Je savais pas que je l'avais. Mais je suis infirmière, j'aurais dû m'en rendre compte, c'est vrai, c'était douloureux et ça me démangeait.
(George serre le pistolet fort à nouveau.)
George: D'accord. (Il recule et heurte le plateau à côté de lui.) J'ai compris, oui j'ai compris. Ce sont des choses qui arrivent.
(Il bouge jusqu'à la porte loin d'Olivia.)
Olivia: Oui, oui, ça c'est sûr. Des choses qu'on aimerait changer.
George (Hochant la tête.): Oh oui. (Son bipeur sonne et se dépêche de l'attraper et de le lire.) C'est le chef. Je dois y aller.
Olivia: Bien sûr. 
(George s'en va, vraiment pressé de partir.)
Olivia (L'appelant.): George ?
(Il revient dans la salle.) 
George: Oui ? Olivia: Tu dois le déclarer.
George: Le déclarer ?  
Olivia: Mort. 
George: Oh, ah oui. (Il attrape son bipeur pour vérifier l'heure.) Heure du décès, 13h08. (Il part.)

(Alex et un autre docteur emmènent Scott ,allongé sur un lit d'hôpital, dans le couloir. Scott qui semble très contrarié, frappe stupidement sur un des côtés du lit avec son poing. Ils le poussent dans l'ascenseur.)

Alex: Ça ira. 
(L'autre docteur s'en va et les portes de l'ascenseur se ferment.)
Alex: Un gars a été amené ce matin avec dix têtes de poupées dans l'abdomen. Faut vraiment être taré. C'est vrai, quand on y pense, ces trucs sont pas super faciles à avaler. Il y a encore les cheveux dessus, c'est pas terrible comme spaghettis. Ce mec va carrément chier des poupées.
(Scott sourit presque mais est trop contrarié. Alex soupire.)
Alex: Tu sais, quand t'es petit, tu peux te cacher. Ignorer les cris, les disputes, peut-être même faire comme si t'étais ailleurs. Mais quand t'es plus vieux, plus grand, tu penses que tu devrais intervenir. D'empêcher de la frapper. De la protéger. (Scott continue de frapper un des côtés du lit.) Et quand tu peux pas, tu sais pas contre qui être le plus en colère. Ton père ou toi-même. En général, c'est contre toi.
Scott (S'arrêtant de frapper.): Elle vous l'a dit ?
Alex: Elle a pas eu besoin. Ça se voit sur les radios. Il te frappe pas, toi hein ?
Scott: No, seulement elle. Alors qu'est-ce que vous faites pour la colère ?
(Les portes de l'ascenseur s'ouvrent.) 
Alex: Moi ? Je pense au mec qui mange des têtes de poupées. Lui, il a des problèmes.
(Alex sort Scott de l'ascenseur et le tire dans le couloir. Izzie se précipite vers eux.)
Izzie: Ah, justement, je vous cherchais.
Scott: C'est mon père.

(Retour dans la chambre de Mme Seibert. Un groupe de docteurs est là, dont le Dr. Burke et Cristina. Mme Seibert semble contrariée.)
Mme Seibert: Bob adore la bière. Il a commencé à souffrir du foie il y a deux ans. Il a arrêté de boire et on l'a mis sur la liste d'attente mais avec son groupe sanguin...
Dr. Burke: B négatif. 
Mme Seibert (Hochant la tête.): Il y en a pas tellement de disponibles. Ils ont suggéré de chercher un donneur dans la famille.
Dr. Burke: Il y en aurait un ?  
Mme Seibert: Mon fils. Ils disent que Scotty est compatible. Il a 18 ans...
Cristina (Interrompant.): Les membres de la famille ne doivent pas faire ça par obligation. C'est trop risqué.
(Burke regarde Cristina.) 
Mme Seibert: Scotty a eu un entretien psy. Vous savez, ils vous disent de réfléchir, ça se fait pas comme ça. (Cristina hoche la tête.) Il a pas encore pris sa décision. (Cristina remarque que Burke la regarde fixement.) Mais on a déjà fixé une date pour l'opération. (Elle pleure légèrement.) Je veux pas le pousser, je veux surtout pas l'obliger...
Cristina: Il faut pas, non. 
Mme Seibert (Pleure.): Oh, je veux pas perdre Bob.
Dr. Burke: On va laisser à votre fils autant de temps qu'on pourra pour prendre sa décision, d'accord ?
(Les autres docteurs hochent la tête.) 
Mme Seibert (Sanglote.): Merci… (Elle continue de pleurer. ) 
(Burke donne un regard dur à Cristina et tout le monde part de la chambre. Cristina s'en va en dernier et est stoppée par Burke dans le couloir.) 
Dr. Burke: Bon alors, tu peux m'expliquer ?
Cristina: C'est une femme battue. Ses radios montrent des années de mauvais traitements.
Dr. Burke: Je ne le savais pas...
Cristina (L'interrompant.): Elle a des tas de fractures et aussi un hématome rénale parce qu'elle a pris des coups il y a une semaine. Et puis en plus, c'est sa conduite dangereuse qui a causé l'accident. Et le gars en face y est resté.
Dr. Burke: Et ça veut dire quoi ? On ne tente rien pour lui, on le laisse crever sur la table ?
Cristina: Bah si ça dépendait de moi...
Dr. Burke (L'interrompant.): Pensez en chirugien, Dr. Yang ! On a un patient mourant et un foie qui pourrait le sauver.
Cristina: C'est plus compliqué que ça.
Dr. Burke (D'un ton dur.): Pour les services sociaux, c'est certain. Pour la famille. Pas pour toi. Ça ne dépend pas de toi.
(Il commence à partir.) 
Cristina: J'ai compris, c'est parfaitement clair.
(Il entend ça et revient rapidement.) 
Dr. Burke: Eh bien je suis contente qu'on se soit enfin compris.
Cristina (Elle secoue la tête): Ça m'étonne pas.  
(Elle part dans une autre direction. Burke s'en va également de son côté.)

(Burke marche avec Patricia, l'assistante de Richard dans un des couloirs ouverts de l'hôpital.)

Dr Burke: Le donneur de Wilkeson ? 
Patricia: Il devrait être là à 3 heures. L'équipe de prélèvement est en route.
Dr Burke: Il faut aussi que j'appelle le centre de dons d'organes à propos du foie du fils de Seibert.
(Meredith arrive vers eux, venant de la direction opposée.)
Meredith: Dr. Burke. (Ils s'arrêtent.) Le Dr. Bailey a besoin d'un bloc et ils sont tous pris.
Dr Burke: Pour ? 
Meredith: Une occlusion intestinale urgente.
(Elle lui tend les radios de M. Hubble. Il les prend et les regarde.)
Dr Burke: Drogue ? 
Meredith: Dix têtes de poupées.. 
Dr Burke: C'est sérieux ? 
Meredith: Oui. 
(Patricia regarde également les radios.) 
Patricia: Je peux voir leurs visages. (Elle imite la voix de la poupée.) “Aidez-moi. Laissez-moi sortir.”
(Burke baisse les radios rapidement.) 
Dr Burke (À Patricia.): Annulez l'heure de Warner au bloc 3. Mais ne lui dites pas ce qu'on va prélever. Tenez.
(Il redonne les radios à Meredith.)
Meredith: Merci. 
(Lui et Patricia continuent de marcher et Meredith s'en va dans l'autre direction.)

(Burke entre dans le bureau de Richard. Il est surpris de voir Adèle qui met de l'ordre dans des papiers.)

Adèle: S'il ne s'occupe pas de ce qui se passe ici, il veut certaines choses pour s'occuper à la maison, au moins. (Patrica arrive.) J'en ai seulement pour un instant.
(Patricia tend un papier à Burke.) 
Patricia: Les feuilles de présence. À signer. (Elle fait coucou à Adèle, qui fait le même geste en retour et s'en va du bureau.)
Adèle: Dans ce travail, on n'est jamais tranquille, hein ? Il y a toujours une opération urgente, un problème administratif à régler. (Burke la regarde alors qu'il signe le papier sur la table ronde.) Être chef en réalité, c'est pareil qu'être interne. Le boulot s'arrête jamais.
(Burke se dirige vers le bureau alors qu'Adèle regroupe un grand carton de choses à emporter. Il s'assoit dans la chaise du bureau.)
Adèle: Quand j'ai appris que Richard avait une tumeur, vous voulez que je vous dise ? J'ai été soulagée. (Burke regarde l'ordinateur, et n'écoute pas vraiment.) Je me suis dit qu'il allait enfin être obligé de prendre sa retraite. (Il lève les yeux sur Adèle, à l'écoute de cette parole, intrigué.) Ah. Ça retient votre attention, hein docteur ? Pour vous, comme pour moi, si ça arrivait, c'est ce qui aurait de mieux. (Elle attrape son sac.) Je pourrait enfin réserver des vacances pour deux. (Elle rit.) Vous êtes parfait pour ce poste, Preston. Détaché, obsédé par le travail. Cet hôpital, ce boulot, il y a que ça qui vous intéresse, hein ?
(Elle s'en va du bureau, laissant Burke réfléchir sur ce qu'elle vient de dre.) 

(Scott est allongé sur son lit d'hôpital dans sa chambre. Izzie et Alex sont là avec lui. Un autre médecin est là aussi pour vérifier les mouvements de Scott. Il tend un échantillon à Izzie.)
 
Scott: Faut que ça soit aujourd'hui ?
Izzie (Au médecin.): Merci. (À Scott.) Il ne pourra pas sortir du bloc avec son foie. Il perd beaucoup de sang.
Scott: Quand on a l'entretien, on nous dit de rien forcer. Un jour, à un moment, on saura prendre la décision. Ça devrait être facile, pas vrai ? C'est mon père. 
Alex: C'est une opération lourde. Ça va être un immense changement dans ta vie.
Izzie: Mais le bon côté c'est que le foie est le seul organe qui se régénère. (Alex paraît énervé.) Ils ne vont prendre que la moitié du vôtre, et il aura repris sa taille normale dans 2 mois. Vous ne pourrez peut-être pas courir le marathon dans un mois, mais...
(Alex attrape le bras d'Izzie et l'interrompt.)
Alex: Dr. Stevens, je peux vous voir dehors un moment ?
(Il tire Izzie dehors, dans le couloir.) 
Izzie: C'est quoi ton problème ? 
Alex: (En colère.) Tu fais de la propagande. Le receveur est ton patient. Tu devrais pas parler au donneur.
Izzie (Sur la défensive.): Le receveur est son père, qu'il va vite perdre s'il ne prend pas une décision...
Alex (En colère.): Et il est conscient de ça, d'accord ? Tu peux me croire, il en est bien conscient. Tu n'as aucune idée de ce qu'il y a dans la tête de ce gamin. Aucune.
(Il revient dans la chambre laissant Izzie perplexe.) 

(George emmène Richard sur un fauteuil roulant pour qu'il rentre chez lui. Adèle marche à côté d'eux, tenant le carton qu'elle avait dans le bureau.)

Richard (À George.): Appelez 3 fois par jour.
Adèle: N'appelez pas 3 fois par jour.
Richard: Et si ma femme ne me passe pas l'appel...
Adèle (Elle l'interrompt.): Je vous le passerai pas.
Richard: Recommencez jusqu'à ce qu'elle le fasse.
George: Oui, monsieur. 

(Adèle lance un regard à George. Il secoue la tête vers elle sans que Richard s'en aperçoive. Ils passent devant la chambre de M. Hubble où l'interne en psychiatrie Raj est en train de marcher avec le Dr. Bailey et Meredith. Raj et Bailey s'arrêtent pour parler de M. Hubble alors que Meredith va ranger son dossier.)

Raj: Ça pourrait être une pica. Peu probable pour un homme de son âge. C'est un peut-être un complexe d'Oedipe ou un culte pour les poupées qu'il voient en tant que partenaires. (Bailey lui lance un regard bizarre.) Ou alors c'est peut-être que ça lui procure du plaisir.
Dr. Bailey: Oh, j'ai vu des tas de choses étranges un peu partout, mais en quoi ça pourrait lui procurer du plaisir ?
(Meredith revient vers eux.) 
Raj: C'est quand elles sortent que ça lui plait.
Dr. Bailey: J'ai aucune envie d'entendre ça.
(Addison arrive.) 
Addison: Dr. Grey, pourrais-je vous voir un moment ?
(Meredith regarde Bailey qui vient vers Raj pour signer le dossier qu'il tient dans sa main.)
Dr. Bailey: Me regarde pas, je peux rien pour toi.
(Meredith marche vers Addison et elles marchent dans le couloir ensemble.)
Addison: Je présume qu'il vous a dit pour quelle raison il m'a quittée ?
(Meredith semble énervée et s'arrête devant Addison.)
Meredith: Dr. Shepherd, avec tout le respect que je vous dois, ceci ne me concerne pas.
(Meredith s'en va mais Addison la suit.)
Addison: Vraiment ? Alors vous n'avez pas décidé de le reprendre ? Gentille fille.
Meredith: Et à l'avenir, j'apprécierais qu'on ait, vous et moi, des relations strictement professionnelles.
(Addison s'arrête et Meredith continue de s'en aller. Addison l'interpelle et Meredith se retourne.)
Addison: Meredith... Les gens font parfois des choses désespérées pour attirer un peu l'attention.
(Meredith s'en va.) 
Addison (L'interpelle.): Il y a dans chaque histoire, deux versions différentes.

(Cristina, Izzie et George sont dans la cafétéria en plein air de l'hôpital, avec chacun leur plateau de nourriture dans les mains.)
Cristina: Le père est alcoolique, il bat sa femme. Il y a pas même pas à se poser la question.
Izzie: Ouais, mais si tu peux sauver quelqu'un et que tu le fais pas, t'es pas en train de commettre un meurtre ? Cristina: Ouais, comme lui, en défonçant la voiture du machabée de George. C'est lui le meurtrier pour son fils(George s'arrête quand il voit une table vide avec 10 poupées Judy assises en cercle, sans leur tête.)
George: Oh non, ça c'est malsain !
Izzie: Qui pourrait faire ça ? 
(Meredith les rejoint avec son plateau et ils se retournent et voient Alex s'asseoir à une table à côté. Il a un air fier pour qu'on devine que c'est lui qui avait arrangé les poupées comme ça.)
Cristina: Oh. (Elle attrape une poupée.) Tiens, regarde la poupée voler. (Elle la jette sur lui mais il arrive à l'esquiver.)
(Olivia arrive avec son plateau alors qu'ils s'assoient à la table des poupées.)
Olivia: Salut George. 
George (D'un air dédaigneux.): Salut. 
(Cristina, Izzie et Meredith se lancent des regards embarassés et regardent George d'un air interrogateur.)
George: Bah quoi ? 
Meredith: George. Elle essaie de recoller les morceaux. Tu devrais aller manger avec elle.
(George attrape une poupée et joue avec elle.)
George: Non. Non, désolé.
Izzie: Elle est mignonne et elle t'aime bien. Alors, laisse pas la syphilis tout gâcher.
George: C'est pas la syphilis.
Cristina: C'est sûr, c'est la syphilis. 
George: C'est pas la syphilis ! 
Izzie: C'est quoi, alors ? (George ne répond pas et regarde vers le bas.) Ah. 
Meredith: Quoi ? (George hausse les épaules.) Qu'est-ce que c'est ? Dis-le.
Izzie: Il y a une autre fille. 
George: Izzie ! 
Cristina: Quoi, il y a une autre fille ?!
Izzie: Il lui a pas encore dit qu'il l'aimait bien.
George: Izzie, on se croirait dans la cour de l'école.
Izzie: Il a un faible pour elle.
George: Non, je vous assure.
(Cristina rit alors que Meredith regarde George qui contemple et joue encore avec la poupée.)
George: Non ! C'est un truc très personnel. Un jour, j'aimerais développer ce truc avec cette autre fille. Femme. C'est une vraie femme.
(Meredith arrache la poupée des mains de George et la fait claquer sur la table.)
Meredith: Non ! Qu'est-ce que tu fais ?
George (D'un air d'excuse.): Eh bah, je m'amuse avec les...
Meredith (Elle l'interrompt.): Non George, avec Olivia. (Elle attrape la poupée et la pointe sur George.) Qu'est-ce que tu fais avec Olivia ?
George: Rien.
Meredith: Tu lui laisses croire que tu es absolument disponible. Tu lui laisses croire qu'elle a une chance. (D'une voix plus forte.) Et il n'y a rien de pire au monde que de croire que t'as une chance quand t'en as vraiment aucune.
(Elle jette la poupée.) 
Cristina: Meredith a raison. Dis-lui qu'il y a quelqu'un d'autre. Dis-lui pourquoi George. C'est vrai, (Elle hurle.) donne-lui une chance de savoir à quoi s'en tenir, c'est la moindre des choses !
George (Choqué.): Pourquoi tu cries sur moi ?
Cristina (D'une voix forte.): À cause des hormones, George ! Parce que j'ai trop d'oestrogènes !
(Elle prend une bouchée de sa salade, en colère. Meredith regarde George, en colère également. George semble interloqué par toute la situation. Izzie essaie de sourire.)
Izzie: Euh, si on changeait de sujet.

(Burke se tient devant le planning des chirurgies, le regardant d'un air pensif. Derek descend des escaliers derrière lui et s'arrête à côté de lui.)
Dr. Shepherd: C'est le foutoir.
Dr. Burke: Non, pas du tout.
Dr. Shepherd: Je reconnais un foutoir quand je vois un foutoir. Dans le bloc 1, il y a le prélèvement d'organe, Seibert dans le bloc 2, une occlusion intestinale dans le bloc 3...
Dr. Burke: C'est juste un peu encombré.
Dr. Shepherd: Un peu encombré ? Ah non, moi je dirais super encombré. Et chez moi, Burke, super encombré, c'est le foutoir.
(Une infirmière de bloc arrive près de Burke et Shepherd.)
Infirmière de bloc #2: Ils veulent savoir s'il y a du nouveau au sujet du foie de Seibert.
Dr. Burke: Combien de temps pour ce qu'il reste à faire ?
Infirmière de bloc #2: Environ deux heures.
Dr. Burke: Dites-leur que je vais passer les voir.
(L'infirmière de bloc s'en va. Le Dr. Warner et son équipe arrive dans le couloir vers Burke.)
Dr. Warner: Vous m'avez viré pour une occlusion intestinale ?
Dr. Shepherd: Ah, j'arrêterai de payer pour l'homme qui dirige le royaume.
(Il s'en va.) 

(Meredith dans le couloir avec d'autres médecins, amène M. Hubble au bloc opératoire pour sa chirurgie.)

Meredith: C'était un acte de désespoir ? 
M. Hubble: Pas du tout. 
Meredith: Un moyen d'attirer l'attention ? 
M. Hubble (Lève ses sourcils.): Non, bien sûr que non. 
Meredith: J'essaye juste de comprendre là, M. Hubble. Pourquoi ces 10 têtes de poupées ?
M. Hubble: Parce que 11, ça faisait vraiment un peu trop.

(Bloc opératoire de la chirurgie de M. Hubble. Cristina, George et Alex sont là d'un côté. Bailey, Izzie et Meredith, de l'autre.)
Izzie: Il doit y avoir un rapport avec sa mère. Elle voulait peut-être une fille et elle lui a offert des poupées à chaque anniversaire.
Bailey: J'en sais rien. George: Oh, oh, j'en ai une autre.
(Il sort une des têtes hors de l'intestin.) 
Meredith: Ahh !
Dr. Bailey: Yang, prends les clamps. Grey, pousse la tête vers l'incision.
(Meredith commence à serrer la tête de poupée à travers l'intestin.) 
Alex: Peut-être que sa mère ressemblait à une poupée et qu'il est “branché” vaudou. Alors, au lieu de planter des aiguilles...
(Ils sortent une petite tête de poupée noire avec une coupe afro, hors de l'intestin.)
Dr. Bailey: Oui. Voilà. (Elle tient la tête de poupée avec un clamp.) Oh, la poupée noire. Avec la coupe afro avant qu'ils lui fassent des cheveux longs. Elle avait des grandes bottes et un blouson en cuir. (Elle met la tête de la poupée dans une large bassine en argent.) Quel dommage ! C'est une pièce de collection.
Alex: Des poupées de collection, ça change tout.
Cristina: Sérieusement, vous pouvez reconnaître ces poupées à leurs têtes ?
Dr. Bailey: Ça te pose un problème, Yang ? J'aime les poupées. J'ai des poupées. Le seul problème que j'aie avec les poupées c'est qu'elles sont dans les intestins de cet homme.
(Burke pénètre dans le bloc.) 
Dr. Burke: Bailey, j'ai besoin d'un interne aux urgences pour attendre le donneur d'organe.
Dr. Bailey (Elle regarde George.): O’Malley. 
(George part de la table d'opération.) 
Dr. Burke: Vous vous en sortez ? 
Dr. Bailey: Il reste plus que deux têtes. 
Dr. Burke: Alors Karev, Stevens, Yang, sortez. Il nous faut une réponse du fils Seibert.
(Cristina et Burke se regardent. Il part du bloc et les internes commencent à sortir. Bailey ôte une autre tête de poupée.)
Dr. Bailey: Oh oui. La poupée Yéyé. Elle avait un scooter jaune. Tu sais ce qui est bizarre ?
Meredith: On n'a pas déjà eu assez de trucs bizarres ? 
Dr. Bailey: Elle te ressemble un peu.
(Meredith ne répond pas. Bailey déposé la tête de poupée dans la bassine en argent.)

(Olivia ouvre les portes de la chambre d'un patient. George est quelques pas derrière elle avec un dossier à la main, et est suivi par une infirmière et deux docteurs qui emmènent un homme sur un lit d'hôpital.)

Infirmière #1: C'est le donneur de Wilkeson.
George: On va la mettre ici (Il désigne l'endroit où est Olivia.) le temps que l'équipe de prélèvement soit là. Merci.
(Ils l'emmènent dans la chambre.)
George: Au moins, cette femme a le coeur qui bat.
(Ils s'en vont tous, sauf George et Olivia. Olivia ferme une des portes de la chambre. Elle et George partagent un regard.)
George: Je crois que Bailey me demanderait de...
(George commence à vérifier le patient et Olivia marche vers l'autre côté du lit et allume le moniteur.)
Olivia: On a enfin réussi à joindre la famille de l'automobiliste. Ils vivent à Portland, ils seront ici dans quelques heures. Tu veux que je te bipe quand ils seront là ?
George: Ouais. Ils sont au courant ?
(Elle marche derrière George.) 
Olivia: Seulement qu'on s'occupe toujours de lui.(Elle clique sur un interrupteur.) C'est toujours mieux d'entendre des mauvaises nouvelles de vive voix. (George a une expression sur son visage.) Moi je sais que, à leur place, j'aimerais discuter avec celui qui l'a vu mourir. (Elle parle calmement.) Qu'il m'explique les choses. (D'une voix normale.) Afin de continuer à vivre ma vie. 
George (Essaye de l'ignorer.): Ah. 
Olivia: George ?
(Il presse le sternum du patient, il a un réflexe, alors tout son corps se soulève du lit.)
George: T'as vu ? T'as vu ça ?
(Il le refait.) 
George: Elle est décérébrée. Elle est pas... son tronc cérébral fonctionne.
(L'équipe de transplantation vient dans la chambre et ouvre la porte qu'Olivia a fermée. Le Dr. Orsen, le docteur en charge, vient avec d'autres docteurs.)
Dr. Orsen: Très bien, bon, on s'en occupe maintenant.
George: Non attendez, regardez.
(Il appuie de nouveau sur le patient qui a le même geste de réflexe.)
Dr. Orsen: Ouais, elle est décérébrée. (Aux autres médecins.) D'accord.  
George: Mais, mais elle peut pas être déclarée en mort cérébrale alors...
(Ils commencent à emmener le patient.)
Dr. Orsen: C'est un léger réflexe qu'ils n'ont pas relevé. Le cortex est mort, le tronc cérébral va suivre. (L'équipe commencent à pousser le lit du patient dans le couloir.) La mort est imminente, faut juste attendre un peu.
(George semble choqué et confus alors que le Dr. Orsen suit l'équipe.)
George: Oui, mais vous croyez pas...
Dr. Orsen (Interrompant.): Le temps qu'on monte au bloc, elle sera morte, docteur.
(L'équipe s'en va.) 
George (À lui-même.): Mais elle est encore en vie, pour l'instant.

(Retour dans la chambre de Scott, où il est allongé dans son lit, d'un air pensif. Alex vient à sa porte avec une chaise roulante et frappe. Scott regarde vers Alex.) 
Alex: Ça empeste l'hôpital ici.

(Burke entre dans le bloc opératoire où M. Seibert se fait opérer par le Dr. Domner. Une équipe chirurgicale est là également.)
Dr. Domner: Qu'est-ce qu'on fait avec ce type, Preston ? C'est juste un exercice ? J'ai pas besoin d'entraînement.
Dr. Burke: On a le feu vert du centre de dons d'organes. On essaie d'avoir une réponse du fils.
Dr. Domner: Il consomme du sang à mort. Et je parle au sens propre.
Dr. Burke: Il y en a encore pour combien de temps ?
Dr. Domner: Environ une heure et demie. Mais sans un autre foie, je sais pas s'il tiendra aussi longtemps.
(Burke regarde M. Seibert.) 

(Mme Seibert est allongée sur un côté, dans sa chambre. Cristina vérifie son dos.)

Mme Seibert: Il faut que je parle à Scotty. Qu'on ait une discussion. Je dois lui parler.
(Cristina a terminé et Mme Seibert roule sur son dos.)
Cristina (Évite le contact visuel.): Je crois qu'ils veulent qu'il prenne sa décision tout seul.
Mme Seibert: Vous croyez que je suis malade de vouloir sauver mon mari ?
Cristina: Je crois que... vous réagissez de façon émotionnelle. Quand on agit en fonction de ses sentiments, il est parfois difficile d'avoir assez d'objectivité et de considérer tous les faits. Un homme a été tué par votre mari sur la voie rapide aujourd'hui, et il a failli vous tuer, vous et votre fils. Ce sont les faits.
Mme Seibert: Avez-vous déjà été amoureuse, docteur ? (Cristina la regarde.) Moi oui, et vous ?
Cristina: L'amour a ses limites.
(Cristina s'en va alors que Mme Seibert secoue la tête.)

(Dr. Shepherd marche dans le couloir en mangeant quelque chose. George court après lui.)                                                                                                              George: Dr. Shepherd !                                                                                 (Derek s'arrête et se retourne vers lui.)                                                                 
Dr. Shepherd (En mastiquant.): Dr. O’Malley. 
George: J'étais aux soins intensifs avec le donneur d'organe et le Dr. Bailey a dit de faire un examen médical sur les patients même s'ils sont...                                                                                                                             Dr. Shepherd (Interrompant.): Qu'est-ce que t'as trouvé ?                                                                                                                  George: Elle est décérébrée. Le donneur, son tronc cérébral fonctionne.

(Dr. Shepherd et George marchent rapidement dans le couloir des blocs. Ils vont voir l'équipe de transplantation, qui est avec le donneur.)                                                  Dr Shepherd: Tu t'es pas trompé ?                                                                    George: Non. Sûr et certain, il est là.                       

 

Dr. Shepherd: Excusez-moi, docteur Shepherd, chef de la neurochirurgie. Vous permettez que je jette un oeil ? (Il commence à examiner le patient.)                                                                                                          Dr. Orsen (Comme s'il n'arrive pas à croire ce qui se passe.): D'accord, oui, elle a encore des réflexes de posture. On avait l'intention d'attendre qu'elle soit morte. Elle est dans un coma irréversible.                                                                                                       (Derek appuie sur le sternum du patient qui a de nouveau un réflexe.)
Dr. Orsen: Hines, le neuro de Wilkeson, a supervisé le protocole.                                                                                                                                             Dr. Shepherd: Il n'a pas vu la décérébration. Et quoi d'autre en plus ? (Il attrape le dossier du donneur et le feuillette.) Elle a une tumeur sur son tronc cérébral, c'est bien ça ? Je ne vois pas d'IRM. On lui a fait un ECG pour confirmer la mort cérébrale ?

(Dr. Orsen hausse les épaules d'un air énervé par tout ce qui se passe.)                       Dr. Orsen: Oui. D'après Hines.
Dr. Shepherd: Je connais pas le Dr. Hines. (Meredith, qui est debout au bureau des infirmières, lève les yeux et regarde la scène de loin.)                                                Dr. Orsen: On a six patients dans trois États qui attendent des organes de cette femme.                                                                                                                 Dr. Shepherd: Oui, et ils seront très heureux d'apprendre que les organes qu'ils reçoivent, proviennent d'une personne réellement morte.
(Burke sort de la chirurgie de M. Seibert et remarque la bataille acharnée qui se déroule et décide d'aller voir.) 

Dr. Orsen: On ne la touchera pas tant qu'elle est vivante. Croyez-moi, c'est pas dans nos habitudes...
Dr. Burke (Interrompant.): Il y a un problème, messieurs ? Dr. Orsen ? Dr. Shepherd ?
Dr. Shepherd: Oui, on a un donneur, décérébré.
(Cristina arrive au coin, remarque également la situation et regarde.)
Dr. Shepherd: Je veux faire un ECG et une IRM.                                                  Dr. Orsen: Une perte de temps qui coûte chère. (Burke feuillette le dossier du donneur.)                                                                                                          Dr. Shepherd: J'insiste là-dessus. 

(Burke lance un regard étrange à Derek.)
Dr. Burke: Vous insistez ?                                                                                 Dr. Shepherd: J'insiste.  (Cristina et Meredith se regardent et Meredith relève les sourcils pour dire que c'est un concours “de celui qui sera le plus fort”.)                                       Dr. Burke: Si mon chef de la neurochirurgie dit qu'il lui faut un ECG et une IRM, (Il tend le dossier à Derek.) il aura un ECG et une IRM.
Dr. Orsen: Vous vous rendez compte qu'on six patients qui attendent ?
Dr. Burke: Ça n'est pas de mon ressort, Dr. Orsen. Qui reçoit les organes, c'est le ressort des dons d'organes. Qui donne les organes, c'est le ressort des familles. J'ai un gars au bloc en attente d'un foie, qui ne mérite peut-être pas d'être sauvé, et là encore, ce n'est pas de mon ressort. Vous savez ce qui est de mon ressort ici ? C'est tout le reste. (Il se tourne vers Derek.) Le patient est à vous, Dr. Shepherd. 

Dr. Shepherd: Merci, Dr. Burke. 
(Dr. Orsen secoue la tête et s'en va, très en colère. La plupart de l'équipe de transplantation s'en va à son tour. Shepherd et d'autres médecins commencent à emmener le patient dans le couloir.)                                                                                                               Dr. Shepherd: Dr. O’Malley, vous voulez assister à son IRM ?

(George suit le Dr. Shepherd. Burke est là debout, et remarque Cristina qui observe. La caméra permute vers Shepherd qui remarque que Meredith observe la scène du bureau des infirmières.)
Dr. Shepherd (À un médecin.): Allez, on traîne pas. On va d'abord faire l'ECG. George, t'es avec moi ?

 

[CHEMIN DE PROMENADE DU SEATTLE GRACE HOSPITAL PRÈS DU PARKING.]           (Izzie se précipite dehors, à la recherche de plusieurs personne et les voit. La caméra va sur Alex qui promène Scott dans un fauteuil roulant plus bas dans le chemin à côté de l'hôpital.)
Scott: Et s'il recommence à la frapper ?
Alex: Tu dois pas t'arrêter à ça. Et quoi que tu fasses, ne prends pas ta décision sous le coup de la colère.
(Izzie court sur le chemin en courant, derrière eux.)
Izzie (Elle les appelle.): Alex ! 
Scott: Alors qu'est-ce vous avez fait ? Vous avez fait quoi avec la vôtre ? Izzie (Appelle encore plus fort.): Alex ! 
(Alex qui pousse le fauteuil roulant se retourner alors qu'Izzie court vers eux et s'arrête quelques pas derrière eux.)
Izzie : Hey. Tu devrais pas être dehors. Le Dr. Burke a besoin du...
Alex (Il l'interrompt.): Tu peux nous laisser, s'il te plaît.
(Izzie soupire et va sur le côté. Alex s'accroupit à côté de Scott.)
Alex: Ma colère avait sa propre existence. Je me suis développée, j'ai fait de la lutte et quand il a recommencé à cogner sur ma mère, je l'ai chopé et je lui ai mis la raclée de sa vie. Quand il est sorti de l'hôpital, il s'est tiré. Et il est jamais revenu à la maison. C'était un salopard de première, mais c'était quand même mon père, tu sais ? (Scott hoche la tête.) Et maintenant, maintenant j'aimerais tant, ne jamais l'avoir connu. On aurait pu trouver une solution.
(Scott le regarde et Alex hoche la tête. Il se ourne pour voir Izzie qui est encore là, et se retourne vers Scott et roule les yeux. Il se lève et pousse le fauteuil de Scott vers Izzie.)
Alex: Qu'est-ce qui y a ?
Izzie: Désolée. Je ne voulais pas vous interrompre. C'est...
Alex (Il l'interrompt.): Quoi ? Qu'est-ce qu'il veut, Burke ?
Izzie: Je suis désolée Scott, mais il faut vous décider maintenant.

(Retour dans la chambre de Mme Seibert où Alex, Izzie, Cristina et Burke attendent la décision de Scott. Mme Seibert est assise toute droite dans son lit, le coeur brisé en attendant la décision de son fils. Scott est assis dans son fauteuil roulant, le regard baissé, frappant en rythme avec un de ses poings sur les bras du fauteuil. Il fait ça pendant un moment.)
Mme Seibert (Au Dr. Burke.): Mais ce serait pour quand ?
Dr. Burke (Marche vers le lit.): Il faudrait conduire Scotty en pré-op immédiatement. Le chirurgien est déjà sur place et il attend. Il ne reste plus beaucoup de temps. Mme Seibert (Implorant.): Scotty ? (Avec des larmes dans la voix.) Scotty ?
(Scott continue de frapper légèrement son poing en rythme sur les bras du fauteuil, et regarde Alex. Il rebaisse les yeux et finalement arrête de frapper son poing. Il prend une grande respiration. Les autres le regardent. Mme Seibert se bat pour ne pas pleurer. Scott lève la tête.)
Scott: Ouais. D'accord. (Mme Seibert a un soupir de soulagement.) Je vais le faire.
Mme Seibert (Chuchote.): Oh merci.
Dr. Burke: On le monte au bloc, appelez le chirurgien...
Scott: Mais uniquement à deux conditions. (Mme Seibert le regarde brutalement et Burke revient dans la chambre. Scott fait rouler son fauteuil près du lit de sa mère.)
Scott: Tu vas dire la vérité à la police, à propos de ce qui s'est passé dans cet accident. (Mme Seibert paraît choquée et regardent les autres comme un appel à l'aide et puis regarde à nouveau son fils, d'un air contrarié, en essayant de ne pas pleurer.) Et, dès qu'on sort de l'hôpital, toi et moi, on déménage. Ça a assez duré.
Burke: D'accord. (Burke sort de la chambre. Cristina, Izzie et Alex le suit doucement un par un.)

(Cristina marche avec le dossier de Mme Seibert vers le bureu des infirmières, qui est à côté de la chambre de la patiente. Burke est là, en trian de parler à l'infirmière de garde.)
Burke (Au téléphone.): Jeune homme de 18 ans. Donneur pour un foie, pas de néoplasies, pas d'infections. Disponible dans dix minutes.                                Cristina: On sait tous qu'elle va se remettre avec lui.
Dr. Burke: Bah moi, j'en sais rien. Et c'est pas...
Cristina (L'interrompt, doucement.): De votre ressort.                                               Dr. Burke: Euh, Cristina... je me demandais, eh bien, j'avais espéré que... qu'on ait... Je sais qu'on n'a pas...
Cristina (L'interrompt, doucement.): Vous vouliez me dire...
(Elle penche la tête pour qu'il finisse sa phrase.)
Dr. Burke: Est-ce que ça va ?  
Cristina: Je peux aller au bloc ? 
(Il prend une respiration et hoche légèrement la tête en signe d'acquiescement.)
Cristina: Alors oui, Dr. Burke, ça va bien.
(Elle s'en va. Burke s'en va du bureau des infirmières également.) 
Dr. Burke: Karev, allez, on l'emmène.

(George et Derek sont dans la salle de visionnage des IRM alors que la patiente donneuse est allongée dans la machine. Ils regardent les images de son cerveau.)
Dr. Shepherd (Pointant l'écran.): Tu vois la tumeur sur le tronc cérébral ?
George: Ouais. C'est pas joli.
Dr. Shepherd: T'as déjà eu une journée pourrie, O'Malley ? Je veux dire, vraiment, vraiment très pourrie ?                                                                                      George: Oui, j'ai eu un paquet de journées pourries.
Dr. Shepherd: Celle-là vient de s'améliorer. (Il regarde sur le côté et la caméra montre le Dr. Orsen et l'équipe de transplantation, debout à la porte.) Vous pouvez rentrer chez vous, messieurs. Je vais être le seul d'entre nous, à opérer aujourd'hui. Mon amie là, a un cerveau qui fonctionne.
Dr. Orsen (Hochant la tête.): D'accord.
(Il s'en va.) 
Membre de l'équipe de transplantation #1: On rentre.
Membre de l'équipe de transplantation #2: Ouais.
(Le reste de l'équipe s'en va.) 
George: Vous croyez qu'elle va s'en tirer ?  
Dr. Shepherd: Sans cette tumeur, je crois qu'elle a de grandes chances de se remettre.
(Il sourit à George, se lève et marche vers la porte.)
Dr. Shepherd: Veille sur elle.
(George lève les yeux et réalise qu'il est en train de parler de Meredith.)
George: Sur... Meredith ?
Dr. Shepherd: Ouais.
(Derek s'en va. George paraît déconcerté, mais vite, son bipeur sonne. Il le regarde et s'en va.)

(George marche dans le couloir pour se diriger vers la mine. Il arrive vers Olivia.)
Olivia: Oh, euh...
(Elle fait signe vers la salle d'attente à travers la fenêtre où une famille est assise, en train d'attendre.)
George: C'est sa famille, qui est là ? Olivia (Elle hoche la tête.): Ouais.
George: Écoute, je suis peut-être pas remis du truc avec Alex, ou la syphilis, pas encore. Enfin, c'est pas vraiment le problème, non...  (Olivia semble quelque peu peinée.) Il y a une fille qui euh... et c'est pas grave qu'il y ait cet autre mec, et en fait, si elle me filait le virus Ebola, ça me serait bien égal. (Olivia sourit brièvement.) Je t'aime bien, Olivia... mais, ce qui y a, c'est que, je t'aime pas suffisamment.
Olivia (Elle hoche la tête en s'efforçant de sourire.): J'ai tenté ma chance, pas vrai ? (George souffle légèrement. Elle parle d'un ton plus sérieux.) Et t'as été honnête. C'est bien.
(Olivia regarde vers le bas, l'air vraiment triste et George prend sa tête dans ses mains et embrasse son front. Il s'éloigne, passe devant elle et commence à aller vers la famille dans la salle d'attente. Olivia se tourne pour faire face à George.)
Olivia: Tu sais quoi dire à sa famille ?
(George s'arrête et revient légèrement vers Olivia. Il regarde à nouveau la famille.)
George: Tu sais pourquoi on s'acharne sur chaque patient, même mourant qui franchit ces portes ?
Olivia: Pour l'expérience ?
George: Pour pouvoir dire à leur famille qu'on a fait tout ce qu'on pouvait pour eux.
(Il entre dans la salle d'attente alors qu'Olivia regarde à travers la fenêtre.)
George: Vous êtes la famille de Ted ?

(Derek est dans un ascenseur vide, en train d'écrire quelque chose dans son téléphone. Addison entre dans l'ascenseur pour rentrer chez elle.)
Derek: Juste quand ça commençait à s'améliorer.
Addison: Tu as dit à Meredith, ce qui s'est passé ?
(Il range son téléphone et va de l'autre côté de l'ascenseur pour appuyer sur le bouton.)
Derek (Il lui lance un regard bizarre.): Exact. Qu'est-ce que tu lui as dit ?
(Les portes de l'ascenseur se ferment.)
Addison: Qu'on peut faire des choses désespérées pour attirer l'attention.
Derek (Incrédule.): Quoi ? C'est ta version de l'histoire ? Je ne t'ai pas prêté assez d'attention ? C'est certainement à ça que tu pensais, quand tu couchais avec mon meilleur ami ?
(Addison appuie sur un bouton d'ascenseur à son tour.)
Addison: Non, je ne pensais pas à grand chose à ce moment là. J'assouvissais un besoin physique, et rien d'autre. On a réussi très vite, toi et moi, on a bossé, on s'est laissés aller. On ne prenait plus la peine de confronter nos opinions. Et Mark était là, et tu me manquais. Et maintenant, je suis désolée. Vraiment désolée. (Derek appuie sur le bouton de son étage à nouveau.) Désolée à un point que tu n'imagines pas. (L'ascenseur sonne.) Mais en tout cas, moi j'essaie de t'en parler..
(Les portes s'ouvrent et Derek se dirige vers la sortie.)
Addison (Implorant.): Derek. 
Derek: Je suis un évier qui n'a plus de bouchon, Addie.
(Il s'enfuit rapidement, laissant Addison légèrement confuse par rapport à sa déclaration.)

(Dans l'unité des patients post-op, M. Hubble est assis sur un lit d'hôpital. Meredith est à ses côtés, elle l'examine.)
M. Hubble: Vous les avez toutes enlevées ?                                                   Meredith: Oui. C'était pas facile. Ni vraiment plaisant. Comment ça va ?
M. Hubble: C'est bizarre. Je sens un vide en moi, maintenant.
Meredith: Oui. J'ai éprouvé une sensation proche de ça, moi aussi, il y a pas longtemps.
M. Hubble: C'est ce que je vois.                                                                  Meredith: M. Hubble. Avaler toutes ces têtes, en quoi ça vous a fait du bien ? C'est quoi la satisfaction ?
M. Hubble: Vous voulez vraiment le savoir ?
Meredith: Ce serait un petit peu trop d'informations ?
M. Hubble (Hausse les épaules à moitié.): Peut-être.
Meredith: Hum, parfois il vaut mieux rester dans l'ignorance.
(Elle s'en va.) 
MVO: Il y a long à dire sur l'histoire du verre à moitié plein.

(Burke marche dans le couloir, passe devant la chambre de Scott où Alex est assis à ses côtés. Izzie est là, parlant à une infirmière.)
MVO: Sur le fait de savoir quand dire “stop”.

(Burke est dans le couloir en face du planning des chirurgies. Le Dr. Domner passe là et lui donne une petite tape sur l'épaule. Burke sourit, remet ses lunettes et laisse échapper un souffle d'air.)
Dr. Domner: Preston, bravo, bien joué.                                                      Preston: Ouais.                                                                                            MVO: Je crois que c'est une ligne assez floue. Une sorte de baromètre des besoins et des envies.
(Burke regarde le tableau alors qu'une infirmière de bloc efface quelques chirurgies, et en écrit de nouvelles.)

(Burke marche devant la porte de la chambre de Mme Seibert. Elle est couverte d'ecchymoses, et la caméra montre deux officiers de police avec un bloc-notes dans les mains.)
MVO: Ça dépend entièrement de chaque individu...

(Burke passe devant un des blocs opératoires. La caméra montre Bailey qui tient un sac en plastique rempli de dix têtes de poupées. Elle secoue la tête d'un air de déplaisir et jette le sac dans la poubelle.)
MVO: Et ça dépend de ce qu'il y a dans le verre.

(Burke, souriant, marche dans le hall. Il s'arrête quand il voit Cristina quelques pas plus loin. Elle s'arrête de marcher et s'apprête à rentrer dans une pièce. Ils se regardent et se fixent du regard pendant un moment.)
MVO: Parfois, on veut juste une petite gorgée.
(Cristina s'arrête et entre dans la salle. Burke se retourne et continue de marcher.)

(Le Dr. Shepherd est en train d'opérer sur la donneuse. George est proche de lui, il observe. La caméra monte dans la galerie d'observation où Burke est là, en train de regarder l'intervention. Il bouge et quitte la pièce. Alors qu'il bouge, on voit Meredith qui est là, à regarder également.)
MVO: D'autres fois, on n'en a jamais assez. Le verre n'a pas de fond. MVO: Et on en veut toujours plus. (La caméra revient sur Derek en train d'opérer et revient sur Meredith qui le regarde.)

[INT. MEREDITH’S TOWNHOUSE]

Meredith Voice Over (MVO): I have an aunt who whenever she poured anything for you would say ‘say when’.

(Opens with Meredith lying down on the floor of her bathroom)

MEREDITH: It’s not us. It’s them. Them and their stupid boy … penises. They didn’t tell me they had a wife. They gave absolutely no warning that they were going to break up with you.

(All of sudden Cristina slides open the shower door. She is sitting there in the bathtub dressed in her casual clothes)

CRISTINA: It’s not that Burke broke up with me. It’s how he broke up with me. Like it was business. Like it was a business trans, like he’s the boss of me!

MEREDITH: He is the boss of you.

CRISTINA: And what’s worse? Is that I care.

MEREDITH: I’m gonna throw up again.

(She crawls over to the toilet bowl and Cristina slides the shower door shut again)

MVO: My aunt would say ‘say when’ and of course we never did.

(Meredith looks like she’s going to throw up)
MEREDITH: No wait, false alarm.

(She pulls away from the toilet bowl and Cristina opens up the shower door again. Meredith sits against the wall)


CRISTINA: The problem is estrogen.

MEREDITH: No the problem is tequila.

CRISTINA: I used to be all business and then he goes and gets me pregnant.

MEREDITH: With the stupid boy penis.

CRISTINA: I am having hormone surges. He ruined me. I’m ruined. He turned me into this fat, stupid pregnant girl. Who cares! Estrogen!

(She slides the shower door shut again)

MEREDITH: Penises. Penisesisies.

(The bathroom door opens and Izzie and George walk in. George to brush his teeth and Izzie with a bottle of water. The shower door is open again)

CRISTINA: Estrogen George.

GEORGE: Okay. (to Izzie) What is this?

(Izzie pours some water into a glass that Cristina is holding out)

IZZIE: I came home to full on vomit drama. Apparently she dumped Derek and her … (sounds scandalized) she’s been sleeping with Burke!

GEORGE: I knew that.

MVO: We don’t say when because there’s something about the possibility of more.

(Izzie gives George a look and George turns to face Meredith)

GEORGE: So you really broke up with Shepard?

(He starts brushing his teeth)

MEREDITH: I feel empty.

IZZIE: Two hours of vomiting will do that to you.

(Both Izzie and George are now brushing their teeth looking at Meredith)

MVO: More tequila, more love, more anything, more is better.

MEREDITH (more to herself): No, I feel empty.

CRISTINA: You’re lucky. I feel pissed off.

(She slides the door shut)

[EXT. SGH PARKING LOT]

(Meredith slams the door of her car. George, Cristina and Izzie get out slowly after her. Dr. Shepard is waiting for her under some shelter. She walks past him but he follows her)


MEREDITH: Stop.

DR. SHEPARD: What?

MEREDITH: You’re stalking me. Stop it.

DR. SHEPARD: Did we not communicate last night?

MEREDITH: Yes.

DR. SHEPARD: Did you hear what I was saying?

MEREDITH: Your wife screwed your best friend.

DR. SHEPARD: And from that point on she no longer existed to me anymore.

MEREDITH: You had marital amnesia?

DR. SHEPARD: No. Come on I bared my soul to you last night.

MEREDITH: It’s not enough.

DR. SHEPARD: How can that be not enough?

(They’re now at the front of the hospital entrance doors. Meredith stops and turns around to face him)

MEREDITH: When you waited 2 months to tell me and I had to find out by her showing up all leggy and fabulous and telling me herself. (Cristina walks in past them but Izzie and George watch from afar) You pulled the plug. I’m a sink with an open drain, anything that you say runs right out. There is no enough.

(She walks off and Shepard looks sad. Izzie and George walk in past Derek)

GEORGE: She probably could’ve picked a better metaphor.

IZZIE: Give her a break, she’s got a hangover.

(Cut to Meredith walking in the hospital quickly. George and Izzie are a few feet behind. Burke is walking down through the waiting room and sees Derek walking in)

DR. BURKE: Dr. Shepard!

DR. SHEPARD (still looking after Meredith): Dr. Burke.

DR. BURKE: Ah we’ve have an organ donor coming in this afternoon from Wilkinson General. We’re doing a harvest.

DR. SHEPARD: Commendable.

(From a few feet away, Meredith, George, Izzie and Cristina watch waiting for an elevator)

DR. BURKE: In O.R. 1 at 4.

DR. SHEPARD: I’m in O.R 1 at 4.

DR. BURKE: Your surgery is non-critical…

DR. SHEPARD (talks over Burke): You can’t bump me!

DR. BURKE: … until tomorrow. As Chief I can.

DR. SHEPARD: Bump somebody else!

DR. BURKE: You’re in the O.R we need.

DR. SHEPARD: Why don’t they do the harvest at Wilkinson?

DR. BURKE: Small facilities in abundance. A duck in a box. We have the location, the airport nearby and the staff. Your surgery is rescheduled.

(Shepard just stares at him and then walks away. The elevator door opens and they all get on)

CRISTINA (to Meredith): Mine’s bigger than yours.

(Alex walks in quickly)

ALEX: Whip it out, I’ll measure.

CRISTINA: Shut up Alex.

(Burke hears her voice and looks at her standing in the elevator. She stands uncomfortable as the elevator doors close)

(Cut to Bailey with her interns standing in front of an ambulance outside the E.R entry of the hospital. The doors open and a man on a stretcher is wheeled out by 2 paramedics)


PARAMEDIC #1: Male. 55. Victim of a head on collision. GCS is 3, depressed skull fracture, multiple internal injuries. Axcelis protocol started but was vein blue so we’ve been pushing megs down the tube. PEA on arrival.

DR. BAILEY: How long has he been down?

PARAMEDIC #1: We’ve been doing CPR for about 20 minutes. It took fire 20 minutes to get him out of the car. He’s pretty much gone.

DR. BAILEY: Uh, he’s not gone until we say he’s gone. Keep coding.

(The paramedics wheel the patient into the hospital)

DR. BAILEY: O’Malley, get him into a van. Save him.

GEORGE: But he’s dead.

(Another ambulance approaches, Alex, Cristina & Izzie make their way over to it)

DR. BAILEY: Did you not hear me? He’s not dead until we say he’s dead. You know what to do so do it. (George looks off put) Uh Grey, you’re on this too. Move.

(She pushes Meredith towards the entry of the hospital. Meredith walks in, while George just stands there)

PARAMEDIC #2 (from other ambulance): We’ve got three more victims from the other car people coming in. Let’s move people!

(George slowly follows Meredith)

GEORGE (to himself): He’s dead.

(He sighs)

(Cut to a trauma room where the man from the accident is lying on a hospital gurney. His heart monitor is flat lined. Olivia is in there standing next to George. Meredith and other doctors are in there as well. Olivia hands George the paddles to charge the heart)


GEORGE: Olivia. (to other doctors) Pulseless VTAC?

MEREDITH: Line’s in.

GEORGE: Okay, charge to 200.

OLIVIA: 200.

GEORGE: Clear.

(He shocks the body but nothing happens)

MEREDITH: Push 1 of epi. Let’s go again. Charge to 300.

GEORGE: Seriously?

OLIVIA: I think that’s what Dr. Bailey wants you to do George. (he gives her a look) Dr. O’Malley.

MEREDITH: It’s what she wants Dr. O’Malley.

GEORGE: Okay then let’s charge to 300.

OLIVIA: 300.

GEORGE: Clear.

(Cut back to emergency entrance of the hospital with a new ambulance and another victim from the same crash but a different car. Izzie, Cristina, Alex and Bailey are standing over the patient. Two paramedics are with them)

PARAMEDIC #3: Male. 46. Unrestrained driver of the car that jumped lanes. BP 80 over count, tachycardic.

(Another ambulance pulls up wailing. They all start wheeling the patient into the hospital. E.R doctors are there to meet them)

PARAMEDIC #3: Last pulse 128. Got 2 liters of LR1 wide open. Significant abdominal tenderness.

DR. BAILEY: Any history?

PARAMEDIC #3: Uh wife says he’s got a bad liver. He’s one the ah transplant list.

DR. BAILEY: Abdomen’s rigid. Okay hand’s off. We need to page Burke and Domner. Prep this guy for the O.R. Who wants him?

IZZIE (raises her arm, loud): I do!

ALEX: I do.

CRISTINA (raises her arm, also loud): I do, I do.

DR. BAILEY: Uh too late. Stevens take it.

IZZIE: Yes.

(Izzie walks with the paramedics wheeling the patient away)

DR. BAILEY: Karev, take the boy.

(Another gurney is being wheeled in quickly with paramedics and E.R doctors. Alex joins them)

DR. BAILEY: Yang, you take the mom.

(Another gurney comes by with the mom being wheeled by E.R docs and paramedics. Cristina joins them)

DR. BAILEY (calls out): I want to be looking at their films in 15 minutes!

(An E.R doc standing near by holding a chart calls out to Bailey)

E.R. DOCTOR: We’ve got one more for you.

DR. BAILEY: Where? In there? (She looks at the door to the pit) Oh, okay.

(She walks in and the E.R doc hands her the patient chart)

DR. BAILEY: What is it?

E.R. DOCTOR: That guy.

(He points to a guy lying on a hospital bed, gown and all. His name is Mr. Hubble)

DR. BAILEY: He was in the accident?

E.R. DOCTOR: No. Bowel obstruction. He’s not telling us what he ingested but the films look like he’s packing.

(He walks off)

DR. BAILEY (sighs): Can’t people figure out a better way to move drugs.

(Bailey walks into the trauma room with George, Meredith, Olivia and the doctors. George is sticking a large needle into the man’s abdomen)

DR. BAILEY: Grey! (She sees what George is doing) Oh pericardiocentesis. That’s good. Any response?

GEORGE: Mm mmm.

DR. BAILEY: Okay, uh you guys can …

(She gestures to the other doctors to say they can leave)

GEORGE: Should I call it?

(Olivia moves and gets a manual respirator and hooks it up to the patient and starts pumping)

DR. BAILEY: What would you do next O’Malley?

GEORGE: I would call it.

DR. BAILEY: To save him.

GEORGE: Oh, uh I don’t know. A pericardial window.

DR. BAILEY: Excellent. Do it. (She gestures to Meredith) Grey, you’re down here. I’ve got a bowel obstruction for you.

(She walks out)

MEREDITH: Fun.

GEORGE: Well at least your patient is still alive.

(Meredith leaves. It’s just Olivia and George in the room now)

OLIVIA: What next doctor?

(George looks less than happy at the situation)

(Cut to Richard lying in bed still all bandaged up from his surgery. Dr. Shepard is trying to check Richard’s eyes with a small flashlight but isn’t having very much luck. Richard keeps pushing him away)


RICHARD: Okay. Stop. That’s it.

DR. SHEPARD: That is not it.

RICHARD: Oh yes it is. Stop it. That’s it.

DR. SHEPARD: That is not it Richard. Hold still.

RICHARD: How can I hold still when you’re poking me?

(Richard finally stops squirming and Dr. Shepard is able to check his eyes)

DR. SHEPARD: I have to poke you to discharge you.

(Richard sighs and Dr. Shepard pulls away and puts the flashlight away. He walks to the end of the bed. A short slightly over weight black woman walks in. This is Adele, Richard’s wife)

ADELE: What makes you think he wants to be discharged? (Richard looks horrified that she’s here) Derek don’t you know that this hospital will crumble unless Richard’s here holding up the walls?

RICHARD: Adele, you’re supposed to be in the Virgin Islands.

ADELE: Oh you are in 5 kinds of trouble Mr. Man. (She walks up to him and gives a kiss on the cheek) You had brain surgery and didn’t tell me?

RICHARD (timid): It was just a small procedure.

ADELE: It was brain surgery!

RICHARD: I didn’t want to ruin your vacation.

ADELE: You don’t know what a vacation is. How would you know how to ruin it?

RICHARD: Well anyway … (he stops and gives her a look) How did you find … (he stops and then gives Derek a big old glare) You called my wife?

(Derek looks up from the chart he was writing in startled)

DR. SHEPARD: You called mine. (Richard is silent) Look having someone home with you is the only way I’m letting you out of here today.

RICHARD: Fine.

(Addison walks up to the door holding a cup of coffee)

ADDISON: I thought I saw a fabulous looking woman walk by.

ADELE: Addison! Yes see (She walks up and they hug) I told Richard I knew you and Derek would get back together.

ADDISON: Ah actually I’m here on a case.

DR. SHEPARD: Addison and I are over Adele.

ADDISON: It’s not like we’re divorced.

DR. SHEPARD: Practically divorced.

ADELE: You’ve had counseling?

DR. SHEPARD: We had adultery. That was enough.

ADELE: Hmm.

ADDISON: I’ll call you later, okay?

(Adele nods and Addison walks off. Adele walks up to Dr. Shepard)

ADELE: You should give her a chance Derek.

DR. SHEPARD: It’s good to see you. (He gives a kiss on the cheek) Keep him in line.

(He walks off. Adele turns to Richard who looks off put by the whole deal)

(Cut to the son of the accident, Scott Seibert who looks like he’s about 15-16 years old, lying on a table being x-rayed with a neck brace on. Alex is standing in there with him with an E.R doctor standing there as well)


SCOTT: My mom’s okay right?

ALEX: Yeah, yeah I think so.

SCOTT: They’d been fighting at breakfast. (Alex nods) Dad … it’s ugly when it gets like that. Ran three stop light before he even got on the freeway.

(The camera pans out of the room and into the adjacent trauma room where Scott’s mother Lea Seibert is lying on a hospital exam table with Cristina checking over her)

MRS. SEIBERT: My husband Bob’s a, a really good driver.

(The scene switches back and forth from Mrs. Seibert and Scott as they talk. They both speak at the ceiling rather than to any person directly)

SCOTT: Some guy in a pick up cuts us off.

MRS. SEIBERT: Safe. I uh think he saw something in the middle of the road and …

SCOTT: And my Dad just lost it.

MRS. SEIBERT: … and swerved to avoid it.

SCOTT: He started chasing the guy …

MRS. SEIBERT: The crash just, just came out of nowhere.

SCOTT: … blasting through traffic …

MRS. SEIBERT: We’d been having a really nice morning. One minute everything’s fine and the next …

SCOTT: … screaming at him.

MRS. SEIBERT: I see a guy’s face before we hit.

SCOTT: The next thing I know, we’re upside down on the other side of the freeway.

MRS. SEIBERT (to Cristina imploringly): Do the surgeon’s know that Bob has a bad liver?

CRISTINA: They know.

MRS. SEIBERT: How’s Scotty?

CRISTINA: Your son is in the next room getting x-rayed.

(Cut back to Scott & Alex)

SCOTT: My dad?

ALEX: He’s in surgery. It’s pretty serious.

SCOTT (silent for a bit): Yeah, well at least the son of bitch got what he deserved.

(Alex just stares at him)

(Cut to an O.R room where Mr. Seibert the driver of the accident is getting operated on by Burke and Dr. Domner with lots of other doctors in the room standing helping or watching. Izzie is one of the interns watching)


DR. DOMNER (to Burke): What makes people think they don’t need seatbelts?

DR. BURKE: My end is done.

DR. DOMNER: Well the bowel’s a mess but it’s repairable. It’s a lot of work. I don’t see the point with this liver.

(Burke stares at him hard)

DR. BURKE (Izzie): What do you see Dr. Stevens?

IZZIE: A deep laceration, bleeding.

DR. BURKE: What else?

IZZIE: It’s hard and pale, cirrhotic. They said he’s on the transplant list.

DR. BURKE: Does he have family here Stevens?

IZZIE (nods): A wife and son.

(Cut back to the trauma room where Cristina is still checking over Mrs. Seibert)

CRISTINA: Okay, I’m just gonna roll you over, gently.

(She rolls Mrs. Seibert onto her side and lifts up her gown to see her back. There is a very large bruise there)

CRISTINA: Oh, this looks pretty bad. How did you get this?

MRS. SEIBERT (silent for a moment): Well we hit so hard …

CRISTINA: I don’t think this is from the collision. It looks a couple of weeks old.

(Mrs. Seibert is silent and doesn’t answer. Cristina looks up wondering at this)

(Cut to Bailey entering the trauma where George and Olivia are still trying to revive the already dead driver of the other car of the accident. George has a made a pericardial window while Olivia continues with the manual respirator)


DR. BAILEY: Where are you?

GEORGE: I can see his heart. His heart that’s not beating.

DR. BAILEY: Okay ah open the pericardium and aspirate. If the heart is still not beating close and call it. (George looks upset) What? You think we’re defiling this man’s body?

GEORGE: Well, well we’re certainly doing more …

DR. BAILEY: … than what? (George looks resigned) If they’re dead or dying when they come through those doors you hump and hump hard, why?

GEORGE: For the experience.

DR. BAILEY: Uh, no what else? There’s something more. (George doesn’t have an answer) You think on that. It’ll come to you.

(Bailey leaves the room)

(Cut to Mr. Hubble looking a little dumbfounded as he’s being wheeled down the hallway with Meredith and another doctor. Mr. Hubble has a very sweet nature. They stop at the elevator)


MEREDITH: You know Mr. Hubble you might make things easier on yourself if you just tell us what you’ve ingested. We’ll know anyway once we see your films.

MR. HUBBLE: You have the most beautiful features. They’re delicate, almost porcelain.

MEREDITH: Mr. Hubble, whatever you’ve ingested could kill you. Are you sure you don’t want to tell me what’s got you blocked up inside?

(He looks at her then at the other doctor and then back at Meredith)

MR. HUBBLE: It ah might offend you.

MEREDITH: Is it drugs?

MR. HUBBLE: It’s not drugs.

MEREDITH: Mr. Hubble.

MR. HUBBLE: I promise. It’s not drugs.

(The doors bing open)

MEREDITH: Okay. Good. I’m glad it’s not drugs.

(They wheel him into the elevator)

(Cut to Meredith receiving films from Mr. Hubble’s x-ray from a radiologist at the Radiology desk)

RADIOLIGIST: Its drugs. Looks like at least 10 balloons in his bowel.

(Meredith holds up the film in the light to see for herself) My guess cocaine.

(Cut to Bailey, Alex and Cristina in the x-ray observation room. Bailey switches on the light on the screen to illuminate Alex’s x-ray)

ALEX: Scott Seibert. 18. No fractures or internal bleeding. Got pretty lucky.

DR. BAILEY: Recommendation?

ALEX: Keep overnight for observation.

(Cristina puts up her x-ray film and switches on the light screen)

DR. BAILEY: Damn!

CRISTINA: Lea Seibert. 43. Multiple fractures on her clavicle and humerus, her 3rd and 4th rib.

DR. BAILEY: She’s either a bull rider or she’s abused.

ALEX: Kid said the accident was road rage. His old man got cut off in traffic, went ballistic.

CRISTINA: Oh, that’s not the story I got. (She puts up another x-ray) She has a large yellowing bruise over her right kidney. Tender to palpitation. Said she got it from a fall last week (Bailey scoffs). She’s bleeding.

DR. BAILEY: Perinephric hematoma. What do you do?

CRISTINA: It should take care of itself. We’ll keep an eye on it. She needs ah bed rest and a shrink.

(Meredith walks in with her films of Mr. Hubble)

MEREDITH: It’s drugs.

DR. BAILEY: Stupid. (she takes the x-ray film and puts it up on all already lit screen) Stupid, stupid. One burst and he’s dead in 5 minutes. Okay what do we do?

MEREDTIH: Run his bowel.

DR. BAILEY: And what does that mean? Yang.

CRISTINA: Ah running the bowel entails removing all 36 feet of the intestine from the body cavity, hand searching for the balloons and then cutting them out.

DR. BAILEY: Grey, book an O.R. Yang, Karev you’re in. I need all the hands I can get.

(Bailey, Meredith and Cristina start to leave but Alex continues to stare at the x-ray. He walks up closer to it)

ALEX: Are you sure they’re balloons?

(They stop at the door and Bailey walks back)

DR. BAILEY: You have reason to believe they’re not balloons?

(Alex points to the screen as Meredith and Cristina walk back in as well)

ALEX: This one here has got a face.

(Bailey dims the light on screen a bit. The balloons take on more face like structures)

MEREDITH: So does that one.

(They all look dumfounded)

CRISTINA: They all do.

DR. BAILEY: I’ll be damned. They’re Judys.

CRISTINA: Judys?

DR. BAILEY: Huh. He swallowed the heads of 10 Judy dolls.

(The camera closes up on a doll face on the x-ray)

CRISTINA: Ew.

[EXT. SEATTLE CITY, DAY TIME]

[INT. SGH, NURSE’S STATION]

(Cristina is sitting on a chair at the nurse’s station. Alex is standing looking over a chart at the desk while Meredith is putting a file away)


CRISTINA: My mother used to buy me Judy dolls. Manhattan Judy, Surfer Judy, Disco Judy.

MEREDITH: I always wanted one.

CRISTINA: I dissected them. Cut of their arms, shaved their heads.

(The camera off shots to Mr. Hubble sitting up on a hospital bed in the pre-op ward and then turns back to the trio)

ALEX: Sounds like there’s a sick and twisted story behind this.

CRISTINA: No they’re sexist distorted devil toys (Bailey comes around the corner which Alex notices) that create unrealistic image expectations (Alex waves bye to Cristina & leaves) carrying to the porn driven minds of men.

DR. BAILEY: You swallow a bitter pill this morning Yang? (Cristina turns around and then sits up and starts typing on the laptop in front of her) They’re dolls. Grey, call for a psych consult. Let’s see if he has family.

MEREDITH: Do I still book the O.R?

DR. BAILEY: Blocked bowels become necrotic bowels. Check with Dr. Burke. See if we can bump someone. Those Judys’ gotta come out today.

(Cut back to the O.R where Dr. Domner is still operating on Mr. Seibert with Burke standing nearby. Izzie is still there watching the surgery.)

SCRUBS NURSE #1: Hanging another B neg.

DR. DOMNER: He’s going through a lot of blood.

SCRUBS NURSE #1: Noted.

DR. BURKE: What’s the word from General’s?

IZZIE: He’s on the list but they don’t have a liver for him.

DR. DOMNER: This won’t help him now. We can work all day but this liver won’t stop bleeding. And it won’t support his recovery from surgery.

IZZIE: What about the donor from Wilkinson that’s coming in?

DR. BURKE: That liver has already been committed. Mr. Seibert’s only hope is a family donor.

DR. DOMNER: Maybe we should call it? No use in tying up an O.R if we’re just postponing the inevitable.

DR. BURKE: How much work do you have left here to complete Dr. Domner?

DR. DOMNER: 5, maybe 6 hours.

DR. BURKE: Then that’s how much time we have to find him a new liver.

DR. DOMNER: You’re the chief.

(Cut to Olivia and George in the trauma room still trying to revive the man who is dead from the accident. There is an awkward silence as they try to revive him. George is putting stitches to close the chest with a gun like instrument)

GEORGE: Any family members waiting?

OLIVIA: Still trying to reach them.

GEORGE: Good. I’m mean not good that we haven’t reached tha … good I don’t have to ah …

OLIVIA (interrupts): It's always hard.

GEORGE: Yeah.

OLIVIA: I’m sorry about Alex.

(George squeezes the gun harder)

GEORGE: It’s fine. It’s good you know. No need to talk about it.

OLIVIA: You do understand that I had sex with him before you, not during?
(George squeezes the gun really hard) Because when you and I were having sex …

GEORGE (interrupts): I understand.

OLIVIA: I just wanted to clear the air.

GEORGE: Oh. It’s clear. (Again squeezes the stitch gun really hard) Perfectly cl …

OLIVIA (interrupts): Okay.

GEORGE (nods): Okay.

OLIVIA: And about the syphilis …

GEORGE (quickly): We really don’t have to talk about this.

OLIVIA: Which is I mean, I didn’t know I had it. I should’ve, I’m a nurse. I mean there was the sore and I was all itchy.

(George squeezes the gun hard again)

GEORGE: Okay! (he backs away and almost knocks the tray next to him over) You know I uh, uh got it. You know things happen.

(He moves to the door far away from Olivia)

OLIVIA (rooted to where she is standing): They, they really do. Things you wish you could change.

GEORGE (nods): Yeah. (His beeper goes off and he scrambles to get it quickly and reads it) Oh, it’s the Chief. I gotta take this.

OLIVIA: Sure.

(George leaves eager to get away)

OLIVIA (calls out): George.

(He walks back in)

OLIVIA: You have to call it.

GEORGE: Call it?

OLIVIA: Him.

GEORGE: Oh, uh (he grabs his pager to check the time) um, time of death 1.48.

(He walks out)

(Cut to Alex and another doctor wheeling Scott down a hallway who is lying on a hospital bed. Scott is mindlessly hitting the railing with one of his hands looking very upset. They wheel him into an elevator)


ALEX: I got it.

(The other doctor leaves and the elevator doors close)

ALEX: This guy came in this morning with 10 Judy doll heads in his abdomen. Is that some kinda sick or what? I mean when you think about it those things can’t be thay easy to swallow. They’ve still got their hair on them. That’s some bad spaghetti. Dude’s crap toys.

(Scott almost smiles but is too upset. Alex sighs)

ALEX: You know when you’re little you can hide. You know the shouting, the screaming, you pretend like you’re some place else. Then when you get older, bigger, you feel like you should be doing something. Something to stop it. You know to protect her. (Scott still hits the side of the bed) And when you can’t you don’t know who to be angrier at. Your old man or yourself. Usually it’s yourself.

SCOTT (stops hitting): Did she tell you?

ALEX: She didn’t have to. It’s all over her films. He’s not beating you is he?

SCOTT: No, just her. So what do you about the anger?

(The doors bing open)

ALEX: Me? I think about the guy who eats doll heads. He’s got problems.

(Alex starts pulling Scott out of the elevator and into the hallway. Izzie rushes up to them)

IZZIE: Hey, I’ve been looking for you guys.

SCOTT: It’s my father.

(Cut to Mrs. Seibert’s room. A bunch of doctors are standing in there including Dr. Burke and Cristina. Mrs. Seibert looks upset)

MRS. SEIBERT: Bob liked his beers. His liver started to fail a couple of years ago. He quit drinking and we put him on the transplant list but his blood type.

DR. BURKE: B-negative.

MRS. SEIBERT (nods): There just aren’t that many available. They suggested a family member.

DR. BURKE: Any luck?

MRS. SEIBERT: My son. They said Scotty is a good match. He’s 18 …

CRISTINA (interrupts): Family members shouldn’t do it out of obligation. It’s a risky operation.

(Burke looks at Cristina)

MRS. SEIBERT: Scotty’s had counseling. You know they just don’t let you do it. (Cristina nods) He hasn’t made his mind up yet you know. (Cristina notices Burke staring at her) We actually have a date set for surgery. I just (She cries a little) I just, I don’t want to pressure him.

CRISTINA: Well then you shouldn’t.

MRS. SEIBERT (cries): Oh, Oh god, I don’t want to lose Bob.

DR. BURKE: We’ll give your son as much time as we can to make a decision. Yeah?

(The other docs nod)

MRS. SEIBERT (sobs): Thank … (she continues to cry)

(Burke gives Cristina a hard look and everyone leaves the room. Cristina walks out last and is stopped by Burke in the hallway)

DR. BURKE: Would you care to explain?

CRISTINA: Seibert is a wife beater. Her films show years of abuse.

DR. BURKE: I didn’t know that but still …

CRISTINA (interrupts): Multiple fractures. She has a kidney bleed from a beating she took last week. Plus it was, it was his road rage that caused the accident. The guy in the other car died!

DR. BURKE: And that means what? No heroic measures? Leave him on the table?

CRISTINA: Well if it were up to me …

DR. BURKE (interrupts): Think like a surgeon Dr. Yang! We have a dying patient and a liver that could save him.

CRISTINA: Well this more complicated than that.

DR. BURKE (in a hard tone): No. For social workers, yes! For the family. Not for you. It isn’t up to you!

(He begins to walk away)

CRISTINA: Yeah you made that perfectly clear.

(He hears this and walks back quickly)

DR. BURKE: Well I’m glad we have an understanding.

CRISTINA (shakes her head): I’m sure you are.

(She walks off in the other direction. Burke walks off as well)

(Cut to Burke walking with Patricia, Richard’s assistant down the open walled hallway in the hospital)


DR. BURKE: The donor from Wilkinson?

PATRICIA: Should be here at 3. Harvest team is on their way in.

DR. BURKE: I also need to touch base with the transplant centre about Seibert getting his son’s liver.

(Meredith walks up to them from the opposite direction)

MEREDITH: Dr. Burke. (They stop walking) Dr. Burke, Dr. Bailey needs an O.R and they’re all booked.

DR. BURKE: For?

MEREDITH: An emerging bowel obstruction.

(She hands him one of Mr. Hubble’s x-ray films, which he takes and holds up)

DR. BURKE: Drugs?

MEREDITH: 10 Judy doll heads.

DR. BURKE: Seriously?

MEREDITH: Yes.

(Patricia looks at the film as well)

PATRICIA: I can see their little faces. (she puts on a voice) Help. Let me out.

(Burke pulls down the x-ray film quickly)

DR. BURKE (to Patricia): Bump Warner’s hernia in 1. But don’t tell him what we’re removing.

(He hands Meredith the x-ray film back)

MEREDITH: Thank you.

(He and Patricia continue walking and Meredith walks off in the other direction)

(Cut to Burke entering Richard’s office. He’s surprised to see Adele in there rifeling through some of the papers)


ADELE: If he can’t be here obsessing he wants stuff to obsess with at home. (Patricia walks in) I’ll be done and out of your way in a moment.

(Patricia hands Burke a piece of paper)

PATRICIA: Intern time cards. Sign. (She waves to Adele, who waves back and leaves the office)

ADELE: It’s always something isn’t it? Some emergency surgery, some annoying administrative problem. (Burke looks at her as he signs the time cards on the round table in the room) Being chief is a lot like being an intern. The work never stops.

(Burke walks over to the desk as Adele gathers a big box of stuff to take out. He sits down at the chair at the desk)

ADELE: You know when I found out Richard had a tumor you know what I felt? Relieved. (Burke is looking at the computer screen not really listening) I was hoping he’d finally be forced to retire. (He looks up at Adele at this piece of news, intrigued) Ah. That has your attention doesn’t it? How we both would like that to happen. (She grabs her bag) I could finally book a vacation for two. (she chuckles) You know you’re perfect for this job Preston. Unattached, obsessive. This hospital, this job, it’s enough for you isn’t it?

(She leaves the room leaving Burke to contemplate what she has said)

(Cut to Scott lying in a hospital bed in his own patient room. Izzie and Alex are in there with him. Another doctor is there as well who is checking the movement of Scott’s limbs. He hands Izzie a package)


SCOTT: It has to be today?

IZZIE (to the doctor): Thanks. (to Scott) He won’t make it off the table with his own liver. He’s bleeding a lot.

SCOTT: When you get counseling they tell you not to force it. The decision you know. One day, one moment you just know the right thing to do. It should be easy right? He’s my father.

ALEX: Well it’s a tough operation. It’ll be a big change in your life.

IZZIE: The upside is that the liver is the only organ that regenerates itself. (Alex looks annoyed at this) I mean they’ll only take half of yours and it’ll be back to normal size in 2 months. You probably won’t be running any marathons any time soon but …

(Alex grabs Izzie’s arm and interrupts)

ALEX: Dr. Stevens can I see you outside for a moment?

(He pulls Izzie outside into the hallway)

IZZIE: What is your problem?

ALEX: (angry) You’re doing a sales pitch. The recipient is your patient. You shouldn’t even be talking to the donor.

IZZIE (defensive): The recipient is his father who he’s going to lose if he doesn’t make a decision.

ALEX (angry): And he understands that alright? Believe me he understands that. You have no idea what is going on in that kid’s head! None!

(He walks back in to the room leaving Izzie looking perplexed)

(Cut to George wheeling Richard dressed to go home in a wheelchair down the hallway. Adele is walking beside them holding the box she had when she was in his office)


RICHARD (to George): Call 3 times a day.

ADELE: Do not call 3 times a day.

RICHARD: Look and if my wife does not put you through …

ADELE (interrupts): I won’t put you through.

RICHARD: Keep calling until she does.

GEORGE: Yes sir.

(Adele gives George a look. He shakes his head no at her but Richard doesn’t see. They pass Mr. Hubble’s patient room where the psych intern Raj is walking out with Dr. Bailey and Meredith. Raj and Bailey stop to discuss Mr. Hubble while Meredith goes to put the chart away)

RAJ: He’s not talking. It could be pika. Doubtful for a man his age. Maybe an edible complex or an idolization of the doll as his partners. (Bailey gives him a weird look) Or it could be that he simply enjoys it.

DR. BAILEY: Now I’ve seen a lot of strange things in strange places but how does he enjoy this?

(Meredith walks back up to them)

RAJ: He’d enjoy it when they came out.

DR. BAILEY: I didn’t need to hear that.

(Addison walks by)

ADDISON: Dr. Grey, may I speak with you for a moment?

(Meredith looks at Bailey who moves to sign the chart Raj is holding out)

DR. BAILEY: Don’t look at me for help.

(Meredith walks up to Addison and they walk down the hallway together)

ADDISON: I assumed he told you why he left me.

(Meredith looks annoyed at this and stops walking in front of Addison)

MEREDITH: Dr. Shepard with all do respect, this has nothing to do with me.

(Meredith walks off but Addison follows her)

ADDISON: Really? So you didn’t take him back. Good girl.

MEREDITH: And in the future I’d appreciate it if we could keep our relationship strictly professional.

(Addison stops walking and Meredith continues to walk away. Addison calls out to her and Meredith turns around)

ADDISON: Meredith. … Sometimes people do desperate things to get someone’s attention.

(Meredith makes a face and walks away)

ADDISON (calls out): There are two sides to every story!

(Cut to Cristina, Izzie and George walking in the outdoor café with food trays)

CRISTINA: The father is an alcoholic wife beater. I mean there shouldn’t even be a question.

IZZIE: But if you could save somebody and you didn’t, wouldn’t you feel like you were committing murder?

CRISTINA: Like the guy did when crashed into George’s DOA. He’s the killer not the son.

(George stops when he sees and empty table with 10 headless Judy dolls sitting all arranged in a circle)

GEORGE: Oh! That is sick!

IZZIE: Who would do that?

(Meredith is all of sudden behind them with her own tray and they all turn to see Alex sitting by himself at nearby table looking smug and gestures as if to say of course it was me)

CRISTINA: Oh. (she picks up a Judy) Look see Judy fly. (She throws it at him and he ducks to the side so doesn’t hit him)

(Olivia walks by with her own tray as they all sit down at the table with the Judys)

OLIVIA: Hey George.

GEORGE (dismissive): Hey.

(Cristina, Izzie and Meredith give each other confused looks and all look at George questioningly)

GEORGE: What?

MEREDITH: George. She was trying to make up with you. You should go eat with her.

(George picks up a Judy and starts playing with it)

GEORGE: No. No I shouldn’t.

IZZIE: She’s cute and she likes you. You shouldn’t let a little syph get in the way.

GEORGE: It’s not the syph.

CRISTINA: It’s so the syph.

GEORGE: It’s not the syph!

IZZIE: Then what is it? (George doesn’t answer and looks down) Oh.

MEREDITH: What? (George shrugs) What is it? Out with it.

IZZIE: There’s this other girl.

GEORGE: Izzie!

CRISTINA: Other girl? You have another girl?!

IZZIE: He hasn’t told her yet that he likes her.

GEORGE: Izzie! We are not in high school.

IZZIE: George has a little crush.

GEORGE: I do not have a crush.

(Cristina laughs while Meredith looks at George contemplating who is still playing with the Judy doll)

GEORGE: It is a thing. A thing that is very personal. One day I would like to build on this thing with this other girl. Woman. She’s all woman.

(Meredith snatches the Judy doll away from George and slams it onto the table)

MEREDITH: What are you doing?

GEORGE (apologetic): I was playing with …

MEREDITH (interrupts): No George, with Olivia. (She picks up the doll and starts pointing at George with it) What are you doing with Olivia?

GEORGE: Oh. Nothing.

MEREDITH: You’re letting her think you’re emotionally available. You’re letting her think she has a chance. (in loud voice) And there is nothing worse in the world than thinking you have a chance when you really don’t!

(She throws down the Judy doll)

CRISTINA: Meredith is right. Tell her there’s someone else. Tell her why George. I mean, (she yells) I mean at least give her the chance to have some feelings about for god’s sake!

GEORGE (shocked): Why are you yelling at me?

CRISTINA (loud): Because of the estrogen George! Because of all the estrogen!

(She takes a bite of her salad angrily. Meredith looks at George also angry. George looks taken aback by the whole situation. Izzie just tries to smile it off)

IZZIE: So new subject.

(Cut to Burke standing in front of the O.R board in the hallway looking at it thoughtfully. Derek walks down the stairs behind him and stands next to him)

DR. SHEPARD: It’s a mess.

DR. BURKE: No it isn’t.

DR. SHEPARD: I think I know a mess when I see a mess. You’ve got the harvest tying up O.R 1. Seibert tying up O.R 2. Bowel obstruction in O.R 3.

DR. BURKE: It’s simply overcrowded.

DR. SHEPARD: Well your crowded is my seriously overbooked. And in my book seriously overbooked is a mess.

(A scrubs nurse walks up to Burke and Shepard)

SCRUBS NURSE #2: They need to know if there’s any word on the Seibert liver.

DR. BURKE: How much time do they have left?

SCRUBS NURSE #2: Couple of hours.

DR. BURKE: Tell them I’ll be in to see them.

(The scrubs nurse walks off. Dr. Warner and his staff walk down the hallway up to Burke)

DR. WARNER: You bumped me for a bowel obstruction?

DR. SHEPARD: Ooh, uneasy lies the head that wears the chief’s cap.

(He walks off)

(Cut to Meredith with some other doctors wheeling Mr. Hubble for his bowel obstruction surgery down a hallway)


MEREDITH: Was it an act of desperation?

MR. HUBBLE: Not at all.

MEREDITH: Something to attract attention?

MR. HUBBLE (raises his eyebrows): Of course not.

MEREDITH: I’m just trying to understand here, Mr. Hubble. Why 10 doll heads?

MR. HUBBLE: Well because 11 would’ve been too much.

(Cut to the O.R with Mr. Hubble’s surgery. Cristina, George and Alex are in there on one side. Bailey, Izzie and Meredith are on the other)

IZZIE: I think it’s something to do with his mother. Maybe she always wanted a girl and gave him Judy dolls for his birthday presents.

GEORGE: Ah, ah I’ve got another one.

(He pops up a Judy doll head in the intestine)

MEREDITH: Uh!

DR. BAILEY: Drawing clamps to Yang. Grey, push the head up to the incision.

(Meredith starts squeezing the doll head up through the intestine)

ALEX: Maybe his mother looked like Judy and he’s into voodoo. Instead of sticking pins. Heh.

(They pop a small black doll head with an afro out of the intestine)

DR. BAILEY: Yep. Ah. (She holds up the doll head with a clamp) Black Judy. What they gave her long hair back when she had the afro. She came with ‘go go’ boots and a leather jack. (She puts the doll head into a large silver basin) et Shame it’s a real collector’s item.

ALEX: Collectable dolls with a twist.

CRISTINA: Seriously, you can identify these dolls by their heads?

DR. BAILEY: You got a problem with that Yang? I like Judy dolls. I own Judy dolls. The only problem I have with Judy dolls that are in the bowel of this man.

(Burke walks into the O.R)

DR. BURKE: Bailey, I need an intern in the E.R to meet the harvest donor.

DR. BAILEY (she looks at George): O’Malley.

CRISTINA (to George): See ya, boo-boo.

(George leaves the operating table)

DR. BURKE: You good here?

DR. BAILEY: Couple more heads to go.

DR. BURKE: Then Karev, Yang, Stevens scrub out. I need to get an answer from Seibert’s son.

(Cristina and Burke share a look. He leaves the O.R and they all start scrubbing out. Bailey removes another Judy doll head)

DR. BAILEY: Ah yes. Mod Judy. Came with a yellow vesper. You know what’s strange?

MEREDITH: We haven’t had enough strange?

DR. BAILEY: She looks a little like you.

(Meredith doesn’t respond to that. Bailey dumps the doll head into the silver basin)

(Cut to Olivia opening the doors of a patient room. George is a few feet behind her with a chart and is being followed by a nurse and 2 doctors wheeling a man on a hospital bed)


NURSE #1: This is the donor from Wilkinson General.

GEORGE: Just put her in here (he gestures to where Olivia is) until the ah harvest team comes done. Thanks.

(They wheel her into the room)

GEORGE: Well this, this one’s heart is still beating.

(They all leave except for George and Olivia. Olivia shuts one of the doors to the room. She and George share a look)

GEORGE: I think Bailey would want me to ah …

(George starts checking the patient and Olivia walks to the other side of the bed and puts on the monitor)

OLIVIA: We finally reached the family members of the dead motorist. Live in Portland. Should be here in a few hours. Want me to page you when they get here?

GEORGE: Yeah. Do they know?

(She walks behind George)

OLIVIA: Only that we were still working on him. (She clicks on a switch) I think it’s always better to hear bad news firsthand. (George gets a look on his face) I know I’d like to talk to the doctor who called it. (she speaks quietly) Get some answers. (normal voice) So I could get on with my life.

GEORGE (tries to ignore this): Ah.

OLIVIA: George.

(He presses down on the patient’s sternum and the patient reflex’s her whole body upwards off the bed)

GEORGE: Did you? Did you see that?

(He does it again)

GEORGE: She’s decerebrate. Her brain’s, her brain’s stem is still alive.

(The transplant team has come to the room and opens the wide door/wall Olivia closed. Dr. Orsen, the doc in charge with several other doc’s come in)

DR. ORSEN: Okay, we’ll take it from here.

GEORGE: But, would you look at this?

(He pushes down on the patient again who reflex’s up again)

DR. ORSEN: She’s decerebrate. (to the other doctors) Okay.

GEORGE: Yeah but she can’t really be declared brain dead.

(They start wheeling the patient out)

DR. ORSEN: It’s a small reaction. They probably just missed it. The cortex is dead. The brain stem will follow. (The team start wheeling the patient down a hallway) Death is imminent we just have to wait it out.

(George looks shocked and confused by this as Dr. Orsen follows the team)

GEORGE: Yeah, but don’t you …

DR. ORSEN (interrupt): She’ll be dead by the time we get to the O.R doctor.

(The team walk off)

GEORGE (to himself): But she’s alive now.

(Cut to Scott’s patient room where he is lying bed looking contemplative. Alex comes to his door with a wheelchair and knocks on the door. Scott looks over at Alex)

ALEX: It smells like a hospital in here.

(Cut to Burke entering the O.R with Mr. Seibert being operated on by Dr. Domner with surgical staff there as well)

DR. DOMNER: What are we doing with this guy Preston? Is this just an exercise? I don’t need the practice.

DR. BURKE: Transplant committee gave us the green light. Trying to get an answer from the son.

DR. DOMNER: Well this guy goes through his liver like there’s no tomorrow. And I mean that literally.

DR. BURKE: How much work do you have left now?

DR. DOMNER: Maybe an hour and a half. But without a liver I don’t think this guy is going to last that long.

(Burke just looks at Mr. Seibert)

(Cut to Mrs. Seibert lying on her side in her patient room. Cristina checking her back)


MRS. SEIBERT: I need to speak to Scotty. I can talk to him. I need to talk to him.

(Cristina is done and Mrs. Seibert rolls on to her back)

CRISTINA (avoids eye contact): I think they want him to make the decision on his own.

MRS. SEIBERT: You think I’m sick for wanting me to save my husband. Don’t you?

CRISTINA: I think … you’re feeling very emotional and when we’re feeling emotional sometimes it’s, sometimes it’s hard to keep a level head and consider all the facts. …. Your husband killed a man on the highway today. He almost killed you and your son. Those are the facts.

MRS. SEIBERT: Have you ever been in love Doctor? (Cristina looks at her) Have you?

CRISTINA: Love has its limits.

(Cristina walks out while Mrs. Seibert shakes her head)

(Cut to Dr. Shepard walking down a hall eating a snack. George comes racing after him)


GEORGE: Dr. Shepard!

(Dr. Shepard stops and turns to meet him)

DR. SHEPARD (chewing): Dr. O’Malley.

GEORGE: I was just in the ICU with harvest donor and ah Dr. Bailey, she has us do exams and procedures on patients even if they’re …

DR. SHEPARD (interrupts): Whatch you find?


GEORGE: Ah, she’s decerebrate. The donor, her brainstem is still alive.


(Cut to Dr. Shepard and George walking quickly down the O.R hallway. They come up to the transplant team with the donor)


DR. SHEPARD: Excuse me, Derek Shepard. Head of Neurosurgery. Do you mind if I take a look?
 

(He starts checking the patient)


DR. ORSEN (looks like he can’t believe this is happening): Ah, okay, yeah she’s ah still fostering. We have every intention of waiting until she’s dead. She’s in an irreversible coma.


(Derek pushes on the patient’s sternum who reflex’s up again)
 

DR. ORSEN: Hines, the neuro at Wilkinson ran the protocol.


DR. SHEPARD: They missed decerebration. What else did they miss? (He grabs the donor’s chart and flips through it) She has a tumor, ah on her brain stem right? I don’t see the M.R.I. Did you do an EEG to confirm brain dead?
 

(Dr. Orsen shrugs his shoulder annoyed that this is even happening)
 

DR. ORSEN: Yeah, according to Hines.


DR. SHEPARD: I don’t know a Dr. Hines.



(Meredith standing at the nurse’s station looks up and watches the situation from afar)

DR. ORSEN: We have 6 patients in 3 states waiting for this woman’s organs.


DR. SHEPARD: Yeah and I’m sure they’ll all be happy to know that the organs that they’ll be receiving are from somebody that’s actually brain dead.
 

(Burke walks out of the Seibert’s O.R and notices the heated battle between the 2 doctors and makes his way over)


DR. ORSEN: No one’s going to touch her while she’s alive. For you to imply otherwise …


DR. BURKE (interrupts): Is there a problem here? Dr. Orsen? Dr. Shepard?
 

DR. SHEPARD: Yeah we have a donor who’s still decerebrate.
 

(Cristina rounds the corner and also notices the situation and watches)
 

DR. SHEPARD: I want to do an EEG and a M.R.I.
 

DR. ORSEN: An expensive waste of time.
 

(Burke flips through the donor’s chart)
 

DR. SHEPARD: I insist on it.


(Burke gives Shepard a weird look)


DR. BURKE: You insist on it?


DR. SHEPARD: I do.


(Cristina and Meredith make eye contact and Meredith raises her eyebrows to say another pissing contest)


DR. BURKE: If my head of neurosurgery says he needs an EEG and an M.R.I, (he hands the chart over to Derek) then he needs an EEG and an M.R.I.
 

DR. ORSEN: You realize we have 6 patients waiting?


DR. BURKE: That is not my call Dr. Orsen. Who gets the organs is up to U.N.O.S. Who donates the organs is up to the families. Hell I’ve got in the O.R that’s waiting for a liver that may not deserved to be saved and again that’s not my call. But you want to know what my call is? Everything else. (he turns to Derek) The patient is yours Dr. Shepard.


DR. SHEPARD: Thank you Dr. Burke.


(Dr. Orsen shakes his head and storms off. Most of the transplant team leaves as well. Shepard and some other doctors start wheeling the patient down the hall)


DR. SHEPARD: Dr. O’Malley do you want to assist with this M.R.I?


(George follows Dr. Shepard. Burke is left standing there and notices Cristina watching. The camera switches to Shepard who notices Meredith watching from the nurse’s station)

DR. SHEPARD (to a doctor): Carry this for me. First we’ll do an EEG. George, you with me?


[EXT. SGH HOSPITAL WALKWAY NEAR CARPARK]

(Izzie rushes outside looking for somebody and notices them. The camera cuts to Alex wheeling Scott in a wheelchair further down the footpath adjacent to the hospital)


SCOTT: What if he goes back to hitting her?


ALEX: You can’t make that call. Whatever you do you can’t make the decision on anger.


(Izzie runs down the pathway behind them)


IZZIE (calls out): Alex!


SCOTT: So what do you with it? What did you with yours?
 

IZZIE (calls out again louder): Alex!


(Alex pushing the wheelchair and turns around as Izzie runs up to them and stops a few feet away)
 

IZZIE: Hey. You shouldn’t be out here. Dr. Burke needs a …
 

ALEX (interrupts): Can you just back off? Please?


(Izzie sighs and walks to the side. Alex squats down next to Scott)
 

ALEX: My anger had a life of its own. I walked off, became a wrestler and the next time he laid a hand on my mother I beat the living crap out of him. When he got out of the hospital he took off. Just took off and never came back. He was a cold mean tempered bastard, but he was still my old man you know? (Scott nods) But now, now I can’t stop wishing that I never laid a hand on him. Wish somehow that I could’ve worked it through.
 

(Scott looks at him and Alex nods. He turns to see Izzie still standing there and he turns back to Scott and rolls his eyes. He stands up and wheels Scott over to Izzie)


ALEX: What is it?
 

IZZIE: I’m sorry. I didn’t mean to interrupt you, I …


ALEX (interrupts): What? What does Burke want?


IZZIE: I’m sorry Scott. He needs a decision now.
 

(Cut to Mrs. Seibert’s room where Alex, Izzie, Cristina and Burke are standing awaiting Scott’s decision. Mrs. Seibert is sitting upright looking heartbroken and anxious at Scott’s decision. Scott is just sitting in his wheelchair, looking down with one of his hands fisted rhythmically banging against the handle of his wheelchair. He hits for a while)


MRS. SEIBERT (to Dr. Burke): When would it happen?


DR. BURKE (walks over to the bed): We would take Scott to pre-op immediately. The transplant surgeon is on call and waiting. There isn’t much time.
 

MRS. SEIBERT (imploringly): Scotty. (tears in her voice) Scotty.
 

(Scott just continues slightly hitting his fist against the handle of his wheelchair rhythmically and looks up at Alex. He looks down and finally stops hitting his fist against the handle. He takes a deep breath. The others just look at him. Mrs. Seibert struggles not to cry. Scott lifts up his head)


SCOTT: Yeah, okay. (Mrs. Seibert tilts her head back in relief) I want to do it.
 

MRS. SEIBERT (whispers): Oh thank you.
 

DR. BURKE (heads to the door): Let’s get him to pre-op. I’ll call the sur …
 

SCOTT (interrupts, staring at his mother): I have a couple of conditions.


(Mrs. Seibert looks sharply at him and Burke walks back in. Scott wheels his wheelchair up to Mrs. Seibert’s bedside)


SCOTT: You’re gonna tell the cops the truth about what happened in this accident mom. (Mrs. Seibert looks shocked and looks at others as if to say help and then looks back at her son upset, trying not to cry) And as soon as we get back home you and I are moving out. Enough is enough.


(Burke walks out of the room. Cristina, Izzie and Alex follow slowly one by one)
 


(Cut to Cristina walking up with Mrs. Seibert’s chart to the nurse’s station near Mrs. Seibert’s room. Burke is there talking to the nurse on duty)


CRISTINA: You know she’s just gonna go back to him?



DR. BURKE: Well I don’t know that. It’s not my …


CRISTINA (interrupts, softly): It’s not our call.

DR. BURKE: Well, Cristina … …. Uh … I was wondering uh, I mean ah I was hoping that we can ah … I know we didn’t …


CRISTINA (interrupts softly): You’re asking me …


(She tilts her head for him to finish his sentence)


DR. BURKE: Are you okay?


CRISTINA: Can I scrub in?


(He takes a breath and nods slightly)


CRISTINA: Then yes Dr. Burke, I’m okay.


(She walks off. Burke walks away from the nurse’s station as well)


DR. BURKE: Karev, let’s get him to pre-op.


(Cut to George and Dr. Shepard in the M.R.I viewing room as the donor patient lies in the M.R.I machine. They’re looking at images of her brain)


DR. SHEPARD (points at the screen): You see the tumor on her brain stem right here?


GEORGE: It looks pretty bad.


DR. SHEPARD: You ever had a crappy day O’Malley? I mean really, really crappy?

GEORGE: I have had many crappy days.


DR. SHEPARD: This one just got better. (He looks to his side and the camera pans to show Dr. Orsen and the transplant team standing waiting at the door way) You might as well go home gentleman. I will be the only one of us performing surgery here today. My friend here has a viable brain.


DR. ORSEN (nods, difficulty): Okay.


(He walks off)


TRANSPLANT TEAM member #1: That’s it then.
 

TRANSPLANT TEAM member #2: Yep.
 

(The rest of the transplant team head off)


GEORGE: Do you really think she’ll be okay?


DR. SHEPARD: With the tumor out she’s got a good shot of recovery.
 

(He smiles at George and gets up and walks to the doorway)


DR. SHEPARD: Look out for her.


(George looks up and realizes he’s talking about Meredith)


GEORGE: Meredith?


DR. SHEPARD: Yeah.


(Derek walks away. George looks bewildered but that soon changes as his pager goes off. He checks it and leaves)



(Cut to George walking down the hallway. He turns a corner into the pit where he runs to into Olivia)


OLIVIA: Oh, um …


(She gestures to a waiting through a window where a family sits waiting)


GEORGE: Is it the family of the dead guy?
 

OLIVIA (nods): Yeah.


GEORGE: Look, maybe I’m not over the Alex thing or the syph thing, yet. That, that’s not really the problem. … …. (Oliva looks slightly pained) There’s a girl who I uh, and it doesn’t matter there’s this other guy and frankly I wouldn’t care if she gave me the Ebola virus. (Olivia smiles briefly) I like you Olivia, I but … I just don’t like you enough.


OLIVIA (nods forcing a smile): I gave it a shot, right? (George slightly huffs. In a more serious tone) And you were honest. That’s good.


(Olivia looks down sad overall and George moves takes her head in hands and kisses her forehead. George moves away, walks past her and starts making his way towards the family. Olivia turns to face George)
 

OLIVIA: You know what you’re going to tell them?


(George stops and walks slightly back towards Olivia. He looks at the family again)


GEORGE: Why do we hump on every dead or dying patient that comes through those doors?


OLIVIA: Experience?


GEORGE: So we can tell their family that we did everything we could.


(He walks into the waiting room as Olivia watches on through the window)


GEORGE: Are you Ted’s family?


(Cut to Derek standing in an empty elevator entering something into his mobile phone. Addison walks into the elevator dressed to go home)


DR. SHEPARD: Just when the day was improving.


ADDISON: You told Meredith what happened?


(He puts the phone away and walks over to the other side to push an elevator button)


DR. SHEPARD (he gives her a weird look): I did. What did you tell her?


(The doors to the lift shut)


ADDISON: That sometimes people do desperate things to attract attention.
 

DR. SHEPARD (disbelieving): What? Wow. That’s your side of this? That I didn’t pay you enough attention. Is that you were thinking when you got naked with my best friend?


(Addison reaches over and hits an elevator button as well)


ADDISON: No, by that point I wasn’t thinking at all Derek. By that point I was just scratching an itch. We got successful you and me. We got busy and we got lazy. We didn’t even bother to fight any more Derek. And Mark was there and I missed you. And now I’m sorry. (Derek pushes his floor button again) I’m more sorry than you can possibly imagine. (The elevator bings) But at least I’m talking to you about it.


(The doors open and Derek heads out)


ADDISON (imploringly): Derek.


DR. SHEPARD: I’m a sink with an open drain honey.


(He walks off quickly leaving Addison looking slightly confused at his statement)



(Cut to the post-op ward where Mr. Hubble is sitting upright on a hospital bed. Meredith is standing at his bedside checking on him)
 
MR. HUBBLE: Did you get them all?

MEREDITH: Yes. It wasn’t easy. Or very pleasant. How do you feel?
 

MR. HUBBLE: Empty. I feel empty now.


MEREDITH: Yeah. I’ve been feeling a little bit of that myself lately.


MR. HUBBLE: I can see that.

MEREDITH: Mr. Hubble, why does eating doll heads fill you up? What’s the satisfaction?


MR. HUBBLE: Do you really want to know?


MEREDITH: Would it be too much information?
 

MR. HUBBLE (half shrugs): Might.


MEREDITH: Maybe I’m better left in the dark.
 

(She walks off)


MVO: There’s something to be said about a glass half full.


(Cut to Burke walking down a hallway, past Scott’s post-op room where Alex sits at his bedside. Izzie is there talking to a nurse)


MVO: About knowing when to say when.


(Cut to Burke in the hallway in front of the O.R. board. Dr. Domner walks by and gives Burke a pat on the arm. Burke smiles and lets out a breath of air)


MVO: I think it’s a floating line. A barometer of need and desire.

 

(Burke watches as a scrubs nurse wipes of some surgeries written on the O.R board and starts writing on new ones)


MVO: It’s entirely up to the individual.
 

(Cut to Burke walking up to the doorway of Mrs. Seibert’s room. Mrs. Seibert who is actually looking more bruised and battered than before sits up. The camera shows 2 police officers in there with notepads)
 

MVO: And depends on what’s being poured.


(Cut to Burke walking past one of the O.R’s. Camera moves in to show Bailey holding a plastic bag filled with 10 Judy doll heads. She shakes her head in displeasure of it all and throws it in the waste bin)


(Cut to Burke smiling walking down a hall. He stops when sees Cristina a few feet away. She stops walking as she’s about to enter a room. They make eye contact and stare at each other for a bit.)


MVO: Sometimes all we want is a taste.


(Cristina breaks and walks into the room. Burke turns and continues walking)
 

MVO: Other times, there’s no such thing as enough. The glass is bottomless.


(Cut to Dr. Shepard operating on the donor transplant patient in an O.R. George stands very close next to him observing. Camera pans up to the gallery where Dr. Burke is standing watching the procedure. He moves and leaves the room. As he moves he reveals Meredith standing there watching as well)


MVO: And all we want is more.


(Camera switches down to Derek operating and then back to Meredith watching him)

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